• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

Construction d’été au Antitierbenutzungshof tout au long de la saison estivale 2011

Nous avions déjà parler du Antitierbenutzungshof, un refuge antispéciste en Allemagne (voir leur interview ici), qui héberge également une chocolaterie (on peut acheter leur chocolat, les bénéfices allant au refuge, sur vegantisch.de).

Voici leur appel pour les aider l’été, en rappelant bien entendu que tous les refuges ont besoin d’aide. Bien souvent, les gens des refuges ne lancent pas d’appel, en raison d’un grand pessimisme. A vous de montrer le contraire: il y a toujours des gens prêts à donner un coup de main, rassemblez les et appelez un refuge près de chez vous pour proposer de l’aide!

Construction d’été au Antitierbenutzungshof tout au long de la saison estivale 2011!

Le mois de construction du 16 Mai au 10 Juin a été un succès complet ! Nous avons accompli tellement de choses que nous avons décidé de l’étendre à l’été. :-)

Dans la période allant du 16 Mai au 10 Juin 2011, nous avons organisé un mois de construction, au cours de laquelle nous avons avant tout complètement rénové le toit, sous lequel se trouve le quartier résidentiel des chiens et des humains, l’atelier et l’usine de chocolat.

C’était vraiment urgent parce que le toit était seulement un tamis et qu’il fallait qu’il ne tombe pas sur nos têtes.

Cela a été un succès : plus de 30 personnes nous ont aidé et étaient ensemble lors du mois de construction, au Antitierbenutzungshof, et ont tout fait avec nous.

Merci à tous ce grand soutien pour que nous parvenions à rétablir le toit dans un délai beaucoup plus court que prévu, de sorte que nous avons pu commencer de nouveaux projets avec les gens qui sont venus dans la seconde moitié du mois: deux balcons ont été construits, une grange encore à rénover et un hangar pour le foin ont été rangés, il a été commencé à clôturer une zone élargie pour les cochons, le terrain pour chevaux nettoyé, les branches tombées de partout dans la zone des moutons et des chèvres ont été enlevés, et bien plus encore. Le toit lui-même est devenu vraiment bien.

Nous espérons que se sont amusés autant que nous tous ceux et toutes celles qui ont travaillé et ont passé ensemble des heures ici à la ferme.

Nous avons pensé que c’était vraiment génial que de travailler avec les nombreuses personnes sympas, qui ont réalisé autant de choses et ont aussi passé un bon moment ensemble. Nous ne pouvons guère trouver de mots pour ce que représente pour nous et la ferme la réparation du toit et les autres résultats du mois de construction.

Les résultats du mois de construction sont tellement impressionnants, et il y a encore tellement à faire cette année que nous aimerions avoir encore pour quelques temps des gens ici, qui nous aident à rénover la grange et son (afin que nous puissions y stocker le foin en hiver), à modifier la clôture du terrain des chevaux pour que les cochons puissent y aller quand ceux-ci n’y sont pas, vu qu’il est bien plus grand que le leur), et encore plein plein de choses.

Il y a plus que suffisamment à faire, et aussi longtemps que les conditions météorologiques le permettent, nous pouvons continuer à utiliser l’infrastructure du mois de construction (lits, tentes, cuisine…) afin d’héberger de nombreuses personnes ici. Alors, revenez pour une nouvelle étape et faites passer le mot aux gens qui ne pouvaient pas venir auparavant.

Il y a toujours des choses à faire, que tout un chacun peut faire, il n’y a pas besoin de connaissances ou de savoir-faire en particulier. Nous avons également besoin de gens pour s’occuper des animaux non humains.

Tenez-nous au courant par mail ou téléphone et dites nous quand vous pouvez passer. Nous nous réjouissons de toute nouvelle aide et de toutes les personnes déjà venues et voulant bien revenir !

Évidemment, le mois de construction a toujours besoin de dons d’argent ou de matériel (nourriture, matériel de construction, outils…). Contactez-nous si vous avez des idées.

Les personnes qui désirent nous soutenir doivent dans le meilleur des cas vivre de manière vegan, ou au moins être ouvertes par rapport au véganisme, c’est-à-dire que nous ne voulons pas que des gens ici utilisent des produits de la consommation animale.

Il y a ce qu’il faut niveau vegan ici, tout comme une douche solaire et des toilettes à compost. L’hébergement est très simple.

Il y a un plan pour les personnes faisant du stop et pour tous ceux qui utilisent les transports en commun, n’hésitez pas à nous demander au cas où. Plein de salutations et un grand MERCI à toutes les personnes déjà venues et à tous les soutiens !

Les gens du Antitierbenutzungshof

 

Interview d’une refuge antispéciste & chocolaterie en Allemagne

L’année dernière nous avions parlé de la vache Yvonne ainsi que de chimpanzés qui finalement ont pu se réfugier à Gut Aiderbichl en Allemagne, un « Gandenhof » c’est-à-dire une ferme pour animaux sauvés.

Non loin de là, on trouve un autre refuge, d’un genre très différent…. Un refuge dont le mot d’ordre est « Pour un monde qui n’a pas besoin de fermes pour animaux sauvés, parce que tous les animaux vivent en liberté ! »

C’est le « Antitierbenutzungshof », la ferme contre l’utilisation des animaux. Voici une petite interview de gens faisant une initiative salutaire qui est bien entendu à soutenir bien que nous ne sommes pas forcément d’accord sur certains points, notamment sur la distanciation qu’ils ont envers leurs protégEs.

Nombreuses sont les personnes, nous le savons, qui vivraient bien dans un refuge pour animaux qui fonctionne aussi à côté comme chocolaterie !

Que voulez-vous dire par « Antitierbenutzungshof », ferme contre l’utilisation des animaux ? Quelle différence avec Gut Aiderbichl ?

La différence tient à ce que Gut Aiderbichl ne s’engage pas pour la libération de tous les animaux par rapport à la domination humaine.

Une ferme pour animaux sauvés comme Gut Aiderbichl n’a pas comme objectif un monde antispéciste, un monde vegan – et ne l’est d’ailleurs pas lui-même.

Cela s’exprime par le fait que les animaux qui vivent à Gut Aiderbichl sont utilisés par exemple pour des voyages en calèche, la thérapie animale, pour la « crèche vivante de Noël »…

Dans le restaurant de Gut Aiderbichl sont servis des produits issus de l’exploitation animale. Gut Aiderbichl met en avant une exploitation animale qui soit humaine, où les animaux continuent d’être exploités selon des critères précis.

Le Antitierbenutzungshof n’est pas une ferme pour animaux sauvés. Que les animaux puissent vivre là-bas n’est pas un geste de grâce des personnes s’en occupant.

Au Antitierbenutzungshof, le véganisme est vécu et propagé à l’extérieur – l’objectif est une société antispéciste, où il n’y a plus d’élevage, et finalement plus de Antitierbenutzungshof, car là-bas aussi il y a de la violence à l’encontre des animaux, qui est de fait immanente dans le fait d’avoir des animaux : les animaux ne sont pas libres.

Les gens du Antitierbenutzungshof le reconnaissent et ne romantisent pas le fait d’avoir des animaux comme le fait Gut Aiderbichl.

Gut Aiderbichl a une « philosophie. » Il y est par exemple expliqué que : « Mais de la vallée de larmes au paradis il n’y a pas qu’un pas : du boucher à l’abattoir au vegan, de l’agriculture industrielle au retour à l’union familiale paysanne… Les revendications maximales peuvent être un objectif, mais pas la voie. »

Qu’en pensez-vous ?

Nous pensons que les gens choisissent d’eux et elles-mêmes les voies à prendre, qu’ils considèrent comme compromis lorsqu’ils/elles ne deviennent pas vegan (« manger moins de viande », devenir végétarien…). Ces compromis, à nos yeux « pourris », nous n’avons pas besoin de leur servir en plis comme option, mais nous exigeons au contraire le « maximum » (ce qui pour nous va de soi), à savoir qu’il faut cesser la violence contre les animaux non-humains et qu’il faut vivre vegan.

