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« L’incroyable marché des animaux de compagnie »

Hier soir sur France 5 a été diffusé un reportage intitulé « L’incroyable marché des animaux de compagnie » qui est présenté ainsi :

Près de 61 millions d’animaux de compagnie ont été recensés en France. Un foyer sur deux accueille au moins un compagnon tel qu’un chien, un chat, un furet, un lapin, un chinchilla ou un serpent. Les Français consacrent également un budget important au bien-être de leurs animaux…

Avec une telle présentation, il n’est pas forcément évident de supposer quelle sera la tournure du reportage, même si, logiquement, on peut craindre…

Et bingo, le reportage commence avec la présentation d’une famille vivant avec leurs 30 furets. Furets qui sont pour le journaliste des « rongeurs à l’odeur particulière ». Le furet est un mustélidé du genre mustela, genre qui comprend également la belette, l’hermine, le vison et n’est donc certainement pas un rongeur !

Suite à la présentation du sommaire du reportage et à un manque de connaissance flagrante du sujet, on comprend de suite quelle sera la teneur du documentaire. Le reportage se poursuit ainsi en animalerie où un couple y achète un lapin et tout le matériel pour son confort « de base ».

Bien que ce ne soit pas le propos de l’émission, l’adoption en refuge n’est nullement évoquée, ni de près, ni même de très loin.

Par ailleurs, les achats de nourriture et d’accessoires ne sont présentés que dans un contexte de supermarchés et d’animaleries, là où le plus souvent la nourriture est de mauvaise qualité. Les sites de vente spécialisés par VPC où se trouvent des aliments bio, sains et de haute qualité ne sont pas évoqués non plus.

Le documentaire se poursuit dans une très grande clinique vétérinaire de 400 mètres carrés à Nantes qui contient laboratoire d’analyses, appareils pour échographies, endoscopies et radiographies. Et un hôpital pour les animaux convalescents.

On y entend un vétérinaire prétendre que… vouloir soigner des animaux ainsi (en dépensant beaucoup d’argent) serait « irrationnel » car relevant de la « passion ».

Selon lui, et la majorité pensante, il serait « irrationnel » de débourser des sommes conséquentes pour vouloir soigner un animal, qui n’a coûté que quelques euros.

Posons la question: est-il question d’un être vivant ici ou d’une collection de timbres ? Le vétérinaire n’a pas l’air de faire la différence, sa mentalité est celle d’un mécanicien. Cela en dit long sur la conception dominante.

Montrer que la médecine vétérinaire progresse et la demande qui va avec (les dépenses vétérinaires ont explosé de 72% en 10 ans), est balayée en 2 secondes avec les propos dénués de compassion et de compréhension de ce vétérinaire.

Le reportage voyage ensuite aux États-Unis où un chien castré va se faire opérer afin de se faire poser des testicules en silicone. C’est un des moments forts du documentaire où la bêtise atteint des sommets. Car endormir et opérer un animal n’est jamais sans risques. Risquer de l’endormir pour combler ses propres complexes physiques (et psychologiques) est juste de la pure inconscience.

Puis retour en France où on nous présente une poupée gonflable pour chiens. Afin de montrer le prétendu succès de cette poupée, un jeune couple ouvre ses portes au journaliste. La femme disant à son chien, en lui montrant ce chien de plastique : « Tu l’as trouve pas jolie ? ». Ou comment prendre les animaux pour des êtres stupides sans aucune émotion ni aucun ressenti du réel.

On atteint là un degré vraiment profond d’aliénation.

Avant-dernier tour d’ horizon avec un passage dans une pension belge pour chiens. Tout le confort se veut être présent, sauf qu’on entend pas parler d’occupations, de câlins, de sorties (sauf contre paiement bien-sûr!) et logiquement, toute l’inutilité l’est aussi afin de se faire de l’argent sur le dos de nos amiEs : un écran plat pour les chiens et un rétroprojecteur pour les chats.

Une vision totalement dénaturée.

