De nouvelles informations peu rassurantes
Le typhon Roke qui est passé dans la semaine au Japon, entraînant le décès ou la disparition de 16 personnes, n’a apparemment pas créé de dégâts importants à la centrale de Fukushima.
Plusieurs mesures avaient été prises pour limiter les risques : des bâches avaient été posées pour boucher les ouvertures dans les structures, les éléments et équipements instables ont été fixés, etc.
A noter tout de même que dans les sous-sols de la centrale le niveau de l’eau est passé de 8 à 44 centimètres en à peine 24 heures.
Concernant l’eau dans les sous-sols des réacteurs n°1 et 4, TEPCO reconnaît l’existence d’un problème puisque malgré la mise en place des systèmes de pompage et de décontamination la diminution du niveau de l’eau est bien moindre que les attentes de l’exploitant.
Entre 200 à 500 tonnes d’eau s’infiltreraient chaque jour dans les sous-sols.
Mais si de l’eau s’infiltre de l’extérieur vers l’intérieur c’est que de l’eau contaminée se répand également en dehors des souterrains.
Un taux d’hydrogène de 1% a été détecté dans un tuyau relié à la cuve du réacteur n°1, or à partir de 4% le risque d’explosion est réel. TEPCO ignore combien la cuve, en elle-même, contient d’hydrogène.
Pour les réacteurs n°2 et 3 les températures mesurées à l’extérieur de la cuve sont respectivement de 112°C et 88°C.
En ce qui concerne le réacteur n°2 une étude apporte de nouvelles informations : l’enceinte de confinement a peut-être été percée dès le 11 mars, donc le jour même où la catastrophe est survenue. Et dans le cas d’un trou de forme circulaire son diamètre atteindrait 7,6 centimètres.
Durant la première moitié du mois de septembre la centrale de Fukushima aurait rejeté environ 200 millions de becquerels.
Par ailleurs, du côté de la centrale de Hamaoka, construite au niveau d’une faille sismique, l’exploitant Chubu Electric a débuté le projet de construction d’un mur anti-tsunami.
Plus de 6 mois après la catastrophe de Fukushima il est assez inquiétant de voir que la situation n’est toujours pas sous contrôle et que TEPCO fait encore principalement dans l’improvisation.