Tout le reste signifie conserver le rapport de violence contre les animaux !

« L’union familiale paysanne » ou quelque terme que ce soit pour minimiser l’exploitation animale ne signifie qu’esclavage, la captivité, la torture, le meurtre…

Il va de soi que nous ne pouvons nous engager pour cela, nous qui souhaitons une libération animale à l’échelle de la société.

A propos de la libération animale : nous pensons que l’être humain devrait se considérer comme une partie de la Nature. Il n’y a pas de « mur » entre nature et culture. Nous ne sommes donc pas d’accord quand des gens sont contre l’exploitation animale, mais ne s’intéressent pas à la nature, aux animaux, qu’ils/elles ne ressentent rien à ce sujet.

A votre avis, quel rapport doivent avoir les personnes véganes avec les animaux ? Comment voyez-vous l’opposition intervenir / ne pas intervenir ?

Le rapport des êtres humains aux animaux non humains devrait être empreint de respect. Nous voyons comme relativement distant le rapport aux animaux non humains dans une société – pour l’instant utopique – antispéciste, c’est-à-dire le respect, l’attention, s’exprimerait avant tout dans le fait de laisser tranquille les animaux.

C’est-à-dire que ce serait dans l’ordre que d’admirer les animaux, de s’émerveiller, d’apprécier, mais également de ne pas les apprécier (d’éprouver des sentiments à leur encontre), cependant tout cela sans aller vers eux trop près.

Nous pensons que la majorité des animaux non humains n’est pas intéressée par un contact avec les humains, s’ils n’étaient dépendants d’eux, si une société antispéciste était établie.

Comment vivent les animaux à l’Antitierbenutzungshof? Que faites-vous, et comment vous sentez-vous ? Qu’avez-vous appris, qui peut nous aider à mieux comprendre le véganisme ?

Les animaux sont gardés à l’Antitierbenutzungshof, ils ne sont donc pas libres. Ils ne peuvent pas déterminer eux-mêmes leur vie – pas là où ils veulent aller, avec qui ils veulent vivre, ce qu’ils veulent manger, etc. – tout cela nous devons le décider pour eux.

Au-delà de cette non liberté fondamentale, ils sont régulièrement livrés à des mauvais actes de violence, comme la castration et la stérilisation, la tonte (pour les moutons), l’enlèvement des œufs (pour les oies), et encore plus d’autres choses.

Ce n’est pas un monde végan comme nous nous l’imaginons, car dans un monde vegan le fait de garder des animaux serait aboli. L’Antitierbenutzungshof n’est pas une île végane. Nous pratiquons le fait de garder des animaux avec tous les affreux effets, parce que les animaux seraient sinon assassinés ou auraient sinon une vie bien pire.

Revenons ici à la philosophie de Gut Aiderbichl. Dedans il est dit : « la création n’est pas sortie d’une côte de Dieu et la compassion, le sentiment de justice et la miséricorde ne sont pas des choses qui vont de soi. »

Cela sonne très chrétien : le monde serait mauvais, mais la grâce est possible. Comment voyez-vous la nature ? Voyez-vous la nature comme une concurrence comme le fait le « néo-darwinisme », ou bien comme une coopération en développement ?

Nous ne voyons la nature en ni comme « bonne » ni comme « mauvaise » (ici nous nous voyons nous-mêmes comme une partie de la nature, ou au moins pas comme en opposition à elle).

Il se passe beaucoup de choses que nous ne trouvons pas bonnes (par exemple que certains animaux en tuent d’autres ou que de la violence soit exercée), mais nous trouvons que cela ne regarde pas les humains et que partant de là ils ne devraient pas intervenir.

Ce qui nous concerne bien plus est la violence qui vient des humains, que nous pouvons thématiser et discuter. Une critique, ou plus exactement un rejet de la violence et de la domination n’a pas pour nous rien à voir avec la grâce ou la « miséricorde. »

Pouvez-vous nous parler de Sissi, qui est morte il y a quelques temps ?

Sissi était un cheval qui a vécu à l’Antitierbenutzungshof et qui était en danger de mort en raison d’un mauvais positionnement d’une partie de la jambe. Son état devenait de plus en plus mauvais au fur et à mesure, et à un moment elle n’aurait plus pu courir.

Afin de lui assurer une vie sur le long terme il était nécessaire de lui garder la jambe droite. Nous avons pu réaliser cette opération chère grâce à un énorme soutien financier de nombreux groupes du spectre de la libération animale ainsi que de personnes individuelles.

Après que l’opération se soit initialement passée avec succès et que Sissi soit visiblement allée toujours mieux, il y a eu deux semaines après l’opération une catastrophe inattendue, avec un os moins utilisé pendant l’opération de raidissement qui n’a plus tenu et s’est brisé devant l’effort.

Étant donné qu’ici un cheval avec trois jambes n’a aucune chance de survie et qu’il n’y a pas dans toute l’Europe de vétérinaires qui veulent mettre une prothèse à un cheval, nous n’avons pas eu d’autres choix que de laisser tuer Sissi (« l’euthanasier »).

Nous sommes malgré tout heureux et heureuse d’avoir essayé de sauver la vie de Sissi (et nous sommes ici reconnaissant et reconnaissante de tous les gens qui nous ont soutenu), car Sissi était un individu avec une vie unique, pour qui tout devait être essayé – comme cela serait le cas pour un humain.

Comment est-il possible de vous aider ?

Le plus important pour nous est d’intervenir contre le spécisme dans tous les domaines. Car le spécisme, la pensée comme quoi les « animaux » seraient là pour nous, est la cause qui fait que des animaux sont gardés – que ce soit dans une relation d’exploitation ou dans des fermes comme la nôtre.

Notre ferme a naturellement besoin d’aide directe, par exemple dans la mesure où notre tract est distribué ou que des gens soient informés de l’existence de l’Antitierbenutzungshof.

Notre travail principal consiste, à côté de fournir les aliments aux animaux, en l’amélioration des conditions de vie de tous les animaux de la ferme, afin qu’ils puissent vivre de la manière la plus digne qui soit avec nous.

Ici, nous avons besoin de davantage de moyens financier que nous pouvons nous-mêmes trouver, et nous sommes heureux et heureuse de tout soutien à ce sujet, qui peuvent également provenir de l’organisation de soirées de solidarité, de la vente d’aliments, de brocantes, de tombolas ou de choses dans le genre.

Bienvenues sont aussi les donations de toutes sortes, car beaucoup de choses qui nous manquent aussi, des gens l’ont peut-être sans s’en servir.

Il est aussi possible de soutenir l’Antitierbenutzungshof en achetant auprès de notre chocolaterie végane, chez vegantisch.de, dont les bénéfices vont complètement à l’Antitierbenutzungshof. En ce moment, en plus des divers produits au chocolat, il y a également des T-shirts à message.

Yvonne, symbole de la libération animale

En Allemagne en ce moment, c’est Yvonne qui est au centre de l’attention de beaucoup de gens. Yvonne est une vache âgée de six ans, qui plutôt que de prendre le chemin de l’abattoir, s’est enfuit dans l’autre direction, et hop! a taillé dans les bois à 16 kilomètres de là, au nord de la Bavière.

Elle n’a alors pas été retrouvée, et ce depuis deux mois. Elle est devenue un véritable symbole, et une mobilisation a lieu pour sauver Yvonne!

 

Mais la situation est très dangereuse pour Yvonne. Car le propriétaire du terrain de 25 hectares n’a rien contre Yvonne, ni même l’agriculteur du coin, dont Yvonne a mangé la pâturage. Mais il y a la police… Elle a rencontré une voiture de police, et la police l’a alors déclaré… dangereuse!

Résultat: deux assassins parcourent la forêt, afin de la trouver et de l’abattre. Toutefois, la vitesse pour les voitures a été limitée à 30 km/h et les chasseurs en question n’ont le droit de tirer qu’en cas de danger de collision.

