Psychose sur les pigeons porteurs de maladie

Les pigeons seraient porteurs de maladies dangereuses et contagieuses pour l’être humain. Voilà un préjugé courant et littéralement assassin.

Sur ce site, extrêmement documenté sur les pigeons et incontournable quand on s’intéresse à la question, on trouve une présentation de cette “peur sur la ville.”

On trouve bien entendu un large dossier sur l’affaire de la paroisse dont nous parlions hier. Voici également un message que l’on peut trouver, d’un intérêt certain:

L’affaire de la Paroisse Charles de Foucauld à Laxou près de Nancy 8 articles de presse dont Le Figaro, Le Parisien, Le Point plus tous  ceux publiés au Canada et dans de nombreux blogs.

L’intégralité du dossier depuis le début : http://cousin.pascal1.free.fr/nalo.html#paroisse_charles_foucauld

LA PRESSE

Les articles de presse ont été nombreux mais aucun ne relate  correctement les faits. Le Républicain Lorrain, l’Est Républicain et TF1  news en ont rajouté sur les maladies causées par les pigeons.

À noter la contre-attaque médiatique de l’église où les défenseurs des pigeons sont tournés en ridicule. Mais observez bien le silence sur l’abattage au gaz carbonique, sur l’horreur des cages piège en France et sur l’absence de risque de transmission de maladies par les pigeons à la population.

En plus mon site n’est même pas mentionné, c’est de la censure et de la désinformation, vous ne trouvez pas? Quant à l’attitude des deux curés elle est étonnante. Ils assument la tuerie, point. Ils ne proposent pas de révoquer la convention passée avec la mairie et ainsi d’empêcher la capture des oiseaux dans leur espace privé.

Et on en remet encore sur les maladies avec dans l’article de presse du Républicain Lorrain (repris sur l’Est Républicain et TF1 news), la phrase : “Un des résidents du quartier des Provinces souffre d’une maladie respiratoire qui pourrait être due aux déjections et plumes de pigeons”.

Notez bien le mot pourrait, alors que les causes des maladies respiratoires sont nombreuses, alors, comme il y a des pigeons partout, faut-il tous les tuer, même si bien entendu ils ne causent aucune maladie respiratoire, car les vétérinaires sont formels à leur sujet;

par exemple le Dr Bernard Lefebvre, Vétérinaire Maladies des pigeons, dans un texte “Quelles sont les maladies susceptibles d’être transmises à l’homme par les pigeons ? Avis d’un vétérinaire praticien – 20/11/2009” – Pigeons – déclare à titre de conclusion :

“Si des personnes devaient craindre la transmission de maladies par les oiseaux, ce seraient d’abord ceux qui sont en contact étroit et quotidiens avec ceux-ci et donc, tout particulièrement, les éleveurs d’oiseaux. Dans ma pratique quotidienne je rencontre assez souvent des éleveurs allergiques et atteints de « la maladie du poumon des éleveurs d’oiseaux », je n’ai rencontré que très rarement des éleveurs atteints de la chlamydiose.

Par contre, je n’ai jamais rencontré de personnes ayant eu une affection digestive à Campilobacter, à salmonelles ou à Candida en rapport avec la possession de pigeons. Le risque d’attraper des maladies d’origine aviaire pour de simple passants en ville est donc négligeable”.

Ceci est très parlant.

Mais laissons parler l’ennemi, qui lui-même est obligé de reconnaître que les pigeons ne sont pas une menace.

L’auteur de l’article suivant a comme pseudonyme… “Par horreur des pigeons” et a publié cet article en 2009. Il faut bien comprendre que sa démarche n’est pas scientifique et que des cas spécifiques sont montés en épingle.

En effet, rappelons que les maladies ne franchissent pas la barrière des espèces!

Les pigeons ne sont pas toujours ceux que l’on croit

Le risque sanitaire : le pigeon transmet-il des maladies à l’homme ?

Les pigeons domestiques peuvent transmettre quatre maladies à l’homme :

La première est la chlamidiose, appelée aussi ornithose ou psittacose. Les pigeons porteurs de cette maladie sont nombreux, jusqu’à 50 % selon certaines études. Le risque de transmission à l’homme est très faible, il peut se faire par l’inhalation de poussières de fientes de pigeons contaminés.

