Incendie dans une animalerie de fac: “aucune victime” (sic)

Un incendie accidentel a eu lieu ce samedi à la faculté de médecine. Le compte-rendu des médias est absolument édifiant et ô combien révélateur des valeurs dominantes. Voici l’article du Populaire, avec en gras les passages importants:

Incendie à la fac de médecine

D’importants moyens ont été déployés, hier, à la faculté de médecine de Limoges, pour lutter contre un incendie qui a détruit l’animalerie. Aucune victime, mais le préjudice scientifique est énorme.

Le feu s’est déclaré dans un local proche de l’animalerie de la faculté de médecine, vers 15 h 30. « Nous étions en pleine session de la “Formation médicale continue du Limousin”, explique le Dr Gérard Terrier. Nous avons entendu la sirène d’alarme, nous sommes sortis. Personne n’a été touché. »

En revanche, les animaux de laboratoire n’ont pas survécu à l’incendie. Pour de nombreux services du centre hospitalier, cette perte est irréparable : les études qui étaient menées grâce à eux duraient depuis des mois, voire des années. Et ces travaux sont désormais réduits en cendres.

Prévenus rapidement, les sapeurs-pompiers de Limoges ont déployé un important dispositif. La proximité du centre hospitalier universitaire et de ses milliers de malades, de visiteurs et de soignants, rendait indispensable de telles précautions.

Heureusement, personne n’a eu besoin d’être évacué. Le feu ne s’est pas propagé aux autres bâtiments et a rapidement été circonscrit par les pompiers.

Une enquête devra désormais être menée pour déterminer les causes d’un sinistre sans conséquences humaines mais aux conséquences scientifiques très importantes.

Exactement dans le même genre, voici l’article de France 3 Limousin:

Limoges: lourd préjudice à la fac de médecine

l’animalerie a été entièrement détruite par un sinistre dont l’origine est peut-être électrique

La faculté de médecine de Limoges fait face à une perte conséquente sur le plan scientifique et pédagogique, après cet incendie qui s’est déclaré samedi 21 novembre, à proximité de l’animalerie.

Des milliers de souris-dont des animaux transgéniques qui représentent des années de recherche- ont péri dans les flammes.

Le plancher d’une des salles, qui accueille les doctorants, a été fragilisé.

Tous les cours ont été annulés lundi 23 novembre pour permettre de sécuriser les lieux. Mardi les cours reprennent, sauf pour les étudiants de médecine en première et deuxième année et pour les étudiants de pharmacie en première année.

Ces exemples sont très parlant, et il faut absolument avoir le niveau pour être capable de repérer et de comprendre l’énorme signification de telles phrases.

Ces phrases ne relèvent pas de la technologie, mais de l’idéologie; le fait que les milliers d’animaux morts de manière horrible dans un lieu déjà horrible ne soient pas considérés comme des “victimes” provient en effet de la conception dominante comme quoi les humains ont le droit d’utiliser les animaux comme des marchandises, comme bon leur semble donc.

Etre vegan c’est donc comprendre cette idéologie et la combattre, et pas seulement vivre de manière vegan de manière isolée. C’est un engagement non pas à être “pur”, mais pour les animaux qu’il faut libérer!

C’est le principe de la libération animale!

Et pour rapprocher cela de la question du primitivisme, qui rejette le principe de technologie, il faut bien voir que la vivisection ne s’appuie pas sur la technologie en tant que principe, c’est au contraire une technologie précise, une méthode barbare (et non scientifique par ailleurs) dont les fondements reposent dans l’exploitation animale, et uniquement là dedans.

Le jour où l’exploitation animale disparaîtra, la vivisection disparaîtra. La technique n’est qu’un outil; la vivisection n’a pas “débordé” les chercheurs: elle est directement issue de leur vision du monde.

Et comme les chercheurs sont au service des dominants ne pensant qu’au profit, ils ont les moyens d’appliquer leur vision du monde… qui relève de la barbarie!

On peut noter aussi que dans cet exemple précis de l’incendie, le primitivisme mettrait l’accent sur la barbarie du lieu, au lieu considérer que l’aspect principal ce sont les animaux. La raison en est que la personne primitiviste est avant tout orientée par rapport à ses propres désirs de libération. Le primitivisme met l’accent sur la liberté individuelle.

Nous pensons au contraire qu’il faut mettre l’accent sur notre responsabilité collective, en tant qu’êtres humains, vis-à-vis de Gaïa et tous les êtres vivants; alors seulement la liberté aura un sens, fondé sur une nouvelle culture, une nouvelle éthique, notre sens des responsabilités!

