• Piratage de l'Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier et communiqué du Haut-Valromey

La montagne Niyamgiri et son peuple sont menacés

L’Inde est un pays où il existe encore une vaste population de tribaux, qui ont un rapport différent et « respectueux » envers la nature. Rapport mystico-religieux où les éléments naturels sont sacrés et protégés.

En Inde dans l’état de l’Orissa, la montagne de Niyamgiri est ainsi sacrée pour le peuple Dongria Kondh qui y vit. Dongria signifie « peuple des collines » dans leur langue. Cette tribu se voit menacée d’expulsion car cette montagne est riche en bauxite, minerai utilisé pour faire de l’aluminium, et se bat contre ce projet depuis 1997.

En fait, l’exploitation de la montagne n’avait pas été autorisée à la société Vedanta par la Cour suprême…Mais comme par hasard, une de ses filiales a elle obtenu les droits pour celle-ci!

Ce qui est d’une triste ironie, car la Cour Suprême Indienne a accordé l’exploitation de cette mine, alors que fin 2009 elle avait rejeté le projet de Vedanta d’exploiter la bauxite de Niyamgiri, en raison “de sa mauvaise réputation en matière environnementale et de respect des droits de l’Homme. Un jugement du 23 novembre 2007 concédait en effet que Vedanta n’était pas une entreprise digne de confiance, compte tenu des diverses violations aux droits de l’Homme et de l’environnement dont elle s’était rendue coupable à travers le monde.”

Et pire encore dans cette ironie barbare, en 2004 la société Sterlite, qui appartient à Vedanta Ressources, a déjà commencé à piller la montagne Niyamgiri en y installant une raffinerie d’aluminium en aval.

Outre le pillage de la montagne, les populations locales avaient été mises dehors de chez elles, et diverses maladies des yeux et des poumons sont déjà apparues au sein de la population tribale…

Evidemment, dès cette époque, la société Sterlite fut l’objet de graves accusations telles que « des expansions de production illégales, une gestion irresponsable des déchets dangereux, la violation des droits des populations autochtones, des salaires indécents, de conditions de travail dangereuses dans les mines et les usines et des actes de corruption. »

Et d’ailleurs, comme le précise cette page consacrée aux Dongria Kondhs « l’office du contrôle de pollution du gouvernement d’Orissa a estimé que les émissions chimiques de la raffinerie étaient ‘alarmantes’ et ‘continuelles’. »

On peut voir également une vidéo en français ici, et un documentaire en anglais là.

Car il existe une mobilisation au sujet des Dongria Kondhs en Angleterre, en raison du caractère anglo-indien de l’entreprise concernée. Ainsi une page a été achetée dans la revue américaine du showbusiness “Variety”, pour demander de l’aide à Cameron, le réalisateur d’Avatar, expliquant que les Dongria Kondhs sont les équivalents des Navi’s.

Bien peu de choses sont pourtant à attendre des médias ou des ONG, ou des personnalités. Car quels que soient les pays où se trouvent encore quelques rares indigènes, ceux-ci n’ont aucun droit face à ces géants de l’industrie où règne la corruption. La quête de profit aura toujours le dernier mot même si les destructions qui vont avec sont largement identifiées et prouvées.

On est soit une partie du problème, soit une partie de la solution, et le profit choisit toujours son propre camp.

La résistance des indigènes, souvent marquée par un grand activisme de la part des femmes, est donc quelque chose à valoriser, bien plus que les associations.

En effet, outre les pressions et les menaces que subissent les Dongria Kondhs – mais aussi les personnes voulant les soutenir ou simplement s’informer sur leur situation, comme le cas de ces enquêteurs menacés fin 2009 –  afin de lâcher leurs terres, les peuples indigènes sont des personnes aimant leur environnement et sont prêts à donner leur vie pour protéger la nature.

Tout comme les Bishnoïs ou les Chipko ont donné de leurs vies pour protéger des arbres menacés de destruction, les Dongria Kondhs n’hésiteront pas non plus à se sacrifier pour sauver la destruction de leur montagne.

