D’abord la Terre, ensuite l’humanité

Sur le forum straight edge, on peut lire le propos de quelqu’un disant à notre sujet :

« J’en ai déjà discuté avec des gens de LTD, ils disent que c’est aussi grave de manger de la fausse viande que de la viande, Pourquoi ? Par ce que pour eux le fait d’être sentient ou pas, de souffrir ou pas na aucune importance… il faut respecter la vie sous toute ces formes Humains/Animaux/Végétaux MAIS il y a une hiérarchie “Les humains d’abord ensuite les animaux, ensuite les plantes” Pourquoi les humains d’abord si il faut respecter toutes forme de vie ? Par ce que LTD est spéciste et fait de la propagande spéciste. »

Il va de soi que c’est totalement absurde et totalement ridicule. D’ailleurs, si nous nous appelons « la Terre d’abord ! » c’est bien justement parce que nous considérons que les humains doivent servir la planète et ses habitants, et non le contraire…

Si nous voulons que les humains cessent de bétonner et que « la Terre redevienne bleue et verte », ce n’est certainement pas parce que nous n’accorderions aucune valeur aux végétaux… C’est bien mal nous connaître, ou en tout cas ne pas du tout nous comprendre…

La seule possibilité pour avoir autant compris de travers notre conception est que la personne en question n’ait pas compris que nous parlions de l’histoire de l’humanité, de son parcours historique, depuis les chasseurs-cueilleurs jusqu’à la domestication et l’industrialisation dans une version destructrice.

Mais, faut-il vraiment le rappeler ?, nous considérons qu’il est temps d’en finir avec cela et que l’humanité se soumette à Gaïa… Ce que nous soulignons, c’est la responsabilité humaine, certainement pas ses “droits” à la toute puissance destructrice et égoïste…

Oser affirmer que nous nous moquerions de la souffrance animale ne mérite même pas de commentaires, tellement c’est absurde, ridicule (surtout que l’affirmation vient de quelqu’un ne valorisant pas le principe de l’adoption comme obligation végane, et qui ne connaît donc certainement pas les « efforts » que cela peut représenter parfois face à la souffrance).

Ce n’est pas parce que nous mettons des photos d’animaux libres et non d’animaux massacrés que nous ne nous opposons pas à la souffrance, bien au contraire justement !

Ce qui est vrai par contre est que nous n’avons pas cette culture antispéciste morbide et niant le contact avec les animaux (non humains) et la nature. Nous ne combattons pas tant contre la mort des animaux que pour leur vie…

Pour finir, il va de soi que jamais nous n’avons dit à personne que « c’est aussi grave de manger de la fausse viande que de la viande », ce serait évidemment confondant de stupidité. Notre conception est simplement que culturellement, le fait de manger de la fausse « viande » ne permettait pas de s’arracher à l’idéologie dominante où la « viande » et son goût seraient « indispensables. »

Sur le plan pratique, un animal n’a pas été tué (ce qui est bien), mais sur le plan culturel, on se rattache à une culture devant disparaître (ce qui n’est pas bien).

Ces précisions n’ont en soi aucun intérêt, puisqu’elles sont tout ce qu’il y a de plus logique quand on connaît un tant soit peu sérieusement notre point de vue, mais il vaut toujours mieux repréciser, surtout quand il s’agit de telles énormités!