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Libération de dauphins au Japon (et de truites en Suède)

Les océans sont les victimes les moins apparentes des dégâts provoqués par le mode de vie des humains dominant et le système économique qui va avec.

La pollution, les marées noires, la pêche… les océans sont considérés comme d’inépuisables sources de protéines et en même temps comme de vastes dépotoirs, dont le symbole est la mer de plastique dans le Pacifique, s’étalant sur des milliers de kilomètres…

Mais tout cela ne se déroule pas sous nos yeux, les océans sont des proies d’une folle logique industrielle, et les crimes qui s’y déroulent sont difficiles à constater, sauf quand on voit les choses au moyen de statistiques, d’informations, etc.

C’est vraiment en ce sens qu’il faut voir que si les poissons se voient nier toute émotion et toute intelligence, c’est parce que les océans sont considérés comme une zone totale de pillage.

En fait, les océans seront le juge de nos réussites – ou de nos défaites – pour changer l’orientation et les valeurs dans le monde. La mort des océans – ou leur vie – sera le grand critère, le témoignage de la réussite ou de l’échec de l’humanité (le film de science-fiction « Soleil Vert » part justement de la mort des océans).

C’est en portant notre attention à la signification de cela qu’on peut interpréter à sa juste valeur – dans un sens historique – tant les activités de Sea Shepherd (malgré ses limites), que la libération de poissons et de mammifères marins.

Cet été en Laponie suédoise, 200.000 poissons ont été libérés.

Deux « fermes » de poissons de la société Fiskeman AB ont en effet été sabotés, à Gallejaure en Botnie occidentale, et à Miekojärvi, en Botnie du Nord.

Les truites et truites arc-en-ciel y étaient confinés pendant trois années, et devaient être tuées dans la semaine, à la mi-août 2010. Un bateau à moteur et un tracteur ont également été sabotés.

Soulignons ici que la pêche mondiale prend de plus en plus la forme de l’élevage, cette dernière étant largement mis en avant comme une « solution » industrielle adéquate (notamment par le WWF!).

Il y a également eu une action en faveur des dauphins, cette fois il y a deux jours, au Japon. Dans le village de Taiji, ce sont chaque année 2.000 dauphins qui sont massacrés (sur les 20.000 qui le sont au Japon).

L’association « Black Fish » a envoyé des plongeurs coupé six filets, permettant à des dauphins de s’enfuir. Ceux-ci avaient été sélectionnés et capturés et non tués afin d’être envoyés dans des delphinariums au Japon et dans le monde.

« Black Fish » mène ainsi campagne contre les delphinariums, et souligne le lien entre le massacre des dauphins et les delphinariums, les sanglantes campagnes de pêche alimentant également les delphinariums.

Il est également fait cette intelligente remarque :

« Bien que nous reconnaissons que le changement doit également venir de l’intérieur de la société japonaise, nous entendons continuer à travailler pour la protection de ces dauphins sans défense, et pousser pour qu’appartienne au passé les delphinariums et les chasses organisées qui les alimentent. »

Il faut en effet bien comprendre qu’aucun changement ne peut provenir de l’extérieur d’une chose. Le changement ne peut être qu’interne. Ici, d’ailleurs inévitablement, le « capitaine » responsable de Sea Shepherd s’est encore une fois distingué par ses remarques à la fois personnelles et racistes anti-japonaises…

Les Japonais ne sont pas des « assassins », ni des sadiques où que ce soit du genre. Il est très clairement temps de mettre un terme à ce genre d’opinions nuisant à la cause animale, car empêchant de saisir l’humanité dans son ensemble (dans son rapport aux animaux et à la nature).

Surtout que ce genre de préjugés existe en France, notamment de la part de gens bornés pour qui « protection animale » rime avec préjugés anti-arabes et anti-chinois. Au lieu de critiquer l’exploitation animale en général, ils critiquent tel ou tel phénomène en particulier. C’est ce que fait Brigitte Bardot et c’est totalement contre-productif.

La libération animale ne souffre pas d’étapes. Les océans sont en train d’être assassinés, la tendance doit être renversée de fond en comble… Si on ne comprend pas cela, on ne comprend pas les enjeux colossaux qui sont ceux de notre siècle et des années à venir!

50.000 visons libérés en Grèce

26.08.2010 – Heliodendro, Kastoria (Grèce)

Une des plus grandes fermes de visons a été frappée dans notre première nuit d’action. Toutes les cages emprisonnant les animaux dans les 37 hangars de la ferme ont été ouvertes et les machines sabotées.

Afin que les animaux puissent s’échapper le grillage a été coupé et les deux barrières ouvertes en brisant les verrous (en utilisant les outils du fermier).

Deux heures et demi de travail et nous avons pu nous enfuir, aux côtés de milliers de visons (selon les médias, 50.000 ont été libérées).

27.08.2010 – Kaloneri, Siatista (Grèce)

Une autre ferme de visons a été notre cible pour la seconde nuit d’action, cette fois près de la ville de Kaloneri, une route où l’on peut facilement voir 10 fermes. 8 hangars pleins d’animaux ont vu leurs cages ouvertes en seulement dix minutes.

Avant de partir, nous avons ouvert une barrière afin de permettre aux animaux de courir vers la liberté (selon les médias, 2.000 visons ont été libérés).

Dans les deux cas, nous vérifié avec précaution les fermes pour savoir comment organiser une action rapide et plus sûre.

Avec ces actions nous avons décidé de frapper l’industrie de la fourrure et particulièrement les dégoûtantes « villes à fourrure » de Siatista et Kastoria, infesté par des centaines de magasins de fourrures.

Libérer des animaux des cages est une manière de mettre nos idées en pratique.

Sans distinguer les espèces, la race, le genre ou les préférences sexuelles, nous nous opposons à l’oppression, l’exploitation et l’emprisonnement que cette civilisation a créé pour tout être vivant.

Dans ces jours désespérés, nous tendrons toujours vers la liberté. Mange vegan sur les barricades !

A.L.F.