Chronologie des événements
Le vendredi 11 mars 2011, à 14 heures 46 (heure locale), a lieu le plus important séisme enregistré au Japon. Ce séisme a été suivi d’un tsunami.


Trois des six réacteurs à eau bouillante de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi (c’est-à-dire Fukushima 1) étaient en service quand le séisme a frappé et l’arrêt de sécurité a fonctionné pour ces trois réacteurs. Mais la hauteur de la vague du tsunami mesurait au moins 14 mètres de haut, alors que la centrale a été bâtie de façon à résister à un tsunami de 5,7 mètres de haut.
Ainsi, aux coupures d’électricité provoquées par le tremblement de terre s’est ajoutée la panne des générateurs de secours. L’agence japonaise de sûreté nucléaire classe alors l’accident au niveau 4 sur l’échelle INES de gravité, qui va de 0 à 7.
L’état d’urgence nucléaire a alors été décrété à 19h03 par le comité d’urgence auprès du cabinet du premier ministre japonais. Ce dernier ordonne à 21h23 les mesures suivantes:
-évacuer la population dans le diamètre de 3km autour de la centrale Fukushima.
-solliciter de rester à la maison à la population de 10km de la centrale
-envoyer un camion générateur de haute tension, un autre de basse tension. trois autres camions générateurs de basse tension.
Voici des images de la centrale, qui est exploitée par la société Tokyo Electric Power Co (Tepco).


Le lendemain, soit le 12 mars, à 7h36 heure locale, une puissante explosion a lieu dans l’enceinte du réacteur numéro 1. D’énormes flammes sortent du bâtiment, avec également un nuage de poussière. La radioactivité sur le site est alors mesurée à 10 000 fois la normale.
Yukio Edano, secrétaire général du Cabinet japonais, explique qu’ « Il est possible que des matières radioactives du réacteur fuient à l’extérieur, mais on s’attend à ce que la quantité soit faible, et il faut considérer le vent soufflant vers la mer. »
L’Agence internationale de l’énergie atomique annonce à 21h50 que 140 000 personnes au total ont déjà été évacuées. L’alerte a également donné sur le site de Fukushima-Daini (4 réacteurs), 12 km plus au sud et une évacuation des populations a commencé dans un rayon de 20 km (50 000 personnes).

Le matin du 13 mars, l’ambassade de France à Tokyo conseille aux 9000 personnes de nationalité française présentes à Tokyo d’aller plus au sud dans le pays. Yukio Edano, secrétaire général du Cabinet japonais, explique au sujet du réacteur numéro 1 : « C’est dans le réacteur. Nous ne pouvons pas le voir. Mais on part du principe qu’il y a eu une fusion du coeur du réacteur. »
La radioactivité dans la ville de Miyagi, à 80 km du site de Fukushima-Daiichi, est annoncé par TEPCO comme étant 400 fois supérieure à la normale. Selon Asahi TV, déjà 200 personnes ont été contaminées par la radioactivité.
Le soir du 13 mars, à 23h30, une explosion a lieu dans le réacteur numéro 3, qui fonctionne depuis le 22 septembre 2010 avec un combustible mixte uranium-plutonium (MOX).
Le 14 mars, en début d’après-midi heure locale, le gouvernement japonais annonce que 180 000 personnes sont déplacées autour des différents sites nucléaires et au moins 187 personnes contaminées. Le physicien Edmund Lengfelder considère que la situation sera pire que celle de Tchernobyl, étant donné qu’il y a davantage de matières radioactives présentes, et une population plus grande dans la zone.
La radioactivité monte au nord de Tokyo : le nuage parti du réacteur numéro 1 de Fukushima revient du large à la suite du changement de sens du vent. Il semble aussi que le nuage qui sort du réacteur n°3, plus radioactif que l’autre, soit plus conséquent; deux explosions dues à l’hydrogène ont lieu dans le bâtiment du réacteur n°3.
