Archive for juin 2011

L’autre pollution : des millions de déchets dans l’océan

Nous avons à de nombreuses reprises parlé de la pollution de l’océan et du manque cruel d’informations. Le peu d’informations à ce sujet concernaient les rejets d’eau hautement contaminée directement dans l’océan.

Suite au tremblement de terre et au tsunami du 11 mars, ce sont près de 25 millions de tonnes de déchets qui se sont retrouvés à terre, dont une partie considérable a été emporté par le tsunami lors de son reflux.

Bateaux, voitures, appareils électriques, bombes aérosols, médicaments, etc… il est difficile d’imaginer le drame que représente cette pollution pour l’océan et ses habitants.

Hier à la centrale de Fukushima Daiichi, 15 tonnes d’eau ont fui d’un réservoir. TEPCO a annoncé dans l’après-midi que la fuite avait été réparée.

Par ailleurs de l’urine radioactive a été détectée chez quinze habitants d’Itate et de Kawamata avec une dose de 3 millisieverts. Rappelons qu’en moyenne une personne reçoit une dose inférieure à 3 millisieverts en un an.

Selon un sondage récent, 70 % des Japonais désapprouvent la remise en marche des centrales nucléaires en raison des mesures de sécurité jugées insuffisantes. Et environ 50 % de la population serait pour une réduction du nombre de centrales.

La mise en marche de la station d’épuration ne se passe pas comme prévu

La station d’épuration souffre toujours de problèmes, elle ne filtre pas l’eau contaminée comme prévu. Hier, TEPCO aurait enfin trouvé le problème (l’indication « ouvert » et « fermé » sur une valve d’une cuve était erronée). Les tests se poursuivent donc pour savoir si la station fonctionne enfin correctement.

Cela est d’autant plus urgent que les sous-sols menacent toujours de déborder, et même de plus en plus avec l’arrivée de la saison des pluies. TEPCO à beau installer des sacs de sable pour empêcher au maximum l’eau de s’infiltrer dans les sous-sols, de nombreux bâtiments n’ayant même plus de toit, le risque reste élevé.

Face à cette menace de débordement TEPCO a dû diminuer la quantité d’eau injectée dans le réacteur n°3, ce qui a provoqué une augmentation de la température de plusieurs degrés (4°C en haut du réacteur et 7°C en bas).

C’est une nouvelle illustration du caractère extrêmement précaire de la stabilité de la situation et plus généralement de l’incapacité de TEPCO à la gérer.

Un autre exemple est venu s’ajouter mardi avec l’éclaircissement sur ce qu’il s’est passé dans le réacteur n°4. Comme dans les réacteurs n°1, 2 et 3, suite au séisme et au tsunami le courant a été coupé et le système de refroidissement avec. La température est alors montée et l’eau a commencé à s’évaporer. Le combustible du réacteur n°4 aurait alors pu se trouver exposé à l’air libre, risquant la fusion. Mais l’explosion d’hydrogène a provoqué le déplacement d’une paroi, amenant l’eau d’un bassin adjacent à se déverser dans la piscine du réacteur n°4.

C’est donc un « accident » qui a permis de limiter les dégâts dans ce réacteur.

Rajoutons que même les ministères du travail et de la santé du Japon ont critiqué TEPCO il y a quelques jours pour leur gestion des travailleurs.

En effet, sur le site de Fukushima, depuis le début de la catastrophe du 11 mars, près de 5 200 personnes y ont travaillé, employées par 654 sous-traitants et parfois par des sous-sous-traitants.

Or, alors que TEPCO doit contrôler la contamination interne de près de 4000 personnes ayant travaillé sur le site entre le 11 et le 31 mars, la compagnie ne parvient pas à retrouver 69 sous-traitants.

Dans le bâtiment du réacteur n°2, entre le rez de chaussée et le premier niveau de sous-sols un débit de dose de 430 millisieverts par heure a été mesuré. Ce niveau très élevé est principalement dû à la présence d’eau hautement radioactive en grande quantité dans ces sous-sols.

Par ailleurs, l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) viens de publier un rapport sur la catastrophe nucléaire au Japon et plus spécifiquement à Fukushima. Il est possible de le lire ici.

