La mise en marche de la station d’épuration ne se passe pas comme prévu

La station d’épuration souffre toujours de problèmes, elle ne filtre pas l’eau contaminée comme prévu. Hier, TEPCO aurait enfin trouvé le problème (l’indication « ouvert » et « fermé » sur une valve d’une cuve était erronée). Les tests se poursuivent donc pour savoir si la station fonctionne enfin correctement.

Cela est d’autant plus urgent que les sous-sols menacent toujours de déborder, et même de plus en plus avec l’arrivée de la saison des pluies. TEPCO à beau installer des sacs de sable pour empêcher au maximum l’eau de s’infiltrer dans les sous-sols, de nombreux bâtiments n’ayant même plus de toit, le risque reste élevé.

Face à cette menace de débordement TEPCO a dû diminuer la quantité d’eau injectée dans le réacteur n°3, ce qui a provoqué une augmentation de la température de plusieurs degrés (4°C en haut du réacteur et 7°C en bas).

C’est une nouvelle illustration du caractère extrêmement précaire de la stabilité de la situation et plus généralement de l’incapacité de TEPCO à la gérer.

Un autre exemple est venu s’ajouter mardi avec l’éclaircissement sur ce qu’il s’est passé dans le réacteur n°4. Comme dans les réacteurs n°1, 2 et 3, suite au séisme et au tsunami le courant a été coupé et le système de refroidissement avec. La température est alors montée et l’eau a commencé à s’évaporer. Le combustible du réacteur n°4 aurait alors pu se trouver exposé à l’air libre, risquant la fusion. Mais l’explosion d’hydrogène a provoqué le déplacement d’une paroi, amenant l’eau d’un bassin adjacent à se déverser dans la piscine du réacteur n°4.

C’est donc un « accident » qui a permis de limiter les dégâts dans ce réacteur.

Rajoutons que même les ministères du travail et de la santé du Japon ont critiqué TEPCO il y a quelques jours pour leur gestion des travailleurs.

En effet, sur le site de Fukushima, depuis le début de la catastrophe du 11 mars, près de 5 200 personnes y ont travaillé, employées par 654 sous-traitants et parfois par des sous-sous-traitants.

Or, alors que TEPCO doit contrôler la contamination interne de près de 4000 personnes ayant travaillé sur le site entre le 11 et le 31 mars, la compagnie ne parvient pas à retrouver 69 sous-traitants.

Dans le bâtiment du réacteur n°2, entre le rez de chaussée et le premier niveau de sous-sols un débit de dose de 430 millisieverts par heure a été mesuré. Ce niveau très élevé est principalement dû à la présence d’eau hautement radioactive en grande quantité dans ces sous-sols.

Par ailleurs, l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) viens de publier un rapport sur la catastrophe nucléaire au Japon et plus spécifiquement à Fukushima. Il est possible de le lire ici.

Contrairement à ce qui a souvent été dit, l’organisation a jugé que la situation avait été gérée au mieux vu les circonstances. Par contre, elle a souligné le manque (voire l’absence) de préparation face à des événements tels que ceux du 11 mars.

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