• Arkangel : "Prayers upon deaf ears"

Action contre Vinci et en solidarité avec les défenseurs de Khimki

Voici le communiqué d’une action menée dans la banlieue parisienne (on peut voir une vidéo ici):

Action contre Vinci et en solidarité avec les défenseurs de Khimki

Le 26 août 2010, le président russe Medvedev cédait aux pressions et interrompait le chantier de l’autoroute entre Moscou et Saint Petersbourg, qui prévoyait de dévaster des centaines d’hectares de la forêt de Khimki. Les activistes locaux ont alors senti le goût de la victoire, qui leur a été volée quelques mois plus tard, lorsque le président, comme toujours influencé par l’oligarchie corrompue, a décidé de reprendre les travaux de l’autoroute.

La lutte pour la forêt de Khimki, contre le projet d’autoroute et contre la corruption qui gangrène la société russe a donc repris de plus belle, se poursuivant jusqu’à aujourd’hui avec une ardeur admirable. Mais cette lutte rencontre une opposition farouche et souvent violente des autorités, des forces de police, de la sécurité privée du chantier et des fascistes…

L’entreprise Vinci, chargée de mener à bien le projet contre une manne de 1,5 milliard d’euros pour le seul tronçon qui défigure Khimki, est directement impliquée dans cette nouvelle tentative de la part des autorités russes d’écraser la population et de lui imposer encore une fois des décisions iniques.

L’entreprise Vinci, à force de déposer ses merdes tout autour du monde, et particulièrement là où les droits et libertés de la population sont baffoués, doit s’attendre à ce que notre colère grandissante se dirige un peu plus chaque jour contre elle.

Les projets en béton armé de Vinci, sponsorisés et financés par le capitalisme, doivent rencontrer, partout où ils cherchent à sortir de terre, notre rage sans concession.

C’est donc en solidarité avec les copains et copines russes que nous sommes allés, dans la nuit du 26 août, coller sous les fenêtres du siège de Vinci, à Rueil-Malmaison, un petit message à son attention :

FORET DE KHIMKI, AEROPORT DE NANTES  VINCI DEGAGE !

En vidéo

Des relais de la lutte contre Vinci en France

Aéroport de Notre-dame-des-Landes : initiatives les 27, 30 juillet et le 17 août

Voici l’appel pour les nouvelles initiatives contre le nouvel aéroport nantais.

Vinci continue le sale boulot!

La lutte qui dure depuis plus de 40 ans contre la construction d’un nouvel aéroport et de dessertes routières à Notre-Dame-des-Landes se renforce actuellement de toutes parts.

Pourtant, Vinci (concessionnaire du projet au sein de la société Aéroports du Grand Ouest) ainsi que les pouvoirs publics tentent de faire avancer le projet de force, à grands coups de renforts policiers.

Récemment, des habitant-e-s de la zone réservée à la construction de l’aéroport ont reçu des convocations à des procès d’expulsion le 17 août à Saint-Nazaire.

Premier-e-s visé-e-s : les occupant-e-s « sans droit ni titre », qui squattent des terrains et des maisons pour s’organiser et s’opposer au projet. Ce sera ensuite le tour des locataires et des propriétaires de devoir partir.

Nous refusons ces expulsions ! Cette zone vit et doit continuer à vivre !

Nous refusons qu’elle soit vidée de ses habitant-e-s pour laisser place au désert morbide que serait cet aéroport.

Nous appelons tou-te-s celles et ceux qui voient la nécessité de s’opposer à de tels projets à se retrouver le 27 juillet à 15 h sur les parkings de l’aéroport de Nantes Atlantique (au niveau du dépose minute) pour leur montrer notre détermination à résister ensemble contre leur béton, contre les expulsions et pour continuer à faire parler de cette lutte.

Allons voir ceux qui veulent nous expulser ! Avec banderoles, tracts, café et encas, tentes et transats, colère et détermination…

27 juillet à 15h : tou-te-s à l’aéroport de Nantes Atlantique pour une occupation festive !

Rendez-vous collectif à 15h au niveau du dépose minute ; ou entrez discrètement de votre côté dans l’aéroport.

Rendez-vous covoiturage à 14h30, terminus de la ligne de Tram 3, arrêt Neustrie.

Possibilité de vous garer en bord de route près du rond point d’accès de l’aéroport.

Dates à venir :

30 juillet, à 16h : Assemblée Générale pour s’organiser contre les expulsions aux Planchettes (à 2 km de La Paquelais sur la route de Fay-de-Bretagne, sur la D281)

17 août, à partir de 8h : à l’occasion des procès, rassemblement devant le Tribunal d’Instance de St-Nazaire (54, rue de la Paix).

Ni Hulot le bobo, ni CPNT et son terroir : pour une utopie écologiste !

La candidature de Hulot a au moins un mérite : celle de faire tomber beaucoup de masques.

Ainsi, la Fondation Nicolas Hulot devient la Fondation pour la nature et l’Homme (FNH). Et le vice-président devient président. Il s’agit de Pierre Siquier. Un écologiste ? Pas vraiment, il s’agit d’un « expert » en entreprises.

Il a dirigé TBWA\Corporate (une composante de l’agence de publicité TBWA) et est président de Ligaris, une agence de communication (33 millions d’euros de chiffre d’affaires).

