• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

Un point bleu pâle, visible depuis l’ISS 24 heures sur 24

La Station spatiale internationale est une structure de 110 m de longueur, 74 m de largeur et 30 m de hauteur qui se balade au-dessus de nous à des fins scientifiques.

Or, ce qui est formidable, c’est qu’il y a désormais des caméras haute définition qui sont placées dessus, et la NASA diffuse la vue de la Terre 24 heures sur 24, même s’il y a parfois de légers décrochages techniques…

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Idéalement il faut cliquer à droite pour mettre la résolution à 720p.

C’est absolument formidable, et citons ici des paroles très connues de l’astronome Carl Sagan, au sujet d’un point bleu pâle. Il s’agit en l’occurrence d’une photographie de la planète bleue prise par Voyager, en 1990, à 6,4 milliards de kilomètres…

Regardez encore ce petit point. C’est ici. C’est notre foyer. C’est nous.

Sur lui se trouvent tous ceux que vous aimez, tous ceux que vous connaissez, tous ceux dont vous avez entendu parler, tous les êtres humains qui aient jamais vécu.

Toute la somme de nos joies et de nos souffrances, des milliers de religions aux convictions assurées, d’idéologies et de doctrines économiques, tous les chasseurs et cueilleurs, tous les héros et tous les lâches, tous les créateurs et destructeurs de civilisations, tous les rois et tous les paysans, tous les jeunes couples d’amoureux, tous les pères et mères, tous les enfants plein d’espoir, les inventeurs et les explorateurs, tous les professeurs de morale, tous les politiciens corrompus, toutes les “superstars”, tous les “guides suprêmes”, tous les saints et pécheurs de l’histoire de notre espèce ont vécu ici, sur ce grain de poussière suspendu dans un rayon de soleil.

La Terre est une toute petite scène dans une vaste arène cosmique.

Songez aux fleuves de sang déversés par tous ces généraux et ces empereurs afin que nimbés de triomphe et de gloire, ils puissent devenir les maîtres temporaires d’une fraction d’un point. Songez aux cruautés sans fin imposées par les habitants d’un recoin de ce pixel sur d’indistincts habitants d’un autre recoin. Comme ils peinent à s’entendre, comme ils sont prompts à s’entretuer, comme leurs haines sont ferventes.

Nos postures, notre propre importance imaginée, l’illusion que nous avons quelque position privilégiée dans l’univers, sont mis en question par ce point de lumière pâle.

Notre planète est une infime tache solitaire enveloppée par la grande nuit cosmique. Dans notre obscurité – dans toute cette immensité – il n’y a aucun signe qu’une aide viendra d’ailleurs nous sauver de nous-mêmes.

La Terre est jusqu’à présent le seul monde connu à abriter la vie.

Il n’y a nulle part ailleurs, au moins dans un futur proche, vers où notre espèce pourrait migrer. Visiter, oui. S’installer, pas encore. Que vous le vouliez ou non, pour le moment c’est sur Terre que nous prenons position.

On a dit que l’astronomie incite à l’humilité et fortifie le caractère.

Il n’y a peut être pas de meilleure démonstration de la folie des idées humaines que cette lointaine image de notre monde minuscule. Pour moi, cela souligne notre responsabilité de cohabiter plus fraternellement les uns avec les autres, et de préserver et chérir le point bleu pâle, la seule maison que nous ayons jamais connue.

Le mois de novembre 2010 le plus chaud jamais enregistré

Le réchauffement climatique est un fait. C’est une réalité niée par les « climato-sceptiques » et ceux qui veulent maintenir un système de profit fondé sur la destruction. Mais cette réalité est vraie pour autant, et elle devient chaque jour plus tangible.

Notre planète est en train de subir de plein fouet l’impact d’une activité humaine déraisonnée, d’une activité irrationnelle de destructions, d’une mystique « humaine » qui nie l’existence de Gaïa comme d’un tout, comme d’un lieu de la vie !

Le mois de novembre 2010 est ainsi le mois le plus chaud jamais enregistré par les services météorologiques. Voici une carte produite par la NASA, montrant les anomalies de température de ce mois par rapport à la moyenne 1951-1980.