Contrairement à ce qui a souvent été dit, l’organisation a jugé que la situation avait été gérée au mieux vu les circonstances. Par contre, elle a souligné le manque (voire l’absence) de préparation face à des événements tels que ceux du 11 mars.

Le taux d’humidité a diminué dans le réacteur n°2

TEPCO a commencé à ouvrir les portes du réacteur n°2 dimanche à 20h51. L’exploitant les a d’abord ouvertes à moitié, puis il les a ouvertes lundi à 4h. Le taux d’humidité est de 60 %, et le débit de dose est compris entre 5 et 27 millisieverts par heure. TEPCO compte y injecter de l’azote (comme c’est le cas dans le réacteur n’°1) afin de diminuer la concentration en hydrogène et ainsi éviter une nouvelle explosion.

TEPCO a commencé hier à injecter davantage d’eau dans la piscine du réacteur n°4. Le niveau de l’eau de celle-ci n’est toujours suffisant : le contenu de la piscine n’est que partiellement noyé, en particulier une pièce très irradiante du cœur du réacteur. Pour l’instant, le débit de dose est trop important et empêche toute intervention.

On apprend également qu’une neuvième personne a reçu une dose supérieure à 250 millisieverts.

La station d’épuration a été mise en marche mais rencontre des problèmes

La station d’épuration tant attendue a été mise en route vendredi vers 20h, mais elle a été arrêtée au bout de 5h, à 0h54.

TEPCO avait commencé à tester les différentes composantes de la station la veille : un déshuileur, un absorbeur de césium, un décontaminateur, et un désaliniseur. Une fuite a été détectée en soirée, elle était due à une valve de ventilation qui était abîmée.

Samedi à 0h54, la station s’est arrêtée à cause du niveau de dose absorbée par l’absorbeur de césium. Celui-ci a reçu la dose limite au bout de 5h alors que cela aurait dû arriver au bout d’un mois.

La température dans le réacteur n°3 était de 60°C environ mercredi. Elle devrait diminuer et passer sous la barre des 40°C début juillet. De plus, des travaux pour installer un système de refroidissement de la piscine en circuit fermé devraient avoir commencé aujourd’hui.

La filtration dans le réacteur n°2 a permis une baisse de la concentration en iode dans l’air d’un facteur 10.

On apprend que l’employé de TEPCO qui a reçu une dose de 678 millisieverts a reçu une telle dose à cause des lunettes de protection fournies par TEPCO. Celles-ci n’étaient pas « compatibles » avec le masque, et la protection a été limitée. Ainsi, cette personne a pu respirer de l’air contaminé à cause de ce problème. TEPCO a annoncé qu’il achètera des lunettes « compatibles » avec les masques.

Actuellement 35 réacteurs sur 54 sont à l’arrêt au Japon. Les 19 réacteurs qui sont encore en service devraient subir un arrêt programmé d’ici l’été 2012. Toutefois, il se peut qu’ils ne redémarrent pas. En effet, pour redémarrer ces réacteurs, des contrôles concernant la résistance face aux séismes et aux tsunamis devront être faits, et ce redémarrage devra être approuvé par les communautés riveraines. Or, des sondages indiquent que 74 % des japonais sont pour la sortie du nucléaire.

Le gouvernement souhaite évacuer les endroits où la limite de 20 millisieverts par an est dépassée, en dehors de la zone d’évacuation, dans une zone comprise entre 33 et 55 kilomètres autour de la centrale de Fukushima Daiichi. Cependant, cette évacuation se fera au cas par cas. Chaque famille sera contactée par les autorités locales, et aura le choix de partir (avec l’aide du gouvernement) ou de rester. Par ailleurs, il reste toujours 1 500 personnes dans la commune de Iitate.

Le contrôle de la contamination s’étend à Tokyo, jusqu’à présent il n’était effectué que dans le centre-ville, mais depuis mercredi celui-ci devrait s’étendre à toute la province.

De même, la municipalité de Fukushima a commencé un contrôle minutieux des taux de contamination. Les résultats seront rendus publics et mis en ligne sur le site de la municipalité.

