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Réflexions sur un nouveau reportage sur la corruption à la SPA

La SPA qui signifie pour rappel, Société Protectrice des Animaux, a de moins en moins bonne réputation et a vu ses dons baisser de 25% en 2009, suite au récent scandale (voire notre article La SPA: une bureaucratie corrompue faisant des placements immobiliers?).

Le magazine « 66 minutes » de la racoleuse chaîne télévisée M6 a concocté un abject reportage sur la SPA (cliquez sur le chapitre 2).

Cela était inévitable, malheureusement. Les médias veulent du scandale, du racoleur ; le contenu ne les intéresse pas.

Ainsi, si ce reportage est très intéressant car il souligne la bureaucratie et sans nul doute les grandes magouilles au sein de la SPA, il ne parle en rien des animaux, de leur situation, de leurs terribles difficultés.

Le reportage commence par exemple sa critique avec le refuge de la région de Vichy qui est dans un état…. terrible, les animaux vivent dans des conditions de saleté, le bâtiment est d’une vétusté incroyable et présente même certains aménagements dangereux pour les animaux.

Puis il parle de l’ouverture un nouveau refuge, dans un style très moderne, dans le même coin que le refuge insalubre de la région de Vichy.

Mais les animaux sont un prétexte à la critique démagogique de la SPA. Le reportage se contente d’énumérer les failles dans la construction du bâtiment, se servant de la sécurité ou du bien être des animaux pour critiquer.

Logiquement, on devrait critiquer la SPA car elle dessert la cause animale. Mais là ce n’est pas le cas : on critique la SPA simplement pour traiter d’un scandale.

Ce qui amène des commentaires lamentables du journaliste : il est prétendu que les animaux restent en général que 2/3 mois en refuge, ce qui bien entendu totalement faux ! Il est immoral de faire passer ce genre de message mensonger à une époque de grandes vacances où les abandons vont encore exploser.

Il n’est pas du tout dans la logique d’M6, ou des autres chaînes, de défendre les animaux. Le but de ce reportage aura bien l’effet inverse : une fois de plus ce sont les animaux qui trinquent et vont trinquer : la confiance en la SPA s’effrite de plus en plus, et certaines personnes pourront être amenées à penser qu’un animal abandonné au bord d’une route ou dans une forêt ou laissé à la SPA reviendra au même, vu le peu d’engagement financier déboursé par la SPA pour l’amélioration des refuges…

De plus, et ce que s’est bien abstenu de préciser de manière claire ce médiocre reportage, est que la SPA corrompue et pointée du doigt est celle d’Ile-de-France. Les autres SPA régionales sont indépendantes, mais ainsi, la stigmatisation est bien échafaudée par M6 !

Ainsi signalons tout de même que le rapport de la cour des comptes ne concernait que la SPA de Paris et non pas les 250 associations réunies au sein de le Confédération nationale des SPA de France.

Rappelons d’ailleurs notre article Quelle association aider quand on peut? qui tente de donner des réponses à cette épineuse question.

Une question qui ne peut avoir de sens que si elle est posée correctement, c’est-à-dire dans le sens de la libération animale.

Car la question n’est pas simplement celle de la maltraitance, ni même du meurtre. A LTD nous ne sommes justement pas d’accord avec la conception comme quoi la motivation unique pour être vegan, c’est une réaction raisonnée à la maltraitance ou au meurtre.

Bien entendu, nous sommes contre la maltraitance et le meurtre des animaux. Mais cela découle du fait d’être vegan.

Et qu’est-ce qu’être vegan, pour nous ? Reconnaître Gaïa, apprécier la faune et la flore, considérer que l’humanité n’est qu’une composante du tout.

Voilà pourquoi nous trouvons courageuses les personnes bénévoles à la SPA, mais trouvons étrange et contradictoire leur non véganisme.

Voilà pourquoi également nous trouvons choquant, car ça l’est, qu’en France la marée noire dans le Golfe du Mexique ne soit pas considérée comme un sujet d’actualité pour de nombreuses personnes véganes.

A LTD, c’est parce que nous voulons une vie harmonieuse sur Gaïa, avec les animaux, la nature, que nous sommes contre l’exploitation animale. C’est une sensibilité immédiate que nous avons.

Notre véganisme n’est pas issue d’un raisonnement alambiqué sur le droit, avec toutes ces théories absurdes expliquant en des centaines de pages, dans un jargon insupportable et élitiste, que les animaux auraient des droits car ils sont « sentients », etc.

Notre véganisme est immédiat, il est culturel, il est moral. Il est donc : simple, naturel. C’est finalement la grande critique qu’il faut faire : critiquer l’humanité dénaturée, et toutes les conceptions allant avec.