• 15 364 scientifiques de 184 pays avertissent l'humanité

Nouveau décret sur les associations et le débat institutionnel sur l’environnement

Si nous ne croyons nullement aux institutions, tel n’est pas le cas d’une myriade d’associations, qui pétries d’illusions tentent de peser sur l’État plutôt que sur la population. Il est pourtant évident que l’Etat fait un tri soigneux, et c’est précisément ce que fait un nouveau décret au sujet de l’environnement.

Ce décret décide de quelles associations ont le droit de parole dans certaines instances institutionnelles, en plaçant la barre très haut en terme de taille. Or, la France n’étant pas l’Allemagne, l’écologie n’a pas de bases solides.

Une association d’utilité publique devra ainsi disposer d’un minimum de 5 000 donateurs… Alors que rien qu’un parti politique aussi « large » que EELV arrive péniblement à 30 000 adhérents.

L’auteur de l’article, très « choqué » par ce décret, est l’ancienne ministre de l’environnement Corinne Lepage. Si elle parle, c’est justement au nom de ces associations qui misent sur les institutions (elle est la présidente-fondatrice du Comité de recherche et d’information indépendantes sur le génie génétique, la CRIIGEN, qui s’occupe notamment de la question des OGM).

Les assos pour l’environnement se font entuber en douce

Les mauvais coups se font généralement le 14 juillet ou le 15 août. C’est encore plus tentant en période de crise majeure, comme actuellement. C’est sans doute pour cette raison que le Journal officiel du 13 juillet publie un nouveau décret concernant les associations.

Celui-ci fixe les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au premier point de l’article R.141-21 du code de l’environnement, concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instances.

Pour pouvoir participer, une association devra désormais compter au moins 2 000 adhérents.

Quant aux associations d’utilité publique, elles devraient exercer leur action sur la moitié des régions au moins, et disposer d’un minimum de 5 000 donateurs, pour pouvoir se faire entendre.

Les seuls organismes ayant le droit de le faire entendre leur voix sur les politiques environnementales sont des organismes publics au sein desquels seules ces grandes associations ont le droit d’être représentées. De plus, l’Etat s’octroie le droit de vérifier les conditions de financement des associations pour s’assurer « de leur indépendance ».

Les assos les plus gênantes pour les lobbies handicapées

Ce texte est liberticide au regard de la liberté d’association ou plus précisément du droit des associations à se faire entendre. Il exclut en particulier toutes les associations d’experts qui ont fait l’essentiel du travail en termes d’alerte au cours des dernières années.

Mouvement des générations futures – Criirad, Criigen, réseau santé environnement, Inf’OGM, pour n’en citer que quelques-uns – n’auront aux termes de ce texte plus le droit de participer, voire plus le droit d’être agréés puisque c’est l’agrément au titre de l’environnement lui-même qui est touché par ce décret scélérat.

Autrement dit, non seulement aucun texte de protection des lanceurs d’alerte n’a jamais été pris par ce gouvernement, du temps de monsieur Borloo comme a fortiori du temps de madame Kosciusko-Morizet, mais plus encore, c’est la capacité des associations les plus dérangeantes pour les lobbies défendus par le gouvernement qui est ici mise en cause.

En effet, sans agrément, la capacité de porter plainte avec constitution de partie civile reste très réduite. Dans ces conditions, les procès mettant en cause ces lobbies deviennent beaucoup plus difficiles.

De la même manière, le fait que les agréments soient conditionnés par le nombre de personnes rendra très difficile la tâche des associations locales, constituées contre tel ou tel projet, telle ou telle infrastructure. Les préfets pourront toujours soutenir qu’elles ne remplissent pas les conditions.

Ainsi le gouvernement s’est-il attaqué avec efficacité, une fois encore, aux modestes contre-pouvoirs que notre pays compte encore.

> Référence concernant l’arrêté du 12 juillet 2011 fixant les modalités d’application au niveau national de la condition prévue au 1° de l’article R. 141-21 du code de l’environnement concernant les associations et fondations souhaitant participer au débat sur l’environnement dans le cadre de certaines instance (JORF n°0161 du 13 juillet 2011, page 12 154).

Les mensonges sur le lait, la « viande », le bio, l’huile de palme, les OGM et le sucre de la Société française de pédiatrie

Il y a quelques jours, nous avions publié un article intitulé Les mensonges sur le lait de la Société française de pédiatrie. Eh bien voici que cette institution remet cela. Mais de manière encore plus forte!

Cette fois, il n’y a pas que le lait de mis en avant, mais aussi la viande et le sucre, les OGM et même l’huile de palme, alors que le bio est sévèrement tâclé! Faut-il que ces gens se considèrent tout permis pour oser se lâcher ainsi!

