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Interview de Straight-Edge.sk

Voici une interview de Viktor, qui en Slovaquie s’occupe du site straight-edge.sk, un site actuellement en reconstruction, Viktor tentant d’améliorer et de contribuer à l’émergence d’une scène straight edge dans son pays, en Europe centrale. Une contribution sur des bases vraiment très sympathiques, comme en témoignent ses réponses (même si on pourra penser qu’elles sont très dans l’esprit ’88, expression désignant l’année 1988 et la culture allant avec, impulsée par le groupe Youth of Today et avec comme valeur le végétarisme allié au straight edge et non pas la culture “vegan straight edge”).

Voici les questions et les réponses très positives et constructives de Viktor.

En quoi consiste le projet straight-edge.sk ?

Déjà, je suis vraiment content que vous ayez trouvé mon site web et tout d’abord, je veux vous remercier de vouloir connaître quelque chose sur la scène dans mon pays et sur ​moi. J’ai commencé straight-edge.sk en octobre 2011pour plusieurs raisons.

Il n’y avait pas de site web actif (ni zines ni autres choses) sur la scène Straight Edge en Slovaquie. Il y a quelque temps il y avait le site sxe.sk, mais à ce moment-là je n’étais pas intéressé dans le Straight Edge, donc je ne sais pas ce qu’était vraiment ce projet.

De nos jours, il y a des gens actifs, mais on en est pas encore à une menace générale pour toute la Slovaquie. Je peux mentionner Carpath Bears X (carpathxbears.org) [dans la ville de Bratislava] et le collectif autour du site hard-core.sk.

Je suppose que je suis une personne relativement active, donc je veux faire quelque chose pour la scène et la meilleure façon que j’ai trouvé est de commencer des sites web et une mini distribution locale. Parce que je suis intéressé par Straight Edge, mais aussi dans le véganisme, le féminisme, l’anarchisme et beaucoup de choses ; mon point de vue sur la scène et « tout ce qui va avec » est plus politique et que c’est aussi ce qui donne un certain profil au site.

Je pense qu’aujourd’hui il y a beaucoup d’ignorance dans la scène sXe et je veux changer cela.

Les gens de nos jours et notamment dans la scène Straight Edge sont superficiels, ils vous jugeront à cause de votre tatouages, de la musique que vous aimez, en raison de votre coupe de cheveux, des vêtements que vous portez… En raison de tout. « Oh, tu n’as pas un T-shirt straight edge ? Pédé »

Franchement, qui se soucie de cela ? Nous sommes juste des êtres humains! Vous le savez, il y a aussi l’influence des groupes et la propagande.

D’abord, quand j’ai vu la vidéo de « xREPRESENTx », de la chanson « The downfall », je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer [le clip qui apparaît comme caricatural présente des straight edge faisant sortir violemment une personne d’un bar et le menaçant ; on ne comprend le fond en réalité qu’avec le texte, qui attaque les gens ayant rompu avec les valeurs straight edge].

Je pensais : « Qu’est-ce qui s’est passé dans la scène ? Que diable veut cet abruti et que fait-il dans la scène hardcore ? » Des grosses voitures, une image macho, des grands sweat-shirts noirs à capuches et une chanson sur les « traîtres de la scène straight edge » ? Des trucs comme cela me rendent dingue !

Je veux le changement et je le veux maintenant. Je veux une scène pleine d’êtres humains, pas pleine de jeunes fans de hardcore éduqués par MTV, avec les fringues à la mode et les plus petits cerveaux qu’on peut voir. Je veux l’amitié et la loyauté dans les concerts, je ne veux pas de barrières, pas de ségrégation selon les genres [hommes/femmes], bien entendu pas de racisme…

Je veux des gens qui se préoccupent de leur scène locale, de la politique, et des gens qui veulent être une partie de la scène. Et en raison de cela, j’ai décidé de commencer le changement par moi. J’ai commence le site web, où j’essaie d’écrire autant que je peux (je travaille à plein temps, et donc parfois c’est difficile).

J’ai aussi commencé avec ce « projet » ma petite distribution et je veux soutenir les groupes autant que je peux… Ainsi, en conclusion, pour une réponse à votre question – le site Web et la distrib’ sur straight-edge.sk est mon action directe contre la situation présente dans la scène Straight Edge.

A quoi ressemble la scène Straight Edge en Slovaquie ?

Eh bien… y a-t-il une scène Straight Edge ? Je ne pense pas qu’il y ait ce qu’on peut appeler une scène Straight Edge. A Bratislava, exactement à l’opposé de la Slovaquie (de Kosice où je vis il faut six heures de train pour aller là-bas), il y a des gens actifs. Comme mentionné, il y a Carpath X Bears, les gens de hard-core.sk et aussi des groupes comme Abhorrence ou Point Blank Range.

Mais, je suppose qu’il y a pas mal de concerts Straight Edge, à Bratislava et à Kosice aussi, mais cela ne veut pas dire que l’organisateur de concerts soit Straight Edge, mais il y a eu l’occasion d’inviter des groupes et cela a été fait. En outre, à Kosice, il n’ y a pratiquement pas de personnes Straight Edge à ces concerts, seulement des jeunes qui veulent s’amuser et écouter de la bonne musique et des trucs comme ça.

C’est peut-être triste de voir que personne ne s’intéresse à ces idées étonnantes d’une vie autonome. Mon opinion à ce sujet, c’est que s’il y a une scène Straight Edge, alors c’est centralisé dans l’ouest de la Slovaquie, à Bratislava… Mais à mon sens, on ne peut pas désigner cela comme une véritable scène. C’est plutôt quelque chose comme une infime partie de la scène hardcore, je pense !

Que penses-tu du véganisme ? Nous pensons que Vegan & Straight Edge cela va ensemble, quel est ton point de vue ?

Eh bien, je suppose que c’est une question pour de longues nuits d’été lorsque vous n’avez pas besoin de quoi que ce soit et que vous pouvez simplement vous asseoir avec vos amis autour du feu quelque part dans la nature sauvage et parler et beaucoup penser et parler…

Je considère le Straight Edge comme une partie de sa propre (r)évolution mentale et c’est relié à beaucoup d’autres idées et de croyances sur toute une vie, et des choses comme cela. Je suppose que quand le Straight Edge devient une chose naturelle pour soi, et que cela n’est pas forcé, qu’on réalise les choses telles qu’elles sont, alors on voit qu’on avait les yeux fermés et qu’on ne voyait pas beaucoup de problèmes sociaux.

Quand on commence à être Straight Edge, on peut voir comment sont traitées les femmes, où amène pour les gens une vie auto-destructrice et malsaine, comment son traités les animaux, et on peut en discuter toute la nuit…

Quand je parle de sa propre (r)évolution personnelle, je pense que le véganisme n’est pas directement relié au Straight Edge. Nous connaissons l’histoire et à quoi cela a ressemblé dans les années 1990, avec le Hardline et Earth Crisis et… Mais si je pense que le Straight Edge est séparé, cela va main dans la main avec le végétarisme / le véganisme.

Nous pouvons comparer cela avec l’anarchisme et l’anti-consumérisme. L’anarchisme est une sorte de manière de penser idéologique et utopique (et dans le meilleur des cas, une manière de vivre), et dans ses fondements, cela n’a rien en commun avec l’anti-consumérisme, mais c’est relié…

J’espère que vous comprenez ce que je veux dire. Je pense que le Straight Edge est une façon personnelle de vivre sa vie. Eh bien, c’est bien, mais avec cela, on en veut davantage. Vous ne voulez pas menacer les animaux, vous ne voulez pas menacer les femmes comme objet de désir sexuel…

En raison de l’histoire commune du véganisme et du Straight Edge, nous pouvons dire que cela va ensemble et que c’est connecté de manière solide.

