• L'IPBES et ses scénarios

Le discours le plus important de votre vie – Gary Yourofsky

Gary Yourofsky est un vegan militant américain, qui fait des conférences sur le véganisme, dont voici des vidéos, en bas de l’article. La première consiste en la conférence, la seconde en une série de questions posées par les étudiantEs…

EtudiantEs qui sont déjà 60 000 à avoir écouté une de ces conférences, dans 170 écoles, hautes écoles et universités. Comme expliqué sur son site, il a monté l’ADAPTT (Animals Deserve Absolute Protection Today and Tomorrow – Les animaux méritent la protection absolue aujourd’hui et demain).

C’est une organisation voulant l’abolition de toutes formes d’exploitations et de tortures : vivisection, dissection, cirques, rodéos et toutes les autres formes d’esclavage, d’exploitation, de maltraitance et de meurtre. ADAPTT croit aussi en la désobéissance civile et aux actions directes car les actions pacifistes et réformistes sont inefficaces.

Bien que se soit, bien sûr, une démarche énorme et essentielle, Gary Yourofsky ne se « contente » pas que d’informer. Son but n’allant clairement pas dans le sens des réformes ou de l’attente passive que les choses changent et que les mentalités évoluent doucement… Ce vegan militant est d’ailleurs banni de 5 pays dont l’Angleterre et le Canada depuis 1999 car en 1997, Gary a libéré 1542 visons d’une ferme fourrure dans l’Ontario.

Parrainé par PeTA de 2002 à 2005, il a pris ses distances pour diverses raisons comme expliqué lors de la conférence : refus du profit voulu par PeTA ainsi que des campagnes sexistes et de la condition animale dans les refuges de PeTA.

Dénonçant aussi l’énorme pression quotidienne pour nous faire ingurgiter des produits animaux et sous-animaux, Gary Yourosky est un très grand orateur au discours limpide, simple et efficace. Ce militant déborde d’énergie et sort ainsi des clichés du vegan mou dépressif qui ne croit en rien…

Cependant la traduction porte à confusion car vegan est traduit par végétalien alors que, rappelons-le encore, il existe des personnes végétaliennes qui ne sont pas véganes. Le végétalisme étant, dans ce cas, une pratique égoïste de santé et rien d’autre. Cette conférence doit être vue et diffusée, malgré quelques points décevants comme l’apologie claire et nette de la fausse viande.

Le véganisme est une nouvelle culture, et ne saurait être crédible si l’on met en avant de la “chaire animale végétale” ! Comment le goût de la mort pourrait-il avoir un sens dans une société de vie ?

Même si il ne faut pas donner trop d’idées différentes, au même moment, afin de rendre un discours compréhensif, la seule dénonciation de la souffrance des animaux dans les élevages industriels est présente.

Pourtant, la finalité des élevages bio est exactement la même et il n’en est jamais question. Ce qui est très regrettable de ne pas en parler ! Nous laissons donc cette conférence en visionnage permanent afin qu’elle soit vue et diffusée. Afin que le message soit compris et appliqué !

Voici les deux vidéos, les deux sont sous-titrées; si les sous-titres ne s’affichent pas cliquez sur cc sur la vidéo et choisissez le français, ou parmi les autres langues disponibles.

50.000 visons libérés en Grèce

26.08.2010 – Heliodendro, Kastoria (Grèce)

Une des plus grandes fermes de visons a été frappée dans notre première nuit d’action. Toutes les cages emprisonnant les animaux dans les 37 hangars de la ferme ont été ouvertes et les machines sabotées.

Afin que les animaux puissent s’échapper le grillage a été coupé et les deux barrières ouvertes en brisant les verrous (en utilisant les outils du fermier).

Deux heures et demi de travail et nous avons pu nous enfuir, aux côtés de milliers de visons (selon les médias, 50.000 ont été libérées).

27.08.2010 – Kaloneri, Siatista (Grèce)

Une autre ferme de visons a été notre cible pour la seconde nuit d’action, cette fois près de la ville de Kaloneri, une route où l’on peut facilement voir 10 fermes. 8 hangars pleins d’animaux ont vu leurs cages ouvertes en seulement dix minutes.

