Une commission d’experts a rendu un rapport concernant la catastrophe
Un rapport d’une commission d’enquête a été publié hier. Il pointe les défaillances de TEPCO et des autorités par rapport à la gestion de la catastrophe. D’une part le laxisme dont a fait preuve TEPCO en n’ayant pas pris en compte, volontairement, la possibilité qu’une catastrophe comme celle du 11 mars puisse avoir lieu. D’autre part le manque de réactivité dans les décisions prises par TEPCO après la catastrophe, mais également le manque de réactivité des autorités face aux événements et à la gestion de l’exploitant.
Cette commission n’est pas une initiative indépendante ou autonome puisqu’elle provient du gouvernement. Elle est composée d’experts mandatés par celui-ci, et lui a donc remis un rapport en retour.
Bien qu’en apparence cette commission ait l’air indépendante, que son rapport pointe du doigt les défaillances quant à la gestion de la catastrophe, elle ne remet en aucun cas en cause l’existence même de l’industrie nucléaire. Dans le fond, il est clair qu’un tel rapport sert le nucléaire : le rapport critique les dérives, la mauvaise gestion, le manque de communication entre les autorités et l’exploitant, les consignes d’évacuation …soit tout sauf le secteur nucléaire lui-même, dont l’image ne cesse de se dégrader depuis le début de la catastrophe.
Le 16 décembre, TEPCO a annoncé l’arrêt à froid de tous les réacteurs. Concrètement, cela signifie que leur température est inférieure à 100°C (entre 38°C et 68°C pour les réacteurs 1 à 3, au pied de la cuve). La situation n’est pas encourageante pour autant, il y en a (au moins) pour 30 à 40 ans avant que le démantèlement de la centrale n’ait lieu : il faut évacuer les combustibles endommagés, vider les piscines, chercher l’origine des fuites puis retirer le corium, avant de pouvoir commencer à démanteler la centrale.
De plus, le président de la Commission de sûreté nucléaire a déclaré que l’arrêt à froid des réacteurs n’était pas un gage de sûreté car le système de refroidissement mis en place est très précaire.