Mais le véganisme n’est pas obligatoire pour être Straight Edge et inversement. Mais c’est juste mon avis. Enfin, je tiens également à mentionner que, lorsque j’ai utilisé le slogan « Vegan positive » en bannière de mon site, je ne voulais pas que cela soit un site orienté strictement XVX… C’était seulement (au sens complet du titre): Nous sommes Straight Edge, nous ne voulons pas faire partie de votre société auto-destructrice pleine de drogues et de liqueurs, Nous n’aimons pas les néo-nazis et le racisme et nous soutenons le véganisme.

Ici en France, nous constatons, sans avoir pour autant une vue globale, l’émergence du « hardline » nationaliste dans l’Est de l’Europe. Qu’en penses-tu ? Sont-ils réellement « Straight Edge » selon toi ?

Ici, en Slovaquie et dans la République tchèque (nous étions un seul pays, la Tchéquoslovaquie, jusqu’en 1993, nous avons pratiquement les mêmes langages et traditions, mais depuis nous sommes des États séparés), il y a le même problème… Les Nationaux Socialistes veulent attirer les jeunes et c’est pour cela qu’ils veulent se débarrasser de l’imagerie skinhead.

Les skinheads étaient rudes, ils étaient agressifs, avec des perspectives agressives et ils attiraient l’attention de la société. Cette nouvelle « vague » est plus attrayante parce qu’ils portent de beaux
vêtements, des sweat-shirts à capuches et des blue jeans bleus et des chaussures de skates et des casquettes… Ils sont davantage comme la majorité de la société. Ils cadrent très bien avec elle, et ils infiltrent.

Ils veulent lutter contre la drogue et cela a été la raison pourquoi ils ont commencé à s’associer avec les idées Straight Edge. Eh bien, ils peuvent être très dangereux. Si ils en ont l’occasion, ils utiliseront les médias dominants pour informer que ce sont EUX les Straight Edge et alors le Straight Edge sera transformé en quelque chose de vraiment différent de ce qu’il était. Je ne pense pas qu’ils soient Straight Edge.

Le Straight Edge, c’est avec le hardcore, le punk, la tolérance et l’anti-racisme. Le Straight Edge a été, est et sera lié à la culture alternative, avec des gens ouverts d’esprit, et même il n’y a pas besoin d’être lié à la musique hardcore pour être underground, cela peut être du hip hop ou du folk alternatif…

Et aussi, je pense que n’ont jamais été liés aux politiques de droite, l’activisme environnemental, la scène hardcore, les manières de vivre punk et alternative.

Ce que les nazis essaient de faire est simplement de trouver un moyen d’avoir une place dans la société. Cependant, je sais que les néo-nazis sont plus ou moins acceptés par la société. Ici en Slovaquie (mais aussi en Russie, dans la République tchèque et ailleurs…), il y a des fractions hardbass [rassemblement sur des places publiques de jeunes avec des masques et dansant sur une variante particulière musique techno hardcore].

On peut en voir sur youtube, avec des drapeaux slovaques, des habits Thor Steinar [marque pro-nazi allemande] et d’autres saloperies, mais je pense que ce n’était qu’une vague, il n’y avait rien, au bout de quelques mois il y avait des hardbass partout, puis plus rien…

Le principal « mot d’ordre » de la Hardbass est « Danse la Hardbass avec nous, vis une vie sans drogues. » Leur échec peut également être lié à nos médias dominants. Comme les néonazis et les hooligans sont des sujets très recherchés, avec beaucoup d’audience, aux informations télévisées, nos médias ont cherché et cherché sur la Hardbass et fait de nombreux reportages avec des titres comme « la Hardbass – le nouveau jeu des radicaux de droite et des hooligans »…

Cela s’est révélé contre-productif pour eux… :) Même si je pense que ce n’est qu’une nouvelle vague de néonazis et que dans quelques temps personne ne s’en rappellera, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas rester vigilants.

Nous avons également à défendre nos positions et définir ce qu’est le Straight Edge et ce qu’il n’est pas.

Et, pour ce que je sais, la majorité de ces danseurs Hardbass n’est pas straight edge, même s’ils mettent des croix sur leurs mains…

Ils veulent juste être conforme à un groupe et ils veulent lutter contre les drogues dures, comme l’héroïne, les amphétamines et les trucs comme cela, mais c’est n’importe quoi…

Comment vois-tu ton futur et celui de la scène Straight Edge ?

Difficile à dire, vous savez… Je suis un jeune homme, et j’ai beaucoup d’ambitions. Je veux monter mon label pour presser des vinyls et soutenir de bons groupes, je veux une distribution plus grande, faire quelques concerts par an et écrire un fanzine…

Mais je ne veux pas gagner de l’argent avec cela.

J’ai un bon travail, je suis programmeur à plein temps. Tout ce que je veux, c’est vivre de façon active, ne pas stagner et ne pas être passif. Je veux faire ce que je veux, je veux être beaucoup de temps dans la nature, avec mes amis, être créatif et avoir une pensée positive.

Je fais aussi de la boxe thaï en amateur, alors peut-être que j’aurais une certaine ambition dans le championnat amateur local? Je ne sais pas, le temps le dira… Et la scène Straight Edge? Je suis une personne optimiste, donc je pense que, parfois, cela ira mieux, et je vais faire beaucoup pour l’améliorer. Depuis Octobre j’ai commencé des sites webs, une distro, j’ai traduit le livret pour Mike XVX (je l’ai dans la distro donc je l’ai fait pour le rendre plus accessible aux gens) et j’ai traduit l’ensemble des documents du DVD « EDGE Perspectives on drug free culture » en slovaque.

Je peux voir que certaines personnes ont commencé à être intéressé par le sXe, ont commencé à me soutenir et je suis vraiment heureux de voir ça.

Avant que nous ayons commencé à être Straight Edge, beaucoup de nos amis ne savaient même pas ce qu’était le Straight Edge, et aujourd’hui ils le savent, et ils nous acceptent comme nous sommes et aussi parce que nous voulons être ensemble, ils ont dû apprendre à nous respecter et à ne pas nous tenter à boire de l’alcool ou des trucs de ce genre…

Mais, eh bien, cela peut sembler égoïste, mais le Straight Edge est ma façon de vivre ma vie, et ainsi je m’en moque…

Je ne veux pas de 200 jeunes avec des X sur les mains et après six mois 195 d’entre eux allant fumer et faire partie d’une autre tendance… Plutôt que cela, je veux peu de gens peu avec l’esprit clair, avec une capacité de penser et des gens qui veulent faire partie de la scène hardcore.

Ils n’ont pas à être Straight Edge, ce n’est pas important pour moi. Je ne vais pas forcer quelqu’un à quelque chose… Pour moi, le Straight Edge c’est mon choix personnel.