Voici l’article en question, dans son intégralité. Bien entendu, le point de départ est encore la prise d’otage morale des enfants.

Peurs Alimentaires : Quelles conséquences sur la santé de nos enfants ?

Décalage entre la réalité et la perception des consommateurs, les peurs des parents vis-à-vis de certains produits alimentaires (lait, viande, OGM, sucre…) a des origines diffusent et dans bons nombres de cas finissent par nuire à leurs enfants plutôt que de les préserver de potentiels risques…

Le lait, avant tout un aliment essentiel

Infections à répétition, otites, bronchites, asthme, allergies, eczéma…seraient dues à la consommation de lait ? Cette croyance entretenue par des communautés de pensée dénuées de toute légitimité scientifique fait aujourd’hui du lait, comme l’observent certains pédiatres en consultation, l’objet numéro un des peurs alimentaires de bon nombre de parents. Certains (rarement heureusement chez les jeunes nourrissons) vont jusqu‘à le proscrire pour attribuer la meilleure santé de leur enfant à cette abstinence. Cette peur alimentaire est largement injustifiée voire phantasmatique. Il existe certes des allergies alimentaires au lait, authentiques, mais dont le diagnostic revient en premier lieu au pédiatre.

Pour les enfants privés de lait pour ces « mauvaises raisons », c’est un risque de carence en calcium qui survient. Un risque qui de fait, n’est pas facilement objectivable au présent et ne se traduit par rien de visible. Pourtant l’os de l’enfant se minéralise mal et ce n’est que plusieurs années voire plusieurs décennies plus tard que la catastrophe prendra toute son ampleur : fractures faciles notamment chez les femmes après la ménopause, mais aussi fractures de fatigue chez l’homme sportif.

Chez le jeune nourrisson (l’actualité récente l’a mis en exergue), certains parents, persuadés que le lait est néfaste pour la santé de leur enfant vont vers des substituts totalement inadaptés à base de végétaux : lait d’amande, lait de riz, lait de noisette, lait de soja. A ce stade de la vie, les carences sont graves voire irrémédiables puisque ce type d’aliment est totalement inadapté. En témoigne à un niveau indirect, un nourrisson de parent végétalien, mort faute de n’avoir pas reçu les nutriments nécessaires à son développement alors qu’allaité depuis la naissance par une mère elle même gravement carencée. Faut-il le rappeler ? Consommer du lait toute sa vie est nécessaire. Un adulte a besoin d’un gramme par jour de calcium, ce qui est beaucoup en regard de ce qu’apporte un petit verre de lait (soit 180 mg). Cela montre la nécessité d’en consommer très régulièrement, à tout âge et sous toutes ses formes.

Viande, acide gras saturés : une représentation adultomorphe

La viande amène du gras à l’organisme, ce qui peut chez certains adultes être nocif. Dans un autre champ et toujours chez l’adulte, sa forte consommation a été mise en cause dans certains cas de cancers du colon, en raison du fer qui s’y trouve. Pour autant, chez l’enfant, la viande est le seul aliment qui permet d’apporter du fer de manière absorbable en dehors des laits infantiles. Or, les laits de croissance sont bien souvent arrêtés dès deux, trois ans. Ces enfants, s’ils ne mangent pas par ailleurs suffisamment de viande seront carencés en fer.

La consommation quotidienne de viande leur est donc recommandable. En pratique, les laits de croissance devraient être donnés jusqu’à ce que l’enfant soit capable de manger environ 100 g de viande par jour. La viande, qui n’a aucune toxicité chez l’enfant, ne doit donc pas faire peur ! Bien au contraire, celle-ci est indispensable pour éviter toute carence en fer.

L’huile de palme fait également l’objet d’une peur alimentaire parfaitement injustifiée chez l’enfant. Presque aussi riche que le beurre en acides gras saturés, elle se solidifie comme lui à température ambiante.

Dans les procédés industriels de fabrication de divers aliments, à la place du beurre, banni en son temps, les solutions reposent sur les acides gras partiellement hydrogénés ou acides gras trans ou l’huile de palme. En raison de leur caractère plus toxique sur le cholestérol que les acides gras saturés, les acides gras trans ont quasiment été retirés des procédés de fabrication.

Le beurre et les acides gras trans bannis, l’huile de palme, moins onéreuse que le beurre, est devenue une matière grasse privilégiée dans l’industrie agroalimentaire. L’acide gras majoritaire contenu dans l’huile de palme est l’acide palmitique, acide gras qui représente plus de 23 % des acides gras du lait maternel.