Ces données s’appuient sur un relais de 7000 stations météorologiques.

Voici maintenant une série de cartes, montrant les anomalies de température pour les période janvier – novembre 2010 (la plus chaude jamais enregistrée!), la période janvier – novembre 2005 (la seconde plus chaude jamais enregistrée), la période janvier – novembre 1998 (la cinquième plus chaude jamais enregistrée), puis un graphique comparant ces périodes.

Cette tendance est encore plus visible si on regarde par décennie, depuis les années 1970.

Voici à quoi cela ressemble.

Enfin, pour finir, si on veut voir l’évolution sur cent années, et progressivement, on peut voir cette très intéressante vidéo… intéressante et terrifiante.

Elle dure une minute, et présente les anomalies de température depuis la période 1880-1884, en se fondant sur la moyenne de la période 1951-1980. On avance de deux années par seconde.

Au début, donc, les anomalies sont négatives (ce qui est logique par rapport à la période prise comme base). Puis… on peut voir que tout change de couleur, et la toute fin est particulièrement brutale.

Cela est très parlant. Notre planète est en train de subir une guerre ! Alors pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre!

La série « V les visiteurs » et le film « Monsters »

Hier, nous parlions de la NASA et de l’astrobiologie au sujet de la vie sur Terre, aujourd’hui parlons d’un thème dont nous avons déjà régulièrement parlé : celui des « vilains » extra-terrestres comme métaphore du darwinisme et de la guerre contre les animaux.

On a eu en effet il y a quelques jours le retour de la série télévisée du début des années 1980, « V – les visiteurs », dans un remake ultra moderne aussi bien fait qu’insipide, mais toujours avec le fantasme anti-reptile. Cela passe sur TF1, le mercredi en seconde partie de soirée (voir le site de la série en français).

Et il y a quelques jours sortait « Monsters » un fil à petit budget acclamé par la presse (Le Monde, Le Figaroscope, L’Express, Mad Movies, Première…).

Dans ces deux cas, on a les animaux qui sont présentés comme une menace terrible pour l’humanité. Ces animaux sont intelligents mais incompréhensibles ; leurs attaques sont perverses et défient la rationalité humaine.

Leur objectif est, évidemment, la suprématie et la liquidation de l’espèce humaine. Il s’agirait d’une lutte à mort. Ces films sont ni plus ni moins que le darwinisme érigé en philosophie de la vie.

La série « V – les visiteurs » va vraiment très loin dans cette logique. Déjà, on a des extra-terrestres reptiles qui se déguisent en humains, s’infiltrant pendant de longues années dans tous les postes à responsabilité sur la planète. Notons d’ailleurs que ces reptiles veulent se servir des êtres humains comme garde-manger.

Le principe est en soi totalement grotesque. Néanmoins, il a fasciné et fascine encore aujourd’hui, parce que tant qu’à être paranoïaque, autant accabler comme cause de tous les maux de « faux êtres humains », c’est-à-dire des humains étant plus animaux qu’autre chose.

Nous avons d’ailleurs déjà parlé de David Icke (au moment de l’affaire du « DJ Ripley » lors du « réveillon vegan » de 2009, et qui a d’ailleurs également été DJ lors du « Paris Vegan Day 2010), un américain conspirationniste qui propage ce genre d’idées.

Selon lui, seraient des reptiles déguisés la reine d’Angleterre, George Bush, Hillary Clinton… Et de manière proprement délirante, le scénario de « V – les visiteurs » est le même : dans la série, ce sont ces « visiteurs » infiltrés et déguisés en humains qui seraient la cause des guerres, des crises économiques, des attentats, etc.

Dans le scénario, ces reptiles pourraient même devenir à moitié humain, acquérir des sentiments humains (tout en étant pourtant reptiles sous leur fausse peau!), et chercheraient même à s’accoupler avec des personnes humaines, voire pour une infime minorité à abandonner leur « nature » pour rejoindre les humains.

Bref, un grand n’importe quoi en superproduction, où on a la vieille thèse nazie du « complot » organisé par des humains qui n’en sont pas mais qui en sont quand même un peu, mais seulement un peu, etc.