750 des 800 travailleurs présents sur la centrale sont évacués.
Le 15 mars, la compagnie Tepco qui gère la centrale considère la situation comme « très mauvaise. » Le récteur numéro 2 connaît une explosion d’hydrogène et l’enceinte de confinement du réacteur « n’est plus étanche. Les réacteurs 4, 5 et 6 posent maintenant également des problèmes. Il y a deux trous de 8 m² dans le bâtiment autour du réacteur numéro 4.
Dans la nuit la zone d’évacuation a été élargie à 30 km autour de la centrale. A l’entrée de celle-ci, les compteurs de mesure vont jusqu’à 3130 mSV/heure (soit, en une heure, 3130 fois la limite annuelle « normale »).
L’état d’urgence nucléaire a été décrété en tout pour dix réacteurs :
- quatre à Fukushima 1 (Daiichi),
- trois à Fukushima 2 (Daini),
- trois à Onagawa.
Le président de l’Autorité française de sûreté nucléaire (ASN), André-Claude Lacoste, a annoncé qu’il fallait considérer l’accident de Fukushima comme étant de niveau 6 (le 7ème étant équivalent à Tchernobyl) : « Nous sommes maintenant dans une situation différente de celle d’hier. Il est tout à fait clair que nous sommes à un niveau 6, qui est un niveau intermédiaire entre ce qui s’est passé (à la centrale américaine de) Three Mile Island (en 1979) et à Tchernobyl. On est dans une catastrophe tout à fait évidente. »


Le 16 mars, le réacteur 4 est en feu, une fumée, radioactive, s’échappe du réacteur numéro 3, l’enceinte de confinement du réacteur numéro 2 n’est plus étanche. Le Commissaire Européen à l’Energie annonce: « il pourrait y avoir de nouveaux événements catastrophiques, ce qui pourrait poser une menace pour la vie humaine sur l’île. »
Selon les autorités japonaises, le taux de radioactivité mesuré à Ibaraki, au nord de Tokyo, serait 300 fois supérieur à la normale. La direction d’urgence du département de Fukushima annonce que dans l’eau potable de la ville (à environ 60 km du site), on découvre des radioéléments comme l’iode (177 Becquerel/kg) et le Césium (58 Becquerel/kg). Le niveau de radioactivité mesuré à Ibaraki, à 130 km au sud de la centrale, est 300 fois supérieur à la normale.
Deux explosions d’hydrogène ont eu lieu le 15 et le 16 mars 2011, suivies à chaque fois d’un incendie dans la piscine de combustible usé du réacteur n°4.
L’ambassade des Etats-Unis à Tokyo recommande aux citoyens américains l’évacuation d’un périmètre de 50 miles (80 km) autour de la centrale.
Le 17 mars, de l’iode stabilisé est distribué par l’ambassade française aux 3000 personnes de nationalité française encore à Tokyo. De multiples rejets de vapeur ont lieu depuis les réacteurs 2, 3 et 4.
Des hélicoptères militaires sortent quatre fois pour arroser le réacteur numéro 3, mais sans résultat en raison de la difficulté à être précis dans le larguage. Les camions pompiers prenant le relais ne peuvent pas agir en dehors de la radioactivité. Des camions anti-émeutes sont utilisés, leurs canons à eau pouvant être utilisés depuis la cabine, mais ils ne peuvent rester que 90 secondes au maximum à chaque fois.
Tepco informe que la quantité de combustible usé hyper radioactif dans les piscines des réacteurs de Fukushima Daiichi est quatre fois supérieure à la quantité de combustible dans les cuves des réacteurs de la centrale.
300 « liquidateurs » rejoignent les 50 personnes présentes à la centrale.
Les 31 abris de la préfecture de Fukushima sont pleins et les évacués sont amenés dans les abris d’autres régions. Le ministre japonais de la Science annonce des niveaux de radioactivité 1000 fois supérieurs à la normale à 30 km de la centrale.
