La Nature est-elle un grand tout ou bien un espace chaotique où « coexistent » des espèces, des individus ? Ce sont deux manières antagoniques de voir les choses et voici un exemple de réflexion à ce sujet, avec « Zoopolis ».
Il s’agit d’un ouvrage de 400 pages publié en 2011 en anglais, puis en 2016 en français. Il a été écrit par deux universitaires canadiens, tous deux professeurs à l’université de Queens, Sue Donaldson et Will Kymlicka (par ailleurs docteur en philosophie de l’université d’Oxford).
On l’aura compris, c’est un énième ouvrage sur les « droits des animaux » d’un point de vue juridique, avec comme d’habitude une conception présentée comme ultime, résolvant tous les problèmes, dépassant les autres auteurs (Regan, Singer, Francione, etc.).
Voici un exemple de soutien à la valeur censément incroyable de l’oeuvre, par le quotidien catholique La Croix :
« La traduction en français de Zoopolis de Will Kymlicka et Sue Donaldson constitue une nouvelle étape, majeure, dans la redéfinition de nos rapports aux animaux.
La notoriété de Kymlicka, grand nom de la philosophie politique anglo-saxonne, et l’ampleur de la réflexion menée destinent l’ouvrage à devenir un classique pour tous ceux qui sont convaincus qu’il est urgent de s’engager politiquement à améliorer la condition animale, tout comme pour ceux qui contesteront la voie proposée ici pour y parvenir. »
En voici un autre exemple :
« Comme La Libération animale de Peter Singer ou Les Droits des animaux de Tom Regan, il y a des chances que ce livre devienne un classique de la pensée contemporaine sur la question animale. »
Cette dernière citation dithyrambique est tirée d’un petit livre de cent pages publié en mai 2015 par les Cahiers Antispécistes et distribué par la boutique de L214 (ce qui rappelle, par ailleurs, leurs liens historiques).
Le petit livre en question résume « Zoopolis » tellement il est censé présenter un grand intérêt.
C’est d’ailleurs L214 qui a organisé une conférence avec Will Kymlicka à Paris il y a deux mois.
En pratique, évidemment, personne n’en a rien à faire de cet ouvrage, énième avatar d’une bibliographie toujours plus grande d’universitaires faisant carrière dans un système portant l’exploitation animale et prétendant être pourtant de grands « rebelles ».
Regardons tout de même ce qu’il en est, histoire d’être certains et certaines de ne rien rater. Voici un court extrait de « Zoopolis », où ce qui est censé être « nouveau » est particulièrement souligné :
« Dans le modèle traditionnel de la TDA [théorie des droits des animaux], une seule relation acceptable avec les animaux est reconnue: pour traiter les animaux de façon éthique, il faut les laisser tranquilles, ne pas interférer avec leurs droits négatifs à la vie et à la liberté.
Selon nous, le principe de non-intervention est effectivement approprié dans certains cas, notamment concernant les animaux sauvages qui vivent loin de tous lieux d’habitation et de toute activité humaine.
Mais dans des cas où les animaux et les humains sont reliés par une interdépendance étroite et partagent un même habitat, ce principe est totalement inapproprié.
Cette interdépendance est manifeste lorsque nous avons affaire à des animaux de compagnie ou à des animaux d’élevage qui ont été élevés pendant des millénaires pour être dépendants des êtres humains.
Ce processus nous impose des devoirs positifs à leur égard (et s’engager en faveur de l’extinction de ces animaux est une étrange manière de remplir les obligations positives que nous avons envers eux!).
Mais il en va de même, quoique de façon plus complexe, des nombreux animaux qui, sans y avoir été conviés, gravitent autour de lieux habités par les humains.
Peut-être n’avons-nous pas envie de vivre avec les oies et les marmottes d’Amérique qui apprécient tant nos villages et nos villes, mais avec le temps, nous sommes amenés à cohabiter avec elles au sein d’un espace commun, et il est possible que cela nous oblige à concevoir cet espace en tenant compte de leurs intérêts.