La maladie se manifeste chez l’homme par une sorte de grippe accompagnée de fièvre et de migraines, pouvant évoluer vers une pneumonie. Toutefois, les cas de contamination observés chez l’homme sont pratiquement tous bénins.

La salmonellose touche environ 20 % des pigeons urbains. La transmission à l’homme se fait par l’ingestion d’aliments souillés par des fientes de pigeons contaminés. Comme pour la chlamidiose, le risque de contamination est très faible. La maladie se traduit chez l’homme par une gastro-entérite accompagnée de fièvre. Les cas graves sont rares sauf chez les personnes à risque comme les personnes âgées ou les enfants.

La cryptococcose est une mycose due à un parasite contaminant les fientes de pigeons. Très peu de pigeons sont porteurs de cette maladie. La contamination à l’homme se fait par l’inhalation de poussières de fientes infectées. La maladie se manifeste chez l’homme par une atteinte pulmonaire, voire neurologique dans les cas graves. 90 % des infections surviennent chez des sujets séropositifs au HIV.

La maladie de Newcastle enfin touche environ un tiers des pigeons urbains. Cette maladie virale se transmet à l’homme par inhalation de poussières de fientes de pigeons contaminés. Elle se manifeste chez l’homme par un syndrome grippal accompagné de fièvre. La maladie, peu grave, guérit spontanément en une semaine.

En dehors de ces maladies, les pigeons sont porteurs de parasites qu’ils transmettent, comme les tiques, les puces, les poux et les acariens.

Comme on le voit, les probabilités de contamination sont extrêmement faibles, les conséquences très rarement graves… Au pire, car comme dit plus haut, les maladies ne franchissent pas la barrière des espèces! On trouve des documents précis à ce sujet ici.

Cette psychose sur les pigeons porteurs de maladie est un étrange mélange: c’est un produit de l’idéologie dénaturée dominante, et en même temps une volonté d’affirmation de supériorité et de domination totale sur les pigeons, comme sur tous les animaux non humains en général…

Assurance maladie pour les animaux, CHU de Maisons-Alfort et prothèses pour chat

Tout le monde – ou presque – a une assurance maladie, ce qui est indispensable pour couvrir les frais des divers soins et visites médicaux.

Il existe aussi des assurances maladie pour nos amis animaux. Aucun animal n’est à l’abri de problèmes de santé et les frais vétérinaires coûtent de plus en plus cher. Une simple consultation s’élève maintenant à facilement 20 euros minimum et quand la clinique ou le cabinet vétérinaire regroupe les meilleurs médecins vétérinaires – qui sont souvent spécialistes dans un domaine précis – les prix s’envolent.

Les progrès de la médecine s’appliquent aussi, et heureusement, pour nos compagnons de vie à poils. Evidemment, de manière lente, les animaux étant considérés comme inintéressants par la “science” qui préfère le nucléaire, les armes, etc.

Pourtant, des avancées formidables peuvent être faites. Il est très émouvant de voir marcher Oscar, un chat,, après avoir la semaine dernière subi une opération pour lui ajouter des prothèses à ses pattes arrières, grièvement blessées par une machine agricole.

Une partie métallique a été insérée sur laquelle la peau a pu repousser, au lieu d’être rejeté, une première médicale! On peut voir Oscar marcher ici, mais surtout là dans ce petit documentaire.

Mais malheureusement, ces centres de progrès techniques se trouvent surtout dans les capitales.

Par exemple en banlieue parisienne se trouve l’Ecole vétérinaire de Maisons-Alfort (94) qui est une grosse structure s’occupant aussi des urgences qui sont gérées par les étudiantEs vétérinaires.

Nouvellement à l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort, un CHU (centre hospitalier universitaire) a été créé, comme le montre ce petit reportage. Ce centre hospitalier flambant neuf accueille les malades 24h/24 dans une unité de soins intensifs constamment sous la surveillance des étudiantEs.

Par ailleurs, dans Paris même, la clinique vétérinaire de l’Advetia regroupe des vétérinaires spécialistes dans les domaines suivants : “Otologie, ORL, Dentisterie, Ophtalmologie féline et canine, Chirurgie Maxillo-faciale, Dermatologie, Allergologie, Neurologie, Ophtalmologie des nouveaux animaux de compagnie, Neurochirurgie, Médecine et chirurgie des nouveaux animaux de compagnie, Echotomodensitométrie (scanner), Imagerie par résonance magnétique (IRM), Echographie, doppler.”