Parmi les clients de Ligaris : AREVA, Vinci Construction, Vinci Energie, TOTAL, EDF, GDF Suez, EADS Astrium… la SNCF, la Poste, différents ministères, Crédit Agricole, BNP Paribas, etc., etc.

Pierre Siquier est bénévole à l’ex-fondation Hulot, mais évidemment son statut dans la fondation lui permet de mettre en avant un « business vert. » L’écologie est prétexte à la stratégie commerciale.

Dans un autre registre, on voit que l’écologie peut également être un prétexte à une démarche ultra-conservatrice. C’est le cas de « l’Alliance Ecologiste Indépendante », regroupant le Mouvement écologiste indépendant (MEI) d’Antoine Waetcher et France en Action de Jean-Marc Governatori.

Génération Ecologie en faisait partie, jusqu’à ce que Governatori ait annoncé en novembre dernier, sans concertation, la mise en avant de Bardot pour les présidentielles. Nous avions parlé de cette candidature possible de Bardot (Bardot candidate à la présidentielle : une initiative régressive), ainsi évidemment que de l’influence de l’ancien businessman Governatori sur la frange conservatrice (voire bien pire!) du mouvement en faveur des animaux (notamment par l’intermédiaire de Végétariens magazine).

Cette « Alliance Ecologiste Indépendante » espérait amener Hulot en son giron, le 4 avril dernier, elle disait ainsi :

Suite aux choix des Verts de faire leurs primaires en juin, Nicolas Hulot aurait déclaré (via un SMS) que ce serait donc sans lui; certains de ses proches parlant de la possibilité de se présenter sans l’appui des Verts

Si Nicolas Hulot va dans ce sens, l’Alliance Ecologiste Indépendante et ses 100 comités départementaux  le soutiendront sans exigence pour le second tour sauf à soutenir le mieux-disant écologique.

Pour Jean Marc Governatori, secrétaire national, « L’écologie politique ne doit pas être avec la gauche ou avec la droite mais devant eux. Nicolas Hulot a un positionnement hors clivages qui doit permettre de réunir tous les écologistes et bien au-delà. »

La candidature de Hulot ne faisant aucun doute tout comme le rapprochement avec EELV, 10 jours après la ligne a changé à 180° et on en revient aux fondamentaux. Jean-Marc Governatori a expliqué au JDD.fr que « Si Nicolas Hulot s’engage dans un parti de gauche, on ne le soutiendra pas ! »

Prônant une ligne ni gauche ni droite (mais pro petites entreprises et « national »), il a alors expliqué qu’il cherchait un candidat « connu du plus grand monde, d’ampleur médiatique et capable de mieux porter les couleurs de notre projet que [lui]. » « Nous avons deux pistes sérieuses mais je ne peux pas vous le dire. Vous le saurez au plus tard en septembre 2011. » Lorsqu’on lui demande s’il s’agit de Brigitte bardot, il dit : « Elle reste une option possible. »

Y a-t-il là une critique constructive de Hulot ? Pas du tout, bien plutôt le cinéma continue avec Bardot !

Finalement, l’une des remarques les plus intéressantes vient de gens disant le contraire de nous, mais constatant le même « problème » : l’écologie ne peut pas, par principe, être simplement un phénomène bobo visant à réformer le capitalisme.

De notre point de vue, cela veut dire démanteler les villes et modifier les zones rurbaines (ce que nous disions hier). Tel n’est pas le point de vue bien sûr de Chasse – Pêche – Nature – Traditions (CPNT).

Mais CPNT s’adresse de manière intelligente à une population qui devrait être aux premières loges de l’écologie. Les rurbains profitent en partie d’un lien avec la nature, mais voient bien comment l’urbanisme anarchique massacre la nature, à coups d’autoroutes, de grandes avenues, etc.

Et ils ont tout intérêt au démantèlement des villes, qui captent les activités culturelles (notamment Paris, qui asphyxie la culture en France, en la transformant en divertissement pour riches).

CPNT ne veut par contre pas changer les choses dans un sens écologiste, loin de là. Ce qui compte pour CPNT c’est la tradition du terroir, l’exploitation animale ininterrompue, etc. Il y a donc une critique intelligente de Hulot et de ses illusions bobos, mais une critique dans un sens inverse de nous quant au sens de sa démarche…

Voici le document.

Les carences de monsieur Hulot…

A l’issue d’un suspense insoutenable digne du tirage d’Euromillions, voilà que le télécologiste Nicolas HULOT annonce sa candidature à l’élection présidentielle.
Les Français peuvent donc dormir tranquilles, il y aura donc bien un candidat des donneurs de leçons et des « yaka, fokon ».

Signe de l’irrespect pour la France des terroirs et de ses 15 millions d’habitants, le gourou de la boboécologie annonce sa candidature en… banlieue parisienne. Monsieur Hulot sait-il qu’il y a une France derrière la couronne parisienne, une France qui vit les deux pieds dans la nature ?

Pourtant les ruraux seront les premiers confrontés aux grands oukases écolos portés comme la Sainte parole par cet écolo cathodique, adepte du « faites ce que je dis, pas ce que je fais ».