Le 18 mars, de l’iode et du césium radioactifs rejetés par la centrale accidentée spnt détectés à 1600 km de la centrale, en Russie et en Californie. Tepco annonce avoir connecté un câble haute tension à la centrale, mais il n’est pas encore opérationnel.
De la fumée continue de s’échapper des réacteurs 2, 3 et 4. Plusieurs camions pompes du centre des pompiers commencent à projeter directement de l’eau de mer sur le réacteur 3.



Le 19 mars, l’agence de sûreté nucléaire japonais déclare que les panaches de vapeur radioactive sortant des réacteurs n°2, 3 et 4 pourraient signifier que l’eau des piscines de ces réacteurs est en ébullition.
Trois trous de 3 à 7,5 cm ont été percés sur les toits des réacteurs 5 et 6 pour éviter des explosions d’hydrogène.
De l’iode radioactif est détecté dans l’eau du robinet de 6 préfectures au Japon : Tokyo, Tochigi, Gunma, Niigata, Chiba et Saitama. Du césium est détecté dans l’eau du robinet de 2 préfectures (Tochigi et Gunma). Du césium et de l’iode radioactifs sont détectés dans des épinards frais cultivés à 144 km de la centrale en détresse.
La CRIIRAD déclare avoir analysé des mesures de radioactivité faites entre le 15 et le 16 mars à Toky et qu’il y a « un cocktail de produits radioactifs dans l’air de Tokyo. »
241 pompiers rejoignent la centrale.
Le 20 mars, Yukio Edano, secrétaire général du Cabinet japonais, estime que Fukushima Daiichi sera fermé définitivement. L’armée japonaise et les pompiers coordonnent les nouveaux arrosages sur les réacteurs 3 et 4.
Le ministère japonais de la défense considère que les niveaux de radioactivité dépassent les limites de sécurité dans les préfectures de Fukushima et d’Ibaraki.
Les autorités japonaises annoncent qu’elles ont pu déverser 2 000 tonnes d’eau dans la piscine du réacteur numéro 3 (celui-ci peut en contenir 1 400 tonnes).
Le 21 mars, le niveau de radioactivité dans la centrale était plus de 12 000 fois supérieur au niveau de la radioactivité naturelle. Deux groupes électrogènes sont redémarrés permettant de relancer le système de refroidissement des piscines des réacteurs n°5 et 6.
Une fumée blanche s’échappe pendant plusieurs heures du bâtiment du réacteur numéro 3, obligeant à une évacuation temporaire.
Le 22 mars, des mesures de radioactivité effectuées entre le 21 mars à 9h (heure locale) et le 22 mars à 9h (heure locale) montrent une augmentation de l’iode 131 dans l’air dans 11 préfectures : Tokyo, Akita, Yamagata, Ibaragi, Tochigi, Gunma, Saitama, Chiba, Kanagawa, Yamanashi et Shijuoka. Une augmentation du césium 137 dans l’air a été mesurée dans 10 de ces 11 préfectures (sauf à Akita).
Des substances radioactives ont été détectées dans l’eau de mer près de Fukushima, selon Tepco propriétaire et opérateur du site. Les taux d’iode 131 et de césium 134 étaient respectivement 126,7 fois et 24,8 fois plus élevés que les normes fixées par le gouvernement japonais.
De l’iode radioactif provenant de la catastrophe nucléaire au Japon a été détecté dans l’air à Reykjavik en Islande.
Le 23 mars, le plus haut taux de radiation à Fukushima depuis le début de la catastrophe est observé selon l’agence japonaise de sûreté nucléaire (500 mSv/h au réacteur n°2).
Tepco confirme la présence dans l’air à la centrale de Fukushima Daiichi des éléments radioactifs suivants : iode 131, cobalt 58, césiums 134, 136, 137, technetiums 129 et 132 et du cerium 144.