Je ne fais pas de différences entre mes amis qui ne sont pas Straight Edge et ceux qui le sont. Si nous pouvons être tolérants les uns avec les autres, si nous avons beaucoup en commun, et si nous partageons certaines activités, alors tout va bien. J’espère que, parfois, il y aura possibilité d’avoir son propre groupe xvx, mais c’est juste un rêve… Que j’ai juste à réaliser…

Manifestation anti-nucléaire à Rennes le 15 octobre

Une grande manifestation anti-nucléaire aura lieu à Rennes le 15 octobre. Voici le programme:

Programme du 15 Octobre
RDV à 12H00 mail Mitterand à Rennes. Le déroulement de la journée est programmé comme suit (il est encore susceptible d’évoluer):

– 12H00 : Restauration [très vraisemblablement pas vegan!] – Buvette [très vraisemblablement pas straight edge!] – stands d’information – musique

– 13H30 : Prises de parole

– 14H15 : Départ du cortège de l’esplanade

– 17-18H00 : Retour du cortège sur l’Esplanade

– 18H30 : – Concert de Sergent Pépère et bar à parlotte

A noter également:

Sortir du Nucléaire Mayenne organise une marche à partir de Laval pour venir à la manifestation de Rennes, le 15 octobre prochain. Toute personne souhaitant participer à ce voyage trouvera les contacts nécessaires à la fin de ce billet. Quatre journées sont prévues. Les soirées seront l’occasion d’échanger et de s’informer sur différents thèmes du nucléaire.

Voici l’itinéraire prévu :
Mercredi 12 octobre départ 10 h place du Jet d’eau
Laval – Saint Berthevin (5,2 km) Saint Berthevin – Le Genest Saint Isle (5,9 km) pique nique
Le Genest Saint Isle – Olivet (3,7 km) Olivet – Port-Brillet (4,9 km)
Port-Brillet – Launay-Villiers (4,8km) Total 24,5 km arrivée estimée 17h00

Jeudi 13 octobre départ 10 h
Launay-Villiers – Saint Pierre la Cour (2,7 km) Saint Pierre la Cour – Bréal sous Vitré (4,3 km)
Bréal sous Vitré – Mondevert (3,8 km) pique nique
Mondevert – Erbrée (2,8 km) Erbrée – Vitré (7,7 km) Total 21,3 km arrivée estimée 16h30

Vendredi 14 octobre départ 10 h
Vitré – Val d’Izé (9,1 km) pique nique
Val d’Izé – Dourdain (5,8 km) Dourdain – La Bouexière (6,4 km)
La Bouexière – Liffré (6,8 km) Total 25,3 km arrivée estimée 17h00

Samedi 15 octobre départ 8 h
Liffré – Thorigné Fouillard (9,8 km) Thorigné Fouillard – Cesson-Sévigné (5,1 km)
Cesson-Sévigné – Rennes (5,9 km) Total 20,8 km arrivée estimée 12h00

Le bonheur simple avec Gaïa, ou bien une question de morale ?

Revenons sur le texte d’hier, « un vegan au pays du foie gras. » Revenons dessus, ou plutôt sur un aspect précis, parce que dans sa démarche il n’a rien à voir avec nous.

Nous avons en effet déjà critiqué la nature de ce texte, brièvement et à nos yeux c’est bien suffisant. « Un vegan au pays du foie gras » c’est un antispéciste qui a reconnu sa faillite totale et tente de s’agripper à la « libération de la Terre » pour sauver sa démarche.

Non, ce qui est vraiment très important à nos yeux, c’est que le texte nie purement et simplement la nature.

Ou pour exprimer cela de manière plus claire : le « vegan au pays du foie gras » est vegan ET écologiste.

Or, pour nous cela est une seule et même chose. Nous voulons vivre de manière naturelle, c’est-à-dire de manière végan, écologiste, straight edge… Tout cela étant finalement une seule et même chose.

Pas besoin de paradis artificiels, la nature nous suffit. Pas besoin de guerre, la coopération nous va très bien.

C’est cela Gaïa, pas seulement un lieu, mais bien un système. Une fois qu’on a saisi ce système, alors on comprend qu’il faut choisir son camp, faire que tout change afin de satisfaire ses exigences.

Le « vegan au pays du foie gras » ne se veut nullement un serviteur de Gaïa. Un exemple très symbolique de cela est qu’il dit à la fin de son texte : « pas de compromis dans la défense de la Terre » au lieu de « pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre. »

Cette « erreur » sur le slogan historique (« No compromise in defense of Mother Earth ! ») des personnes luttant pour la libération de la Terre, depuis Earth first ! jusqu’à l’ELF, est absolument significative…

Le « vegan « au pays du foie gras » se bat pour la « justice », pas pour sa « mère. » Il se veut un individu aux idées généreuses, ce qu’il est très certainement, et c’est sans nul doute déjà très bien !

Mais cela n’a rien à voir avec nous. Nos idées ne sont pas généreuses, elles sont simplement justes, correspondant à la réalité. Il n’y a pas du bien ou du mal, il y a Gaïa.

Les exigences de Gaïa sont impératives. Toutes les vaines prétentions seront balayées par les exigences naturelles, dont le réchauffement climatique est un exemple très parlant.

Et parmi ces exigences naturelles, il y a aussi le besoin des humains à vivre en paix, naturellement. C’est pourquoi l’écologie radicale considère que la vie sauvage est quelque chose à considérer différemment de comment la civilisation nous la présente.

Le philosophe panthéiste Spinoza résumait cela à sa manière quand il disait : « Nous avons déjà dit que toutes choses sont nécessaires, et que dans la nature il n’y a ni bien ni mal.”

Rien de cela chez notre « vegan au pays du foie gras », c’est-à-dire notre « bien » au pays du « mal. »

Notre « bien » qui s’aperçoit que des associations comme PeTA ou DDA n’ont rien avoir avec lui.

La belle affaire ! Nous, nous le savons depuis bien longtemps. Et nous n’avons pas attendu pour lancer LTD (son ancêtre, Vegan Revolution, a même ouvert en octobre 2004), pour diffuser la culture de la libération animale et de la libération de la Terre, qui sont une seule et même chose.

Nos articles ne consistent d’ailleurs pas surtout en une critique des autres, mais surtout en la promotion de toute une culture, de toute une vision du monde, avec une présentation de l’actualité.

Quand quelque chose ne nous plaît pas, on fait autre chose, voilà tout. La critique des autres est secondaire, ou bien elle n’a pas de sens.

Prenons ici et pour finir un exemple, avec ce qui est dit dans le texte du « vegan au pays du foie gras » :

Il est inquiétant qu’en 2011, ces associations de « défense animale » ne trouvent rien à dire au fait qu’on veuille enfermer en hôpital psychiatrique quelqu’un qui s’attaquait à des abattoirs (un lieu ou les animaux pourraient sans doutes être « mieux traités » ? Pardonnez l’ironie) ou qu’un couple de végétaliens soient condamnés pour la mort accidentelle de leur bébé en mettant en cause leur régime alimentaire (ce qui s’apparente à un procès politique), qu’un groupe de végans soit terrorisé par la police simplement pour des prises de positions en faveur de la libération animale et de ses prisonniers à l’étranger.

Le silence de ces associations et organisation est inquiétant parce qu’il traduit cette incapacité à prendre position sur des sujets politiques graves et sensibles dans l’actualité récente et cela même quand « ça s’est passé près de chez vous » (parce qu’ils sont polémiques et risqueraient de « perturber » leur petite lutte parcellaire, ou simplement parce que certains des ces gens pensent au fond que le végétalisme est « dangereux » ou pas essentiel, ou peut être que les abattoirs sont sans doutes tolérables d’un point de vue « animaliste » -osons la question-) même lorsque ces sujets concernent directement la question des animaux, et que ce sont ces associations qui sont les plus directement concernées et donc censées réagir à de tels événements.