Car avant de porter un programme écologiste, s’il parvient à amadouer ses nouveaux amis écologistes de gauche et à les rallier à sa vision luxueuse et lucrative de la vie naturelle, Monsieur HULOT devra expliquer aux Français ses incohérences et ses paradoxes, ses positions antisociales et restrictives pour la ruralité.

Nicolas HULOT n’est-il pas chèrement sponsorisé dans ses activités écologiques et médiatiques lucratives par des groupes chimiques fortement pollueurs ? Lui qui est soutenu dans ses activités médiatiques par EDF et ses centrales alors qu’avec ses amis Verts, il militera contre le nucléaire ?

Défenseur de la nature libre et protégée quand il fait des émissions au bilan carbone exorbitant et consommatrices des moyens de transports aériens que lui et ses amis verts condamnent ? Se déclarant de gauche quand il soutient la taxe carbone sur les véhicules alors que c’est doublement pénalisant pour les ruraux qui n’ont que ce moyen de transport pour se déplacer et vivre ? Ce n’est plus le syndrome du Titanic, c’est Janus au double visage !

« La maison brûle, et pendant ce temps-là on regarde ailleurs »…Monsieur Hulot faire son show ! Quant à l’incendie, les pompiers n’ont plus d’eau pour l’éteindre, car le modèle écologique de Monsieur HULOT impose avant tout des restrictions… de consommation !

Selon CPNT, pour éviter cette écologie punitive et restrictive méprisante pour l’Homme et ses activités, la ruralité a vraiment besoin d’être représentée et défendue dans cette élection présidentielle 2012.

Le titre – Les carences de monsieur Hulot…- est pratiquement génial. Il s’agit d’une allusion au film « Les vacances de monsieur Hulot », film populaire (pour les générations un peu âgées) qui montre de manière humoristique quelqu’un désireux de vivre tranquillement ses vacances à la plage, sans complications.

CPNT joue avec ce besoin de bonheur et avec la question sociale, les rurbains étant dans une situation précaire par rapport aux villes, centres de richesses et de pouvoir.

Hulot a donc joué un rôle peut-être utile, s’il permet de mettre dos à dos tant son écologie version bobo, que le culte du terroir version facho. On pourrait alors faire vivre une utopie, celle qui affirme que la Terre doit redevenir bleue et verte !

Appel à occupation de la zone du projet d’aéroport de Notre Dame des Landes

L’aéroport de Nantes doit être remplacé par un nouveau, dans une sorte de grand projet pharaonique, au nom de la course au profit. Les initiatives se multiplient pour contrer ce projet, notamment un appel à l’occupation de la zone du projet, qui présente également la situation.

Nous repalerons naturellement d’une lutte dont la portée symbolique et pratique est très grande!

[Cliquez sur la sympathique image pour agrandir.]

Si vous voulez nous rejoindre, ou même venir pour nous rendre visite, nous sommes toujours ouvert-e-s. Il y a plein de maisons, de champs, d’arbres et de caravanes qui demandent à être occupés et défendus quand le temps sera venu.

Si vous avez votre propre projet pour contribuer, envie de créer un nouvel espace, jardin, ou des idées d’actions, ou n’importe quelle ressources utile, talents et mieux encore… nous vous encourageons à essayer et à être le plus possible auto-suffisant et organisé dans cet endroit.

Venez prendre part à cette lutte toujours grandissante contre la machine du progrès (technique). Et si vous ne pouvez pas venir nous rendre visite, peut-être avez vous l’envie de visiter quelques sites de Vinci par chez vous.

Liste de souhaits, idées à amener : vélos et remorques à vélo, bâches, outils, matériel de construction et de barricadage, matériel de grimpe (pour grimper dans les arbres et construire des cabanes : )), ordinateurs et connaissances techniques, brouettes, poêles à bois, cordes en tous genre (de grimpe, polyprop…), livres, camions/camionnettes, des ressources média, idées, inspirations, énergie pour lutter, ânes, dragons et dentistes…

Plus d’infos: zad@riseup.net
Rejoindre notre forum :
zad-occupation@liste.aktivix.org

Historique

Depuis plus de 40 ans, un nuage orageux s’est abattu sur les zones rurales, où il y a des fermes, des maisons, des terres maraîchères et des forêts, à 25 km au nord de la ville de Nantes, france.

Au sein d’un projet d’expansion massives, mal nommé « Eco-métropole » du « grand-ouest », le gouvernement local s’est approprié à peu-près 1000 hectares de terres pour faire place à la construction d’un projet cyniquement labellisé Haute Qualité Environnementale : un nouvel aéroport, une autoroute, une ligne TGV.

Cette zone est connue sous le nom de « ZAD » :  » Zone d’aménagement différé », et pour nous qui résistons, Zone à défendre.
Depuis l’annonce du projet, des résidents locaux et des fermiers ont organisé leur propre résistance à travers des pétitions, des manifestations, des occupations avec des tracteurs, des blocages…

Suite à des actes de sabotages durant les forages (analyse du sol en vue des travaux) au printemps/automne 209, la zone était gardée militairement par 150 policiers/militaires, qui étaient là pour protéger les machines impliquées dans les travaux.

En septembre 2009, après le camp Action Clmat sur la ZAD, un appel a été lancé pour occuper les maisons abandonnées et les zones menacées de la ZAD avec le soutien des locaux résistant à l’aéroport.

