“Il jette son cochon d’Inde du deuxième étage”

En écho à la terrible histoire dont nous avons parlé hier – la torture et le meurtre de Black – voici une histoire également sordide : un homme « jaloux » du cochon d’Inde de sa compagne, qui tente par conséquent de l’incendier et, n’y arrivant pas, le jette par la fenêtre.

Cette histoire mêlant sexisme et brutalité sadique contre les animaux est arrivée en banlieue parisienne ; il n’y a pas que les chasseurs dans les petites localités qui pratiquent la folie furieuse, il y a la même chose dans les villes, il y a la même chose partout où l’humanité est en rupture avec Gaïa.

Si on comprend cela, on saisit le fond de ces actes criminels à nos yeux, et on voit que la « justice » ne voit pas les choses de la même manière bien entendu.

D’ailleurs, le président du tribunal n’a rien trouvé de mieux à dire ici que :

« Avez-vous pensé à ce qu’il se serait passé si vous aviez mis le feu au cochon d’Inde? Vous auriez pu brûler votre compagne »

Une phrase qui révèle toute une vision du monde…

On notera bien entendu également le côté bourgeois du Parisien, qui décrit la personne présente au tribunal comme étant “tatoué, vêtu d’un blouson de cuir et d’un jean”, donc forcément un criminel issu des couches populaires!

Voici l’article ayant diffusé l’information, passé dans Le Parisien :

Il jette son cochon d’Inde du deuxième étage

La bête est morte sur le coup, froidement jetée du deuxième étage. Hier, un homme de 28 ans a été condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel d’Evry pour violence aggravée sur sa compagne et sévices graves sur un animal domestique. Le 10 décembre, ce père de deux enfants, au casier judiciaire vierge, a lancé son cochon d’Inde par la fenêtre de son appartement après avoir agressé sa concubine.

Ce jour-là, Arnaud passe la journée chez lui, à Viry-Châtillon. Vers 15 heures, alors qu’il a déjà bu six bières, ce préparateur de commandes demande à sa compagne d’aller acheter de l’alcool au supermarché.

Cette dernière refuse, expliquant qu’elle doit s’occuper de leur bébé de 4 mois. L’homme, énervé, donne alors un coup de pied dans une caisse de puzzles que sa concubine vient de ranger avec sa fille de 9 ans. La jeune femme proteste.

A sa compagne : « Tu préfères le cochon d’Inde à moi! »

Agacé, Arnaud réplique en lançant la cage du cochon d’Inde par terre. Sa compagne se précipite pour ramasser l’animal. Elle le prend dans ses bras pour le protéger. Son conjoint la saisit alors par les cheveux et la jette par terre.

Il la frappe aux bras et lui reproche : « Tu préfères le cochon d’Inde à moi! » Une violence qui vaudra à la victime quatre jours d’incapacité totale temporaire (ITT).

L’homme tente alors d’immoler l’animal. Muni d’allumettes et d’une bombe aérosol anti-mouches, il asperge la bête tout en grillant des allumettes. Devant l’inefficacité de ses gestes, Arnaud saisit l’animal et le jette du deuxième étage.

Sa compagne retrouve le cochon d’Inde par terre, mort, devant un camion. « Avez-vous pensé à ce qu’il se serait passé si vous aviez mis le feu au cochon d’Inde? Vous auriez pu brûler votre compagne », l’a interrogé le président. L’homme, tatoué, vêtu d’un blouson de cuir et d’un jean a justifié son comportement par l’abus d’alcool.

Méconnaissant le système judiciaire, il a tenté de négocier la peine requise par le procureur en proposant de laisser son appartement — dont le bail est à son nom — à sa désormais ex-concubine.

Le prévenu a été condamné à six mois de prison avec sursis, une mise à l’épreuve de dix-huit mois et une obligation de soins et de travail. Il devra verser 500 € de dommages et intérêts à sa victime pour le préjudice moral. Le tribunal lui a également interdit de se rendre dans la commune de Viry-Châtillon durant deux ans.