Archive for septembre 2011

De nouvelles informations peu rassurantes

Le typhon Roke qui est passé dans la semaine au Japon, entraînant le décès ou la disparition de 16 personnes, n’a apparemment pas créé de dégâts importants à la centrale de Fukushima.

Plusieurs mesures avaient été prises pour limiter les risques : des bâches avaient été posées pour boucher les ouvertures dans les structures, les éléments et équipements instables ont été fixés, etc.

A noter tout de même que dans les sous-sols de la centrale le niveau de l’eau est passé de 8 à 44 centimètres en à peine 24 heures.

Concernant l’eau dans les sous-sols des réacteurs n°1 et 4, TEPCO reconnaît l’existence d’un problème puisque malgré la mise en place des systèmes de pompage et de décontamination la diminution du niveau de l’eau est bien moindre que les attentes de l’exploitant.

Entre 200 à 500 tonnes d’eau s’infiltreraient chaque jour dans les sous-sols.

Mais si de l’eau s’infiltre de l’extérieur vers l’intérieur c’est que de l’eau contaminée se répand également en dehors des souterrains.

Un taux d’hydrogène de 1% a été détecté dans un tuyau relié à la cuve du réacteur n°1, or à partir de 4% le risque d’explosion est réel. TEPCO ignore combien la cuve, en elle-même, contient d’hydrogène.

Pour les réacteurs n°2 et 3 les températures mesurées à l’extérieur de la cuve sont respectivement de 112°C et 88°C.

En ce qui concerne le réacteur n°2 une étude apporte de nouvelles informations : l’enceinte de confinement a peut-être été percée dès le 11 mars, donc le jour même où la catastrophe est survenue. Et dans le cas d’un trou de forme circulaire son diamètre atteindrait 7,6 centimètres.

Durant la première moitié du mois de septembre la centrale de Fukushima aurait rejeté environ 200 millions de becquerels.

Par ailleurs, du côté de la centrale de Hamaoka, construite au niveau d’une faille sismique, l’exploitant Chubu Electric a débuté le projet de construction d’un mur anti-tsunami.

Plus de 6 mois après la catastrophe de Fukushima il est assez inquiétant de voir que la situation n’est toujours pas sous contrôle et que TEPCO fait encore principalement dans l’improvisation.

For all life on Earth : stop nukes !

Une estimation sur l’état de la contamination dans cinq provinces

Le quotidien Asahi Shinbun a fait des estimations quant à l’état de la contamination dans la province de Fukushima mais également dans 5 provinces aux alentours. Il s’est basé sur des données publiées lundi dernier par le ministère des sciences et technologies. La contamination en césium 137 est de plus de 30 000 becquerels par mètre carré de terre dans une zone de plus de 8 000 kilomètres carrés. Cette zone se trouve au 3/4 sur la province de Fukushima, et pour le reste sur les provinces de Tochigi, de Miyagi (dans le sud), et à Ibaraki.

La contamination en césium 137 dans les 600 kilomètres carrés autour de la centrale est supérieure à 600 000 becquerels par mètre carré de terre.

Selon une étude menée par l’université de Tsukuba (dans la province d’Ibaraki, à environ 50 kilomètres au nord-est de Tokyo) la majorité, si ce n’est l’extrême majorité, du césium radioactif dans les forêts se trouve dans les feuilles et les branches des arbres.

Le ministère des sciences et technologies japonais a refait des études sur des échantillons d’eau de mer. La différence par rapport aux précédentes analyses est que la limite de détection utilisée est beaucoup plus faible. Cette dernière était de 9 becquerels par litre, ce qui est bien trop élevé pour mesurer correctement la contamination dans l’eau de mer car les poissons concentrent la radioactivité, ce qui donnait l’impression que cette eau n’était pas, du moins plus, contaminée. Tous les échantillons analysés avec la nouvelle limite, plus basse donc, sont clairement contaminés.