Cet appel a été entendu, et il y a maintenant quelques 16 lieux occupés sur la ZAD, incluant des corps de fermes vides, caravanes sur des terrains abandonnés, forêts et jardins collectifs.

Le 15 juillet 2010, les autorités ont délivré des papiers à 5 lieux occupés, annonçant que les occupants-e-s devaient quitter les lieux avant le 5 juillet, ou faire face à une procédure judiciaire et des expulsions.

Dans la même journée, un accord avait été signé par 5 bureaucrates sans importance pour financer le projet d’aéroport. Le 29 juillet 2010, 40 personnes ont occupé le conseil général à Nantes. Le lendemain, il était rendu public que le contrat de la construction de l’aéroport était attribué à la compagnie multinationale Vinci.

Les premiers travaux ont déjà commencé sur le barreau routier où l’autoroute serait construite pour l’aéroport (débroussaillages…).

En août 2010 la ville de Nantes publiait un appel d’offre pour une compagnie de sécurité qui garderait en permanences les sites et zones de construction sur la ZAD.

Mais nous ne partirons pas si facilement. Occupé-e-s à faire pousser de la nourriture pour nous nourrir ces prochaines années, chercher des zones à occuper et construire nos défenses sur la ZAD, nous nous implanterons toujours plus profondément et nous nous préparons pour la lutte..

FNB Paris: solidarité avec nos camarades de Russie

Voici le texte d’un tract diffusé par le collectif Food Not Bombs de Paris, le 13 novembre lors d’une distribution de nourriture, et parallèlement à la campagne de solidarité avec les personnes réprimées pour leur défense de la forêt de Khimki, qui se terminait hier… mais qui aura certainement besoin d’un souffle au long cours!

En Russie comme à Paris : solidarité contre la violence fasciste

Il y a 5 ans, le 13 Novembre 2005, notre camarade Timur Kacharava un militant anarchiste, antifasciste et pour la libération animale a été assassiné par des nazis en plein centre-ville de Saint-Petersbourg en Russie. Il était engagé dans de nombreux collectifs et en particulier le collectif Food Not Bombs (FNB) de St-Pétersbourg.

C’est en revenant d’une distribution de nourriture végane du FNB qu’il a été assassiné à coups de couteaux par une dizaine de nazis qui l’ont poignardé aux cris de « Anti-antifascisme »

En Russie ces dernières années des dizaines de militants antifascistes ont été assassinés par les néo nazis.

Les concerts punks ou les rassemblement militants subissent régulièrement les attaques ultra-violentes dont des attentats à la bombe, comme  contre le Food Not Bombs de St-Petersbourg quelques semaines à peine après l’assassinat de Timur. Et bien entendu, tout cela avec la bienveillance complice des autorités  « démocratiques » de l’Etat Russe qui entend bien museler la contestation révolutionnaire.

Mais ni la répression étatique, ni celles des milices fascistes n’empêche le mouvement antifasciste et révolutionnaire de prendre de l’ampleur : cet été, l’attaque d’un commando de néo nazis contre les militants écologistes qui s’opposent à la construction d’une autoroute en plein milieu de la foret de Khimki en banlieue de Moscou,  a donné lieu malgré les nombreux blessés à une riposte d’ampleur contre les autorités complices, la « bataille de Khimki », faites de manifestations de masse et d’action directes et offensives contre les responsables.

La construction de l’autoroute a été suspendue, et c’est donc un recul même temporaire du « démocrate » Poutine mais aussi du groupe français Vinci, constructeur de la future autoroute. Mais cette victoire s’accompagne d’une répression féroce : deux militants antifascistes ont été emprisonnés pendant plusieurs mois et leur libération temporaire n’annule pas les risques de condamnations très lourdes lors d’un futur procès.

En France aussi, les fascistes se structurent et n’hésitent plus à recourir de plus en plus fréquemment à la violence physique contre le mouvement de résistance au capitalisme et ses organisations.

Dans le même temps ils profitent de la crise et de notre appauvrissement généralisé pour organiser des « soupes populaires » ou leur charité se paye à prix d’or : de la nourriture oui , mais à condition d’accepter la propagande raciste, antisémite ou sectaire et d’être utilisé ensuite pour la publicité de ces groupes fascistes , qui, tous , filment les distributions de nourriture pour montrer leur soi-disant fibre sociale .

Notre riposte c’est la solidarité : Food not Bombs, c’est de la nourriture collectée par des prolétaires pour la partager avec d’autres prolétaires, notamment en utilisant les surplus gaspillés tous les jours par le mode de production capitaliste ou tout ce qui ne peut être vendu est détruit, alors que nous sommes nombreux à ne pas manger  correctement, ni à notre faim.

Food not Bombs, c’est aussi le choix éthique d’une alimentation qui exclut tous les produits issus de l’exploitation des animaux, parce que la société que nous voulons commencer à construire dès maintenant, sera celle de la libération de tous, humains comme animaux.


Enlèvement au Niger : le vrai coût du nucléaire

Les médias parlent beaucoup de l’enlèvement de membres du personnel d’AREVA au Niger. Une « publicité » dont le nucléaire se serait bien passé, puisqu’elle montre à l’opinion publique quel est le sens de ses démarches.

