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De nouvelles pannes à la station d’épuration

Jeudi une pompe de la station d’épuration est tombée en panne, le lendemain une alarme est également tombée en panne (panne qui a duré environ 7 heures). Les pompes de la station d’épuration sont à nouveaux tombées en panne dimanche vers 7 heures (du matin).

Par ailleurs, TEPCO a commencé à tester une nouvelle unité de désalinisation par évaporation. Elle devrait permettre de réduire la quantité d’eau salée d’environ 30%.

Une vaste opération de décontamination est prévue dans la ville de Minamisôma, dont le centre-ville sera traité en premier. Pour le moment il n’y a pas de plan spécifique pour le reste de la ville et les forêts. Minamisôma est une ville qui se trouve à tout juste 25 kilomètres au nord de la centrale de Fukushima.

Le gouvernement japonais est revenu sur les recommandations d’évacuation concernant les lieux au-delà des 20 kilomètres autour de la centrale : de nombreuses villes ne sont désormais plus concernées.

On apprend que selon un ancien chercheur de l’Instit de recherche de l’énergie atomique japonais (qui est devenu l’Agence japonaise de l’énergie atomique) il y a eu 2 fusions dans le réacteur n°3. En effet, dans un premier temps celui-ci a été à sec durant 6 heures le 13 mars. Puis, après avoir reçu près de 300 tonnes d’eau par jour pendant une semaine, cette quantité est passée à 24 tonnes d’eau par jour pendant 3 jours en raison de la pression qui a augmenté. Ce qui représente entre 11 et 32 % de la quantité d’eau nécessaire pour diminuer la température du coeur du réacteur. Ainsi, avec de telles conditions, le coeur peut très bien entrer en fusion en une journée. D’autant plus si l’on considère le fait que la pression est montée brusquement le 21 mars.

Le combustible en fusion aurait percé la cuve et atteint l’enceinte de confinement, ce qui expliquerait les fumées noires qui sont sorties du réacteur entre le 21 et le 23 mars (réaction entre le corium (coeur fondu) et le béton de l’enceinte de confinement).

Save Earth, Stop Nuke !

Pour un avenir sans nucléaire !

Stop Nucléaire !

Nouvelles zones d’évacuation dans autour de la centrale de Fukushima

Bientôt trois mois après le début de la catastrophe, et alors que 85 000 personnes ont déjà quitté leurs habitations et vivent depuis dans des abris de fortune, de nouvelles zones d’évacuation ont été décrétées jeudi dernier. Des débits dose de radioactivité supérieurs à la limite de 20 millisieverts par an ont été mesurés.

Il s’agit entre autres de plus de 100 foyers de la ville de Date, à environ soixante kilomètres au nord-ouest de la centrale nucléaire de Fukushima.

A la centrale de Fukushima Daiichi, la température de la piscine du réacteur n°3 a sensiblement baissé puisqu’elle est passée de 62°C vendredi à 40°C samedi.

La mise en marche de la station d’épuration ne se passe pas comme prévu

La station d’épuration souffre toujours de problèmes, elle ne filtre pas l’eau contaminée comme prévu. Hier, TEPCO aurait enfin trouvé le problème (l’indication « ouvert » et « fermé » sur une valve d’une cuve était erronée). Les tests se poursuivent donc pour savoir si la station fonctionne enfin correctement.

Cela est d’autant plus urgent que les sous-sols menacent toujours de déborder, et même de plus en plus avec l’arrivée de la saison des pluies. TEPCO à beau installer des sacs de sable pour empêcher au maximum l’eau de s’infiltrer dans les sous-sols, de nombreux bâtiments n’ayant même plus de toit, le risque reste élevé.

Face à cette menace de débordement TEPCO a dû diminuer la quantité d’eau injectée dans le réacteur n°3, ce qui a provoqué une augmentation de la température de plusieurs degrés (4°C en haut du réacteur et 7°C en bas).

C’est une nouvelle illustration du caractère extrêmement précaire de la stabilité de la situation et plus généralement de l’incapacité de TEPCO à la gérer.

Un autre exemple est venu s’ajouter mardi avec l’éclaircissement sur ce qu’il s’est passé dans le réacteur n°4. Comme dans les réacteurs n°1, 2 et 3, suite au séisme et au tsunami le courant a été coupé et le système de refroidissement avec. La température est alors montée et l’eau a commencé à s’évaporer. Le combustible du réacteur n°4 aurait alors pu se trouver exposé à l’air libre, risquant la fusion. Mais l’explosion d’hydrogène a provoqué le déplacement d’une paroi, amenant l’eau d’un bassin adjacent à se déverser dans la piscine du réacteur n°4.

C’est donc un « accident » qui a permis de limiter les dégâts dans ce réacteur.

Rajoutons que même les ministères du travail et de la santé du Japon ont critiqué TEPCO il y a quelques jours pour leur gestion des travailleurs.

En effet, sur le site de Fukushima, depuis le début de la catastrophe du 11 mars, près de 5 200 personnes y ont travaillé, employées par 654 sous-traitants et parfois par des sous-sous-traitants.

Or, alors que TEPCO doit contrôler la contamination interne de près de 4000 personnes ayant travaillé sur le site entre le 11 et le 31 mars, la compagnie ne parvient pas à retrouver 69 sous-traitants.

Dans le bâtiment du réacteur n°2, entre le rez de chaussée et le premier niveau de sous-sols un débit de dose de 430 millisieverts par heure a été mesuré. Ce niveau très élevé est principalement dû à la présence d’eau hautement radioactive en grande quantité dans ces sous-sols.

Par ailleurs, l’AIEA (Agence Internationale de l’Energie Atomique) viens de publier un rapport sur la catastrophe nucléaire au Japon et plus spécifiquement à Fukushima. Il est possible de le lire ici.

Contrairement à ce qui a souvent été dit, l’organisation a jugé que la situation avait été gérée au mieux vu les circonstances. Par contre, elle a souligné le manque (voire l’absence) de préparation face à des événements tels que ceux du 11 mars.

No more Fukushima

No nukes

Que vive l’information sur la réalité du nucléaire !

Cela fait maintenant 2 mois que ce site a ouvert, 2 mois pendant lesquels l’information a été quotidienne avec au minimum un article par jour concernant la centrale et les conséquences de la catastrophe. Alors que la plupart des médias se sont désintéressés de la question, et qu’il était encore plus rare de trouver la moindre information concernant la situation des animaux et de l’océan, ce site a continué à publier chaque jour des informations sur les répercussions de la catastrophe de Fukushima.

La situation étant en train de se stabiliser (bien qu’elle reste très précaire !), nous allons passer à un rythme plus restreint. Il n’y aura désormais plus que deux articles par semaine. Ainsi nous poursuivrons notre travail d’information sur la situation à la centrale de Fukushima (et des autres centrales japonaises) tout en faisant ressortir la réalité de l’industrie nucléaire.  Bien entendu, s’il devait se passer quoi que ce soit d’important nous mettrons à jour ce site très rapidement.

No more nukes !