Nous examinons de nombreux cas similaires tout au long de ce livre, où toute conception de l’éthique animale impliquera un mélange de devoirs positifs et de devoirs négatifs, qui seront formulés en tenant compte de différentes histoires d’interaction et d’interdépendance, et d’aspirations à une coexistence juste.
Selon nous, limiter la TDA à un ensemble de droits négatifs est non seulement intenable d’un point de vue intellectuel, mais également préjudiciable au niveau politique; ainsi conçue, la TDA se prive en effet de toute conception positive des interactions entre les humains et les animaux.
Reconnaître l’existence de devoirs positifs propres aux différentes relations que nous entretenons avec les animaux accroît peut-être l’exigence de la TDA , mais cela permet également de la rendre beaucoup plus attrayante.
Après tout, les êtres humains n’existent pas en dehors de la nature, ils ne sont pas dépourvus de contact avec le monde animal. »
Dit autrement, les auteurs de « Zoopolis » disent que les rapports entre humains et animaux existent qu’on le veuille ou non et il faut les prendre en compte.
Mais quelle est la nature de ces rapports ? On connaît la position de « l’antispécisme », qui dit que ces rapports sont mauvais par essence même. L’humanité aurait choisi d’opprimer les autres espèces.
Nous trouvons cette conception délirante et en apparence, les auteurs de « Zoopolis » ne la partagent pas. Ils se veulent d’ailleurs en rupture avec toutes les formes traditionnelles de critique universitaire de l’exploitation animale (l’utilitarisme, le welfarisme, l’abolitionnisme, etc.).
Reste que si on ne part pas dans l’antispécisme, il faut alors avoir une interprétation pour ainsi dire philosophique du rapport entre l’humanité et les animaux.
Soit on ramène aux animaux l’interprétation de l’humanité, soit on fait l’inverse.
Dans le premier cas, on est athée, on dit que l’humanité s’imagine plein de choses mais ne maîtrise nullement la Nature, dont elle est d’ailleurs un aspect. Comme le dit Spinoza, « l’ homme n’est pas un empire dans un empire ».
Dans le second cas, on considère que l’humanité doit avoir assez de gentillesse, d’humanité, etc., afin d’élever la condition animale. C’est précisément le choix des auteurs de Zoopolis.
Entendons-nous bien : leur œuvre à un intérêt relatif. Il est évident que dans la mesure où cela correspond à l’exigence de la construction de tunnels animaliers lorsqu’il y a des routes bloquant les passages, on ne peut pas trouver cela absurde.
Le problème est que le point de vue de « Zoopolis » est finalement le suivant : deux mondes coexisteraient, à savoir la « nature sauvage », la société des êtres humains. Quelques animaux, pour des raisons historiques (la domestication, la pénétration dans les villes, etc.) seraient d’une certaine manière entre les deux.
Ce qui signifie qu’il faut les gérer et cela revient, dans l’optique des universitaires, à passer par le droit. Comment ? En gérant la citoyenneté à différents degrés. La solution serait de formuler une « citoyenneté » à différents niveaux aux animaux domestiques, aux animaux sauvages, aux « animaux liminaires résidents ».
Prenant en exemples les touristes ou encore les gens en voyage d’affaire, les auteurs de « Zoopolis » disent qu’il y a des reconnaissances partielles de ces individus lors de leur séjour temporaire. Tout n’est pas figé dans la reconnaissance des droits, il existe plusieurs niveaux, plus degrés. Il faudrait faire pareil avec les animaux dans notre rapport avec eux.
Les auteurs font, dans ce cadre, un inventaire à la Prévert de comment la « concitoyenneté » peut être mise en place, avec toutes les questions morales qui vont avec (la sexualité, l’alimentation, l’intervention, la résidence, etc.). Il faudrait réaliser un travail prenant en compte tous les paramètres de la coexistence, afin de l’organiser de la manière la meilleure qui soit, dans le sens d’un refus de l’exploitation animale.
