Le rat : symbole d'intelligence et de la bêtise humaine

Au XIIème siècle, les rats noirs, originaires d'Asie, se sont répandus en Europe par le biais des voyages de commerce et des expéditions. A cette époque, le rat fût porteur malgré lui de la peste bubonique car il transportait des parasites qui eux, transmettaient la peste.

Les mauvaises conditions d'hygiène de l'époque jouèrent un rôle considérable dans la propagation de cette maladie. A cela s'ajoute les épidémies et les mauvaises récoltes, permettant le développement du fantasme du rat comme concurrent de l'humanité.

A partir de là, le rat acquit une bien mauvaise et injustifiée réputation..



Le rat brun, originaire d'Asie centrale, arrive en France au XVIIIème siècle par l'intermédiaire des bateaux Anglais. Il est l'ancêtre direct du rat « domestique » (rattus norvegicus).

Le rat est un animal curieux, extrêmement intelligent, social, joueur, affectueux. Les rats et rattes vivant en communauté sont particulièrement solidaires. Malgré toutes ses qualités, le rat est encore de nos jours victime de l'être humain.



A cause de la vivisection : les « scientifiques » utilisent des rats albinos d'abord d'un point de vue pratique : ils prennent peu de place, leur alimentation n'est pas très onéreuse, les portées et temps de gestation sont rapides, leur gentillesse les rend facilement manipulables.

Les rats servent par exemple pour des tests de carcinogenèse c'est-à-dire qu'on leur injecte des substances et on regarde si tout au long de leur vie ils ont développé ou non un cancer.

Les tests de tératogénie, qui consistent à repérer les malformations congénitales, sont également fréquents : on fait ingurgiter de force des substances chimiques à des femelles prégnantes pour en étudier les effets sur le foetus ou sur la progéniture. Ou bien encore l'Inserm rend des rats toxicomanes, accros à la cocaïne.

Comme s'il était vital de pratiquer de tels tests afin de savoir que la consommation de drogue rend dépendant !


Les rats de type dumbo (à grandes oreilles) sont issus de mutations dans le cadre de la domestication; il n'existe ainsi aucune analyse scientifique des rats dumbos. Les scientifiques ont eux créé un rat sans queue, le manx, alors que la queue joue un rôle primordial pour l'équilibre et la régulation thermique, ou encore un rat dit "nu".


A cause de l'élevage professionnel au service des animaleries : le rat est un « nouvel animal de compagnie », il est malheureusement victime de la mode, particulièrement certaines couleurs ou certains marquages (couleurs champagne ou chocolat, husky bleu, siamois, nu ne sont que quelques exemples).

Les éleveurs et les animaleries l'ont bien compris, les élevages de rats fleurissent partout. Les éleveurs amateurs ouvrant des ratteries peuvent ainsi à leur guise expérimenter diverses manipulations génétiques afin d'obtenir « du » rat de robe couleur mink ou bien rex (poils frisés) ou comme tout récemment des rats au marquage « down under ».


Les films utilisant l'image fantasmatique du rat sont courants dans la société de consommation


Élever des rats est relativement peu onéreux, leur période sexuelle dure tout l'année, la femelle est en chaleur tous les 4 jours environ et elle accouche de plus ou moins 14-16 ratons et enfin elle peut avoir 4-5 portées par an.

Résultat, un élevage de rats est plutôt rentable surtout si l'on se vante d'être une ratterie sérieuse, les prix des rats peuvent alors aller de 5 à 10/15 euros.

Et dans les animaleries le prix des rats avec une couleur ou un marquage spécial et donc « tendance » peut atteindre facilement les 20 euros (sans compter bien-sûr les futures dépenses car les rats d'animaleries sont très souvent atteints de problèmes respiratoires ou bien ils ont la gale).
Cependant des éleveurs bien peu respectueux de leurs animaux n'hésitent pas à menacer d'envoyer les rejetons à l'animalerie si personne n'achète leur "marchandise".

Et qui dit les rats comme animaux « de compagnie », dit abandons, car tout comme les chiens et les chats les rats n'y échappent pas : ils sont abandonnés dans des cages sur des parkings ou même dans la "nature", c'est-à-dire la rue ou un bois.

Il y avait ici des photos montrant des gens mettant des rats dans leur bouche. Une pratique vantée par bon nombre de gens du forum SRFA, qui rassemble les "spécialistes" du rat (son élevage etc.). Une pratique très "à la mode".

Naturellement ces braves gens qui entendent faire ce qu'ils veulent de leur animal marchandise ont lancé une procédure judiciaire contre notre site : scandale on ose parler de leur pratique ! "Pourriture" nous nomment-ils.

Qu'ils se rassurent, leurs visages, mêmes marqués d'une bande noire, ne méritent pas d'être montrés alors que des animaux subissent leurs idées noires.

S'il y en a qui ont le courage, ils peuvent jeter des coups d'oeil sur les pages du forum mentionné, ou encore ici, , , ou encore . Tout le monde sait en tout cas qui il faut mépriser, et pourquoi.


Les prétextes pour s'en débarrasser pullulent : pseudo allergie, déménagement, prétexte du rat tout seul qui s'ennuie et qu'on donne au lieu de lui trouver un ami... Sans oublier l'agressivité qui est naturellement imputable au "propriétaire" et non au rat : l'humain qui ne connaît pas les besoins physiques et émotionnels traumatise son animal et finit par se lasser de son "jouet" qui ne réagit pas comme il l'entend.

Ceci est le résultat inévitable de caprices primaires qu'assouvissent les animaleries en vendant de suite des animaux contre une modique somme d'argent.

Quant aux conseils pour offrir une prison dorée à l'animal captif ils sont très souvent bien plus que sommaires.

Un petit rayon de soleil toutefois. Là où l'occident méprise et déteste le rat, il est vénéré en orient. C'est plus précisément le cas en Inde, par exemple au Rajasthan dans le temple de KarniDevi.


La légende affirme que les âmes des dévots de Karni Mata se sont incarnés dans les rats du temple. Les rats sont appelés « kabas », mot local pour enfants. Le panthéon hindou représente le rat comme un animal accompagnateur, le « véhicule » du dieu Ganesh à tête d'éléphant.