Demain les chiens, roman de Clifford D. Simak

Demain les chiens n'est pas seulement l'un des plus grands classiques de la science-fiction, publié aux USA durant l'âge d'or du style, en 1952. Il est également un roman qui ne peut être compris qu'aujourd'hui, à la lumière du véganisme.

Tout le roman est en effet construit à partir de l'idée que l'être humain a tendu sa main à la patte du chien, et que celui-ci, réussissant à parler et utilisant les robots inventés par les êtres humains (en raison de son absence de main), décide d'affranchir tous les animaux de la soumission à la nature. Interdiction de tuer : le monde devient végan.



Cette société n'est naturellement possible que parce que l'être humain a cessé de mener des guerres, grâce à une totale abondance suite à une révolution énergétique; les êtres humains ont d'ailleurs déserté les villes, privilégiant une vie calme sur des petits lopin de terre, au milieu de la nature.

En fait, le roman est également marqué par le départ de l'être humain de la planète terre, en raison de la découverte d'autres planètes; il y a même des êtres humains qui s'isolent et laissent la planète aux chiens afin qu'ils puissent développer une nouvelle civilisation, totalement fondée sur la compassion.



Malgré la complexité du scénario, rien n'est laissé au hasard, rien n'est "kitsch", tout est pensé, jusqu'à la question de la surpopulation animale (résolue grâce à l'existence d'autres planètes, etc.). En fait le roman n'est pas tant un roman de science-fiction, qu'un roman d'anticipation, utilisant des éléments de science-fiction pour poser les questions d'éthique qui se posent paradoxalement aujourd'hui.

Il n'y a logiquement aucun hasard à ce que la notion de véganisme ait été "inventée" en 1944, dans la même période que fut publié "Demain les chiens".

L'humanité ne se pose que les questions auxquelles elle peut répondre - voilà pourquoi cette oeuvre est à redécouvrir, d'un oeil nouveau.

Sur Wikipédia un long article présente les différentes étapes du roman.