Le gouvernement a fixé des limites pour les boues dont nous parlions mercredi :

  • en dessous de 8 000 becquerels par kilogrammes, elle peuvent être enfouies dans des centres prévus à cet effet.
  • entre 8 000 et 100 000 becquerels par kilogrammes, une étude au cas par cas devra être faite avant de les enfouir.
  • au-dessus de 100 000, il faudra les couvrir le temps de trouver une solution

Cependant ce plan se heurte à la réalité. En effet, il est difficile de trouver des sites qui acceptent de les enfouir, même en dessous de 8 000 becquerels par kilogrammes.

On apprend également que la préfecture de Fukushima va lancer un long programme de suivi de la santé d’une partie de la population, et ce, sur une durée d’environ 30 ans : tests de contamination interne du corps entier, questionnaire sur leur comportement (notamment le temps passé à l’extérieur) ou encore sur leur régime alimentaire.

No more Fukushima

La station de traitement des eaux devrait être prête vendredi

Après plusieurs problèmes, les tests de la station de traitement des eaux radioactives ont repris et tout semble fonctionner correctement. La station devrait être opérationnelle à partir de vendredi.

Elle sera capable de traiter 50 tonnes d’eau en une heure soit 1 200 tonnes par jours et devrait diviser les taux de concentration en éléments radioactifs par un facteur de 1 000  à 10 000.

L’eau traitée pourra par la suite être réinjectée dans les réacteurs afin de les refroidir.

En ce qui concerne le réacteur n°4, TEPCO a indiqué que la mise en place d’un système de refroidissement de la piscine était plus compliquée que prévu, en partie à cause des dégâts dans le bâtiment et des débris aux sols.

Des données sur la pollution des sols dans la zone de 30 kilomètres autour de la centrale de Fukushima sont disponibles ici.

TEPCO a commencé à filtrer l’eau de mer qui se trouve à l’intérieur des barrières de protection, à proximité des réacteurs n°2 et 3 où la contamination est forte. Les deux systèmes de filtration utilisés permettent de filtrer 20 à 30 % du césium qui se trouve dans cette eau, à raison de 30 tonnes par heure chacun.

Du strontium radioactif, particulièrement dangereux pour les organismes vivants, a été détecté en grande quantité dans l’océan à proximité de la centrale (strontium 89 : 7 700 à 24 00 becquerels par litre ; strontium 90 : 1 600 à 7 300 becquerels par litre) ainsi que dans les eaux souterraines (strontium 89 : 78 à 19 000 becquerels par litre ; strontium 90 : 22 et 6 300 becquerels par litre). Cela dépasse largement les concentrations autorisées.

A ce jour, 8 travailleurs (de la centrale de Fukushima) ont reçu une dose supérieure à 250 millisieverts, dont six qui ont reçu des doses de près de 500 millisieverts.

Le ministère de la santé a ordonné à TEPCO de suivre médicalement ces personnes ainsi que les 94 autres personnes qui ont reçu des doses comprises entre 100 et 250 millisieverts. Il a ausi indiqué que les travailleurs ayant reçu une dose dépassant les 100 millisieverts doivent être éloignés de la centrale de Fukushima.

D’apès une enquête de la NHK (groupe audiovisuel public japonais), 22 préfectures sur 47 ont mesuré la radioactivité des boues dans les stations d’épuration. L’étude a révélé que dans 16 d’entre elles, la boue est contaminée. La plus forte contamination a été détectée à Fukushima : 447 000 becquerels par kilogramme. Le niveau de contamination est également très élevé à Tokyo : 55 000 becquerels par kilogramme, ainsi qu’à Maebashi (située au nord de Tokyo) : 42 800 becquerels par kilogramme. Pour l’instant, aucune solution n’a été trouvée pour ces boues.

A Fukushima, des dosimètres seront distribués par la mairie à tous les enfants de 4 à 15 ans. Ils devront les garder constamment sur eux durant trois mois.

A ce jour, le nombre de personnes qui résident dans les centres d’évacuation s’élève à environ 90 000.

Trois mois depuis le début de la catastrophe

Cela fait à présent trois mois qu’ont eu lui le séisme et le tsunami qui ont entraîné la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.