Premier problème: si l’on se trouve éloigné de Paris, ou des grandes villes, il est difficile de trouver de vrais spécialistes. Second problème: les vétérinaires spécialistes sont du type élitistes; ils sont très chers le plus souvent, visant les populations aisées.

Une exigence végane consiste ainsi bien entendu en la revendication de véritables hôpitaux pour les animaux, accessibles sur tout le territoire! Ce qui suppose un changement de priorité, puisque même les humains sont de plus en plus éloignés des soins pour des raisons financières.

Ce qui montre une fois de plus, d’ailleurs, le caractère social du véganisme: soit les hôpitaux sont élitistes, soit il y a des hôpitaux pour tout le monde… C’est une question de choix, de priorité!

Notons aussi que s’il est évident que les progrès de la science touchent aussi le monde vétérinaire, ce qui est une très bonne chose, il est déplorable que ces progrès (et les études vétérinaires en elles-mêmes) sacrifient des tas d’animaux au profit d’autres.

Rendre des animaux malades, leur causer volontairement des factures afin de pratiquer et progresser est inadmissible. Soigner et sauver des êtres dans la détresse et la souffrance est un acte merveilleux qui est pourtant sali et décrédibilisé par la vivisection sur d’autres animaux.

Soulignons également que bien qu’ils coûtent extrêmement chers, tous ces soins sophistiqués et modernes sont nécessaires en cas de besoin pour la bonne santé du compagnon poilu. C’est pour cela que prendre une assurance pour l’animal pourra s’avérer être utile.

La plus connue de ces assurances est SantéVet, mais elle ne s’occupe “que” des chiens et chats. On trouve aussi Chien chat santé ou bien encore Mutuelle chien chat. Des plus sérieuses aux plus loufoques (Auchan s’est lancé sur ce maché!), les assurances maladies pour animaux fleurissent.

Bien qu’ils aient une santé fragile, les rongeurs ne sont pas systématiquement pris en compte par ces compagnies d’assurance, mais ECA Assurances propose aussi des mutuelles pour les cochons d’inde, les rats, les furets ou bien encore pour les lapins.

Nous sommes nous aussi assuréEs contre la maladie ou les accidents, un animal qui vit avec nous et est sous notre responsabilité doit être traité comme on le ferait avec un enfant, de ce fait la mutuelle de santé pour les animaux n’est donc pas quelque chose de farfelu mais un engagement responsable envers l’animal que l’on a choisi d’impliquer dans notre vie de tous les jours.

Si en France la pratique n’est pas assez répandue et reste encore peu banale, en Suède par exemple 49 % des chiens et des chats disposent d’une couverture maladie.

Il va bien de soi, qu’avant de prendre une mutuelle, il faut bien étudier à la loupe ce que proposent les différentes compagnies, car même si toutes se basent sur les mêmes critères (âge et type d’animal : chien, chat, rongeur), le business de ce genre de pratique est à bien prendre en compte.

Car les avis sont très partagés sur ces assurances. Il n’est par ailleurs pas rare que les compagnies d’assurance résilient un contrat sans aucune justification…

Il ne faut pas se leurrer: ces assurances ne sont pas une assurance-maladie du type social, mais des entreprises visant le bénéfice.

En tout cas, la question se pose. Ces assurances santé peuvent donc une aide financière pour pallier aux tarifs de plus en plus excessifs des frais vétérinaires. Mais qui dit frais vétérinaire élevés dit généralement un bon matériel, des pratiques et des connaissances régulièrement mises à jour sur les animaux.

Or, nos amiEs méritent le meilleur!

Rappelons également que bien que les vétérinaires restent bien évidemment indispensables pour le bien-être, le confort et la santé de l’animal, être vegan présuppose se former, de manière ininterrompue, pour comprendre les animaux et les aider.

Les erreurs et/ou le manque de connaissance sur tel animal (comme il y a de plus en plus d’animaux sauvages abandonnés ou tout simplement certainEs praticieNEs sont incompétentEs) peuvent avoir des conséquences dramatiques!

L’expérience associée à une très large connaissance théorique de l’animal (selon un point de vue végan bien sûr) qui partage notre vie restent indispensables et vitales pour compléter les soins prodigués par le médecin-vétérinaire.

Etre vegan, c’est servir Gaïa et ses habitants!