Au lieu de cela, on préfère y parler de « végéphobie » tout en métant seulement en avant un régime alimentaire qui ne défend même pas complètement les animaux. C’est là qu’est l’escroquerie

S’il y a escroquerie, c’est de critiquer ceux qui n’ont rien dit, tout en passant sous silence que certains en on parlé… Car justement LTD a longuement parlé de l’affaire de l’enfermement psychiatrique de la personne s’attaquant à des abattoirs, tout comme de l’affaire du « couple végétalien »…

Il est tout de même étrange de privilégier la critique au fait de saluer quelque chose de bien…

Car inévitablement, et de manière juste, les partisans des “droits des animaux” diront qu’ils n’ont rien à voir avec cette critique. Cela ne sert à rien de s’attarder à cela! Il aurait mieux valu critiquer LTD, ou nous rejoindre, là au moins dans un cas comme dans l’autre cela aurait fait avancer la libération de la Terre!

Sans cela on perd pied avec la réalité, comme avec la phrase sur le fait « qu’un groupe de végans soit terrorisé par la police simplement pour des prises de positions en faveur de la libération animale et de ses prisonniers à l’étranger.”

Pourquoi? Tout simplement parce que le groupe de personnes qui a eu à faire face à la police a refusé de communiquer à ce sujet… Reprocher ici un silence à qui que ce se soit n’a donc aucun sens !

Et cela démontre d’autant plus que les reproches ne servent à rien. Quand on pense avoir raison, on travaille surtout pour diffuser ses idées et sa culture, la critique des autres ne peut être que secondaire…

Ou alors on critique de manière ferme et constructive ceux et celles qui veulent avancer de manière réelle, afin de faire progresser. Mais on ne peut pas affirmer être pour la libération de la Terre et s’attarder des heures sur la veggie pride, cela n’a pas de sens, ce sont deux mondes totalement séparés…

Dominique Strauss-Kahn n’est pas straight edge

Dominique Strauss-Kahn n’est pas straight edge. On s’en doute, bien évidemment. Mais cela ne coûte rien de le rappeler, car être straight edge n’est à nos yeux pas un choix facultatif, mais quelque chose de totalement logique.

A LTD, nous sommes pour une vie naturelle, c’est ce qui fait que certains nous considèrent en quelque sorte comme des néo-hippies. Pourquoi pas, mais alors les drogues en moins, parce que nous ne pensons pas qu’il faille attendre une « monde supérieur » : la nature nous suffit.

Dominique Strauss-Kahn était lui un insatisfait, et ainsi il cherchait quelque chose en plus. Le pouvoir et l’argent, évidemment, mais comme c’est vide de sens il a voulu encore plus. D’où sa sexualité compulsive, maladive, perverse.

C’est exactement contre cela qu’est né le mouvement straight edge. Être straight edge c’est garder son esprit clair, et donc ne pas chercher à fuir ses pensées en les noyant dans l’alcool, ou bien les drogues, ou encore la sexualité.

Le 3ème « X » du mouvement straight edge est d’une importance essentielle ; faire l’amour et non pas « baiser » est quelque chose qui caractérise les straight edge. Normalement ! Car en France, il existe une forte tradition visant à relativiser cela. Ce qui n’a aucun sens, car être straight edge c’est forcément vouloir construire un couple et certainement pas pratiquer l’amour libre en se cachant derrière le « respect » pour justifier le fait de noyer ses pensées dans la sexualité.

La chanson « Out of step » de Minor Threat, qu’on cite d’habitude pour définir le straight edge, ne contient aucune ambiguïté : « I don’t smoke, Don’t drink, Don’t fuck, At least I can fucking think » qui signifie donc en français « Je ne fume pas, je ne bois pas, je ne baise pas. Au moins je peux penser. »

Dominique Strauss-Kahn, lui, n’était pas vraiment « out of step », qu’on pourrait traduire par « un saut de côté », le fait de se désengager des tendances destructrices (ce que nous considérons comme étant le noyau dur du raisonnement straight edge).

Il ne côtoyait que du beau monde : des politiques, des gens très riches, des universitaires, etc. Et il avait plein d’argent lui-même. Il n’avait aucune raison d’être mécontent du monde où on vit.

Mais nous qui sommes fondamentalement mécontents du monde où nous vivons, alors que notre planète meurt, nous avons toutes les raisons de vouloir tout remettre en cause. D’affirmer qu’il faut vivre simplement, de manière heureuse, et donc avec la nature !

Nous voulons la nature. Et Dominique Strauss-Kahn n’avait pas un mode de vie naturelle, bien au contraire. La nature c’est la coopération, ce n’est pas le fait de toujours courir, de toujours vouloir plus, de toujours s’approprier, sans être jamais satisfait.

Etre vegan straight edge, c’est vouloir vivre simplement et naturellement, sans chercher midi à quatorze heures.

Finissons avec une chanson de Youth of Today, dont le texte est vraiment quelque chose de très parlant (la chanson fait partie d’un EP avec deux autres chansons, dont justement « Disengage »).

A boy a girl a love story

Un garçon une fille une histoire d’amour

But why did it end in misery

Mais pourquoi cela a-t-il terminé dans la misère

Taking our chances getting our thrills

Tentant notre chance d’avoir des frissons

Taking and taking but never getting our fill

Prenant et prenant sans jamais se remplir

And this is what I see a modern love story

Et c’est ce que je vois, une histoire d’amour moderne

Love defined on our TV

L’amour défini par notre télévision

Telling us teaching us what we need

Nous disant nous enseignant ce dont nous avons besoin

Are we in love or just so alone

Est-ce de l’amour ou la solitude

That we’re looking for anyone to hold

Qui fait que nous cherchons quelqu’un à qui se rattacher

And this is what I see a modern love story

Et c’est ce que je vois, une histoire d’amour moderne

When the prey is caught, the thrill is gone

Quand la proie est capturée, le frisson est parti

So we’ll switch partners and move along

Alors nous changeons de partenaires et passons à autre chose

And we won’t use our brains

Et nous n’utilisons pas nos cerveaux

Because our lust is too strong

Parce que notre désir est trop fort

Overlooking the person to whom

Nous négligeons la personne à qui

The body belongs

Appartient le corps

And this is what I see a modern love story

Et c’est ce que je vois, une histoire d’amour moderne

“Pour une éthique vegan straight edge”

Etre straight edge, c’est refuser les drogues et l’alcool, ainsi que les rapports sexuels sans sentiments. En clair, c’est refuser la fausse “vie commode” qui est proposée par une société où le lendemain ne compte pas. Il n’est pas étonnant qu’être straight edge se soit relié au fait d’être vegan: tant qu’à être responsable, autant l’être jusqu’au bout!

Voici en tout cas le point de vue concernant le straight edge des Red Lions 94, un groupe antifasciste de la banlieue de Paris. Rappelons également le document présentant notre manière de voir les choses: Du refus (straight edge) au désengagement (vegan straight).paris,

Dans notre société, chaque moment de la vie quotidienne est insupportable par de nombreux aspects :

– asphyxie dans les grandes métropoles ou ennui dans les campagnes ;
– fatigue, usure, aliénation au travail et galère à la fin du mois ;
– pression subie par les femmes, par les minorités nationales, par les homosexuelLE ;
– isolement des personnes âgées et handicapées ;
– difficulté de bâtir des relations aux sentiments sincères, en toute honnêteté ;
– absence de vision d’avenir, ou du moins d’avenir heureux ;
– désespoir qui peut nous gagner face à la dévastation de la nature et la barbarie envers les animaux.

Et encore, la liste pourrait largement s’allonger.