Trois mois après, la situation reste très préoccupante et n’est toujours pas stabilisée.

L’Autorité de sûreté nucléaire japonaise (NISA) a, ces derniers jours, révélé de nouvelles informations sur la chronologie des événement dans les réacteurs n°1, 2 et 3 de la centrale de Fukushima.

Ainsi dans le réacteur n°1 les barres de combustibles ont été exposées à l’air deux heures après le séisme et la fusion du cœur a eu lieu 5 heures après le séisme, soit environ dix heures plus tôt que l’estimation de TEPCO .

La fusion a eu lieu 80 heures après le séisme pour le réacteur n°2 et 79 heures après pour le réacteur n°3. Soit respectivement 29 heures plus tôt et 13 heures plus tard par rapport aux estimations de TEPCO.

En ce qui concerne la quantité d’hydrogène produite lors de la fusion du cœur des barres de combustibles, la NISA les a également vu à la hausse : pour le réacteur n°1 cette quantité est de 1000 kilogrammes, de 800 kilogrammes pour le réacteur n°2 et de 1000 kilogrammes également pour le n°3.

Par ailleurs, mercredi a eu lui une coupure de courant dans les salles de contrôle des réacteurs n°1 et 2 pendant trois heures, entraînant la suspension de la transmission des données et de l’injection d’azote dans le réacteur n°1. Dans le n°2, TEPCO compte débuter l’injection après avoir filtré l’air du réacteur et chassé la vapeur d’eau radioactive.

Hier, 9 travailleurs sont entrés dans le réacteur n°3 pendant 20 minutes. Ils sont ressortis après avoir mesuré un débit dose de 100 millisieverts par heure dans l’enceinte de confinement. Leur exposition a été supérieure aux 5 millisieverts par heure prévus.

Dans le réacteur n°4, des travailleurs sont entrés hier au troisième étage pour la première fois depuis la catastrophe. Ils ont ainsi pu examiner l’état de la tuyauterie et mesurer les taux de radioactivité. L’objectif est l’installation d’un système de refroidissement de la piscine, dont la température s’élève actuellement à environ 80°C.

L’océan et ses habitants continuent d’être considérés comme une simple poubelle : TEPCO envisage d’y rejeter 3 000 tonnes d’eau de mer contaminée, qui sont actuellement dans les sous-sols des réacteurs de la centrale de Fukushima Daini. Cette eau salée risque de ronger progressivement les structures et de percer ainsi l’enceinte de confinement.

Notons cependant que la concentration en césium dépasse la limite autorisé pour un rejet. Pour les autorités, le seul problème que cela poserait est la contamination des poissons qui seront ensuite pêchés. Aucune valeur n’est donc accordée ni à l’océan, comme poumon de la planète, ni aux animaux.

D’ailleurs, concernant la situation horrible des animaux victimes de cette catastrophe voici une vidéo (datant du mois d’avril) d’un élevage de vaches dans les alentours de Fukushima après l’évacuation. Les vaches, qui ont été totalement abandonnées, restent enfermées dans leur enclos et finissent par mourir de faim.

1700 enfants habiteraient encore la zone comprise entre 20 et 30 kilomètres autour de la centrale de Fukushima, malgré les recommandations d’évacuation. Mais beaucoup de personnes refusent de partir pour diverses raisons (refus d’abandonner ses animaux, peur de ne plus jamais pouvoir revenir chez soi, proche âgé qui refuse de partir, etc.).

Notons également que les deux travailleurs fortement contaminés ont vu leur doses réévaluées (en hausse) : un a reçu 643 millisierverts et l’autre 678 millisierverts.

No nukes

Des taux de radioactivité jamais atteints

A la centrale de Fukushima, des taux de radioactivité d’un niveau jamais atteint depuis le début de la catastrophe nucléaire ont été enregistrés ces derniers jours dans le réacteur n°1.

Un robot a été envoyé dans le bâtiment du réacteur n°1 vendredi, il y a détecté 4 sieverts par heure à certains endroits. Ce très haut niveau de radiations pourrait être dû à un trou dans le sol duquel sort de la vapeur (provenant des sous-sols du bâtiment). Neuf ouvriers sont également rentrés pour installer un appareil servant à mesurer la pression dans la cuve du réacteur.