Avant de partir, nous avons ouvert une barrière afin de permettre aux animaux de courir vers la liberté (selon les médias, 2.000 visons ont été libérés).

Dans les deux cas, nous vérifié avec précaution les fermes pour savoir comment organiser une action rapide et plus sûre.

Avec ces actions nous avons décidé de frapper l’industrie de la fourrure et particulièrement les dégoûtantes « villes à fourrure » de Siatista et Kastoria, infesté par des centaines de magasins de fourrures.

Libérer des animaux des cages est une manière de mettre nos idées en pratique.

Sans distinguer les espèces, la race, le genre ou les préférences sexuelles, nous nous opposons à l’oppression, l’exploitation et l’emprisonnement que cette civilisation a créé pour tout être vivant.

Dans ces jours désespérés, nous tendrons toujours vers la liberté. Mange vegan sur les barricades !

A.L.F.

Manifestation et grande opération de libération de visons en Allemagne

Chaque année a lieu à Francfort en Allemagne une manifestation au sujet de la fourrure et de la mode, organisée par des activistes pour la libération animale. La manifestation rentre dans le cadre de la campagne contre Escada et Max Mara dont nous avons déjà parlé.

Cette année, 650 personnes ont participé à cette manifestation qui a eu lieu le 13 mars, et on peut désormais voir une vidéo de la manif ici. Avant la manifestation, il y avait également des stands, des vidéos et des discours; après avait lieu une fête.

Durant la manifestation, les slogans ne visaient pas que la fourrure, mais toute l’exploitation animale : « Ob Pelz oder Fleisch – Mord bleibt Mord » (Fourrure ou viande – un meurtre est un meurtre), « Wir sind laut und wir sind hier – Für die Befreiung von Mensch und Tiere » (Nous faisons du bruit nous sommes ici – Pour la libération de l’humain et de l’animal).

La solidarité avec les activistes passant en ce moment en Autriche a été soulignée avec un point de vue très clair:

« Ce qui est à honteux, ce ne sont pas les revendications comme quoi il faut mettre fin à la violence contre les animaux, mais la délégitimation des protestations par la police, le droit et la justice. Ce qui est insupportable, ce ne sont pas les protestations, les campagnes et chaque action illégale, mais la prétention à pouvoir disposer comme bon nous semble des animaux, qui amène en dernière conséquence à l’emprisonnement et la mise à mort d’innombrables individus non humains. »

L’ancrage dans les valeurs progressistes a été rappelé:

« Nous sommes tous et toutes ici afin de montrer à l’industrie de la fourrure ce que nous pensons des ses cruelles affaires. Nous nous sommes rassembléEs afin d’exprimer par des mots et des actes ce que nous ressentons lorsque nous pensons aux tortures que doivent endurer chaque jour les animaux dans les fermes à fourrure.

Afin de parler concrètement: aujourd’hui nous amenons notre haine dans la rue. Notre haine à l’encontre d’une machinerie de mort, qui méprise la vie, une machinerie de mort qui se moque de la souffrance des êtres vivants, qui ont la capacité de ressentir, une machinerie de mort qui place le profit au-dessus du droit à la vie.

Cette pensée ne visant qu’au profit est une conséquence nécessaire de la logique de chosification capitaliste et ne peut être vaincue que par le dépassement des relations de domination existantes. »

Il a également été rappelé dans un discours à ce sujet devant le magasin Max Mara qu’il n’y avait pas de place pour les fascistes dans le mouvement pour la libération animale. Les fascistes lorsqu’ils abordent la question animale le font au nom de la santé, d’une volonté de vivre « sainement », de manière « pure. » Chez les fascistes il n’y a pas de critique de l’exploitation animale, mais seulement la volonté d’avoir « un peuple sain. »

A également été cité un document « pro-animaux » des fascistes; en voici l’extrait complet afin de comprendre pourquoi l’extrême-droite fait semblant de s’intéresser aux animaux: afin de justifier un pseudo « ordre naturel »:

[Attention: citation d’un groupe d’extrême-droite!] « Les fascistes rouges / anti-allemands justement, qui s’investissent également pour les droits des animaux, n’ont eux-même pas compris l’idée de l’antispécisme.

