Des premiers résultats des examens de la thyroïde inquiétants
Le gouvernement du Japon exige de l’exploitant (TEPCO ) qu’il retire les combustibles usés des piscines un an avant la date prévue par la feuille de route, soit dans deux ans au lieu de trois.
Huit mois après la catastrophe de Fukushima le problème de l’inondation des sous-sols n’est toujours pas réglé puisque ceux-ci contiennent encore 77 000 tonnes d’eau contaminée. Celle-ci vient d’une part de l’eau qui est toujours versée dans les réacteurs pour garder le combustible à une température basse et d’autre part de l’eau souterraine qui s’infiltre par les fissures.
En ce qui concerne la situation des différents réacteurs : l’air est filtré dans les bâtiments des réacteurs n°1 et 2. En revanche il reste des débris hautement radioactifs dans les bâtiments des réacteurs n°3 et 4, ce qui empêche toute intervention humaine. Il est prévu qu’ils soient retirés à l’aide d’une grue.
Par ailleurs, le xenon détecté dans le réacteur n°2 dont nous parlions dans notre dernier article était lié à la fission spontanée et pas à une reprise de réaction en chaîne, d’après la NISA (l’autorité de sûreté nucléaire japonaise),
Concernant les contrôles de la thyroïde qui avaient été effectués sur des enfants de moins de 18 ans les premières statistiques viennent d’être dévoilées et sont très inquiétantes : 77% des enfants qui ont été examinés entre le 9 octobre et le 13 novembre présentent des anomalies, ce qui est largement supérieur aux résultats attendus.