Seulement, comme dit plus haut, les auteurs de « Zoopolis » ne partent pas du principe que l’être humain soit un « animal politique » comme chez Aristote, avec une organisation naturelle.
On est ici dans le « choix » raisonné de l’humanité, accordant des droits. De notre point de vue, le problème est qu’une telle approche signifie raisonner en termes de « coexistence ».
Or, si l’on dit : il y a les humains d’un côté, tels animaux, tels animaux, tels animaux, de l’autre, on est coincé.
On est coincé, car on a la même vision que l’exploitation animale, sauf qu’on refuse l’exploitation animale. On ne s’élève pas à la reconnaissance de la Nature comme ensemble global, dont font partie toutes les espèces, avec un degré d’interdépendance qu’il s’agit impérativement d’étudier et de comprendre, et de respecter. Ce que nous appelons, de manière littéraire, « Gaïa ».
Les auteurs de « Zoopolis » rejettent cela, ils ne reconnaissent pas la Nature, donc ils refusent cette vision d’ensemble. Par conséquent, ils aboutissent logiquement non pas à parler des animaux, mais de l’animal individuel, avec son « soi », sa « subjectivité ».
La « citoyenneté » des auteurs de « Zoopolis » n’est pas une théorie des droits des animaux, mais une théorie des droits de l’animal. Ce qui ramène, sans que les auteurs ne le veuillent, leur position à celle de l’utilitarisme, du welfarisme, de l’abolitionnisme.
On ne sort pas du cadre individuel ; on est dans un simple prolongement du droit humain, qui est étendu aux animaux. Le seul espoir qu’il y a donc ici, c’est que les individus humains acceptent de « reculer ».
Comment ? Les auteurs de « Zoopolis » le reconnaissent : ils n’ont aucune idée de comment leur conception peut se réaliser dans les faits. Leur logique est purement « associative », ce qui fait dire d’ailleurs à Will Kymlicka dans une interview que dans un monde utopique, on peut s’imaginer que des vaches ou des poules fournissent une quantité restreinte, « non commerciale », de lait ou d’oeufs, dans le cadre d’une « relation de compagnonnage » !
Ils espèrent que les catastrophes écologiques et le caractère non durable de l’exploitation animale vont amener une prise de conscience.
Ils tablent sur « l’imaginaire » des gens :
« En réalité, l’image de soi et les relations auxquelles nous accordons une valeur ne sont pas façonnées uniquement par des intérêts égoïstes ou par des convictions morales explicites.
Notre imaginaire moral peut s’enrichir lorsque nous menons une réflexion approfondie ou établissons des relations empathiques, mais il peut également être enrichi par la curiosité scientifique ou l’élan créatif, par notre désir d’explorer, d’apprendre, de créer de la beauté, des liens, du sens.
C’est dans cet esprit que nous devons aborder le projet de justice envers les animaux.
Aujourd’hui, à l’évidence, la plupart des exigences de la TDA sont perçues comme un immense sacrifice par la plupart des êtres humains.
L’abîme entre la théorie morale que nous avons défendue et la façon dont les individus se perçoivent et perçoivent leurs intérêts est immense. Mais cela peut changer, et peut-être plus rapidement qu’on aurait tendance à le penser.
À mesure que les coûts environnementaux et économiques de notre système d’exploitation et de colonisation des animaux augmenteront, il deviendra de plus en plus urgent d’élaborer de nouveaux cadres conceptuels nous permettant d’adopter une autre vision des relations entre les humains et les animaux. »
Les auteurs de « Zoopolis » se trompent : si leur vision est correcte, alors l’effondrement écologique et alimentaire produira la guerre de chacun contre chacun, nullement un acceptation raisonnée d’un nouveau « cadre conceptuel ».
Si l’individu est mu par des intérêts égoïstes, alors il n’y aura pas de « recul », pas de meilleure « coexistence ».