Ils sont également munis d’un fusil avec un anesthésiant: la pression populaire est telle en Allemagne que même les responsables de l’État au niveau local ont dû affirmer que le but était de la capturer vivante. Ce qui n’est pas une garantie qu’ils tiendront parole.

La situation est dangereuse pour Yvonne, il s’agit donc de la sauver, sauf que ce n’est pas facile.

Une autre vache, dénommée Waltraud, ainsi que le veau Waldi, venant tous deux d’une ferme-refuge pour animaux sauvés, a été placé dans un pré pour l’attirer, en jouant notamment sur son aspect maternel ainsi que son amitié: Waltraud a vécu avec Yvonne.

Si Yvonne est trouvée, elle ira d’ailleurs dans le même refuge.

Mais Yvonne leur a rendu visite, la nuit, en plein brouillard!

Jusqu’à présent, elle a réussi à toujours éviter les gens partis à sa recherche, qui sont une centaine! Mais Yvonne a résisté à la piqûre pour l’endormir, et est repartie.

En tout cas, Waltraud et Waldi sont observéEs 24 heures sur 24 par un groupe de 2-3 personnes, et un filet a été installé pour empêcher Yvonne de se retrouver sur une importante route.

Une tente avec du foin et de l’eau a également été mise en place, en plus d’un « piège » avec de la nourriture pour la capturer.

Avec l’espoir de pouvoir récupérer Yvonne sans que sa santé soit mise en danger. Elle est en tout cas un très beau symbole de révolte naturelle et de la valeur de libération animale!

« Fête de la nature » du 18 au 22 mai

Du 18 au 22 mai aura lieu la « fête de la nature. » Il s’agit de 5000 sorties (gratuites) organisées dans toute la France (et désormais aussi en Suisse) et « soutenues » par des institutions (Office National des Forêts, Parcs Nationaux de France, différents ministères, etc.) et des entreprises (MAAF Assurances, Véolia Environnement, Danone, EDF, Lafarge, etc.). Évidemment, on retrouve la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme.

Vue l’organisation de cette initiative, il ne faut pas s’attendre à un esprit forcément constructif tout le temps. La Nature reste cette « grande inconnue », qu’il faut aller découvrir de manière cartésienne… c’est-à-dire de manière comptable et sans émotion.

Voici l’une des initiatives, à la présentation vraiment « glauque » :

Découvrir les habitants de nos rivières
21/05/2011

La rivière héberge une multitude d’êtres vivants : larves et adultes d’insectes, vers, mollusques et crustacés … En compagnie de Denis Roussel, hydro-biologiste, nous nous essayerons à les capturer dans la rivière Arne. Après les avoir identifiés, nous pourrons voir comment ces bio-indicateurs se révèlent utiles pour apprécier l’état de santé du cours d’eau où ils vivent. Quelques spécimens seront amenés par notre animateur pour compléter nos captures et permettront d’apprécier la diversité des espèces rencontrées

Adresse ou Lieu Dit : Rendez-vous à la mairie, 4 rue St Didier à 14h15 ou 16 h (2 séances en alternance avec une autre animation sur la ripisylve)
Code postal – Commune : 39700 – LAVANS LES DOLE

Parler d’une « multitude d’êtres vivants » pour ensuite organiser une pêche de « bio-indicateurs », il faut vraiment avoir un esprit cartésien, comptable et vivisecteur pour en arriver là…

Le pendant de cet esprit « scientifique » plus que malsain, c’est la dimension infantile. On a par exemple droit à cela :

A la découverte des p’tites bêtes
22/05/2011

Insectes, araignées, crustacés, venez découvrir les p’tites bêtes du parc et apprenez à les capturer à l’aide de différents outils.

Adresse ou Lieu Dit : Maison du parc de la Bergère
Code postal – Commune : 93000 – Bobigny

Entre infantilisme et comptabilité morbide, le principe même est barbare, sans sentiments aucun. Il s’agit clairement d’enseigner aux enfants leur « supériorité » et leur droit à la domination, à « l’étude » par le saccage.

Le terme de « bêtes », « petites bêtes », « bébêtes » revient d’ailleurs très souvent. Car en France selon l’opinion dominante, aimer les animaux reste une « passion » de personnes infantiles ou de collectionneurs…

Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il n’y ait que cela. Voici par exemple une initiative avec un esprit plus constructif :

Conférence animée sur les hirondelles
27/05/2011

Que deviennent nos hirondelles,c’est le thème précis de cette soirée conférence sur ces oiseaux qui sont de moins en moins nombreux dans nos régions. Qui sont-elles? Pourquoi leur nombre diminue au fil des années? Que faire pour les protéger? Cette soirée prolonge un travail de sensibilisation déjà effectué auprès des enfants scolarisés à l’école du village.

Adresse ou Lieu Dit : Salle des fêtes de la mare Henriette
Code postal – Commune : 78930 – Breuil bois Robe

C’est une approche autrement constructive, même s’il est parlé de « nos » hirondelles. Dans un autre registre, voici un appel très poétique :

Sortie « chants d’oiseaux » des forêts de la Réserve Naturelle Nationale de La Truchère Ratenelle (71)
22/05/2011

Pour fêter l’année de la forêt, le garde technicien de la réserve vous accompagne en milieu forestier pour identifier les chants des merles, rouge-gorges, mésanges, grives… Visite animée par Stéphane Petit – Conservatoire des Sites Naturels Bourguignons. Rendez-vous à la maison de la réserve à Pont Seille sur la D933. Informations et inscriptions à la réserve naturelle au 03 85 51 35 79.

Adresse ou Lieu Dit : Maison de la Réserve Pont-Seille 71290 LA TRUCHERE
Code postal – Commune : 71290 – La Truchère

Comme quoi, dans cette initiative, on retrouve à la fois une perspective foncièrement négative, et de l’autre un sentiment d’urgence, preuve de considération écologiste authentique.

Cela ne va pas sans contradictions, mais c’est aux vegans de montrer ici que sur ce plan leur morale est la seule à la hauteur. L’humanité est en ce moment véritablement tiraillée… A nous de faire pencher la balance du bon côté… et vite.

Voici encore un exemple de ce tiraillement, avec l’occasion de visiter un refuge de la Ligue pour la protection des oiseaux :

Visite d’un jardin refuge LPO
21/05/2011

Notre jardin de 1200 m2 est en refuge LPO depuis 2003. Il est aménagé pour accueillir la faune (nichoirs, gîtes, abris naturels, mare, …). Nous privilégions des secteurs en évolution naturelle avec des zones de prairies fleuries, des zones de haies arbustives. Nous avons un petit potager bio, 3 poules et un coq. Nous souhaitons partager nos expériences et notre philosophie en faveur de la protection de la nature et du respect du vivant. Nous avons quelques expositions pour mieux faire connaître la faune, la faire aimer et respecter.

Adresse ou Lieu Dit : 90 Impasse de la Roue
Code postal – Commune : 69730 – GENAY

La contradiction saute aux yeux : d’un côté un refuge, de l’autre l’exploitation animale avec trois poules et un coq, pourtant des oiseaux aussi… Ajoutons ici une critique expliquant le pourquoi du comment : la LPO ne s’intéresse en rien aux oiseaux des villes. Elle reste prisonnière d’une conception de la nature comme « étrangère » – fascinante et à défendre, mais étrangère quand même…

L’un des mots qui revient le plus d’ailleurs dans les présentations, c’est « insolite. » En voici un exemple très parlant :

balade Nature et Culture
22/05/2011

balade nature pour découvrir des infos surprenantes ou insolites sur les plantes et les animaux qui nous entourent. savoir regarder,se cultiver et s’évader dans des petits coins de nature en ville. Circuit balisé de 5km entre campagne et zone urbaine.

Adresse ou Lieu Dit : place de la Mairie de Pluneret
Code postal – Commune : 56400 – Pluneret

On se croirait au baccalauréat, avec les cours de philosophie opposant nature et culture, expliquant qu’une cascade ne saurait être belle car pas façonnée par la « main de l’homme », etc.