Ceci est parfaitement honorable et mérite d’être mis en avant. Les valeurs qui sont portées doivent se voir reconnues, et non pas le culte du profit, de l’accumulation de biens de consommation, le fétichisme du “dernier cri”, etc.

Et cela ne signifie pas qu’il s’agit de nostalgie; bien plutôt s’agt-il de réalisme: la bauxite, qui est un élément naturel, joue un rôle de régulateur dans l’environnement car elle retient les eaux de la mousson pour les redistribuer ensuite de manière régulière.

Le profit ne se préoccupe pas de ce genre de choses: il pille, et voilà tout.

On saura d’ici quelques mois s’il y aura l’autorisation d’exploiter la mine et devant quelle pression cède l’Etat indien. Mais s’il cède devant le profit, ce qui est malheureusement bien probable, non seulement les populations locales seront chassées de leur lieu de vie (et de culte) mais en plus la nature sera détruite car à cet endroit se trouve aussi une forêt de 670 hectares où y coulent différents cours d’eau, sans compter les populations de faune et de flore…

Et c’est tout un symbole d’un processus en cours à l’échelle de la planète: la guerre contre Gaïa.

Leur sang coule, rouge comme le mien ou le tien

Voici le texte d’une chanson du groupe Purification, dont on peut découvrir la musique (hardcore / metal) sur cette page.

Holy war, Fight the holy war
Overthrow the empire built on blood
Guerre sacrée, mène la guerre sacrée
Renverse leur empire fondé sur le sang

Countless lives perish day by day
While you stand still in front of this sickness
My life´s mission to bring them liberation
Un nombre infini de vies périt chaque jour qui passe
Alors que tu fais face à cette horreur
La mission de ma vie est de leur apporter la libération

Holy war, Fight the holy war
Overthrow the empire built on blood
Guerre sacrée, mène la guerre sacrée
Renverse leur empire fondé sur le sang

Countless lives perish day by day
While you stand still in front of this sickness
My life´s mission to bring them liberation
Un nombre infini de vies périt chaque jour qui passe
Alors que tu fais face à cette horreur
La mission de ma vie est de leur apporter la libération

Members of species that has collectively waged relentless war against defenseless creatures and all of the natural world
The human Destruction of its own kind and of the myriad forms of life with whom we cohabit the Earth must be halted
Des membres d’une espèce qui mènent collectivement implacablement une guerre contre des créatures sans défense et tout le monde naturel
Il faut arrêter la destruction humaine de sa propre espèce et de myriades de formes de vie avec qui nous cohabitons sur la Terre

Fight fire with fire, that´s what we must do
To put an end to the slaughter of the innocent
Combattre le feu avec le feu, c’est ce que nous devons faire
Pour mettre un terme au massacre de l’innocent

Their blood flows red just like yours or mine
Their suffering is just as real as yours or mine
Yours or mine
Leur sang coule, rouge comme le mien ou le tien
Leur souffrance est aussi réelle que la tienne ou la mienne
La tienne ou la mienne

As a thousand tears have been shed
Brothers and sisters continue to cry and bleed
Alors que des milliers de larmes ont coulé
Les frères et les soeurs continuent de pleurer et de crier

Staring into the depths of hell now i know
What my place in this world is
For justice will only be attained
If I throw myself in the frontline
Conscience is the light guiding me out of this swamp
Les yeux fixés sur les profondeurs de l’enfer maintenant je sais
Ce qu’est ma place dans ce monde
La justice ne sera obtenue que
Si je me jette dans la ligne de front
La conscience est la lumière qui me guide hors de cette ornière


Now I know what has to be done
Talk is ineffective and tears won´t end the slaughter
Only action counts
Maintenant je sais ce qui doit être fait
La parole est sans effets et les larmes n’arrêteront pas le massacre
Seule compte l’action

Hoy war, fight the holy war
Overthrow the empire built on blood
Guerre sacrée, mène la guerre sacrée
Renverse leur empire fondé sur le sang