Heureusement, les choses sont bien différentes. L’humanité n’est pas « à part », elle est une composante de la Nature. Son cheminement particulier l’a fait s’imaginer différent, mais inévitablement elle va le saisir dans les faits, ce qui amènera une humanité végane par conscience collective, par reconnaissance de Gaïa, par soumission à l’ordre naturel.

Ce processus nous impose des devoirs positifs à leur égard (et s’engager en faveur de l’extinction de ces animaux est une étrange manière de remplir les obligations positives que nous avons envers eux!).
La découverte à Cambron, à quelques kilomètres d’Abbeville, d’un chien assassiné de manière atroce, révèle précisément ce fond social. Loin des niaiseries régressives de L214 et des hipsters de la capitale parisienne, la réalité sociale exprime tout ce qu’elle a comme charge de barbarie, et cela est de pire en pire.
Il faut une personnalité en mesure d’anéantir tout sens de la compassion, capable d’une froideur digne des nazis, pour tuer de manière « sophistiquée » et ignoble. On a ici un véritable supplice, qui n’est d’ailleurs nullement sans rappeler l’une des manière qu’a Daech de massacrer les gens au Moyen-Orient.
Sans vouloir décortiquer un raisonnement criminel jusqu’à l’absurde, il faut au moins voir qu’il y a plusieurs éléments qui ont été pris en compte, rassemblés, étudiés, puis réalisés. Il fallait trouver la cage, imaginer la noyade, concevoir même le fait de vouloir tuer le chien, tout cela demande un appui important dans l’esprit et dans la pratique.
Et les assassins sont parmi nous.
C’est cette situation sociale qui est la vraie source du problème et cela témoigne inversement de l’absurdité du concept de « spécisme ». La personne qui a tué le chien ne l’a pas fait en s’appuyant sur un système de valeurs en termes d’espèce. Elle a tué le pauvre être sans défense justement parce qu’il était sans défense. C’est un crime qui a une valeur social (et une valeur naturelle), pas une question d’espèces.
Mais rien que le fait que certains êtres humains voient le caractère barbare de tout cela ne peut qu’amener au rejet universaliste d’une telle vision pessimiste, négative, religieuse.
Évidemment, dans chaque endroit les manières de mettre en avant des valeurs positives peuvent être différentes. Mais il y a des dénominateurs communs incontournables. Déjà, les refuges doivent être systématiquement valorisés et soutenus, ce qui implique une vraie rupture avec l’indifférence au quotidien.
La défense de la vie sauvage en général est donc inévitable pour que le véganisme puisse réellement s’implanter en France, et par là il faut comprendre dans toute la France et non pas simplement dans les centres urbains. Il faut que le véganisme soit capable de fournir des activités concrètes où que l’on soit en France.
De manière dramatique, cette nouvelle revue a publié un
L’article présente donc l’océan comme une « ressource agricole » et, pour la première fois de manière formelle, s’intéresse non pas à des zones spécifiques ou des espèces particulières, mais à l’aquaculture à l’échelle planétaire.
Ont été prises en compte la question de la profondeur, de l’alimentation, des conditions environnementales, des températures minimale et maximale supportées.
Les chercheurs – plutôt les criminels – ont ensuite enlevé les zones inadéquates, comme celles où l’oxygène se dissout trop lentement ou où il y a trop peu de phytoplanctons. Les zones où il y a trop de bateaux ont été enlevés, comme les zones protégées, celles aussi où passent de nombreux bateaux.
Le résultat est terrifiant, puisque les chercheurs proposent pas moins de 11,4 millions de km² disponibles pour l’exploitation des poissons, 1,5 million de km² pour celle des bivalves.
La France a ici un potentiel énorme, malheureusement ; c’est d’ailleurs l’un de grands leitmotivs de Jean-Luc Mélenchon, pour qui l’aquaculture représente l’avenir. La France dispose en effet de la zone économique exclusive pratiquement la plus grande du monde, avec 10 263 100 km², seuls les États-Unis ayant autant.
