Nouvelle hausse des limites d’exposition pour les enfants
L’enceinte du réacteur n°1 laisse elle aussi échapper de l’eau à l’extérieur, dans l’océan. D’après TEPCO il ne s’agirait pas de « fuites d’eau importantes ».
L’eau dans le réacteur n°2 ne descend pas malgré le pompage. Elle est toujours à 89 cm sous le niveau de débordement. Par ailleurs l’autorité de sûreté nucléaire japonaise a publié un rapport à propos de la fuite d’eau radioactive qui s’est déversée durant plusieurs jours dans l’océan. Le document est en anglais et au format PDF ici.
Dans le réacteur n°3 l’eau continue de monter dans les galeries souterraines. TEPCO ne peut pas évacuer cette eau car il n’y a plus de cuve de stockage disponible. La situation est la même pour le réacteur n°4 avec un niveau de radioactivité de l’eau environ 250 fois plus élevé qu’un mois auparavant.
Apparemment le gouvernent japonais aurait à nouveau revu à la hausse la dose admissible de rayonnements ionisants pour les enfants de la préfecture de Fukushima. Elle serait de 3,8 microsieverts par heure, soit plus de de 33 millisieverts par an. En France la limite est de 20 millisieverts par an pour les travailleurs du nucléaire et de 1 millisievert par an pour la population.
Cela est d’autant plus inquiétant que les enfants sont beaucoup plus sensibles aux rayonnements et plus vulnérables aussi sur le long terme. Le risque de développer un cancer à cause des rayonnements radioactifs est de 3 à 4 fois plus élevé pour les nourrissons (moins d’un an). Il est deux fois plus important pour les nourrissons de sexe féminin que pour les nourrissons de sexe masculin.
De plus une récente étude menée pendant 25 ans en Allemagne révèle que pour les enfants de moins de 5 ans et vivant à moins de 5 km d’une centrale nucléaire (fonctionnant « normalement ») le risque de développer une leucémie est doublé.
Nous apprenons également qu’en cas de pannes ou de coupures de toutes les sources électriques régulières dans les centrales nucléaires japonaises la plupart des réacteurs ne parviendrait pas à maintenir un état stable, les générateurs électriques de secours ne suffiraient donc pas.
Malgré cela le gouvernement japonais a affirmé qu’il va continuer ses efforts pour promouvoir l’exportation de la technologie nucléaire.





