Bruxelles : bataille pour sauver les platanes !

La situation est tendue à Bruxelles en Belgique en ce moment pour sauver des platanes sur l’avenue du port.

De quoi s’agit-il exactement ? Le site activiste avenueduport.be retrace l’histoire du combat pour les platanes et la situation actuelle.

Le point de départ c’est ça :

“Suite à une étude menée par un bureau spécialisé, il semble que pas mal d’arbres se trouvent en mauvaise santé. Lorsque plus de 60% des arbres semblent devoir être remplacés, le processus de rénovation est enclenché.” dixit la ministre Brigitte Grouwels.

L’étude phytosanitaire du bureau ARBORIS ne mentionne que “24 éléments affaiblis ou dangereux”, dont 11 ont déjà été supprimés en 2005. Ce qui fait bien moins de 10% du total des arbres. Le cabinet de la ministre persiste sur le nombre de 150 arbres malades : mais où sont donc les études qui attestent de cela ? Tant que la ministre n’aura pas fourni des informations probantes, nous considérerons ses affirmations comme des MENSONGES.

Il vous est possible de consulter une partie de l’étude phytosanitaire en téléchargeant ce document pdf (3,7MB). Notons que le cabinet du ministère de la mobilité refuse de publier l’intégralité de l’étude.

Ce que veulent les défenseurs des arbres, c’est principalement ça :

  • Principe 1 : Conserver la rangée d’arbres existants, gérer convenablement ces platanes, les remplacer individuellement au cas par cas, selon les besoins.  C’est au technicien à s’adapter à l’arbre, pas l’arbre au technicien;

Les travaux devaient commencer le 5 septembre, des veillées de nuit ont été organisées pour les bloquer, mais finalement les travaux sont arrêtés et la situation est en stand-by.

La campagne continue donc, alors que tous les arbres ont déjà été symboliquement « adoptés. »

Espérons que beaucoup de monde participe à la campagne et qu’elle soit un succès, et il est rappelé que ces arbres ne sont pas les seuls menacés :

Arbres en danger

Malheureusement, l’avenue du Port est loin d’être un cas isolé.

Par-ci, par-là, pour le réaménagement d’une place ou d’une route, il semble que l’abattage des arbres soit le premier réflexe de ceux à qui l’on confie la conception des plans qui redessineront Bruxelles.

Vous trouverez dans la liste ci-dessous un échantillon de plusieurs cas de figure : des arbres menacés, d’autres ayant été sauvés par des collectifs de citoyens, d’autres encore qui ont malheureusement déjà été liquidés.

Chaque situation présente ses propres tenants et aboutissants, et il ne nous appartient pas de nous prononcer sur la pertinence du maintien ou de l’abattage des arbres dans le cadre de chacune de ces situations. On remarquera néanmoins que la Région et certaines communes ont entrepris de revoir leur politique, ou du moins leur communication.

Nous ne prétendons pas qu’il faut à tout prix sauver tous les arbres, mais en appelons à une gestion responsable des arbres dans la ville.

Si, par exemple, nous remplacions petit à petit un arbre sur trois toutes les x années, ainsi que les arbres malades lorsque cela s’avère nécessaire, il serait tout à fait possible de protéger une rangée d’arbres de la calvitie et l’on pourrait garantir à Bruxelles des avenues et des places dignes d’une capitale européenne, agréables, majestueuses et ombragées.