Les chercheurs se réjouissent même du Gulf of Mexico Fishery Management Plan for Offshore Aquaculture, qui depuis 2016 permettent l’établissement de 20 fermes dans le golfe du Mexique, ce que la NOAA américaine présente comme étant « aux bénéfices de la nation ».
Le Vietnam, un pays en pointe dans l’aquaculture, organise également fin octobre un exposition internationale, «Vietnam Aquacuture 2017», au Centre des expositions internationales de Cân Tho, dans le delta du Mékong. L’endroit est choisi symboliquement, puisque le delta du Mékong est la source de 67% des « produits aquacoles » vietnamiens.
C’est une question qui n’est pas encore vraiment apparue, mais qui inévitablement va faire surface. L’émergence du véganisme en France va en effet amener des conflits inévitables avec la vie quotidienne institutionnalisée.



Le système ne reculera d’ailleurs pas. Il se contentera de mesures pour intégrer les personnes véganes, pour qu’elles se contentent d’être une minorité à prétention moraliste mais entièrement coupée de toute influence sociale.
Pour aborder la question, prenons un exemple pratique, avec le coupe d’Europe de football des équipes féminines qui s’est achevée dimanche dernier. Il s’agit d’athlètes de haut niveau, que rien ne distingue des hommes dans ce sport, à part un niveau technique encore faible en comparaison, mais elles courent autant, font autant de duels, l’agressivité sur le terrain y est peut-être même plus marquée, etc.
Mais les corrections qui lui ont été faites dépassent ce à quoi on pouvait s’attendre, et c’est là que la question de la définition de ce qu’est une mère intervient.
Les exemples sont infinis et pour faire bref et ne pas se perdre dans le propos, voyons simplement qu’il n’y a que deux possibilités.
Tant les religieux et les existentialistes seront par conséquent forcément anti-écologistes, car le seul moyen d’être écologiste, c’est de reconnaître la Terre comme mère, comme lieu abritant la vie et la protégeant de par sa nature d’ensemble où tout est lié.
En tant que saboteur de la chasse, je passe chaque samedi de la saison de chasse à intervenir pour sauver la vie sauvage.
J’ai commencé à saboter des chasses quand j’avais 19 ans, la chasse à courre était encore légale à cette époque. Je ne m’étais jamais considéré comme une ami des animaux, mais l’idée de chiens déchiquetant un animal au nom du sport m’a frappé comme relevant de l’injustice.
Mon premier sabotage de chasse fut une journée à la fois mémorable et horrible. J’étais pétrifié lorsque nous nous sommes mis en route le matin, et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.
Quelques semaines plus tard, notre groupe intervint et sauva un renard.
A plusieurs reprises, chaque semaine.
La chasse a été autorisée à continuer, largement sans être touchée par le Hunting Act, en raison d’un manque de compréhension et d’intérêt de la part de la police et des services judiciaires royaux.
Les chasseurs croient fréquemment et ont propagé toutes sortes d’histoires folles à notre sujet, pendant des années, affirmant que nous sommes financés par le KGB, que nous vaporisons de l’acide sur les visages des chiens, que nous mettons en place des cordes de piano à hauteur de la tête pour tuer les chasseurs, ou même que nous poignardons les chevaux.
En revanche, les chasseurs réagissent souvent par la violence et l’agression lorsque les saboteurs perturbent avec succès une mise à mort. J’ai été frappé à coups de poings, de pieds, craché dessus et battu à coups de bâtons alors que je sabotais des chasses et d’autres saboteurs ont reçu bien pire.
Pour ajouter l’insulte aux blessures, la police a des préjugés à notre égard. Ils préfèrent travailler comme sécurité privé des chasseurs plutôt que d’appliquer la loi. Même quand ils sont confrontés aux « hommes du terrier », dont la simple présence veut déjà dire être dans l’illégalité, la police refuse d’agir.