Nouvelle évacuation temporaire du personnel, pendant une heure, en raison d’une nouvelle fumée blanche s’échappant du bâtiment du réacteur numéro 3,
On sait que le réacteur numéro 1 est à une température de 400°C au lieu de 302°C normalement. La température a donc baissé grâce aux désormais 18 tonnes d’eau de mer par heure qui sont injectés, mais la situation reste dangereuse.
De l’iode 131 a été mesuré dans des stations d’épuration de Matsudo (banlieue de Tokyo, préfecture de Chiba) à 220 Bq/l ; les officiels ont déconseillé l’usage de l’eau pour les nourrissons dans l’ensemble de la préfecture. De l’iode 131 a été mesuré dans l’eau potable dans une station d’épuration de Kawaguchi (banlieue de Tokyo, préfecture de Saitama) à 120 Bq/l.
De l’iode 131 a été mesuré dans l’océan à 330 mètres au sud de la centrale à une concentration plus de 146 fois supérieure à la limite légale, ainsi qu’à 16 km au sud de la centrale à une concentration 19 fois supérieure à la limite légale selon Tepco
Le 24 mars, la salle de contrôle du réacteur 1 est allumée (jusqu’à présent le travail se faisait à la lampe torche).



Le ministère de l’éducation et de la science annonce une radiation de 540 000 Bq/cm3 en iode et 2 650 000 Bq/cm3 en césium dans l’herbe au sol au village d’Iidate, à environ 40 km du site Fukushima.
Le 25 mars, l’organisme de réglementation nucléaire du Japon déclare que le coeur d’un réacteur à la centrale endommagée par le séisme Fukushima Dai-Ichi peut être fissuré et avoir des fuites radioactives.
Tepco annonce aoir trouvé huit matières radioactives différentes dans l’eau du sous-sol de la salle des machines. Hidehiko Nishiyama, porte-parole de l’agence japonaise de sûreté nucléaire considère qu’ « il est très possible qu’il y ait eu une sorte de fuite au niveau du réacteur n° 3. »
Le 26 mars, début d’injection d »eau fraîche (au lieu d’eau de mer, corrosif et formant une croûte de sel) dans les réacteurs n°1 et 3. L’AIEA mesure la présence de Césium 137 et d’iode 131 dans l’eau de mer à 30 km de la centrale.
Le laboratoire autrichien de météorologie Zamg considère qu’en termes de rejet d’iode, Fukushima atteint 20% celle de Tchernobyl, et en termes de rejets de césium, entre 20% et 60%.
A Tokyo, avec 51 Becquerels/kg d’iode 131, l’eau serait à nouveau potable pour les nouveaux-nés… en revanche, dans la préfecture d’Ibaraki, au Sud de Fukushima, les concentrations d’iode 131 dépassent les limites autorisées, atteignant jusqu’à 229,6 Bq/kg à Hitachi. De l’iode 131 est détecté dans 13 préfectures sur 47 et du césium 137 dans 6 préfectures.
Plusieurs experts ont alerté sur des niveaux de radioactivité extrêmement importants : à Iitate, un village situé à 40 km de Fukushima, on relève la présence de Césium 137, à hauteur de 3 260 000 Bq/m2. Tout en relevant le manque d’informations, le Professeur Hiroaki Koide, de l’Université de Kyoto, rappelle qu’à Tchernobyl, les endroits où la contamination dépassait 550 000 Bq/m2 ont été évacués, et préconise l’instauration de zones non habitables administrées par l’État.
D’importantes flaques d’eau hautement radioactive se sont formées dans les réacteurs 1, 2, 3 et 4. Dans les flaques du réacteur n°3, on détecte une activité de 3 900 000 Bq/cm3, soit 10 000 fois le niveau de radioactivité normal de l’eau dans un réacteur en activité.
Le 27 mars, les containers maritimes évitent désormais les ports de Tokyo, Yokohama et Nagoya, par peur de voir les navires être irradiés et bons pour la casse.
