La station de traitement des eaux devrait être prête vendredi
Après plusieurs problèmes, les tests de la station de traitement des eaux radioactives ont repris et tout semble fonctionner correctement. La station devrait être opérationnelle à partir de vendredi.
Elle sera capable de traiter 50 tonnes d’eau en une heure soit 1 200 tonnes par jours et devrait diviser les taux de concentration en éléments radioactifs par un facteur de 1 000 à 10 000.
L’eau traitée pourra par la suite être réinjectée dans les réacteurs afin de les refroidir.
En ce qui concerne le réacteur n°4, TEPCO a indiqué que la mise en place d’un système de refroidissement de la piscine était plus compliquée que prévu, en partie à cause des dégâts dans le bâtiment et des débris aux sols.
Des données sur la pollution des sols dans la zone de 30 kilomètres autour de la centrale de Fukushima sont disponibles ici.
TEPCO a commencé à filtrer l’eau de mer qui se trouve à l’intérieur des barrières de protection, à proximité des réacteurs n°2 et 3 où la contamination est forte. Les deux systèmes de filtration utilisés permettent de filtrer 20 à 30 % du césium qui se trouve dans cette eau, à raison de 30 tonnes par heure chacun.
Du strontium radioactif, particulièrement dangereux pour les organismes vivants, a été détecté en grande quantité dans l’océan à proximité de la centrale (strontium 89 : 7 700 à 24 00 becquerels par litre ; strontium 90 : 1 600 à 7 300 becquerels par litre) ainsi que dans les eaux souterraines (strontium 89 : 78 à 19 000 becquerels par litre ; strontium 90 : 22 et 6 300 becquerels par litre). Cela dépasse largement les concentrations autorisées.
A ce jour, 8 travailleurs (de la centrale de Fukushima) ont reçu une dose supérieure à 250 millisieverts, dont six qui ont reçu des doses de près de 500 millisieverts.
Le ministère de la santé a ordonné à TEPCO de suivre médicalement ces personnes ainsi que les 94 autres personnes qui ont reçu des doses comprises entre 100 et 250 millisieverts. Il a ausi indiqué que les travailleurs ayant reçu une dose dépassant les 100 millisieverts doivent être éloignés de la centrale de Fukushima.
D’apès une enquête de la NHK (groupe audiovisuel public japonais), 22 préfectures sur 47 ont mesuré la radioactivité des boues dans les stations d’épuration. L’étude a révélé que dans 16 d’entre elles, la boue est contaminée. La plus forte contamination a été détectée à Fukushima : 447 000 becquerels par kilogramme. Le niveau de contamination est également très élevé à Tokyo : 55 000 becquerels par kilogramme, ainsi qu’à Maebashi (située au nord de Tokyo) : 42 800 becquerels par kilogramme. Pour l’instant, aucune solution n’a été trouvée pour ces boues.
A Fukushima, des dosimètres seront distribués par la mairie à tous les enfants de 4 à 15 ans. Ils devront les garder constamment sur eux durant trois mois.
A ce jour, le nombre de personnes qui résident dans les centres d’évacuation s’élève à environ 90 000.