Mais tout cela ne tombe pas du ciel : le capitalisme mène une guerre permanente contre le Peuple, il l’exploite et l’opprime.

Pour faire face à l’insupportable, deux issues se présentent dans nos vies : la révolte ou la dépression. Mais le capitalisme étouffe le moindre espoir de révolte et entretient la dépression.

C’est là le rôle des drogues, de l’alcool aux antidépresseurs, du cannabis à l’héroïne, jusqu’à la clope que l’on fume quand on est stresséE ou dépriméE.

Pour pallier à la misère des sentiments, le système capitaliste propose une surabondance de sexualité : culture « boîte de nuit », pornographie, prostitution, etc.

Voilà vers quoi nous pousse le système capitaliste, et ce d’autant plus que la culture dominante en France est indissociable des valeurs du « bon vivant ».

Contre cette culture basée sur la destruction de soi (et bien souvent des autres), il est indispensable de mettre en avant une culture nouvelle et des valeurs positives, tournées vers l’avenir et refusant toute sortes de drogues.

C’est pour cette raison que nous avons adopté le mode de vie et la philosophie Straight Edge.

Le Straight Edge met en avant le rejet de toute drogue, y compris la cigarette et l’alcool, ainsi que le rejet des relations sexuelles sans sentiments ni lendemain.

C’est la condition pour faire vivre des valeurs positives, comme le respect de soi et des autres, ou la construction de relations sincères et vraies.

La prise de drogues empêche cela, car elle nous détruit aussi bien physiquement que psychologiquement. Que cela soit voulu ou non, la prise de drogue à des conséquences sur notre entourage : par la violence, par les mensonges, par le fait que l’on donne un mauvais exemple, ou même parce que cela rend triste les personnes qui nous aiment.

La consommation de drogues dénature les relations amoureuses, surtout avec la culture « boîte de nuit » et « soirées défonce ». Dans ce genre d’ambiance le sexe est réduit à un acte mécanique de soulagement où l’on consomme son partenaire.

Dans le capitalisme, les relations sentimentales sont d’autant plus faussées que l’idéologie dominante tend à nous faire croire à un amour qui serait éternel, où toute rupture serai un échec.

Mais rien n’est éternel, tout est en mouvement permanent, en évolution !

Comme toutes choses les sentiments naissent, grandissent, évoluent, vieillissent et finissent par mourir pour laisser naître de nouveau sentiment. Il est important d’accepter cela afin de pouvoir aborder des relations honnêtes et fidèles : c’est à dire ne rien cacher de ses véritables sentiments et ne pas tromper sa ou son partenaire.

Il vaut mieux mettre fin à une relation qui n’a plus de raison d’être plutôt que d’être infidèle, provoquant souffrance et instabilité.

Dans la société capitaliste il y a donc une surabondance de sexualité mais une misère des sentiments.

Avoir des rapports sexuels sans sentiments, c’est réduire deux individus à n’être que deux corps, c’est nier leurs personnalités . C’est aussi contre cela que s’élève l’éthique Straight Edge !

Être Straight Edge c’est affirmer une part de son individualité, de son identité.

Être Straight Edge c’est reprendre le contrôle de sa vie contre les valeurs dominantes qui nous poussent à l’autodestruction.

Faire du Straight Edge une affaire strictement personnelle n’aurait aucun sens. Tout ce que l’on fait a nécessairement des influences sur les gens qui nous entourent.

De nombreuses personnes voient dans les drogues un refuge, un moyen d’échapper à la triste réalité.

Être Straight Edge c’est montrer qu’il est possible de dire non à cela, qu’il est possible de rejeter les valeurs destructrices du capitalisme.

C’est en quelque sorte former une ligne de défense pour les gens que l’on aime, pour le Peuple.

Être Straight Edge c’est aussi ouvrir une nouvelle voie, c’est se tourner vers un avenir plus positif, c’est mettre en avant le respect de soi et des autres !

C’est pour cela que le Straight Edge est intimement lié à la culture Vegan.

Comment pourrait-on prôner de meilleurs rapports entre les êtres vivants tout en continuant à massacrer les animaux et la nature ?

Comment pourrait-on être porteur d’une culture positive tout en continuant à être complice de la barbarie capitaliste envers tous les habitants de la planète ?

Refuser les drogues, la dépression, la débauche et la barbarie envers les animaux, c’est s’élever contre cette société et se battre pour un avenir radieux !

Rejeter les valeurs destructrices du capitalisme est une première étape nécéssaire sur le chemin de la Révolution !

Mais ce n’est que lorsque le Peuple aura détruit toute formes d’exploitation et d’oppression que les drogues n’auront plus de raisons d’être !

Être Vegan Straight Edge c’est reprendre le contrôle de sa vie !

Être Vegan Straight Edge, c’est jurer fidélité à la vie !

Red Lions 94 – juin 2010

Never trust an ex-vegan !

Nous avions parlé d’un récent exemple d’une personne qui, en France, a abandonné le véganisme, pour (re)devenir omnivore (voir: Une personne qui n’aime pas les animaux ne peut pas rester végane) et nous engageons nos lecteurs et lectrices parlant l’anglais à lire les « intéressantes » interviews d’anciens vegans (voir ici, puis là, et enfin encore là, et éventuellement ici et ).

Ces interviews ont bien entendu des questions très orientées, et même les photos parlent d’elles-mêmes : sur la première la personne a l’air triste (car vegan) alors qu’après elle est joyeuse (et plus vegan!).

Enfin, ces photos montrent plutôt que ces personnes ont changé de mode de vie, et qu’elles ont décidé de devenir « adulte » et d’avoir un comportement standard. Rappelons ici que le rapport entre véganisme et straight edge ne relève pas du hasard, mais également parce que l’un des principes straight edge est de conserver un esprit « jeune » (l’esprit « youth » formant une « minor threat » une menace mineure).

Il est également nécessaire de souligner qu’il est en partie faux de penser que ces ex-vegans n’étaient pas sincèrement vegans. Cela est vrai certainement d’une partie de ces personnes. Mais oui il est tout à fait possible que ces gens aient été sincères et aient trahis, car elles se sont laissées embarquer dans un tout processus, sans même le remarquer.

Faisons ici une petite synthèse, histoire de voir quelles ont pu être les raisons d’un tel processus amenant à rejeter le véganisme. En pensant bien que lorsque le véganisme se développera en France, inévitablement il y aura des traîtres, des ex vegans qui pourfendront le véganisme, etc.

Le premier prétexte, c’est la psychologie. L’argument est simple : au début du véganisme, tout allait bien, puis après une période assez longue de véganisme, la déprime a primé, la dépression s’est installée, etc.

Ici, le véganisme se voit attribué l’origine de tous les problèmes personnels. Les questions sociales, psychologiques, se voient réduits à une question d’alimentation. Et la personne qui abandonne le véganisme, réintégrant la société dans tout ce qu’elle a d’habituel, s’imagine « renaître », très naïvement.

Naïvement, car le véganisme rentre en conflit avec les valeurs dominantes, et quand on est prêt à assumer le clash avec ces valeurs, ou même quand on ne le voit pas, alors inévitablement on prend des coups, on s’imagine isolé et forcément on prend un coup au moral, aboutissant à une capitulation. On balance alors par-dessus bord ses « rêves de jeunesse. »

Le second prétexte est d’ailleurs proche du premier : il s’agit de la question du corps. Ici, le véganisme est interprété comme un mode de vie masquant un rapport erroné au corps, un rapport perturbé, et lorsqu’on devient adulte et qu’on s’assume, alors on aurait plus besoin de masque, et donc plus besoin de véganisme.