Les responsables de Tepco expliquent qu’ils s’étaient « trompés » et que les fuites d’eau radioactives n’étaient pas un million de fois plus radioactives que la normale mais seulement 100 000 fois. Trois personnes irradiées, dont deux grièvement, avec au niveau des pieds une dose entre 2 à 6 sieverts (le niveau d’1 sievert est déjà preuve de grande irradiation, le niveau de 6 sievert est totalement mortel).
La radioactivité dans l’océan non loin de Fukushima passe à 1850 fois la dose normale, contre 1250 fois la veille.
Le 28 mars, le taux de radioactivité à la centrale est 100.000 fois supérieur à la normale.
Tepco informe d’un fort taux de radioactivité dans l’eau à proximité du réacteur n° 2, explicable sans doute par la fusion du réacteur, et demande officiellement l’assistance d’EDF, de l’AIEA, et d’Areva.
Tepco explique également que de l’eau radioactive a été trouvée dans les salles des machines et dans les infrastructures souterraines (deux galerie souterraines) des réacteurs 1 et 3, ainsi que dans de profondes tranchées creusées à l’extérieur des réacteurs (à 55 mètre du rivage et à 1 mètre au-dessus du niveau de la mer, avec un taux de radioactivité de 1 000 millisieverts).

Tepco annonce aussi avoir décelé du Plutonium 238, 239 et 240 dans les échantillons de sols de la centrale prélevés une semaine auparavant.
Le ministère japonais de la Santé demande aux usines de distribution d’eau du pays de ne plus recueillir l’eau de pluie, et à Tepco de cesser de rejeter l’eau radioactive en mer.
Le 29 mars, il y a toujours des nappes d’eau fortement radioactives présentes dans les sous-sols des bâtiments abritant les turbines des réacteurs 1, 2 et 3.
La lumière marche de nouveau dans la salle de contrôle du réacteur n°4; les travaux sont suspendus dans le réacteur numéro 2. La température du réacteur numéro 1 est stabilisée à 323,3°C.
Au parlement, le Premier Ministre japonais parle d’une possible évacuation prochaine de la population dans un rayon de 30 km autour de la centrale.
Le 30 mars, on sait que les dernières mesures rendues publiques font état d’un niveau de radiation entre 2,8 et 4,05 Sievert par heure le 29 mars, à la centrale de Fukushima. A ce niveau, une personne humaine supportant un quart d’heure ces radiations aurait 50% de chances de mourir dans les semaines qui suivent.
Le confinement des réacteurs 2 et 3 n’est plus étanche, et laisse par conséquent passer de la radioactivité dans l’atmosphère.
Le pompage des galeries souterraines est un semi-échec en raison de l’absence de cuve suffisante pour stocker l’eau radioactive. Le niveau de l’eau dans le bâtiment turbine du réacteur numéro 1 a donc chuté de moitié et est à 20 cm.
Dans de l’eau de mer prélevée à 300 mètres au sud de la centrale, Tepco a mesuré un taux d’iode radioactif 3355 fois supérieur à la norme légale. Il y a quelques jours, le taux était de 1850 fois supérieur à la norme légale. Pour le césium 137, la concentration est de 527,4 fois la limite et pour le césium 134, 783,7 fois la limite.
Le 31 mars, ce taux d’iode radioactif est mesuré comme étant équivalent à 4 385 fois la norme légale. On apprend également la contamination d’une nappe phréatique à 15 mètres sous le réacteur numéro 1: on y a trouvé de l’iode 131, avec un taux de 430 becquerels par cm3 (10 000 fois la norme légale). Pour le césium 137, la concentration est de 527,4 fois la limite et pour le césium 134, 783,7 fois la limite.






Merci pour le résumé d’informations sur la catastrophe nucléaire Fukushima !
Mais pourquoi n’y a-t-il plus d’actualités depuis le 1er avril ?
Nous avons besoin de votre soutien informatique et moral !!!
Amicalement,
Tomomi à Tokyo au Japon
Merci pour ce dossier, mais il semble évident de citer les sources.