Voici une petite explication par un communiqué du Réseau Sortir du Nucléaire:

Otages du Niger : le vrai prix de l’électricité nucléaire

Communiqué de presse du Réseau « Sortir du nucléaire » du 21 septembre 2010
Depuis le 16 septembre, aucune nouvelle des salariés enlevés au Niger. On parle d’AQMI, d’Al Quaïda, mais pas un mot sur les revendications des habitants du désert. Jamais n’est évoqué le contexte géographique, économique et humain d’une région qui produit l’uranium utilisé dans le tiers des centrales nucléaires françaises.
Les ressources mondiales en uranium sont limitées, réparties entre une dizaine de pays, dont le Niger, l’un des pays les plus pauvres du monde. Selon l’ONU et la FAO, 47% des Nigériens sont en situation d’insécurité alimentaire (dont 86% des agriculteurs).
Cet uranium profite à AREVA, mais il nuit aux Nigériens : en quelques années, deux mines d’uranium et 130 permis de recherche minière ont spolié les habitants et les terres agro-pastorales voisines. À cause de l’extraction de l’uranium, on assiste à une destruction de la flore et la faune, à une contamination de l’air par les poussières et les gaz radioactifs, et à une très importante contamination de l’eau, accompagnée de l’épuisement de deux grandes nappes fossiles, à hauteur de 70% de leurs réserves.

Les mineurs nigériens travaillent dans des conditions épouvantables pour leur santé. La population locale est malade de la radioactivité. Voilà le vrai prix de l’électricité nucléaire, payé ici par les seuls Nigériens.
La facilité avec laquelle s’est opéré l’enlèvement des salariés d’AREVA et de Vinci pose de nombreuses questions… La France envoie sur place une importante assistance militaire, alors que d’autres enlèvements dans la région, sans liens avec AREVA, avaient laissé le gouvernement français quasiment indifférent.
Cet événement dramatique, qui plonge des familles dans l’angoisse, doit aussi nous rappeler la dépendance énergétique de la France. La production d’EDF SA nécessite de l’uranium en provenance de pays instables et dangereux comme le Niger. Cet épisode met en lumière le néocolonialisme français, cette « Françafrique » qui génère de nouveaux conflits, pille les ressources naturelles, détruit l’environnement, met en péril les populations autochtones, mais aussi les employés d’entreprises comme AREVA ou Vinci.
Le Réseau « Sortir du nucléaire » demande à la France de prendre en compte la crise humanitaire et écologique liée aux mines d’uranium, au Niger et ailleurs. S’il fallait répercuter le coût de cette crise sur le prix du Kilowattheure, ce serait la fin du mythe de l’électricité nucléaire « bon marché ». L’avenir n’est pas au nucléaire, mais aux économies d’énergie et aux énergies renouvelables.

L’article est très contradictoire (et est d’ailleurs grosso modo l’équivalent de la position du NPA d’Olivier Besancenot). En effet, quel intérêt de dire que « La facilité avec laquelle s’est opéré l’enlèvement des salariés d’AREVA et de Vinci pose de nombreuses questions… », sans dire lesquelles?

A côté de ce sous-entendu (incompréhensible, ou bien complotiste), il est parlé de manière tout aussi étrange de « la dépendance énergétique de la France » et du risque que représente pour la France l’instabilité du Niger…

C’est un peu comme si toute la critique d’AREVA servait finalement plus à prôner une « autre » politique qu’à lutter pour la planète. Ne nous leurrons pas ici, c’est au moins en (grande) partie le cas.

Normalement, quand on critique le nucléaire on critique la position de la France en général, et toute l’idéologie pro-nucléaire qui va avec. Là, et de manière aussi franche c’est un phénomène nouveau (les élections approchant), il est demandé que la France prenne une autre option.

Au lieu de dire que la France est par définition pro-nucléaire et donc qu’il faut remettre en cause toutes ses traditions, on a ici l’idée nouvelle (et fausse) comme quoi le nucléaire n’existerait qu’en raison d’un lobby, lobby que l’on pourrait contrer par une activité de lobbying inverse.

Ainsi, ici la position anti-nucléaire est plus un moyen de faire pression contre un camp (qui lui utilise le nucléaire) qu’autre chose. La critique du nucléaire passe totalement au second plan, sans même parler d’une vision écologiste ou de la libération de la Terre!

De manière un peu plus simple alors, constatons plutôt des données (fournies par le comité Areva ne fera pas sa loi au Niger):

Les 40 années d’exploitation minière de Cogema/ Areva, à Arlit et Akokan, ont eu pour premières conséquences:

  • La spoliation des terres agro-pastorales autour des deux sites, situés dans la région d’Agadez.
  • Des bénéfices énormes réalisés par Areva sans retombées pour les populations : un véritable partenariat « gagnant-perdant » !
  • La destruction de la faune et de la flore aux alentours des mines.
  • La contamination de l’air par des poussières et des gaz radioactifs.
  • La contamination radiologique des ressources en eau.
  • L’épuisement d’une des deux grandes nappes fossiles (Tarat), à hauteur de 2/3 de ses réserves et, à moyen terme, le tarissement irréversible de la seconde nappe, avec le dénoyage de la partie ouest de l’aquifère (grès d’Agadez) en 40 ans.
  • Des pollutions annexes innombrables, essentiellement dues aux activités périphériques.

