• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

Le village aux chats de Houtong

Le terme « Houtong » désigne en chinois une allée, une rue étroite. C’est également le nom d’un village de 200 habitants en périphérie de Taipei (à ¾ d’heure en train), sur l’île de Taiwan.

Le village a perdu toute vie avec la fermeture des mines, mais la population s’est occupée des dizaines de chats errants, et est devenu un centre touristique.

La population s’occupe des chats ; à l’entrée du village, on trouve leurs photos, avec leurs noms. Les touristes font eux vivre le village en consommant les nombreux biens dans les magasins de souvenirs.

Les chats sont cependant encore sauvages ; il n’y a pas d’interférence. Ils sont présents absolument partout dans le village, et apparemment s’accommodent parfaitement des nombreuses visites.

Cela laisse penser au fameux cafés japonais, où les chats sont présents, sauf qu’ici l’espace est bien plus grand, et les possibilités de replis bien plus faciles.

Tout a commencé en 2008 quand un ami des chats a posté des photographies de Houtong. On peut voir de nombreuses photos sur son blog.

Par la suite, le village est devenu très connu et une attraction touristique. Le problème par contre, une fois le site connu, est que des gens abandonnent leur chat dans cette zone, « espérant » de manière hypocrite qu’on s’occupe d’eux.

Et bien entendu, la forte présence d’humains est forcément dérangeante ; voici un panneau recommandant la non utilisation de flashs pour les photographies.

C’est en tout cas un exemple intéressant de cohabitation. Il resterait à étudier dans quelle mesure ces chats ne sont pas exploités comme attraction touristique seulement, à un moment donné. Cela reflète en tout cas bien entendu le grand principe de Gaïa: l’inévitable rencontre des êtres vivants, pour aller de l’avant.

Reste que la cohabitation nécessite bien sûr des avancées: sur le panneau suivant, il est marqué que le village n’accepte pas les chiens! En réalité, la vie étant toujours plus « compliquée », il y en a (en l’occurrence des chiens errants).

Ce village pourrait être un bon exemple d’une cohabitation pacifique et harmonieuse entre les êtres humains et les chats, une coexistence respectueuse pour que la terre redevienne bleue et verte.