Le maire du village de Kawauchi a annoncé qu’il voulait que les habitants qui sont partis puissent revenir à partir de mars 2012. Ce village est situé dans les 30 kilomètres autour de la centrale, 90% des 2 800 habitants ont évacué. Il est aussi prévu de construire des logements temporaires pour 350 personnes dont la maison se trouve dans les 20 kilomètres autour de la centrale.

Que vive l’information sur la réalité du nucléaire

Le site a ouvert il y a cinq mois, dans le but d’informer quotidiennement sur la catastrophe en cours à Fukushima. Suite à l’évolution de la situation, le rythme de production a été diminué
au bout de deux mois passant ainsi à deux articles par semaine. Si le rythme a baissé, la ligne et la raison d’être de ce site n’ont absolument pas changé : informer du mieux possible sur la situation autour de Fukushima, aussi bien sur terre que dans l’océan. Dans l’idée de faire vivre l’information sur la réalité du nucléaire, tant pour les humains, les animaux et Gaïa en général.

Aujourd’hui la situation est encore très loin d’être sous contrôle, en témoignent les nombreuses pannes et dysfonctionnements de ces dernières semaines, mais elle continue malgré tout à se stabiliser. C’est pour cela que nous passons désormais à un article par semaine : notre travail change dans la forme, mais le fond reste identique.

Contamination des océans : de nouveaux résultats trois fois supérieurs à ceux de TEPCO

La cuve du réacteur n°3 de la centrale de Fukushima Daiichi est passée sous les 100°C pour la première fois depuis la catastrophe du 11 mars.

De nouvelles analyses des taux de radioactivité ont été entreprises par des chercheurs de l’université de Kyitio. Les résultats donnent un taux trois fois supérieur à celui avancé par TEPCO : 15 000 térabecquerels (11 400 d’iode 131 et 3 600 de césium 137) contre 4 720 térabecquerels chez TEPCO.

D’après de nouveaux résultats d’analyse d’urine publié par l’ACRO tous les enfants de Fukushima sont ou ont été contaminés.

Mesure de la contamination des eaux et des sols

A la centrale de Fukushima Daiichi l’hyptohèse concernant l’explosion d’hydrogène du réacteur n° 4 le 15 mars qui aurait été provoquée par de l’hydrogène provenant du réacteur n°3 semble se confirmer d’après TEPCO.
En plus du peu de dommages que semble avoir subi le combustible de la piscine du réacteur n°4, les mesures des taux de contamination des filtres des tuyaux d’échappement des gazs vont également dans ce sens.

Durant les mois de juin et juillet le taux de contamination des sols a été calculé par des prélèvements de sols tous les 2 kilomètres, dans un rayon de 80 kilomètres autour de la centrale de Fukushima. En tout il y a  eu 2 200 mesures effectuées, avec le plus fort débit de dose mesuré à Okuma, une municipalité située juste à coté de la centrale. Elle enregistre pas loin de 30 millions de becquerels de césium par mètre carré.

Par ailleurs, et pour la première fois, aucune trace de césium n’a été mesurée dans l’eau de mer aux alentours du réacteur n°3, ce qui laisse donc à penser que les fuites dans les sous sols ont enfin réussi à être stoppées.
En revanche à proximité du réacteur n°2 la contamination en césium 134 est de 77 becquerels par litre d’eau. Cela reste supérieur aux rejets autorisés.

Un réservoir temporaire pour l’eau des turbines du bâtiment n°6

A la centrale de Fukushima , l’eau qui s’est accumulée dans les turbines du bâtiment n°6 a commencé à être transférée vers un réservoir temporaire.

De l’hydrazine, qui est un inhibiteur de corrosion, a été injectée hier de 11h à 13h dans les piscines de stockage de combustible usé.

Les résultats d’analyses sur la contamination de l’océan ont été annoncés hier par TEPCO. Aucun élément radioactif n’a été détecté sur les trois échantillons prélevés à quelques kilomètres des côtes et de la centrale de Fukushima Daiichi. Ces échantillons ont été prélevés au mois d’août et sont au nombre de trois – au lieu de cinq en raison des mauvaises conditions météorologiques.