Enfin, on trouvera ici des rapports datant de mai 2010 quant à l’impact des mines d’uranium au Niger. Et notons au passage que ces rapports sont le fruit d’une collaboration scientifique Greenpeace international / CRIIRAD, et qu’il faut ici souligner le fait que Greenpeace est très lié à l’Angleterre (d’où par exemple son quasi silence au sujet de la marée noire causée par BP).

Car ce qui est vrai au sein d’un pays est vrai sur le plan international. Et tout cela témoigne que sans compréhension de l’importance de la libération de la Terre, on est tiré dans un sens ou dans un autre, mais que rien de cela ne profite à la Terre…

Le seul moyen d’avoir des critères écologistes précis et fiables, c’est la libération de la Terre…

Campagne internationale de solidarité pour les prisonniers de la bataille de Khimki !

Une campagne internationale est lancée en solidarité avec les prisonniers de la bataille de Khimki ! La Terre d’abord relaie cet appel et appelle ses lecteurs et lectrices à soutenir cette campagne !

Une campagne pleine de sens sur tous les points. La conception de construire une autoroute à travers une forêt, pour ensuite la tronçonner petit à petit, est exactement ce qu’il faut combattre pour reconnaître enfin que la nature a une valeur en soi.

L’entreprise qui doit s’occuper du chantier est une filiale de l’entreprise Vinci… Qui est le numéro un mondial de la construction et des concessions d’autoroutes, de ponts, de parkings, de réseaux d’énergie…

C’est tout un symbole du caractère international mais donc aussi français du bétonnage. C’est pour le profit que l’on bétonne… C’est pour le profit qu’il est prétendu que le béton est « civilisé » et la nature « barbare. »

Il s’agit aussi de montrer sa solidarité avec des gens qui mettent leur vie en jeu en défendant la forêt, puisqu’ils doivent faire face à un Etat ultra-répressif et aux commandos fascistes.

La Russie est en effet un pays où les commandos fascistes sont très actifs : rien que dimanche dernier (le 29 août) un commando d’une centaine de nazis ont attaqué un festival rock à la barre de fer, allant jusqu’à poignardant une jeune de 14 ans.

Les commandos fascistes agressent ainsi les opposants à l’autoroute, et à ce titre une émeute antifa avait eu lieu contre les bâtiments administratifs. Rappelons au passage que non seulement la forêt de Khimki avait été le lieu où l’avancée nazie en URSS avait été stoppée, mais que le mémorial aux partisans a justement été détruit pour permettre la construction de l’autoroute.

L’Etat russe réprime bien évidemment sans cesse les opposants, généralisant les coups de pression.

Et si d’un côté le président russe Medvedev a apparemment pris le contre-pied de son premier ministre Poutine en décidant de « geler » le projet d’autoroute (voir la vidéo mise sur son blog le jeudi 26 août…

« Bien que la construction de l’autoroute ait fait l’objet d’une décision gouvernementale ad hoc et de délibérations judiciaires, nos citoyens, dont les représentants des partis politiques à commencer par Russie Unie jusqu’aux mouvements d’opposition, les associations sociales et les experts estiment que ce projet a besoin d’un examen supplémentaire. »

….de l’autre côté, quelques jours après, le dimanche, l’activiste Nikita Tchernobajev a été arrếté dans la banlieue de Moscou pour participation à l’émeute antifa et il a été torturé, notamment avec un sac autour de la tête pour l’empêcher de respirer. Il est désormais à l’hôpital.

Voici l’appel de la campagne internationale :

Liberté pour les otages de Khimki!

Appel à des Journées d’action internationales pour Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov

Les 17-20 septembre 2010

Le 28 juillet 2010 plus de 200 personnes, jeunes antifascistes et anarchistes ont mené une manifestation spontanée devant la mairie de Khimki (la banlieue nord de Moscou), à la défense de la forêt de cette ville qui a été abbattu au profit du grand business. L’action lors de laquelle plusieurs vitres ont été brisées, a trouvé un large écho.

De leur côté, les autorités y ont répondu par des répressions. Au lendemain de l’action deux militants des mouvements sociaux connus, Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov ont été arrêtés. Ils sont menacés de 7 ans de prison pour vandalisme bien qu’il n’y ait pas de preuves de leur complicité à des actes illégaux. D’autres militants, surtout des antifascistes, subissent des poursuites policières.

La lutte pour la conservation de la forêt de Khimki dure déjà depuis trois ans. D’après les projets des autorités, c’est à travers de cette forêt que doit être construite l’autoroute à péage Moscou-St-Petersbourg, la première de tel type en Russie; ce qui menera à une dégradation de la situation écologique locale et privera les moscovites et les banlieusards d’une zone de recréation en plus.

Malgré l’existence des plans alternatifs pour l’autoroute qui permettraient de se passer d’une déforestation et au dépit des protestations actives des écologistes et de la population locale, les autorités ont refusé d’y prêter l’oreille. Au contraire, elles ont fait plusieurs démarches visées à imposer le silence aux contestateurs.