Finissons sur un dernier exemple de contradiction, qui ne saute pas aux yeux, et pourtant…

fete de la nature aux parrines
15/05/2011

Sur un site voué au saccage( installation de la décharge départementale ) venez partager avec nous un moment de fête avec de multiples activités de plain air qui seront proposées tout au long de la journée ( jeux d’enfants, rando pédestre, vtt, découverte faune et flore du lieu des espèces protégées

Adresse ou Lieu Dit : les parrines 04160 chateau arnoux
Code postal – Commune : 04160 – chateau arnoux

A première vue, on se dit que la démarche est très positive, critiquant l’installation d’une décharge qui va saccager l’endroit. Il y a d’ailleurs un mouvement de défense des Parrines : Sauvegarde des Parrines.

Notons ce qu’on peut y lire entre autres, de vraiment intéressant :

Avertissement aux intéressés:
Les acteurs et particuliers qui minimisent les nuisances et feignent d’ignorer les risques (en toute connaissance de cause) que leur quête avide des profits immédiats font subir à l’homme et l’environnement, sont exposés au jugement certain et sévère de l’Histoire. Au XXIème siècle, le monde ne leur offre désormais plus d’endroit pour se dissimuler ou prendre une paisible retraite, maintenant et pour les décennies à venir.

Cela est vraiment posé de manière intéressante et la situation aux Parrines doit vraiment être connue. Mais revenons-en justement à la fête de la nature aux Parrines. Car l’anomalie qu’il fallait remarquer, c’est bien sûr le VTT. Sport agréable, s’il en est, il n’en est pas moins source de dégâts considérables, vu le manque de niveau de conscience des gens.

Il y a bien entendu des initiatives plus ou moins critiques au sein des gens pratiquant le VTT (comme Eco-sentiers). Mais pour l’instant, le VTT (sans parler du cross à moto, du quad, etc.) reste une intervention humaine nocive dans ce qui reste de la nature…

Dimanche 30 janvier : adoptions à la SPA de Lyon

La SPA de Lyon lance une nouvelle campagne d’adoption, avec une journée spéciale le 30 janvier.

L’accueil et la prise en charge des animaux abandonnés, c’est une des missions de la SPA de Lyon. Mais son champ d’action ne s’arrete pas là… Sa priorité est aussi le placement des nombreux animaux qui sont accueillis au refuge de Brignais, c’est-à-dire l’adoption. Tout au long de l’année, ce sont des rencontres et des belles histoires qui se racontent au sein du refuge… Savez-vous que l’association recoit chaque jour de nombreux témoignages de propriétaires d’animaux qui veulent partager leur bonheur ? Quelques mots griffonnés sur un bout de papier ou des pages entières soigneusement rédigées, ces adoptants ressentent tous le besoin de dire tout ce que leur compagnon leur apporte au quotidien… C’est pourquoi la SPA de Lyon lance une campagne autour de l’adoption et de ses bienfaits. L’objectif est de rappeler ce que signifie vraiment une adoption. Adopter ne se résume pas seulement à l’accueil d’un animal de compagnie chez soi. L’adoption est le début d’une relation durable et responsable, c’est un engagement, mais c’est aussi un acte militant.

Un animal est un être vivant, sensible, avec une personnalité propore, et des besoins spécifiques. L’adopter, c’est le considérer comme un des siens et l’admettre dans son cercle de famille. Un être vivant ne s’achète pas. Adopter est un choix ; le choix de la tendresse et de l’amour. La SPA de Lyon vous offre ce choix.

Une journée de l’adoption se déroulera dimanche 30 janvier, de 10h à 18h, au refuge de Brignais dans le Rhône, à côté de Lyon.

Appel pour sauver des macaques / Rassemblements parisiens contre HLS

Voici deux appels: un pour une campagne d’emails afin de sauver des macaques aux Pays-Bas, un autre pour des rassemblements à Paris contre HLS.

Utrecht 5 – Écrivez à l’université!.

L’Université d’Utrecht, aux Pays Bas, a récemment annoncé la fin de son programme de recherche sur les primates. Elle détient encore 5 macaques et cherche une solution pour s’en débarrasser.

Bien qu’un certain nombre de refuges européens aient déjà proposé de récupérer ces animaux, il semble que l’Université d’Utrecht va probablement les condamner à mort.

Voici les trois options en train d’être étudiées par l’université:

– Les tuer et mettre leur cerveau dans une base de données.

– Donner les singes à l’Université de Nijmegen, qui pratique le même
types d’expériences.

– Les remettre à l’un des sanctuaires qui a proposé de les accueillir.

Les e-mails ci-dessous appartiennent aux dirigeants de l’Université d’Utrecht. Ces personnes ont tout pouvoir de décider du sort des singes et peuvent s’assurer qu’ils seront relâchés dans un sanctuaire, et non tués ou envoyés à d’autres laboratoires.

Envoyez leur un e-mail et demandez-leur de libérer les singes.

Faites circuler ce message à toutes vos connaissances et demandez-leur de faire la même chose !

C.Krapels@uu.nl, Y.vanRooy@uu.nl, J.C.Stoof@uu.nl , A.W.Hekking@uu.nl, L.V.Martinezsobrino@uu.nl, H.M.Amman@uu.nl, e.b.a.neslo@uu.nl

Écrivez un mot à ces personnes pour leur demander de confier ces singes à un refuge plutôt qu’à un autre laboratoire.

Un courrier personnalisé aura bien plus de valeur, mais si vous manquez d’inspiration, voici un courrier type à envoyer et à compléter avec votre nom et pays:

À qui de droit.

Je vous écris concernant les 5 singes qui ont été victimes d’expérimentations à l’Université d’Utrecht. J’ai découvert avec horreur que votre université envisage sérieusement de tuer les animaux ou de les revendre à un autre laboratoire !

Je vous invite à considérer la réputation de votre université en veillant à ce que les animaux impliqués dans ces expériences puissent finir leur vie dans un endroit où ils seront en mesure de profiter d’un lieu qui leur rappella le plus possible leur milieu naturel.

Veuillez agréer,

Votre Nom

Voici l’appel aux rassemblements contre HLS:

MANIFESTATIONS CONTRE L’EXPERIMENTATION ANIMALE

Mardi 14 décembre venez manifester contre HLS, ce laboratoire qui massacre 500 animaux par jour.

Huntingdon Life Sciences (HLS) est le plus gros laboratoire d’expérimentation animale d’Europe. Des vidéos
filmées en caméra cachée montrent des chiots se faisant tabasser, des employés simulant des actes sexuels sur des primates… Et même des employés falsifiant des données !

Ce labo est la cible d’une campagne internationnale depuis des années. Ils sont quasiment ruinés, de plus en plus d’entreprises ont coupé les liens avec HLS, nous devons faire pression auprès des quelques clients qu’ils leur restent.

Pour plus d’informations :
– Français : http://cav.asso.fr/fr/campaigns/hls.html
http://forum.cav.asso.fr/viewtopic.php?f=8&t=241
– English : http://www.shac.net/

Une vidéo : http://www.shac.net/resources/movies/inside_hls.html

Première manifestation : de 14h00 à 16h00
Schering-Plough SAS
34 avenue léonard de Vinci
92400 Courbevoie
RER A et Métro ligne 1: La défense Grande Arche

Plan d’accès:
http://forum.cav.asso.fr/viewtopic.php?f=8&t=241

Deuxième manifestation : de 16h30 à 18h30
Sanofi Aventis
174 Avenue de France, 75013 PARIS
Métro: Quai de la Gare (ligne 6) ou Bibliothèque François Mitterrand
(ligne 14 ou RER C)

Plan d’accès:
http://forum.cav.asso.fr/viewtopic.php?f=8&t=241

N’hésitez pas à diffuser l’information un maximum ! Chaque personne compte et plus on est nombreux, mieux c’est !