Le fait que la « phobie » des reptiles soit utilisée est malheureusement très parlante sur notre époque. Et inévitablement d’ailleurs, une autre phobie est utilisée : celle des araignées et des pieuvres.

Il s’agit ici du film « Monsters » qui utilise cette phobie. Voici le scénario:

Synopsis : Une sonde de la NASA s’écrase dans la jungle mexicaine, libérant sur terre des particules d’une forme de vie extra-terrestre. Six ans plus tard, le Mexique et le Costa-Rica sont devenus des zones de guerre désertées par les populations locales, mises en quarantaine et peuplées de créatures monstrueuses.

Un photographe est chargé d’escorter une jeune femme à travers cette zone dévastée. Seuls sur la route, ils vont tenter de rejoindre la frontière américaine

Le film a été fait avec peu de moyens et le jeu d’acteurs ainsi que l’atmosphère priment sur les extra-terrestres, qu’on ne voit pratiquement jamais.

Sauf qu’en réalité les deux personnages principaux traversent une zone interdite comme s’il s’agissait d’un centre commercial à New York, parlant de leur vie privée tourmentée… avec une sorte de candeur et de naïveté quasi enfantine et des gros plans réguliers sur la jeune femme blonde, sorte de pâle copie de Jean Seberg dans « A bout de souffle » (le tout n’étant pas sans faire penser à l’ambiance du clip « Hey you » de Pony Pony Run Run).

Mais ce qui compte surtout pour nous ici, ce sont donc les animaux. Car ce sont bien des animaux, une des scènes à la fin le montre très bien et les deux personnages sont fascinés comme on peut l’être par des animaux. Sauf qu’évidemment à la fin ces animaux fascinants sont responsables du malheur et de la mort.

Dans tout le film, ces animaux à tentacules, sorte d’éléphants brillant électriquement et munis de multiples tentacules (comme dans la dernière version de la guerre des mondes), sont clairement montrés comme apportant la mort.

Il est évident qu’il s’agit là de rappeler que la domination de l’humanité est précaire, qu’il ne faut jamais faire confiance aux animaux car un jour « notre » place peut être remise en cause, etc. etc.

Il faut accepter la guerre contre les animaux (dans le film l’armée apparaît comme héroïque face aux « monstres »), il ne faut pas éprouver des sentiments, il y a une hiérarchie et « c’est bien ainsi. »

La guerre, voilà la seule chose qui serait juste, selon cette idéologie darwiniste.

Voici justement la critique faite par les Inrockuptibles:

« Le pitch est vieux comme La Guerre des mondes : des extraterrestres, croisements géants entre Paul le Poulpe et un baobab, occupent une zone entre les Etats-Unis et le Mexique. Un no man’s land que l’armée bombarde régulièrement pour limiter leur propagation.

(…)

Bateau échoué dans les arbres comme un hommage au Fitzcarraldo d’Herzog, autels mexicains aux morts, pyramide aztèque répondant à la muraille que se sont bâtie les Etats-Unis pour contenir les créatures : une poésie de bric et de broc, digitale et quotidienne, se dégage de ce voyage hagard, culminant dans un finale qui tient joliment du documentaire animalier. »

« Qui tient joliment du documentaire animalier » : voilà bien le problème.

Car qui dit animaux, dit nature, évidemment. Libération animale et libération de la Terre allant de pair, les gens qui sont contre sont à la fois contre l’une et l’autre.

Et dans Monsters, la nature est présentée comme chaotique, source de danger, incompréhensible, insaisissable, prête à se vendre à l’ennemi extra-terrestre (car les arbres permettent la reproduction des « monstres »!).

Dans V les visiteurs, on a de la même manière une sorte de ville idyllique mise en avant au coeur même du vaisseau-mère, histoire de souligner l’importance de l’urbanisme, de la domination de la nature.

« V – les visiteurs » est une superproduction, tandis que « Monsters » a été produit avec un budget de même pas 15.000 euros. Et pourtant, ces deux films qui jouent sur la corde intimiste n’échappent pas au poids terrible de l’idéologie dominante, et tous deux se complaisent dans une vision dénaturée du monde… et des animaux!