Les inventeurs des OGM s’imaginaient que Dame Nature était statique et mécanique, et que donc il suffisait de développer des plantes génétiquement modifiées pour pouvoir utiliser massivement un herbicide spécial et se débarrasser ainsi des « mauvaises herbes ».
L’herbicide spécial était le Round Up avec du glyphosate, fabriqué par Monsanto ; théoriquement, une seule pulvérisation massive suffisait.
Voici une explication sur ce Round Up, tiré d’un site d’information et de lutte contre Monsanto :
« Le Roundup est un herbicide total et non sélectif produit par la compagnie Monsanto et dont la substance active principale est le glyphosate. Ce dernier est un herbicide dérivé d’un acide aminé (la glycine) découvert et breveté par les chimistes de Monsanto en 1969.
Le Roundup, commercialisé à partir de 1975, a un principe actif qui permet l’extermination totale de toutes les plantes aspergées. En cas d’épandage de Roundup sur une plante, celle-ci va absorber le produit chimique au niveau des feuilles qui va ensuite passer dans la sève de la plante et entraîner une contamination générale de l’organisme.Le glyphosate va ensuite se concentrer au niveau des racines et perturber la production de chlorophylle et d’hormones de croissance de la plante, entraînant une nécrose des tissus végétaux conduisant à la mort de la plante. »
Mais Mère Nature est plus forte que les vaines tentatives humaines pour se passer d’elle. Au départ, Monsanto semblait gagner, et les ventes de Round Up sont passées de 1,8 million de tonnes en 2000 à 30 millions de tonnes en 2011.
La seconde manche revient pourtant à la planète : 8 millions d’hectares traités au Round Up, des champs de maïs, de coton, de colza, de soja, voient les « mauvaises herbes » les envahir.
Selon l’agence internationale International Survey of Herbicide Resistant Weeds, il existe 380 biotypes résistants, et 23 espèces sauvages supportent quatre fois la dose appliquée de Round Up.
Les médias donnent l’exemple de l’Alabama, ; où une grande plante buissonnante, l’amarante de Palmer, est présente dans 80 % des champs de coton OGM et 61 % des champs de soja OGM !
La solution trouvée par Monsanto & Co est évidemment une fuite en avant : Monsanto propose un second herbicide gratuitement, alors que les industriels veulent de nouveaux OGM plus résistants !
Ce qui montre bien l’absurdité de l’humanité dénaturée. Car il n’existe pas de « mauvaise herbe », rien que le nom témoigne de l’incompréhension totale de ce qu’est la Nature : la vie en mouvement, en échange.
La conception d’une Gaïa statique qu’il suffirait d’utiliser mécaniquement est absurde, et les catastrophes sanitaires des élevages industriels tout comme les mauvaises herbes sont un rappel à l’ordre pour les « apprentis sorciers » humains qui courent chaque jour plus à la catastrophe.
Il n’est tout simplement pas possible pour l’humanité de « vaincre » Gaïa, dont les humains ne sont d’ailleurs qu’une petite partie. Pourquoi d’ailleurs ne pas l’accepter, tout simplement, et vivre naturellement, en profitant du bonheur de vivre ?
En ce qui concerne le Round Up, voici ce que constate un article du Monde, traitant des multiples scandales provoqués Monsanto, dont le terrible Agent Orange utilisé au Vietnam.
Voici ce que dit l’article, en justifiant d’ailleurs de manière discrète mais claire la vivisection, comme si celle-ci était nécessaire pour comprendre de quoi il en retourne avec une multinationale :
Souvenez-vous de cette publicité et de ce bon chien Rex : « Roundup ne pollue ni la terre ni l’os de Rex ». Elle a valu à Monsanto d’être condamnée deux fois, aux Etats-Unis et en France, pour des mentions mensongères placées sur l’emballage de cet herbicide total (qui élimine toutes les plantes).
En 1975, l’entreprise lance sur le marché Roundup, un herbicide très puissant présenté comme « biodégradable » et « bon pour l’environnement ». En 1996, le procureur de New York condamne Monsanto à une amende de 50 000 dollars et au retrait des mentions jugées mensongères.
En janvier 2007, la firme est condamnée en France (extrait du jugement) pour les même motifs à… 15 000 euros d’amendes.
Roundup est aujourd’hui l’herbicide le plus vendu au monde.
Plusieurs études concordantes affirment pourtant que le pesticide phare de Monsanto – et son principe actif, le glyphosate – est potentiellement tératogène, c’est-à-dire responsable de malformations fœtales.
L’une d’entre elles, publiée fin 2010 dans Chemical Research in Toxicology, montre que l’exposition directe d’embryons de batraciens à de très faibles doses d’herbicide à base de glyphosate entraîne des malformations.
Monsanto réfute ces conclusions : « Le glyphosate n’a pas d’effets nocifs sur la reproduction des animaux adultes et ne cause pas de malformations chez la descendance des animaux exposés au glyphosate, même à très fortes doses », affirme la firme sur son site.
Lundi 13 février, le rapporteur du Conseil d’Etat a asséné un nouveau coup dur au produit phare de Monsanto : il enjoint au ministère de l’agriculture d’en analyser la toxicité dans un délai de six mois et de statuer à nouveau sur l’autorisation de mise sur le marché du pesticide.
Les multinationales et leurs produits, la vivisection, les Etats qui font semblant de s’opposer aux industriels alors qu’ils sont en fait à leur service… Voilà ce qui est intolérable, tant pour nous que pour Gaïa !