Le film « Green », les forêts primaires et l’huile de palme en Indonésie

Green est le titre du film de Patrick Rouxel, titre donné en la mémoire de cette femelle orang-outan, chassée de son territoire afin de massacrer les arbres qui lui servaient de lieu de vie.

Green est une femelle orang-outan mourante qui a été amené dans un refuge à Bornéo. A travers elle, et ses derniers instants de vie, le réalisateur de Green, Patrick Rouxel, montre les ravages que subit la forêt indonésienne (on peut voir une petite interview ici).

Ce film terriblement bouleversant commence avec violence avec un orang-outan capturé et enfermé dans un sac et ballotant sur le sol de la voiture qui l’emmène loin de sa forêt…. Rien que cette scène nous annonce la couleur dramatique du film !

Ce petit et terrible film nous montre aussi, de manière relativement rapide, les singes esclavagisés dans les zoos ou des éléphants attachés avec des chaînes de quelques dizaines de centimètres aux pieds ou bien encore le commerce d’animaux sauvages sur les marchés.

Green est donc un court métrage de 48 minutes pleines de tristesse et d’impression d’impuissance… On peut le voir et le télécharger sur le site qui lui est consacré: greenthefilm.com (cliquer sur « Watch the movie » pour le voir, et éventuellement sur « Download » pour le télécharger – il n’y a pas de commentaires et le film est ainsi aisément compréhensible pour tout le monde, partout dans le monde).

Pour réaliser ce documentaire, Patrick Rouxel est parti seul pendant plusieurs mois avec une caméra dans la jungle de Bornéo, en Indonésie.

La forêt de l’Indonésie a un taux de déforestation terrifiant : environ 2 millions d’hectares par an. En 1950 la foret occupait environ 160 millions d’hectares, aujourd’hui il en reste moins de 48 millions.

Cette déforestation maladive sert à produire des meubles en bois exotiques, des agro-carburants mais surtout l’huile de palme, qui est utilisée dans de très nombreux produits. On la retrouve partout : industrie alimentaire, industrie des détergents et savons, industrie pharmaceutique, industrie du cuir et du textile, industrie du métal etc etc. Pour des informations précises à ce sujet, on peut se reporter à cette page très instructive.

Le film Green veut donc de nous sensibiliser à ce carnage. L’absence de discours dans le film laisse place aux terrifiantes images qui marquent et imprègnent les esprits. Et sur le site consacré à Green sont également mentionnées des entreprises participant à cette entreprise de destruction.

Parmi les banques et institutions finançant la déforestation, on trouve:

COFACE – France

Vivendi Water – France
Natixis – France
BNP Paribas – France
Credit Agricole – France
AXA – France
Société Générale – France

Parmi les entreprises achetant ou commercialisant du bois d’Indonésie:

Les Mousquetaires (Bricomarché) – France
Leroy Merlin – France
Saint Gobain Group (Point P / Lapeyre / Jewson / Raab Karcher / Dahl) –  France
Maison Coloniale – France
Pier Import – France

Parmi celles achetant ou commercialisant de l’huile de palme:

Carrefour – France
Edouard Leclerc – France
Auchan – France
Pinault Printemps Redoute – France
Danone – France
Gillette – France
SAS Devineau – France
L’Oréal – France

Parmi les entreprises investissant dans le diesel bio à partir d’huile de palme:

ED&F Man Biofuels – France

Le film a gagné 22 prix, et il est aussi possible de l’acheter ici.

Malgré cette impression d’impuissance ressenti pendant le film, les images cauchemardesques de la sur-production de produits de notre quotidien nous font bien comprendre, au final, que nous pouvons ET devons agir.

L’huile de palme se retrouve dans un nombre impressionnant de produits alimentaires industriels.

Que l’affichage soit clair ou non à ce propos, nous devons nous renseigner avant d’acheter mais surtout refuser cette huile industrielle qui tue la forêt et ses habitantEs.

La mention « huile végétale » ne veut strictement rien dire et cache bien souvent la présence de cette huile assassine.

Même dans les produits alimentaires bio, on retrouve cette huile utilisée de manière outrancière ! Voici la position de la marque bio trouvable en supermarchés Bjorg à ce sujet :

Et l’écologie dans tout ça ?

La demande d’huile de palme est aujourd’hui de plus en plus importante. Et pour cause : c’est une huile qui se prête à de nombreux usages. La production se développe donc, parfois au détriment de la biodiversité. En effet, dans certains cas une déforestation intensive est pratiquée pour laisser place à des plantations de palmiers. Une des conséquences est par exemple la menace pour la survie des orangs-outans, dont le milieu naturel est détruit.

Il est donc important d’encourager la transition vers des systèmes de production d’huile de palme durable minimisant les impacts négatifs sur l’environnement et les personnes.

Chez BJORG, nous nous inscrivons dans cette démarche. En effet, notre huile de palme bio provient principalement de la Colombie, où l’expansion de la culture de palmiers à huile est possible sans déforestation et en respectant les conditions de travail des agriculteurs locaux. Pour aller plus loin, certains de nos produits contiennent de l’huile de palme bio et certifiée Proforest*. Notre objectif actuel est d’utiliser une huile de palme bio et certifiée durable pour tous nos produits.

Le saviez-vous ?

* La certification Proforest vérifie la conformité de la plantation avec la vie sauvage (WWF) et le respect des arbres d’origine. D’autre part, deux ONG locales colombiennes qui veillent au respect des conditions de travail dans les plantations, sont au contact direct des travailleurs.

Voici une position « claire » pour le consommateur lambda qui n’ira pas chercher plus loin.

En effet, cette huile de palme bio maintenant produite aussi en Colombie… ça fait loin quand même pour un produit qui se veut respectueux de l’environnement!

Et qu’est-ce que que ce groupe Daabon? C’est là qu’on voit que les positions des marques (de buisiness) bio ne sont pas très claires à ce sujet, et que la loi du profit ne les épargne pas plus que les marques industrielles traditionnelles.

Voir ici un très intéressant article sur la Colombie pour comprendre cette absence de clarté de la part des industries de l’agriculture biologique, où on peut lire notamment:

Ce que l’on sait moins c’est que la Colombie marche vaillamment sur les traces de l’Indonésie et est maintenant le premier producteur d’huile de palme d’Amérique du Sud. Certes, comparé à l’Indonésie la production peut sembler bien modeste, mais petite particularité, l’Europe est largement compromise dans ce massacre là.

Les conséquences environnementales et sociales sont exactement les mêmes que partout ailleurs dans le monde : expulsion des communautés paysannes par un régime de terreur, enrôlement quasi-forcé des survivants dans de pseudo-coopératives, destruction de forêts primaires, etc.

Et ce que l’on sait moins encore c’est que l’huile de palme colombienne a colonisé la plupart des rayons de nos supérettes bio : plats cuisinés, céréales grillées, huiles et margarines de cuisson, pâtisseries, cosmétique, entretien, etc. l’huile de palme dont le nom se résume le plus souvent à “huile ou graisse végétale” (à croire que les fabricants en sont peu fiers) est partout.

L’excuse ? Cette huile de palme est produite par le groupe Daabon, dont les produit sont certifiés bio voire équitable par toute une ribambellle de professionnels de la certification : Rainforest (une ONG américaine versée dans le greenwashing), FLO (dont le représentant français est Max Havelaar), etc. sans oublier Ecocert, notre champion national de la certification, à la tête d’un petit empire international.

En effet, en France, tous, du transformateur au distributeur s’abritent derrière les sacro-saintes certifications d’Ecocert. Que cette certification soit remise en cause et c’est tout l’édifice qui s’écroule, de l’importateur aux distributeurs en passant par les transformateurs.

Alors aussi longtemps que possible il faut continuer de nier les expulsions de paysans, écarter tout lien possible avec la mafia narco-paramilitaire responsable de massacres indescriptibles, sans oublier les destructions environnementales qu’il faudrait accepter comme des dommages collatéraux d’un développement salvateur.