Un chien victime de la barbarie

Dans la protection animale, on aime à penser que les gens n’aiment pas les animaux. Rien de plus absurde: si la barbarie existe, défendre les animaux est un sentiment populaire plus que largement répandu et considéré comme honorable.

Ainsi lorsque deux jeunes ont aspergé d’essence un pauvre chien errant et l’ont incendié, à  Espira-de-L’Agly, près de Perpignan, il y a quelques jours, la révolte est totale.

Le pauvre chien, brûlé au troisième degré sur 50 % de son corps, a été sauvé, les gestes de solidarité se multiplient. Un garçon et une fille ont été arrêtés: même à eux leur acte leur semble inexplicable, et pourtant la barbarie s’est réalisée.

Une barbarie directement issue des valeurs de la société actuelle.
Ici une interview d’une personne qui s’est engagée pour notre ami canin, un engagement que toute personne vegane doit être capable d’assumer dans n’importe quelle situation – même les plus imprévues, même les plus improbables!

Comment avez-vous été au courant de cette histoire?
“Tout a commencé dans la nuit du 10 au 11 août. Vers 00h30, ma fille m’appelle. Elle me dit que son fils de 15 ans, qui rentre d’une soirée entre amis, a vu, de loin, sur la place du village, un chien qui avait l’air brûlé, des jeunes, des journaux, des flammes. Il n’a pas bien compris ce qu’il se passait, mais en a parlé à sa mère dès qu’il est rentré. Il a été courageux. Il n’a pas eu peur de dénoncer. Elle m’a aussitôt téléphoné pour m’en faire part.”

Comment avez-vous réagi?
“Dans un premier temps, je n’y ai tout simplement pas cru. J’étais sous le choc. En tant que responsable des enquêtes de maltraitance à la SPA de Perpignan, j’ai quand même l’habitude de ce genre de choses. Mais là: ‘Brûlé’ elle m’a dit! Ni une ni deux, avec mon mari, on est partis illico à sa recherche.”

Qu’avez-vous vu en arrivant sur place?
“On a vu un groupe de jeunes qui se dirigeait de l’autre côté du village. Ce petit chien m’a frôlé la jambe, mais je ne l’ai pas bien vu et il a disparu. Il faisait nuit, on ne voyait pas bien. Après on ne l’a plus trouvé. Ma fille et mon beau-fils nous ont rejoints pour nous aider. On a cherché tous ensemble jusqu’à 3h30 du matin. En vain.”

Qu’avez-vous fait ensuite?
“Le lendemain matin, à la première heure, j’ai appelé le maire et lui ai demandé d’envoyer la police à la recherche de ce chien dès que possible. En fait, il avait dû se réfugier sous le porche de la mairie pendant la nuit, car, à l’ouverture, un employé l’a trouvé tout recroquevillé sous son bureau. Il a dû se faufiler à l’intérieur quand ils ont ouvert les portes.”

Il a été tout de suite soigné?
“Oui. La police nous l’a tout de suite emmené au dispensaire de la SPA. Il était dans un état! Mon Dieu! Il souffrait le martyr. Je n’avais jamais vu ça. Il était brûlé au 3ème degré sur la moitié du corps. Il avait des plaies partout.”

Et maintenant?
“Depuis qu’il est soigné, il y a eu un léger mieux. Les premiers jours, on a eu peur qu’il souffre d’un problème rénal. Ce qui n’est finalement pas le cas. Depuis, il doit être entièrement anesthésié à chaque fois qu’on lui change un pansement. C’est très lourd. Et là, ce matin, nouveau problème: le vétérinaire a peur que, quand les plaies se refermeront, ça lui serre trop au niveau de l’abdomen. Son pronostic vital est à nouveau engagé. On saura demain si Mambo va s’en sortir, ou si on devra l’euthanasier. J’espère tellement qu’il va s’en sortir. Je lui parle beaucoup. Je lui dis ‘Mambo, bats toi! Bats toi! T’es plus fort!’ S’il s’en sort, je l’adopte.”

Quand avez-vous décidé de l’adopter?
“Dès qu’on l’a retrouvé. J’ai déjà un petit chien, que j’ai recueilli il y a 3 ans, qui s’appelle Rocky. Celui-là, je l’ai appelé Mambo, j’ai trouvé ça rigolo.”