Pour finir en « beauté », « Rocky, Peaches, Mickey, Mandy, Jenny, Dusty, Sisko et Batton  sont rentés à la maison. Ils ont l’air en pleine santé. En réalité sur ces photos ils sont déjà morts » cette phrase se voulant peut-être légère et sans importance, sert à présenter une méthode infâme de conservation des animaux morts : la lyophilisation.

Le processus consiste à retirer toute l’humidité du corps de l’animal, une autre forme de taxidermie pour ainsi dire.

Ce reportage est décadent et dégradant, autant pour les personnes qui s’investissent pour les animaux « de compagnie » (ces personnes passant pour des hurluberlus) que pour les animaux eux-mêmes bien sûr.

Le peu de choses positives qui sont présentées (le développement conséquent de la médecine vétérinaire ou une piscine pour des chiens qui s’y amusent clairement ou un cimetière animalier) sont de suite ridiculisées avec des propos hautains et/ou anthropocentristes, ou bien avec un ton limite enjoué sur un sujet grave et important ou bien encore ces aspects positifs ne sont pas mis en avant et sont bâclés.

Vouloir le meilleur pour son compagnon à poils, à plumes, à écailles etc. est normal, évident et très fortement bienvenu. Mais comme à l’habitude, ce reportage ne prend pas le parti des animaux. Caché sous un ton sympathique et se voulant neutre, cette émission se moque globalement des animaux de compagnie, et d’ailleurs, le mot de la fin du journaliste est… « anthropomorphisme » !

Des vegans sur TF1?!

Samedi soir (22 janvier 2011) au 20 heures de TF1 présenté par Claire Chazal, il y a eu un petit reportage consacré aux « vegans. » On ne sera nullement étonné qu’une partie des vegans trouvent cela excellemment bien, et que d’autres, dont nous faisons partie, s’en moquent complètement, voire trouvent cela dommageable.

La raison en est simple : TF1 est un média partie prenante de la société et de ses valeurs ; 97 des 100 meilleures audiences de l’année 2010 ont été faites par TF1…

Donc, les vegans qui ne considèrent pas que le véganisme soit une rupture complète avec les valeurs dominantes trouvent forcément bien qu’un média de masse comme TF1 parle des vegans, que soient montrés des produits similis (fausse « viande », faux « cuir », etc.).

Par contre, les vegans considérant que le véganisme va avec une critique totale des valeurs de cette société trouvent bien entendu cela insupportablement petit-bourgeois.

Il s’agit de deux mondes, aux valeurs différentes, à l’esprit différent, à la démarche différente, à la culture différente. Et à LTD, nous savons que le véganisme n’est pas né en France dans les années 2000, mais justement dans les années 1990 dans les squatts (notamment à Paris et Lille).

Tout comme nous savons que le véganisme tel qu’il s’est développé en Angleterre va de pair avec l’affirmation d’un mode de vie alternatif, de valeurs alternatives. Sans parler des USA et l’Amérique latine, avec la culture activiste combinant véganisme et écologie radicale.

Bien entendu, nous comprenons tout à fait que certains fassent le choix de s’extasier que TF1 parle des « vegans », tout en satisfaisant très bien que les communiqués de l’ALF soient considérés comme du terrorisme dont il-ne-faut-surtout-absolument-pas-parler.

Il est effectivement bien plus facile de se voiler la face et de nier que les choses vont de mal en pis, que de plus en plus d’animaux se font tuer dans le monde, que la planète se fait de plus en plus martyrisée.

Dire qu’il y en a qui critiquent LTD comme quoi nous serions « religieux » parce que nous parlerions de Gaïa pour exprimer le fait que toute vie sur notre planète est liée à l’ensemble.

Alors que la véritable croyance sans fondement, elle est là : dans le fantasme d’un progrès unilatéral, proprement bourgeoise, sans contradictions, d’une évolution vers le progrès… et soutenue par TF1?