Pour eux, il ne s’agit qu’un concept en plus leur servant de prétexte à la violence contre ceux qui pensent différemment. Et c’est une contradiction, parce que cette idéologie affirme qu’elle est pour la liberté de chaque vie.

Tout cela est bien beau, mais n’est absolument pas réalisable, tout comme le marxisme / communisme.
Il y aura toujours des gens pour gouverner et d’autres pour être gouverné. Les affirmations comme  quoi il y aurait une contradiction entre les nazis et la protection animale sont absurdes et ridicules. »

Exactement comme lors de la colonisation avec les théories sur les esclaves qui auraient “naturellement” besoin des maîtres (évidemment européens), les fascistes utilisent la question animale pour justifier l’esprit de domination (c’est souvent le loup qui est “valorisé” d’ailleurs, comme symbole des “inégalités” naturelles)

Une démarche totalement opposée aux valeurs de la libération totale!

On notera également que deux jours après cette manifestation, dans la nuit du 15 au 16 mars, a eu lieu une grande opération de libération de visons, à Frankenförde.

Un groupe d’intervention a libéré à peu près 2.500 visons et procédé à la destruction des tuyauteries alimentant la ferme en eau, de plusieurs voitures et de différentes machines (voir ici une vidéo de l’action). La presse parle de 180.000 euros de dégâts et de 4.000 visons libérés.

Toujours à propos de la libération de visons, le site américain Voice of the Voiceless (récemment frappé par la répression du FBI comme nous le disions il y a quelques jours) a mis la semaine dernière en ligne un rapport scientifique montrant que les visons libérés survivent et s’adaptent en un mois – un mois et demi à leur nouveau environnement.

Libération de visons en Dordogne

Aux alentours du village de Saint-Cybranet (370 habitants), près de Domme, en Dordogne, 4.200 visons se sont échappés d’une ferme d’élevage. Le propriétaire de celle-ci a expliqué aux médias: “Ce matin on m’avait abattu toutes les clôtures et ouvert toutes les cages”.

Les médias ont tenté de minimiser ce qui est sans doute évidemment une action relevant de la Libération Animale en expliquant que seulement 2.000 visons avaient été libérés, que la moitié avait été déjà “récupérée” etc.

Mais la palme de l’hypocrisie immonde revient au sous-préfet, qui a expliqué que:

“Plusieurs dizaines de visons sont malheureusement morts sur place à cause du stress”.

Si quand vous lisez cette phrase et que vous n’êtes pas vegan, vous savez ce qu’il vous reste à faire si vous ne voulez pas ressembler ne serait-ce qu’un peu à ce représentant de l’Etat, qui s’inquiète que les pauvres visons ne puissent pas mourir comme il se doit: massacrés, électrocutés…

A noter aussi les propos du maire de Saint-Cybranet, Claudine Farfal: elle pense que l’action a été menée par “des gens qui pensaient sauver ces animaux” (non? vraiment! incroyable!), et selon elle “en croyant les sauver, on en tue des milliers d’autres”…

Voilà bien la logique des prétendus amis des animaux (qui jamais ne sont vegans d’ailleurs): tout est affaire de juste milieu, de réformes, etc. Tout cela est du vent. Aujourd’hui, c’est la guerre qui est menée contre les animaux! Et d’ailleurs même sur le site du Parisien, les commentaires sont quasiment tous favorables à l’action. Voilà également de quoi contrer les arguments des pessimistes de service, qui se lamentent sur le sort des animaux non humains, mais n’assument pas la lutte!

Action pro-visons au Canada

Le magazine Bite Back, qui publie les communiqués des actions clandestines en faveur de la libération animale, a rendu public un communiqué du Canada qui mérite d’être mentionné.

L'”unité de renseignement des fermes à fourrure” diffuse en effet une longue liste d’adresses personnelles de fourreurs, donnant les dates auxquelles ceux-ci ne seront pas chez eux, puisqu’ils seront à une grande convention aux USA des fourreurs massacrant des visons. Il s’agit de la convention des fourreurs du Canada (plus de 300 fermes), mais elle sera aux Etats-Unis (où se trouvent 270 fermes).