Les valeurs religieuses, ou religieuses inversées (comme les expériences « mystiques » avec le corps dans le sado-masochisme, etc.) sont ici au centre de ce prétexte : le véganisme serait une sorte d’ascèse, de mortification. En devenant adulte, on cesserait cette mortification.

On remarquera ici très nettement que dans les deux cas, c’est l’individu qui est au centre de toutes les considérations. C’est d’ailleurs pour cela que nous ne disons pas antispécistes, comme nous l’avions expliqué au sujet de la personne qui s’était imaginée « vegan pour toujours. »

Car le véganisme n’est pas un refus – celui d’opprimer les animaux. C’est au contraire une ouverture à ces animaux. A LTD, nous aimons les animaux, nous nous intéressons à eux, à leur existence, et donc à la Nature.

Nous considérons que les végétaux ont des droits ; même s’il faut en manger, cela ne veut pas dire inversement que les végétaux n’ont pas une valeur en soi. Ce n’est nullement contradictoire de dire cela, ce sont juste les deux aspects de la question.

Si l’on prend le troisième prétexte d’ailleurs, on voit que cela est vu – mais que la mauvaise réponse est donnée. Dans ce cas de figure, les ex-vegans ont « découvert » les végétaux, et puisque les végétaux ont également une valeur en soi, alors finalement tout se vaut et on peut devenir omnivore !

Un étrange raisonnement, aboutissant dans certains cas au primitivisme, au régime alimentaire « paléolithique. » Un quatrième prétexte, allant de pair avec celui-là, est l’écologie ! Etre vegan ne serait pas écologique, ce serait du gâchis, il faut accepter toute nourriture quand on peut l’avoir, etc.

Dans les deux premiers prétextes, la Nature n’était pas prise en compte, et le véganisme était considéré comme une sorte d’ascètisme personnel. En appuyant sur la touche « égoïsme » et facilité, le véganisme considéré comme un ascètisme était donc éjectable…

Dans les deux autres prétextes, la Nature a été découverte, mais l’aspect personnel jeté : au lieu de comprendre qu’il s’agissait d’agir correctement au sein de Gaïa, tout est relativisé, et donc après tout les « principes » du véganisme sont abstraits !

Ces deux orientations générales de prétexte ont une chose en commun : à chaque fois, il est prétendu que le « corps » parlait et exigeait la viande. Les vegans ne deviennent en effet que très rarement végétariens.

La viande serait énergétique, le véganisme déboucherait sur l’anémie, etc. etc. En réalité, c’est bien évidemment l’idéologie dominante qui parle et la mauvaise foi dit : le corps parle. En réalité, les esprits se sont fait rattraper par la pression générale.

Voilà pourquoi il faut être conscient de ce qu’est l’idéologie dominante. Par exemple, si l’on est vegan et que l’on aime les jardins à la française, il y a une contradiction explosive, car les jardins à la française sont l’expression avancée de la domination, de l’asservissement de la Nature.

De la même manière, si l’on est vegan et que l’on est raciste ou « ethno-différentialiste », alors on nie le caractère uni de l’humanité, on fait des divisions et donc on relativise le véganisme comme valeur pour toute l’humanité, et donc on relativise le véganisme pour soi même…

Voilà pourquoi, on peut dire qu’est indéniablement vegan notre slogan : la planète doit redevenir bleue et verte!

Du nouveau sur Walter Bond, et quelques réflexions

Voici les dernières nouvelles concernant l’arrestation de Walter Bond pour des incendies au nom de l’ALF alors que les nouvelles de son arrestation sont prétextes aux USA à de nombreux articles et reportages sur les chaînes de télévision (voir par exemple ici).

La première chose qui a marqué est que le groupe Earth Crisis, qui est une si ce n’est la figure principale de la scène musicale de hardcore vegan straight edge aux USA, a fait récemment une chanson sur l’incendie par Walter Bond d’un laboratoire de drogue (pour rappel : le clip est ici et notre interview de Walter Bond est là).

L’arrestation de Walter Bond est ainsi prétexte pour les médias à un aperçu sur la scène vegan radicale et ses revendications.

Ceci va évidemment de pair avec une tentative de ridiculisation. Certains médias affirment ainsi que Walter Edmund Bond avait, juste avant son arrestation… mangé deux hamburgers non vegan. Cela est naturellement prétexte à de nombreuses moqueries anti-vegan allant de pair avec celles sur le physique de Walter Bond. On reconnaît bien ici la culture beauf et son sens des priorités.

Plus sérieusement (même si ce genre de propagande fait évidemment du mal, surtout chez les hommes en raison de la dimension patriarcale), l’office de presse nord-américain de la libération animale a exprimé sa solidarité.

Son porte-parole Jerry Vlasak (qui a été interdit de rentrer en Grande-Bretagne pour participer à une conférence de SHAC) a déclaré : « S’il est celui qu’il prétend et s’il est à l’origine de l’incendie, nous le soutenons et pensons que c’est quelque de très bien. Il y a plein d’exemples de cas où de telles actions ont été menées et nous avons eu des résultats concrets, à l’opposé du lobbying au congrès et des lettres envoyées aux rédactions. Quand vous mesurez ce genre d’actions par rapport aux autres options, cela a montré qu’il s’agissait d’une des voies les plus porteuses pour amener les choses à changer. »

On a appris également que la personne qui a donné Walter Bond au FBI va obtenir 25.000 dollars de récompense. Cette personne est appelée CI-01 par le FBI, qui ne révèle ainsi ni son nom, ni même s’il s’agit d’un homme ou d’une femme (on peut lire ici le rapport de l’agent du FBI concernant l’arrestation).

Il n’est cependant pas difficile de penser que tout cela sent la fuite en avant. Rien que par le fait que, si Walter Bond a agi seul, ce qui semble être le cas (les actions étant signées « loup solitaire » par ailleurs), alors c’est la première fois que des actions de l’ALF sont menées en solitaire de manière revendiquée.

Il faut bien entendu attendre que Walter Bond s’exprime, et il le fera certainement, notamment sur cette question des prétendus hamburgers. Pour autant, il est dans l’ordre des choses que tout cela n’est, finalement, pas très constructif, ni même très clair finalement.

La morale, à elle seule, ne suffit pas à faire une stratégie pour la libération animale. Bien entendu, c’est toujours mieux que ceux qui se placent sur le terrain du « droit », des réformes, etc. qui eux n’arrivent à rien concrètement.

Mais il est évident que pour qu’un mouvement vegan se développe, il y a besoin d’un substrat, d’une culture. Prenons par exemple cette photo d’un stand de SHAC.

Il n’est pas difficile de voir que si en Angleterre le mot d’ordre est que « l’action compte, pas les mots », il y a quand même derrière énormément de mots, énormément de discussions, de débats, de réflexions…

Le tout rentre dans une culture globale, qui permet d’avancer dans la société. N’est-ce pas de cela dont nous avons besoin ?

Nous pensons que si, voilà pourquoi LTD aborde de très de nombreux thèmes, toujours à partir du prisme de la libération animale et de la libération de la Terre. Plus il y aura de gens à faire cela, plus une nouvelle culture grandira.

La question n’est pas de se fonder sur un esprit de réformes, pour aller dans une perspective très lointaine à la libération animale. La question est de commencer tout de suite à faire vivre l’esprit de la libération animale, et de contribuer à cette culture, pas à pas.