En l’absence de toute précision quant à la provenance de cette huile sur les emballages, ce qui est à faire est de se renseigner avant d’acheter, ou mieux, de refuser toute consommation d’huile de palme, qu’elle soit bio ou pas… C’est encore le plus sûr!

Et on peut mettre le film « Green » en avant. Il s’agit d’un  film poignant, qui marque les esprits. Son téléchargement est gratuit, ce qui permet une large diffusion, pour n’importe quelle occasion militante. A travers la souffrance de Green la femelle orang-outan, on comprend que ce sont des millions d’animaux qui sont exploités et tués. A travers Green la femelle orang-outan, on comprend que c’est toute la Nature qui est exploitée et tuée ! Et ce que raconte « Green » est est très clair et montre quelle doit être notre lutte : libération animale et la libération de la Terre.

« Noël des animaux » et Paris Vegan Day

Ce week-end auront lieu deux initiatives qui intéresseront dans une certaine mesure les personnes vivant à Paris.

Le premier est certainement important, puisqu’il s’agit du cinquantième « Noël des Animaux » organisé par La Fondation Assistance aux Animaux, à porte de Versailles à Paris. 600 animaux seront proposés à l’adoption, animaux dont le passé est lourd vu qu’ils sont en refuge… Nous ne pouvons ici que rappeler l’importance qu’il y a à adopter. Le « Noël des Animaux » est l’occasion du moment d’adopter un être dans le besoin et d’assumer ses responsabilités face à la souffrance des animaux abandonnés !

La seconde initiative est une tentative d’organiser une sorte de gros festival vegan à grande échelle, comme il peut en exister dans les autres pays : le Paris Vegan Day, « festival dédié au mode de vie vegan – 100% végétal, écologique, éthique et sain. ». Il s’agit en quelque sorte d’impulser le véganisme « par en haut » en proposant de la « valeur » (avec des conférences, des stands, des speed dating, toute une panoplie d’entreprises sponsors, etc.).

Nous ne pensons pas une seconde que cela puisse marcher dans un pays comme la France où la base culturelle pour le véganisme est d’une faiblesse ahurissante comparée aux autres pays. Nous ne sommes pas pour rien au pays des « Jardins à la française » et de Descartes avec ses animaux-machines et son appel à se rendre « comme maître et possesseur de la nature. »

D’une certaine manière, les personnes promotrices du festival le savent puisque le sondage sur le site propose peu d’alternatives quant aux motivations pour venir : Les thèmes sont donc très « propres » : « Rencontrer des vegans », « Passer du bon temps », « Manger végétalien », « Faire du shopping », « Participer à des ateliers », « Découvrir le véganisme. »

Cela ne fera pas le poids face aux mentalités françaises (laxisme total, refus complet d’assumer, etc.) et à la pression de l’idéologie dominante (voir notre article de l’année dernière à ce sujet).

Soutenir les projets de solidarité

De la même manière qu’il est important d’adopter et de disposer de boîtes de transport dans le cas de sauvetages éventuels, il faut soutenir les projets de solidarité, faire passer le message, mobiliser.

Nous avions parlé d’une SPA du sud de la France qui a fait faillite et où les animaux avaient tout simplement été abandonnés. Une association, SOS animaux en détresse, s’était montée pour aider les animaux.

Cette association a encore besoin d’aide matérielle, à l’approche de l’hiver!

Le refuge de Pierrelatte a un grand besoin de couvertures, coussins, lainages, niches… tout ce qui est nécessaire pour réchauffer les animaux à l’approche de la mauvaise saison (qui a d’ailleurs déja commencé) .

Je vous ai présenté ce nouveau refuge dans un précédent article. Il fonctionne avec toute la bonne volonté des bénévoles. L’un d’eux s’est chargé de la création et du fonctionnement d’un site internet : http://www.sosanimauxpierrelatte.com

Dans la moyenne vallée du Rhône, où est situé ce refuge, il fait très froid en hiver (et cette année il semble précoce !). Le refuge a donc grand besoin de tout ce qui pourra apporter du confort aux petits pensionnaires.

Si vous habitez la région, n’hésitez pas à aller rendre visite à ce refuge ; il est ouvert du lundi au samedi de 13 h 30 à 17 h 30.

Des brocantes sont aussi organisées périodiquement pour apporter quelques euros supplémentaires (le nombre d’animaux a considérablement augmenté depuis la reprise du refuge par la nouvelle association). A suivre sur le site internet de SOS Animaux.

Merci pour les animaux qui comptent sur vous !

Rappelons également que cette association a besoin de bénévoles, par exemple pour les chiens:

Les promenades :
Sans choisir un chien en particulier, vous pouvez nous aider en offrant à nos pensionnaires de petites ou grandes balades. Cela les change un peu des parcs de détente, ils découvrent de nouvelles odeurs, et cela nous aide aussi à connaître leur comportement en laisse et à l’extérieur du refuge.

L’aide spécifique pour les vieux chiens :
Pour ceux qui ont peu de chance de retrouver un foyer car les gens les trouvent trop vieux, un petit geste, une caresse, une promenade, une aide pour leur entretien seront toujours appréciés. Et pourquoi pas un petit week end de temps en temps chez vous ?

Dans le même ordre d’idées, il y a une nouvelle initiative pour venir en aide aux galgos (voir notre article Les lévriers Galgos, torturés et massacrés à grande échelle en Espagne). Il s’agit d’une boutique vendant des porte-clefs muraux, des bijoux de sacs, des boucles d’oreille, des boîtes à mouchoir, des colliers pour chiens (attention ils sont en partie fait en feutrine, matière d’origine animale).

Et à propos des galgos, l’association Galgos Espoir organise des voyages de sauvetage en Espagne, et voici quelques photos des prochains chiens à adopter. Certains ont été grièvement blessés (une chienne a ainsi été amputée d’une jambe), et on notera qu’il y a également des chiens qui ne sont pas des galgos (qui seraient sinon incinérés vifs).

L’importance d’avoir des boîtes de transport

Les situations « exceptionnelles » d’animaux se retrouvant perdus dans les villes ne sont pas si exceptionnelles que cela, car les villes empiètent de plus en plus sur la nature. Le monde se bétonne.

Au Japon, 400 ours ont été tués depuis le début de l’année rien que dans l’île de Hokkaido. Dans la région de Fukushima, ce sont plus de 150 ours qui ont été tués !

Hier dans la ville de Hokkaido c’est une ourse et son ourson qui ont été tués. Non pas endormis, et ramenés dans la forêt, mais tués.

Il y a bien eu tentative de les repousser vers la forêt, mais comme on le voit les efforts d’une civilisation bétonnée sont très limités, et l’on ne perd pas son temps.

On se souvient également qu’il y a quelques temps il y avait eu une vidéo circulant sur internet, où l’on voyait une femme de 40 ans jeter une chatte dans une poubelle (en prenant bien soin de refermer le couvercle derrière elle).

Cela se passait en Angleterre et elle a été condamnée il y a quelques jours à… 284 euros d’amende, se justifiant en disant : « C’est juste une chatte », « J’ai voulu faire une blague » et ne comprenant pas « pourquoi cela faisait tant de bruit. »

La chatte a heureusement été sauvé, mais elle a passé une quinzaine d’heures enfermée… On peut se douter de comment la pauvre a été traumatisée.

Sur la vidéo, on peut voir que la pauvre chatte a fait confiance à la femme et que celle-ci feignait de la caresser… Le comble de l’ignominie. On notera d’ailleurs que cette femme a été placée sous la protection de la police en raison des menaces contre elle (c’est également cela qui justifie pour le juge que l’amende ne soit pas trop élevée).

Ce qui nous amène à ce que nous voulons souligner ici : les personnes véganes ne doivent pas seulement adopter, elles doivent disposer de boîtes de transports.

En effet, vouloir la libération animale va de pair avec la défense de la planète comme lieu de vie des êtres vivants. Partant de là il faut être capable d’intervenir contre la situation faite aux animaux, également sur le plan individuel et quotidien.

