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Volonté de liberté au Japon

Il y a quelques jours nous parlions de la conception de l’animal-machine et de la nécessité de la combattre, en prenant l’exemple des cochonnes d’Inde appréciant une bouteille d’eau glacée pour se reposer dessus.

Voici deux exemples tout neufs illustrant bien cette réalité. Tout d’abord une vidéo terrible, d’un dauphin cherchant il y a quelques jours littéralement à se suicider dans le Churaumi Aquarium d’Okinawa, au Japon. On le voit sortir du bassin, après plusieurs tentatives.

Un désir de liberté, ou bien d’en finir, qui est très clair. Il a fallu une grue pour pouvoir le récupérer (voir la vidéo).

Le second exemple date de quelques jours aussi, et lui aussi du Japon. Le fait s’est passé au Primate Research Institute, Kyoto University.

Cet institut de recherche sur les primates dispose d’un enclos relativement grand afin d’étudier les comportements des primates.

Mais ces chercheurs – les plus grands scientifiques du monde à ce niveau, de véritables experts triés sur le volet, de renommée mondiale – ont sous-estimé les grands singes.

Ceux-ci ont utilisé les branches pour se catapulter dehors ! Une quinzaine de ces grands singes se sont ainsi enfuis, mais ne sont pas allés loin, selon les chercheurs car ils voulaient rester en contact avec les autres singes.

Sans nul doute aussi ont-ils été désemparé par l’environnement hostile qui les attendait hors des murs, des murs qu’ils cherchaient à fuir, bien qu’évidemment les chercheurs pensent qu’il s’agissait d’une dispute entre grands singes qui a poussé à cela.

Il faut également penser que les repères des animaux enfermés sont écrasés depuis des générations en raison de l’emprisonnement, et ceci est très certainement valable pour tout autre animal devant passer une sombre vie cloîtré dans une cage de laboratoire.

Cela souligne le fait que dans les cas où l’on a la possibilité d’adopter un animal étant passé par une telle expérience traumatisante, il faut énormément d’attention et de respect.

En l’occurrence, appâtés avec des cacahuètes, les singes ne connaissant que le laboratoire, ils ont été contraints de se laisser attrapés et enfermés de nouveau. Pour qu’une telle initiative ne se reproduise pas, les scientifiques ont coupés les arbres grâce auxquels les singes avaient profité d’un petit moment de liberté.

Il est significatif que même les plus grands chercheurs soient débordés par les animaux, en raison de leur vision du monde. D’ailleurs au Primate Research Institute, Kyoto University (KUPRI) les contradictions sont patentes.

En effet, d’un côté il y a la recherche se présentant comme étant « humaniste. » Cette recherche se veut proche des animaux, comme on peut le voir avec par exemple la photo des “ membres ” ou bien les peintures réalisées par les grands singes (parfois on peut voir des vidéos).

Parallèlement à cela, on trouve également un projet comme SAGA (Support for African/Asian Great Apes), qui s’occupe depuis 1998 de la préservation des grands singes et tente de s’opposer à la vivisection, montant des sanctuaires pour les 79 chimpanzés rescapés.

Ces chercheurs montent des projets en Afrique, pour la préservation de l’environnement des grands singes, ils critiquent la situation des grands singes dans les zoos.

Ces chercheurs qui travaillent avec les grands singes découvrent un nouvel horizon devant une réalité simple : 98,77% des gênes des humains et des chimpanzés sont identiques!

Mais de l’autre côté… dans la même université, les chercheurs torturent les animaux avec la vivisection la plus barbare, afin de davantage connaître le fonctionnement du cerveau…

Et d’ailleurs, les conditions de recherche sur les animaux qui se sont enfuis ne son certainement pas idéales, si jamais elles peuvent l’être: en tant que vegans nous considérons comme inacceptable de séparer un animal de son habitat naturel!

La seule solution, d’ailleurs pratiquée parfois, est l’immersion dans le milieu en question. Cela est difficile, et il ne faut perturber cet environnement et ses habitants, mais c’est moralement la seule démarche correcte.

Car là à l’institut de recherche il y a de nombreuses activités dans les laboratoires, comme on peut le voir ici. Les grands singes doivent affronter des épreuves, et cela n’est pas correct. La base de cette attitude erronée est d’ailleurs que la finalité reste uniquement la progression des connaissances servant les humains…

Même quand les chercheurs veulent étudier l’archéologie des grands singes, ils le font parce que cela pourrait apporter des connaissances nouvelles aux humains, pour progresser techniquement.

On retrouve, quel que soit la position des chercheurs ici, la volonté de domination de l’espèce humaine sur les animaux et la nature. Mettre des animaux dans un enclos artificiel, ne pas comprendre qu’ils veulent être libres, couper des arbres pour les empêcher de s’enfuir…