Walter Bond est malheureusement coupé de ce genre de démarche, parce qu’il voulait relancer abstraitement un mouvement hardline, qui se serait appelé vegan hardline. C’est honorable, malheureusement les résultats sont ce qu’ils sont et étaient prévisibles, car la démarche était unilatérale.

Naturellement, il faut prendre en compte les situations locales, les particularités, etc. et il ne s’agit pas de critiquer Walter Bond en particulier. Surtout vue sa situation! Non, il s’agit juste de voir de quoi on a besoin.

D’ailleurs, soulignons qu’en France on également a besoin de principes fermes et de refus du libéralisme. Sinon on en arrive à des situations où quelqu’un peut considérer que regarder précisément la liste des ingrédients d’un produit est trop « fatiguant », où quelqu’un peut se dire vegan « pour toujours » pour finalement terminer rapidement omnivore sans l’assumer, etc.

Finalement, que manque-t-il en France pour que la libération animale grandisse ? De la culture, de la fermeté et de la continuité.

Voici pour finir l’adresse de Walter Bond (les activistes aux USA n’ont pas réussi à savoir où il était emprisonné pendant cinq jours):

Walter Edmund Bond
PO Box 16700
Golden, CO 80402-6700
USA

Il n’est pas possible de lui envoyer des revues ou des livres, et rappelons évidemment que son courrier sera contrôlé de très près par le FBI. Il encourt une peine de 20 ans de prison.

Walter Bond a été arrêté 

Parmi les interviews que nous avons faites et mises en ligne, il y a celle de l’américain Walter Bond. Nous n’avons alors pas mentionné son nom, mais c’était lui qui, âgé d’un peu plus de 20 ans, avait incendié un laboratoire de drogues de type méthamphétamine, une drogue extrêmement puissante très répandue aux États-Unis.

Son acte avait été motivé car son frère était tombé dans la dépendance à cause du dealer possédant le laboratoire ; sa mère était également droguée et son père alcoolique. Walter a passé quatre années de prison pour cela, et le groupe de hardcore Earth Crisis a fait une chanson à ce sujet pour saluer son acte (voir le clip).

Walter est vegan straight edge et a travaillé par la suite dans un sanctuaire pour animaux ; il vient de se faire arrêter pour au moins un incendie.

Le FBI considère que Walter est à l’origine de l’incendie d’une usine de peaux de moutons à Denver dans le Colorado (500.000 dollars de dégâts), mais aussi de l’usine de cuirs Tandy, dans l’Utah, et du restaurant Tiburon spécialisé dans le foie gras.

Walter a apparemment été dénoncé par une personne qui a informé le FBI de ses activités ; le FBI a ensuite monté une rencontre entre l’informateur et Walter, enregistrant la conversation afin d’obtenir des preuves.

Le FBI affirme avoir trouvé sur Walter lors de son arrestation le document “Declaration of War – Killing People to Save Animals and the Environment.”

Cela peut très bien être un montage de la police, mais Walter était connu pour ses opinions radicales et était en train de chercher à relancer le mouvement hardline (la véritable scène, pas les gens d’extrême-droite ayant volé le terme depuis quelques années en Russie).

Le document en question date justement du début des années 1990 et est un « classique » de la scène hardline et de celle autour de l’ALF ; il reflète le point de vue d’anciens activistes de l’ALF posant la question de la nécessité de la lutte armée.

James Hetfield de Metallica est devenu straight edge / Le cinéma de CM Punk

James Hetfield, chanteur, auteur, compositeur du groupe phare de métal Metallica est devenu straight edge. Il devient donc en quelque sorte la seconde personne connue du grand public à devenir straight edge, après le catcheur américain CM Punk.

Vous pouvez lire la courte interview en anglais relatant ce nouvel engagement (avec une photo de lui avec un X stylisé tatoué sur le poignet).

Le chanteur y évoque le fait qu’il n’est pas un vrai straight edge car il a déjà consommé drogues et alcool, en fait il a même eu une dépendance très forte à l’alcool, ayant passé ensuite deux mois dans un centre spécial et sept mois dans sa famille pour combattre sa dépendance.

James Hetfield dit ainsi :

« Et je n’ai pas besoin de boire ou de prendre des drogues. C’est une vie straight edge. Bien sûr je ne suis pas straight edge – un vrai straight edge, hardcore, n’a jamais eu rien de cela de toute sa vie. Mais je suis un straight edge « reborn. »

Le terme de « reborn » est difficile à traduire, il signifie « qui est né de nouveau » et d’habitude on l’utilise pour les « born again christian », c’est-à-dire des personnes ayant « redécouvert » la foi et rejoint la religion (protestante).

Or, si on est effectivement straight edge à la naissance, et si les aléas de la vie peuvent nous pousser à utiliser des drogues, en avoir consommé et s’en repentir ne fait pas de soi un « faux » straight edge, bien au contraire !

Très nombreux sont les cas de personnes ayant rejoint le mode de vie straight edge justement après avoir soi-même être tombé dans les difficultés des drogues et de l’alcool.

A quoi il faut ajouter celles d’une vie sans sentiments, où la sexualité se fait sur le mode de la consommation, sans amour à construire.

C’est ce qui fait même le caractère social du mouvement straight edge, issu du punk et de son identité autodestructrice. Mais il est vrai qu’aux Etats-Unis il existe une forte culture straight edge où tout ce qui compte, c’est la « santé » et le refus de toute addiction.

Le catcheur CM Punk en est le symbole. On peut voir ici une vidéo où il présente son point de vue, et se présente en quelque sorte comme un « modèle », à l’opposé de la majorité qui est « faible », en vidant une bouteille de whisky dans une poubelle, sous les huées du public.

Dans le cadre de ce grand cinéma typique du catch américain, il y a sur le site officiel de la WWE (l’organisme du catch américain) une… section “Straight Edge Society” avec d’autres catcheurs, et sur ce site on peut lire ces paroles de CM Punk:

« J’accepte Straight Edge dans ma vie. J’accepte CM Punk comme mon sauveur. Nous prêtons serment au drapeau de la Straight Edge Society. Et à la philosophie qui va avec. Une nation, sous le pouvoir de Dieu, indivisible avec l’intégrité et la sobriété pour tous. »

Il s’agit d’une parodie du serment d’allégeance au drapeau aux États-Unis ; CM Punk jouant le rôle typique du « méchant » dans le catch américain, après avoir été le « sympathique » (le catcheur Hulk Hogan est connu pour avoir fait de même).

On notera d’ailleurs que dans tout ce cinéma, CM Punk ne parle jamais du troisième X, le refus des relations sexuelles sans relation durable. Son cinéma n’est clairement pas sincère, et tout cela ridiculise certainement beaucoup les principes du Straight Edge… En faisant des straight edge des gens partant en guerre contre tout le monde (voir ici la seconde partie de la vidéo du « message » de CM Punk, qui est encore plus ridicule, ou encore ici où il rase la tête d’une catcheuse pour la « sauver » alors qu’elle répète le serment d’allégeance à la « straight edge society »!).

Mais il est vrai que prisonnier de lui-même, le mode de vie Straight Edge termine souvent en « culte » de son propre corps.

Bien entendu, le respect de soi-même est très important, mais comme le précise notre historique du mouvement straight edge  –Du refus (straight edge) au désengagement (vegan straight)-, même si au début ce n’était pas le cas, maintenant il n’y a pas de straight edgisme sans véganisme.

A LTD nous sommes ainsi vegan straight edge, nous ne sommes pas straight edge et également vegan ; nous considérons que la scène straight edge a été très vite végétarienne, et qu’ensuite s’est formée un mouvement vegan straight edge.