Si l’on prend l’exemple de la chatte mise dans la poubelle : être végane signifie être prêtE à faire face à ce genre de situation, en sachant comment prendre le chat et en profitant d’une boîte de transport.

Bien entendu cela signifie ici qu’il faille ne pas être loin de chez soi, cela demande en plus de faire vite, etc. Il y a ici beaucoup de paramètres, et ces situations sont toujours difficiles et stressantes pour tout le monde…

Mais il faut construire ici une culture de la compassion, à l’opposé de l’indifférence. Plus du monde a des boîtes de transport, plus on avancera en ce sens.

Il faut également penser, par exemple si on trouve un pigeon – ou un autre oiseau, qu’on peut envelopper celui-ci dans son pull, son blouson ou un foulard etc. Mais dans tous les cas, lorsqu’on trouve un animal en détresse, l’idéal est de disposer de boîtes de transport afin d’organiser un hébergement temporaire et un transport vers une famille d’accueil ou un refuge.

Internet est ici très pratique pour passer le mot : rappelons l’existence de forums comme Rescue, qui est d’une valeur inestimable.

Il ne faut pas hésiter à apprendre les connaissances de base, comme par exemple que pour attraper un chat, ce qui est difficile par ailleurs, il faut le prendre délicatement par la nuque ou plus précisément la peau du cou, tout en soutenant les fesses (sinon avec le poids du chat, on risque de lui déchirer la peau du cou).

Dans tous les cas d’ailleurs, il faut soutenir les fesses de tout animal quand on le prend, afin de ne pas casser sa colonne vertébrale.

Il faut également savoir certaines choses comme le fait que le cochon d’Inde ne synthétise pas la vitamine C et qu’il faut donc lui en proposer systématiquement sous forme de légumes frais, mais aussi par exemple, que le pigeon est exclusivement granivore et qu’il est davantage rassuré quand il fait sombre (d’où la qualité de la photo suivante où un pigeon trouvé blessé se repose dans une boite de transport pour chat).

Toute une culture est à construire, et on peut commencer tout de suite. Il s’agit d’apprendre, d’avoir une pratique conforme à la culture de la libération animale!

« Nature, berce-le chaudement : il a froid »

Hier, nous parlions de la SPA et des difficultés, tant morales que matérielles, que posait la question du soutien aux animaux.

Voici une information toute récente au sujet d’une SPA du sud de la France, qui a fait « faillite » et où les salariés sont donc partis… en abandonnant les animaux.

les rescapés du refuge de Pierrelatte

L’association « l’étape de l’espoir » qui gérait le refuge confédéré CNSPA de Pierrelatte (Drôme) a déposé son bilan , et les 6 salariés sont partis ne laissant derrière eux que les murs et … les animaux.

Emue, une élue a tout de suite pris la décision de créer une autre association, tout en s’occupant des animaux restés sur le site (vous imaginez que cela n’a pas été une tâche simple !) ; le syndicat intercommunal, auquel appartiennent les infrastructures, a mis ces dernières à disposition de la nouvelle asso, et la mairie a fourni de la nourriture pour les animaux.

Ainsi est née l’association (composée uniquement de bénévoles) : « SOS ANIMAUX EN DETRESSE », qui va devoir maintenant s’auto-gérer, tant sur le plan de la nourriture et des soins aux animaux, que sur celui de la gestion du refuge et des infrastructures.

Si vous souhaitez aider cette toute jeune association qui a sauvé les chiens et chats de l’euthanasie, mais qui n’a pour l’heure que son amour des animaux pour fonctionner, vous pouvez devenir adhérent (15 € pour l’année), ou faire un don en argent ou en nature (couvertures, croquettes, …). Vous pouvez aussi donner des idées pour trouver des financements.

Merci pour les animaux.

SOS ANIMAUX EN DETRESSE
quartier des Tomples
26700 PIERRELATTE
Tél 04 75 50 23 88 (de 13 h 30 à 17 h sauf dimanche et jours fériés)

Il est difficile de faire un commentaire là dessus. Mais cela souligne que sans une ligne très claire, des principes très marqués, le soutien aux animaux n’a pas de fondements assez solides.

Il faut non seulement un projet clair et non négociable – l’arrêt de l’exploitation animale – mais également une juste compréhension de notre rapport à la nature.

Notre mère la Terre, voilà ce qu’il faut comprendre, pour une perspective cohérente, opposée à toute mort et toute souffrance.

Voici justement un poème de Rimbaud qui résume cette conception. Un poème où on trouve du bleu et du vert, symbole de la nature, d’une nature qui est comme une mère qui doit bercer la vie, à l’opposé de la folie humaine qui assassine!

Le dormeur du val

C’est un trou de verdure où chante une rivière,
Accrochant follement aux herbes des haillons
D’argent ; où le soleil, de la montagne fière,
Luit : c’est un petit val qui mousse de rayons.

Un soldat jeune, bouche ouverte, tête nue,
Et la nuque baignant dans le frais cresson bleu,
Dort ; il est étendu dans l’herbe, sous la nue,
Pâle dans son lit vert où la lumière pleut.

Les pieds dans les glaïeuls, il dort. Souriant comme
Sourirait un enfant malade, il fait un somme :
Nature, berce-le chaudement : il a froid.

Les parfums ne font pas frissonner sa narine ;
Il dort dans le soleil, la main sur sa poitrine,
Tranquille. Il a deux trous rouges au côté droit.

Et rappelons aussi Aube, un poème classique de l’expression du rapport authentique avec la nature. Là aussi, on retrouve notre mère la Terre!

Aube

J’ai embrassé l’aube d’été.

Rien ne bougeait encore au front des palais. L’eau était morte. Les camps d’ombres ne quittaient pas la route du bois. J’ai marché, réveillant les haleines vives et tièdes, et les pierreries regardèrent, et les ailes se levèrent sans bruit.

La première entreprise fut, dans le sentier déjà empli de frais et blêmes éclats, une fleur qui me dit son nom.

Je ris au wasserfall blond qui s’échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse.

Alors je levai un à un les voiles. Dans l’allée, en agitant les bras. Par la plaine, où je l’ai dénoncée au coq. A la grand’ville elle fuyait parmi les clochers et les dômes, et courant comme un mendiant sur les quais de marbre, je la chassais.

En haut de la route, près d’un bois de lauriers, je l’ai entourée avec ses voiles amassés, et j’ai senti un peu son immense corps. L’aube et l’enfant tombèrent au bas du bois.

Au réveil il était midi.

Quelle association aider quand on peut?

Sur le livre d’or une personne nous demande ce que l’on ferait d’une somme d’argent reçue, à quelle(s) association(s) cet argent pourrait bénéficier.

Nous avons pris du temps pour répondre à cette très intéressante question, mais bien difficile !

En effet, il faut être très réaliste en ce qui concerne la question de l’argent. A moins d’avoir un haut niveau d’engagement et une éthique parfaitement rodée, la corruption est un phénomène qui existe.

Il suffit de penser au récent scandale de la SPA (parisienne) avec notamment ses placements immobiliers.

De plus, à notre sens, il y a un autre point très important: la question de la médiatisation. Nous ne pensons pas qu’il soit correct que des gens se mettent en avant sur le plan individuel et en tirent un profit en terme « d’image de marque. »

Nous pensons ici par exemple à la Fondation Brigitte Bardot, ou bien encore à l’Association (du policier) Stéphane Lamart.

Est-il normal d’avoir le nom de quelqu’un de vivant dans le nom de l’association, de faire de cette personne la figure centrale, avec moult photos etc.? Tel n’est pas notre point de vue: ce sont les animaux qui doivent être au centre de notre démarche.

Il y a souvent dans les associations un culte du « président fondateur », et ce n’est pas correct. Sans parler de l’absence de véganisme de toutes ces personnes présidentes en quelque sorte à vie…

Alors pour répondre à la question, nous dirons qu’il faut privilégier les petites structures. Ce sont elles qui font un énorme travail de fond, avec une grande générosité.