Reportage sur les vegan de Londres

On peut voir ici un  court reportage sur  le végétarisme et le véganisme à Londres. Le reportage présente ce mode de pensée éthique comme étant quelque chose de « sexy » ! Selon la présentatrice les Anglais auraient rendus « l’ecologie sexy » !! Dans un pays où le véganisme est développé et est un acte militant, entendre ce genre de propos de bobo inculte est horripilant.

Bien que le reportage ait l’avantage de présenter la présence relativement imposante du véganisme à Londres (on notera que 1 Londonien sur 10 ne mange pas de « viande »), le reportage mélange à toutes les sauces végétarisme, végétalisme, le véganisme étant soit à part, soit inexistant, soit une sorte de suite « fashion » du végétalisme. « Fashion » car il n’est pas question de militantisme (sauf à travers les marchandises véganes militantes vendues dans les commerces présentés) ni d’activisme, mais le reportage s’intéresse surtout aux restaurants et boutiques de vêtements vegan…

Bien que le reportage soit très superficiel et assez péteux tout de même (« oui une chaussure vegan ça existe », « eh oui il y a une littérature végane »), il vaut le coup d’être regardé et de se dire que nous pouvons facilement inverser la tendance pour sauver les animaux et la planète…

A condition bien entendu d’avoir une vision claire de la libération animale, une vision absolument sans compromis, une vision qui n’amène pas à se cantonner dans une vie individuelle en faveur de « droits » pour les animaux, mais à s’engager radicalement dans la bataille pour notre planète!

Exploitation, souffrance animale et volonté d’agir

Voici un petit reportage très intéressant car dressant un panorama de l’exploitation et de la souffrance des animaux. Cet ancien reportage télévisé montre les sévices endurés par les animaux des zoos, des laboratoires, de boucherie, à cause de la chasse…

Les images sont très difficiles, à l’instar de ce que vivent au quotidien les animaux exploités…

Que ce genre de reportage soit diffusé sur les chaines nationales de grande écoute (bien qu’ici ce documentaire n’a été vu que sur France 3 Sud) est une très bonne chose pour informer, voire sensibiliser à la souffrance animale.

Cependant, ne soyons pas dupes car la seule solution proposée est de les laisser « vivre correctement ». Mais que signifie donc « vivre correctement » ? Un élément de réponse est dans la suite de la citation de la journaliste :

« et quand on les tue leur éviter un maximum de souffrir »

Même si ce principe peut sembler, au tout premier abord, correct, les animaux n’ont pas à vivre simplement « correctement ». Les animaux, tous les animaux, doivent vivre dignement, sans exploitation, sans réformisme visant à seulement donner bonne conscience aux consommateurs et consommatrices !

La seule solution à la souffrance et l’exploitation est le véganisme et la libération animale. Le reste n’est rien et n’existe que pour rassurer et tenter de convaincre d’une fausse bonne action morale.

D’ailleurs la conclusion résume malheureusement très bien la mentalité à l’égard des animaux :

« Car les respecter c’est aussi nous respecter »

Les animaux en tant que tels ne sont ni pris en considération ni respectés pour ce qu’ils sont : des êtres à part entière vivant pour eux, pour leur survie. Il serait temps

de respecter les animaux de manière désintéressée, aimer les chats car ils apaisent, aimer les chiens car ils sont fidèles, aimer les grands singes pour leur familiarité avec nous….

Les animaux n’existent pas pour être à notre service, ni pour panser nos plaies et encore moins pour servir de défouloir, comme le relate cette nouvelle actualité, qui montre une fois de plus que les animaux ne sont considérés que comme des outils à notre service. Et si « cet outil » n’a bien fonctionné, on déverse sa haine sur lui.

C’est l’histoire de Nicolas, un galgo retrouvé laissé pour mort sur le bord d’une route espagnole. Que Nicolas n’ait pas succombé aux atrocités qu’il a subit est incroyable car il avait les hanches totalement pourries et ses muscles ont été coupés par un objet tranchant.

Voici des images des blessures insoutenables du chien et voici le communiqué de l’Europe des lévriers:

UNE BOUCHERIE !!!!