Plus d’une fois les autorités de Khimki (en concertation avec la compagnie de bâtiment chargée des travaux) ont recouru à la violence contre les défenseurs de la forêt de la ville: en négligeant l’opinion publique, en refusant de permettre des actions de protestation, en appellant les nationalistes à disperser les piquets des écologistes et des habitants de la ville, en arrêtant illégalement et en attaquant les journalistes.

Les “personnes inconnues” ont mutilé le rédacteur en chef du journal local “Khimkinskaïa Pravda” Mikhaïl Beketov qui avait âprement critiqué les autorités, et ils ont assassiné le metteur en pages d’un autre journal d’opposition, Sergueï Protazanov.

Après l’action du 28 juillet 2010 la police russe et les services secrets ont déclenché une chasse aux antifascistes sans précédents. Les personnes une fois signalées à l’attention du Centre anti-extrémiste et du Service fédéral de sûreté (l’ex-KGB) en tant qu’antifascistes, sont amenées de force aux interrogatoires, les visites à domicile illégales se tiennent chez eux; il y a des cas des pressions physiques atroces pour arracher des dépositions dont l’instruction a besoin.

Ayant peur d’une vague montante des protestations contre la déforestation, les autorités ont enfin reculé en exprimant la volonté de reviser le projet de l’autoroute. Mais il n’y a pas lieu de crier victoire. Alekseï Gaskarov et Maxime Solopov sont toujours en prison sans droit, pris en ôtage par les autorités.

A la fin septembre se tiendra la prochaine audience pénale qui devra prononcer sur une mise en liberté d’Alekseï et de Maxime dans l’attente du jugement. Tous ceux qui s’inquiètent de leur sort, doivent faire tout leur possible pour les arracher de la prison. La Campagne pour la mise en liberté des ôtages de Khimki appelle à des Journées d’action internationales les 17-20 septembre 2010 pour mettre de la pression sur les autorités russes en vue d’obtenir la libération d’Alekseï et de Maxime.

Nous appelons à organiser des manifestations devant les ambassades, les consulats, les missions économiques et culturelles de la Fédération de Russie, aux événements publics et culturels qui ont des rapports à la Russie, tout comme d’envoyer des télécopies et des lettres au tribunal, au Parquet et au gouvernement russes (la journée principale de la campagne fax sera lundi le 20 septembre).

Les adresses nécessaries et les détails supplémentaires sur les répressions en Russie seront bientôt communiqués. Vous pouvez les trouver aussi sur notre site web: http://khimkibattle.org en anglais, allemand, français et russe.

Unissez-vous à l’action!

Campagne pour la mise en liberté des ôtages de Khimki

Tel.: +7 (915) 053-59-12

http://khimkibattle.org

Les transferts d’argent en Russie étant assez fastidieux, un compte en banque en Allemagne a été ouvert afin de permettre d’exprimer sa solidarité financièrement :

A. Hoffmann | Kto.-Nr. 408352201
Postbank Hamburg | BLZ 20010020
Stichwort / mot-clef : Russland

Voici deux bannières et une image animée qu’il est possible de reprendre sur les sites et les forums afin d’exprimer sa solidarité (on peut par exemple mettre un lien avec cette page-ci: http://laterredabord.fr/?p=6311) ou bien plus directement avec la page en française du site russe de solidarité : http://khimkibattle.org/?lang=fr

Voici également un tract (au format PDF version impression) qu’il est possible de diffuser. N’hésitez pas à nous faire part de vos initiatives, de vos propres tracts, etc.

Yevgenia Chirikova a été arrêtée !

Mardi dernier, une vingtaine de personnes ont manifesté devant le centre culturel français à Moscou pour protester contre le groupe VINCI qui doit construire l’autoroute en pleine de forêt de Khimki.

Le blackout médiatique en France a été quasi complet, tout comme au sujet de la révolte antifasciste à Khimki dont nous avons parlé. L’information a circulé dans des agences de presse, mais les médias ne semblent pas vraiment savoir quoi faire de ce genre d’informations!

Et cette fois, c’est Yevgenia Chirikova, figure de proue du mouvement de défense de la forêt de Khimki, qui a été arrêtée le 5 août!

Les autorités russes ont procédé à son arrestation (voir la vidéo ici où on peut la voir très courageusement résister), ainsi qu’à celle de son assistant Yaroslav Nikitenko et celle du politicien libéral Artur Grokhovsky.

Nous avions parlé du rassemblement du mouvement pour la forêt de Khimki, rassemblement attaqué par des nazis sous la protection de la police. Eh bien les arrestations ont eu lieu en raison de ce rassemblement ! N’ayant pas été « autorisé », le mouvement a eu une amende de 1.500 roubles (un peu moins de 40 euros) !

On peut voir dans cette vidéo (en russe) Yevgenia Chirikova dans la forêt de Khimki, exposant ses vues.

Les deux antifascistes arrêtés au préalable et dont nous avions parlé, Alexei Gaskarova et Maxim Solopova, restent pour l’instant en prison pour au moins deux mois.

Ils auront besoin d’un vaste mouvement de solidarité pour que l’Etat russe ne fasse pas ce qu’il veut avec eux! Nous espérons que sera diffusée massivement des informations concernant leur situation, et qu’en France la solidarité s’exprimera!