La nature se serait-elle trompée à ce point pour inclure un acide gras nocif dans le lait des mères ? La vérité est qu’on détruit des forêts d’Indonésie et de Malaisie pour y planter, rentabilité oblige, des palmiers à huile… Non-sens écologique ne touchant à priori qu’un nombre assez restreint de personnes. L’argument sanitaire est donc préféré, laissant croire que l’huile de palme est un véritable poison. Si cette affirmation n’est pas sans fondement, elle n’est valable que pour certains adultes en présence de facteurs de risque cardiovasculaires. En aucun cas pour les enfants.

OGM, pesticides, BIO… peur de l’inconnu ?

Aujourd’hui, aucun élément scientifique objectif ne permet de donner la moindre inquiétude sur les conséquences des OGM chez l’enfant. Le sujet, certes encore faiblement matérialisé au niveau médical et livré aux nombreux questionnements du public, justifie sans doute la peur qui l’entoure.

Des centaines de mamans ne se sont-elles pas précipitées pour donner des capsules d’iodes à leurs enfants lors du récent passage du « nuage radioactif » sur la France alors que les rayonnements étaient inférieurs à ceux que chaque être humain émet chaque jour ?

Réaction en chaine. Peur des pesticides. Ruade sur le bio… Même si comme le savent certainement beaucoup de parents, la nourriture infantile en Europe est soumise à une réglementation très stricte, dont notamment un contrôle du contenu en pesticides. Il n’y a donc quasiment aucune différence entre les produits infantiles bio et non bio. Enfin, c’est certainement se tromper que de penser qu’un produit nommé bio est dénué de tout pesticide.

Les aliments bio peuvent contenir des pesticides naturels. La différence entre les pesticides naturels et artificiels ? Les premiers ne sont pas toxiques pour la nature, mais le sont potentiellement pour l’homme.

Le sucre : phantasmatique pêché originel

L’être humain nait avec une appétence innée pour le gout sucré. Un plaisir qui plus tard et dans notre culture judéo-chrétienne n’est pas forcement recommandable. En dehors de cela, les arguments scientifiques justifiant cette peur maniaque du sucre chez l’enfant manquent totalement.

De même, le fait que le goût sucré puisse donner une addiction n’est absolument pas prouvé. Le sucre contient du fructose contrairement aux sucres lents. Et si ce dernier peut induire certaines pathologies chez l’adulte (hypertriglycéridémie, augmentation de l’acide urique, résistance à l’insuline), elles ne doivent pas être extrapolées à l’enfant. Le propos est ici, comme pour d’autres aliments, de respecter un équilibre et d’éviter les excès, tout en ne sombrant pas dans des peurs injustifiées.

Cet article est, à proprement parler, un monument de manipulation et ses points de vue la stricte antithèse des nôtres. L’article prend les gens pour des demeurés ayant besoin d’experts, alors que nous pensons au contraire que les gens peuvent se prendre en main et apprendre vite et bien, s’ils ne sont pas chapeautés par des experts au service de l’industrie.

« Consommer du lait toute sa vie est nécessaire », alors que la majeure partie de l’humanité s’en est très bien passée jusqu’à présent…

« La viande (…) ne doit donc pas faire peur ! Bien au contraire, celle-ci est indispensable pour éviter toute carence en fer »: on croirait une publicité du « Centre d’Information des Viandes »…

Quant aux propos sur l’huile de palme, ils sont littéralement hallucinants. Rappelons les ici:

« La vérité est qu’on détruit des forêts d’Indonésie et de Malaisie pour y planter, rentabilité oblige, des palmiers à huile… Non-sens écologique ne touchant à priori qu’un nombre assez restreint de personnes. L’argument sanitaire est donc préféré »

La critique du risque sanitaire concernant l’huile de palme serait donc un complot des écologistes pour sauver les orang-outans! Ici on voit très bien comment la Société française de pédiatrie est d’un parti-pris flagrant. En arriver à une telle conception complotiste, c’est vraiment à la base être payé par l’industrie pour défendre ses profits.

La Société française de pédiatrie va jusqu’à laver les OGM de tout soupçon, coupant court d’ailleurs pareillement à toute question écologiste en se cantonnant à la santé et en expliquant que « jusque-là tout irait bien…

En gros donc, la Société française de pédiatrie est au service de toute l’industrie agro-alimentaire! Depuis le sucre jusqu’à la « viande », en passant par les OGM et l’huile de palme, sans oublier le lait!

S’il fallait une démonstration du caractère totalement commercial de la Société française de pédiatrie, eh bien on l’a!