Il n’est pas mort. Lorsqu’elle a trouvé ce galgo gisant sur la route, Leticia a du garder tout son sang-froid. Du sang ? Il y a bien longtemps qu’il n’en coulait plus de ses blessures. C’était un galgo chocolat. Il a été trouvé le jour de Noël dans la ville de Tolède…

En dix ans de sauvetage de galgos, Cristina et moi, nous n’avons jamais vu une telle horreur ! Ce galgo a reçu 3 balles dont l’une d’entre elles est encore dans son abdomen. Mais ce n’est pas le pire. Ses hanches ont été coupées dans la chair et dans le muscle.

Après auscultation du vétérinaire, on en conclut que son galguero a tiré sur lui, laissé pour mort, puis il l’a découpé de chaque côté des hanches jusqu’à l’os. Ce galgo est resté dans cet état pendant plusieurs semaines. Lorsqu’il a été trouvé, sa chair était tellement pourrie que l’odeur en était insupportable. Il aurait subi ce supplice en été, il aurait été mangé vivant par les vers. Ses plaies était tellement infectées que le vétérinaire chercha d’abord à endiguer l’infection.

Allez trouver un vétérinaire ouvert un 25 décembre ! Tout était fermé. Personne n’aurait ouvert, surtout pas pour un galgo. Désespérée, Leti l’apporta au premier vétérinaire qui lui ouvra sa porte. Deux jours plus tard, il fut transporté d’urgence dans la clinique de Cristina à Madrid … «

Ce galgo est dans un état catastrophique, où l’avez-vous trouvé ? » s’écria, horrifié, son vétérinaire. Les hanches du galgo étaient totalement pourries et ses muscles visiblement coupées par un objet tranchant. Le vétérinaire reconnu que cet acte était d’une incroyable cruauté. Ce galgo n’a que … 8 mois !!!

Lorsque Leticia l’a trouvé, ce galgo pourrissait vivant !!! Il est resté sur la table d’opération pendant 2 heures. Il a fallu retirer toute la chair pourrie… beaucoup de chair et rogner autour de l’os… Nous ne savons pas s’il s’en sortira mais il se bat admirablement pour rester en vie. Il arrive déjà à manger seul et à marcher. Bien sûr, il est sous l’effet de la morphine, sinon ses cris de douleur seraient assourdissants. Il serait impossible de supporter une telle souffrance.

Notre vice-présidente, Cristina, va le prendre en accueil en espérant qu’un jour une famille pourra l’accueillir en France. Il va avoir besoin de soins plusieurs fois par jour : changer ses bandages, veiller à ses médicaments, le surveiller…. C’est le premier défi de Cristina pour 2011 comme Sari autrefois. Elle l’a nommé «NICOLAS », comme Saint-Nicolas qui donna naissance au personnage du Père Noël. C’est sûr : Cristina est le plus beau cadeau que ce galgo puisse rêver. Longue vie à toi, Nicolas !

http://www.kizoa.fr/diaporama/d1383195kP101815350o4/nicolas
http://www.youtube.com/watch?v=I3T56qtgb1Q
http://www.youtube.com/watch?v=I3T56qtgb1Q
http://www.youtube.com/watch?v=fEeFD016ekY

Que nous soyons choqués par ces terrifiantes images est un fait, que nous souffrons pour ce chien, et pour tous les autres animaux, est tout à fait normal, naturel.

Ceci étant, cette souffrance doit donner la force de se battre pour libérer et sauver les animaux de leur abject statut de marchandises.

Le véganisme n’est pas une démarche individuelle pour se donner bonne conscience, le véganisme a pour but de sauver des vies et de se battre pour perpétrer cela. La souffrance ressentie, quand on sait les atrocités subies par les animaux, ne doit pas se transformer en haine misanthrope non constructive.

C’est à nous d’agir, nous en avons le pouvoir et la capacité, il faut se forcer à dépasser ce sentiment improductif afin d’amener au véganisme et ainsi de laisser les animaux vivre librement, ne jamais leur supprimer la vie!