Bien entendu (et c’est étrange) le véganisme n’est pas présent, ni même parfois connu! Mais ces associations travaillent « avec les moyens du bord », avec une démarche populaire sincère.

Nous pensons ici bien sûr surtout aux associations qui se « cantonnent » à sauver/protéger que certains animaux (chats, rongeurs,oiseaux etc). Ce qui n’est certes pas un mal en soi, car ces associations qui se consacrent à une seule espèce animale ont souvent un refuge et une compétence à ce niveau.

Reste la douloureuse question du financement.

Un bon exemple dans ce domaine est la SPOV : la Société Protectrice des Oiseaux des Villes qui se trouve à Châtillon, en banlieue parisienne.

Créée en 1989 par Nadia Fontenaille (décédée en automne 2009), la SPOV agit pour sauver et soigner des oiseaux blessés, quel que soit l’espèce. La SPOV oeuvre pour la mise en place de pigeonniers contraceptifs. En 2009, l’association a pris en charge 4387 oiseaux de 44 espèces différentes, venant de 15 départements différents.

Et cela dans des conditions héroïques, quand on voit le matériel et les locaux. Et les mots ne sont pas trop forts.

Et il faut savoir que la SPOV peut donc se déplacer pour récupérer un oiseau (les coordonnées de la SPOV: 68, rue Gabriel Péri, 92320 Châtillon, 01.42.53.27.22).

Il faut également noter l’existence des associations qui ont une démarche correcte envers les chatTE, telle L’école du chat libre.

Créée en 1978 par Michel Cambazard, le but de cette association est de protéger et d’intégrer les chats errants dans leur cadre de vie, en les stérilisant, tatouant et puceant.

Les matous les plus sauvages sont remis en liberté, ainsi ils ne croupissent pas dans une cage-prison de refuge jusqu’à ce qu’une personne généreuse vienne l’adopter.

On peut également penser au refuge FREE consacré aux rongeurs, qui a pour mission d’informer les futurs adoptantEs sur le comportement, les besoins et les soins à prodiguer à leurs animaux. Mais aussi d’accueillir au refuge les animaux abandonnés, trouvés, maltraités.

Après les soins nécessaires les animaux sont proposés à l’adoption. Les rongeurs ne pouvant être adoptés restent alors au refuge dans une « maison de retraite. »

On peut aussi citer l’association ADAF, dont l’objectif est de s’occuper de la protection, de la stérilisation, du suivi sanitaire et alimentaire des colonies de chats libres, des chats abandonnés, maltraités et/ou errants sur de l’Ile de Ré. En raison de la récente tempête, cette association a vu son refuge inondé.

Voilà quelques associations, mais bien entendu il y en a beaucoup d’autres. Le meilleur dans tous les cas étant de prendre contact, de passer, de voir sur le terrain. Rien ne peut être fait les yeux fermés, malheureusement. La compassion demande que l’on soit ferme et exigeant, et toute notre attention.

Enfin et juste pour finir: il ne faut pas oublier qu’affirmer la nécessité de la libération animale est une lutte juste, mais pas aux yeux de l’État. Les personnes victimes de répression (présente ou future!) ne sont pas à oublier.

Refuge des chats : un abandon toutes les dix-huit heures à Toulon

Dans Var matin on trouve un intéressant article sur une situation de plus en plus terrible:

Soixante animaux abandonnés en trente-cinq jours, soit un toutes les dix-huit heures. Les bénévoles de l’Association toulonnaise des amis du chat (Atac), en charge de la structure municipale à Lagoubran (1), ont du mal à aligner les chiffres.

Et pour cause : les abandons, entre le 1er juin et le 5 juillet, représentent le tiers de la totalité des animaux recueillis. Ils sont le reflet du comportement irresponsable de propriétaires faisant fi du respect de l’animal. Ils « confondent être vivant et objet », dénonce Valérie Celestrano, salariée au refuge.

« Ils viennent le soir, les jeter en bas du refuge. Ils n’ont pas le courage de nous les déposer », ajoute Michèle Medio, vice-présidente d’Atac. Une chatte prénommée Cendre par les bénévoles porte encore les traces d’une cordelette, « ayant certainement servi à lui attacher les pattes pour l’emmener jusqu’ici ».

Pas assez de refuges dans le Var

Une situation « catastrophique qu’il ne faudrait pas voir perdurer car cela va vite devenir intolérable », explique Michèle Medio.

Les nouveaux animaux de compagnie allongent aussi la triste liste… « Cet été, nous n’avons jamais eu autant d’abandons d’animaux malades, diabétiques, atteints de paralysie », dénonce-t-elle. Beaucoup confondent le refuge avec « un zoo ou un dispensaire ». Il accueille 180 chats pour une capacité limitée à 150. Il ne peut, pour le bien-être des animaux, grossir indéfiniment.

La ville, propriétaire des lieux, subit comme les structures d’alentours (l’école du chat à Ollioules ou encore le refuge seynois) les actes d’abandons de propriétaires, venus de l’est et de l’ouest Var. « Il y a un manque cruel de refuges », reconnaît Muriel Cochet, adjointe déléguée à la protection animale.

Mais de là à multiplier sans fin les refuges, les collectivités locales, gestionnaires des deniers publics, mettent un bémol.

L’abandon est un délit

Devant la lâcheté humaine et un incivisme de plus en plus criant, le combat est sans fin. Que faire si ce n’est « porter le débat au niveau national pour considérer l’animal comme un être vivant, ou encore, éduquer dès le plus jeune âge sur le respect de l’animal », explique Muriel Cochet. Le Grenelle sur l’animal changera-t-il la donne ? Espérons-le. « L’abandon n’est pas un acte anodin, c’est un délit puni par la loi », explique l’élue.

Le dispensaire de la société protectrice des animaux (SPA), implantée à Saint-Jean-du-Var (2) en charge des soins des animaux de personnes démunies, est confronté, aussi, aux abandons.

3 000 chats errants en ville

Les chatons sont les premières victimes de la non prise de conscience de stériliser. « On a abandonné cette année, les chattes et leurs portées. Quatorze chatons pour le seul mois de juin ! Les abandons ont progressé d’environ dix pour cent par rapport à l’an dernier », constate la responsable, Joëlle Lenardi. « C’est de pire en pire. Aujourd’hui, les chats domestiqués et non stérilisés sont jetés, de plus en plus, à la rue. »

Selon Muriel Cochet, les associations estiment à 3 000 le nombre de chats errants dans la ville. La campagne de stérilisation, lancée avec la SPA, depuis l’automne 2008 et financée par la ville à hauteur de 10 000 euros, a permis, déjà, « de stériliser au 30 juin, 206 chats, et ce n’est pas fini. »

1. Refuge des chats de Lagoubran, boulevard Aristide-Briand, à Toulon. Tél. : 04.94.62.16.36.

2. Dispensaire de la SPA, 32 rue Berthier à Toulon.

Mais les trois commentaires valent aussi qu’on s’y intéresse:

11/07/2009 00:17 PATRIANOSTRA

Comment ne pas avoir les tripes qui se tordent face à cela ? Et après on se prétend humain !

11/07/2009 01:29 sweetshadow

Petite appel à l’aide si quelqu’un peut aider.
Je connais une dame qui va être expulsée sous peu, le gros problème c’est qu’elle a 20 chats à placer pour pouvoir espérer trouver un nouveau logement, donc si quelqu’un est intéressé…

11/07/2009 01:30 supertomate

L’espèce humaine me dégoute !

Le premier commentaire est signé de quelqu’un qui a comme pseudo un nom facho (« notre patrie »), le second commentaire est un appel à l’aide terrible, et le troisième un exemple de misanthropie!

Une démonstration de ce qu’est une attitude « spontanée » qui ne connaît pas le veganisme: la réaction devient alors négative, les gens se retournent sur eux-mêmes!