Etre straight edge, dans la logique des choses, c’est refuser ce qui est nocif et est imposé par le business, mais donc également l’exploitation animale, tout autant imposée par le business.

Le véganisme est un horizon moral auquel on arrive forcément quand on est straight edge. Et cette révolution intellectuelle, ou morale, fait qu’alors on devient vegan straight edge… Qui pose l’exigence : pas de compromis avec notre mère la Terre !

Or, loin de cet esprit, par exemple, James Hetfield de Metallica chasse et pêche….

Son combat contre l’alcool et les drogues est honorable. Mais être straight edge, c’est un regard vers l’avenir : il ne s’agit pas de « rejeter » sa vie passée pour « renaître », mais bien de mettre en avant un mode de vie positif… vegan straight edge!

La diffusion de la zoophilie sera-t-elle interdite en France?

Étant pour la libération animale, nous ne sommes pas pour le « libéralisme » concernant le rapport que les humains doivent avoir avec les animaux.

Nous ne sommes pas seulement « contre » un rapport d’oppression et d’exploitation, nous sommes également en lutte pour des rapports nouveaux, positifs.

Voilà pourquoi nous sommes évidemment catégoriquement contre la zoophilie. Le rapport entre les différentes espèces animales d’un côté et l’humanité de l’autre doit se fonder sur des principes stricts, une approche hautement morale.

Nous ne pouvons donc qu’être favorable à la proposition de loi visant à interdire la zoophilie. La zoophilie en France est en effet interdite en tant que pratique, mais rien n’interdit la diffusion d’images et de vidéos zoophiles.

Des députés ont donc demandé l’interdiction de la zoophilie dans les revues, dans les DVD ainsi que sur internet. Il s’agit des députés suivants : Lionnel Luca (UMP), Jean-Luc Pérat (PS), Patrice Debray (UMP), François Calvet (UMP), Yvan Lachaud (NC), Philippe Vitel (UMP), Jean Roatta (UMP), Michel Sordi (UMP), François Sauvadet (NC), Roland Courteau (PS).

Voici un texte type envoyé dans ce cadre:

M. xxxx attire l’attention de Mme la ministre d’État, garde des sceaux, ministre de la justice et des libertés, sur la diffusion libre de documents à caractère zoophile. Depuis 2004, l’article 521-1 du code pénal a été complété, afin que le fait, publiquement ou non, d’exercer des sévices de nature sexuelle sur un animal soit puni de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende.

Cependant, si cette mesure a permis d’obtenir quelques condamnations, elle a également montré ses limites en ne punissant que les auteurs des actes, et non ceux assurant leur présentation et leur diffusion via Internet ou la vente de DVD et de revues consacrés à la zoophilie.

Cette situation n’est pas acceptable vis-à-vis de la protection des animaux et nécessite que les dispositions prises en 2004 soient complétées afin de réprimer également la promotion, la présentation et la diffusion d’actes zoophiles illégaux. Il lui demande donc les mesures qu’elle envisage de prendre dans ce sens.

Évidemment, cette interdiction est un minimum de type réformiste : pour supprimer la zoophilie de manière authentique, il faudra autre chose, il faudra que les valeurs de la libération animale soient dominantes, tant moralement que matériellement.

Et si nous critiquons le « libéralisme » c’est justement parce que les rares réactions à cette initiative sont très nettes : la « sexualité » ne concernerait que l’individu, qui aurait le « droit » de faire ce qu’il veut !

Une conception « libérale » typique d’une société en décadence, où sont célébrés les rapports de domination, d’exploitation, les rapports de force, et ce jusqu’à des manières raffinées comme le sadisme et le masochisme.

Y compris donc aux dépens des animaux, et cela n’est pas étonnant : les animaux sont les plus opprimés des opprimés.

Leur souffrance est le reflet des valeurs de l’humanité, qui s’impose des souffrances à elle-même et également à tout ce qui est vivant.

Mais de cela, les attitudes libérales s’en moquent bien, au nom de la « liberté » – la « liberté » d’être barbare, opposé à la culture, à la civilisation.

Voici un extrait d’une défense de la zoophilie d’une personne qui se veut « libérée », non zoophile mais considérant grosso modo que la liberté (de l’humain!) est à ce prix :

Si vous surfez beaucoup sur internet, vous êtes souvent amené à voir quelque chose sur le sujet ou une démonstration live. Preuve que comme la chanteuse américaine, la zoophilie est un thème qui intéresse beaucoup de monde peu prêt à le reconnaître.

J’imagine que vous avez eu une mine dégoûtée en voyant ce que le web contient de plus zoophile, ce que je peux comprendre, j’aurais fait pareil. Mais après ? Est-ce pour cela que vous irez voir des zoophiles, un petit chat dans une main et un enfant dans l’autre, pour l’insulter, le juger et le faire arrêter au nom de sa dignité humaine ?

Ce que nous a appris la révolution sexuelle, c’est qu’une sexualité épanouie est la seule condition imprescriptible au bonheur. Vous pouvez avoir un bon boulot, une belle femme ou la voiture de vos rêves, si vous n’êtes pas épanoui dans votre sexualité, tout le reste peut paraître superflu.

La question de la zoophilie n’est donc pas mineure, même si elle est accessoire. Et une société qui en vient à interdire des pratiques sexuelles au nom de la dignité humaine, je ne sais pas pour vous, mais moi ça m’inquiète.

Les libéraux sont vite inquiets qu’on empiète sur leur droit d’exploiter.

Notre réponse à nous est très claire : oui les zoophiles sont nos ennemis, comme toutes les personnes (et ce sont le plus souvent des hommes) qui ne vivent que par la domination, l’oppression.

Oui c’est au nom d’un petit chat et d’un enfant de l’autre qu’il est moralement juste de condamner les zoophiles, au nom de l’humanité, au nom des animaux!

La zoophilie est une pratique barbare, célébrée par des barbares, et sa nature est la même que la pédophilie ou le viol : c’est une pratique de domination, de brutalité sordide.

Ceux qui défendent la zoophilie au nom de la liberté ne font que célébrer leur culte de la domination, tout en prétendant faire l’apologie de la sexualité.

Mais la sexualité humaine la plus épanouie est évidemment celle entre êtres humains unis dans un amour clair et sans arrière-pensées aucune. C’est cela justement le sens de la philosophie straight edge!

Par contre, il n’est pas étonnant qu’une personne ayant fait du sexe un business, comme Brigitte Lahaie, ait une position “libérale” justement:

Pourquoi l’interdire ? Après tout, l’animal n’a pas la conscience (sic).

En fait, l’animal nous renvoie à notre côté animal (re-sic); copuler avec lui, c’est en quelque sorte copuler avec le diable, et c’est bien pour cela que les religions sont si sévères avec ces pratiques.

(…) Il me semble que ces pratiques doivent être condamnées lorsque l’animal est utilisé comme un simple objet, lorsqu’on abuse de lui sans tenir compte de son éventuelle souffrance. Pour avoir déclaré qu’il me semblait moins cruel de flirter avec son chien que de l’abandonner attaché à un arbre au mois d’août, je me suis frottée à des réactions virulentes.

Je ne cautionne pas ces pratiques, mais, soyons sérieux, elles révèlent plus souvent une détresse qu’une cruauté envers l’animal.

Brigitte Lahaie

Dictionnaire émancipé de sexualité

Il faut briser la chaîne de l’oppression, et pour cela il faut refuser par principe toute oppression… sauf celle, temporaire, des oppresseurs, pour que leur culture disparaisse… à tout jamais!