La quantité totale d’eau qui se trouve dans les sous-sols du réacteur était estimée à 16 200 tonnes vendredi dernier. Le niveau de l’eau a baissé en fin de semaine après avoir augmenté entre lundi et mardi. Par contre, TEPCO ne sait pas où est partie l’eau.

Dans les sous-sols du réacteur n°2, le niveau de l’eau est à une vingtaine de centimètres du sol et menace donc de déborder. Il y aurait en tout 24 600 tonnes d’eau dans ces sous-sols.

L’installation d’un système de refroidissement dans le bâtiment du réacteur n°2 a permis de faire baisser la température de la piscine à 42°C, mais pas l’humidité dans l’ensemble du réacteur, ce qui empêche d’y accéder.

Dans les sous-sols du réacteur n°3, l’eau n’est également plus qu’à une vingtaine de centimètres du sol. D’après TEPCO cela représente 28 100 tonnes d’eau.

Dans les sous-sols du réacteur n°4 la quantité d’eau est estimée à 22 900 tonnes.

Les sous-sols des bâtiments des réacteur n°5 et 6 commencent à être inondés à cause du niveau des nappes phréatiques qui monte. TEPCO a commencé à pomper cette eau dans des cuves pouvant contenir 12 200 tonnes en tout.

L’opérateur a par ailleurs annoncé qu’il ne restait plus que 17 fosses à combler sur les 39 fosses et les 5 galeries qui pourraient être à l’origine de fuites vers la mer. Les fosses restantes sont censées être bouchées d’ici mi-juin.

Vendredi, la quantité d’eau radioactive sur le site de Fukushima Daiichi a été estimée à 105 100 tonnes d’eau, à raison d’une augmentation de 500 tonnes par jour. La station d’épuration qui était prévue depuis quelques temps devrait être en marche dès le 15 juin. Rappelons qu’elle devrait pouvoir traiter environ 1 200 tonnes d’eau par jour.

En ce qui concerne la contamination en césiums 134 et 137 en mer, elle a baissé : elle était comprise, samedi, entre 1 200 et 1 300 becquerels par litre. Contrairement à l’iode 131 dont la contamination a été multipliée par 4 entre vendredi et samedi à proximité de la prise d’eau du réacteur n°2.

Le gouvernement de la préfecture de Fukushima a décidé de mesurer la contamination des habitants, mais il ne dispose que d’un compteur qui ne peut contrôler que 10 personnes par jour. L’hôpital universitaire de Nagasaki de son côté a contrôlé la contamination du personnel medical qui a été envoyé à Fukushima : 40 % des personnes ont été contaminées par l’iode 131, et quelques-unes par du césium. Toutefois, les niveaux de contamination seraient faibles d’après l’hôpital.

Hier, l’agence japonaise de sûreté nucléaire a réévalué que la quantité de radioéléments rejetés lors de la catastrophe : elle est passée à 850 000 terabecquerels (tera = mille milliard) contre une quantité comprise entre 370 000 et 630 000 terabecquerels auparavant.

Que vive l’information sur la réalité du nucléaire !

Cela fait maintenant 2 mois que ce site a ouvert, 2 mois pendant lesquels l’information a été quotidienne avec au minimum un article par jour concernant la centrale et les conséquences de la catastrophe. Alors que la plupart des médias se sont désintéressés de la question, et qu’il était encore plus rare de trouver la moindre information concernant la situation des animaux et de l’océan, ce site a continué à publier chaque jour des informations sur les répercussions de la catastrophe de Fukushima.

La situation étant en train de se stabiliser (bien qu’elle reste très précaire !), nous allons passer à un rythme plus restreint. Il n’y aura désormais plus que deux articles par semaine. Ainsi nous poursuivrons notre travail d’information sur la situation à la centrale de Fukushima (et des autres centrales japonaises) tout en faisant ressortir la réalité de l’industrie nucléaire.  Bien entendu, s’il devait se passer quoi que ce soit d’important nous mettrons à jour ce site très rapidement.