Voici un communiqué d’opposants en Russie (source):

« Le groupe français VINCI est l’un des participants au projet de construction en Russie d’une première autoroute privée laquelle doit lier Moscou et Saint-Pétersbourg. Le projet de construction prévoit la déstruction de l’écosystème de la forêt de Khimki.

Afin de briser la résistance des écologistes et d’autres activistes contre l’abattage de la forêt et disperser l’éco-camp sur le site de l’exploitation forestière illégale, les entreprises – constructrices ont employé des voyous du milieu néo-nazis.

Suite à l’action des gens indignés, la police a arrêté, sans aucune preuve, des militants ne cachant pas leurs visages et noms et exprimant ouvertement leur position anti-fasciste – Alexey Gaskarov et Solopov Maxim.

Aujourd’hui, leur détention est prolongée à 2 mois. Un peu avant, le journaliste Mikhaïl Beketov informant sur la lutte pour la forêt de Khimki, a été attaqué et blessé par des inconnus. Conscients de l’absurdité de l’utilisation des mercenaires d’extrême-droite pour faire face aux activistes, nous sommes venus en discuter avec les représentants de la compagnie Vinci.

Action Autonome (AD).
Rainbow Keepers.
Affinity Art-group.

P.S. Aujourd’hui, immédiatement après la conférence de presse, la police a arrêté
un leader du groupe d’initiative des écologistes à Khimki, Eugènie Chirikova.
Notre régime a ouvertement montré qu’il s’en fichait de la majorité de la population et de la nature, et même de ses propres lois. Il mène une politique exclusivement dans les intérêts de la buraucratie et des riches sociétés comme Vinci. »

Russie: émeute antifa en défense de la forêt de Khimki

C’est une émeute environnementale qui a eu lieu le 28 juillet dans la banlieue de Moscou, avec un symbolisme politique très fort.

700 antifas ont en effet profité de la fermeture des locaux administratifs de la ville de Khimki pour l’attaquer dans une émeute dont on peut voir une vidéo de presque dix minutes ici.

Le mot d’ordre était : « Sauvez les forêts de Russie ! » et en l’occurence également celle de Khimki.

Ce parc naturel de 1000 hectares, avec notamment des chênes centenaires, est menacé par la construction d’un tronçon de la nouvelle autoroute Moscou-Saint-Pétersbourg.

Ce parc doit en effet être coupé par l’autoroute, 144 hectares de forêt protégée de Khimki ont été transformés en « terres exploitables. » Mais c’est une habitude des promoteurs que de commencer ainsi et d’ensuite anéantir la forêt, petit bout par petit bout.

D’autant plus que le trajet du tronçon fait comme par hasard un détour très important pour traverser, comme par hasard, la forêt en son milieu…

Il faut savoir également que pour réaliser ce tronçon, l’État russe a même détruit en avril un mémorial dédié aux partisans de la seconde guerre mondiale ! Car Khimki est l’endroit où l’invasion nazie a été stoppée aux portes de Moscou (d’où le slogan de l’émeute : « Épurons les fascistes 1941-2010 »).

C’est dire comment le profit est prêt à tout, même à détruire les symboles les plus importants de l’histoire russe. D’ailleurs, le projet de tronçon n’a pu être réalisé qu’à coups de pots de vins massifs, de magouilles les plus diverses et de brutale répression.

Mikhail Beketov, journaliste et rédacteur en chef du journal Khimkinskaïa Pravda ayant dénoncé cette corruption, a été agressé de manière ultra violente par un commando. Laissé pour mort, il a fallu l’amputer d’une jambe et de plusieurs doigts gelés. Il a encore de très importantes séquelles au cerveau!

Il y a quelques jours, une douzaine de personnes s’opposant à la construction se sont vu opposer à… un gang d’une centaine de personnes masquées et protégées par la police ! Les opposants ont été molestés puis… arrêtés par la police!

Voici une photo des assaillants:

Sur le T-shirt, on peut reconnaître des symboles d’extrême-droite. L’extrême-droite sert de mercenaires…

Ce sont en en effet de puissants intérêts économiques qui visent la destruction de la forêt.

L’administration de Khimki a été visée car l’idée de traverser la forêt vient de son maire Vladimir Strelchenko (élu dans des conditions plus que douteuses), qui voulait ainsi préserver les zones résidentielles.

Le budget de la construction est de 5 milliards de dollars ! Et il faut savoir également c’est une filiale russe du groupe français Vinci, Vinci Concessions, qui a signé un contrat de 1,5 milliard d’euros pour la construction du premier tronçon d’autoroute.

La répression sévit depuis longtemps contre l’opposition au projet.

La mobilisation contre le projet est très forte dans la population de Khimhi, qui est une ville-dortoir de 180.000 habitants. Elle dure depuis deux ans et tente de s’opposer à la construction.

Elle organise des rassemblements, nettoie la forêt, tente d’organiser l’opinion publique… Ce qui est évidemment est difficile dans un pays comme la Russie où tout est verrouillé… Comme en France d’ailleurs.

Dès que l’on s’attaque aux intérêts économiques des grandes entreprises, les médias font le black out et l’État pèse de tout son poids pour protéger le profit. Preuve en est d’ailleurs que c’est Vinci qui mène matériellement la destruction de la forêt de Khimki !

A nous de diffuser le message des écologistes de Russie et de se mobiliser contre Vinci!