L’Eglise catholique et le véganisme

Toutes les religions partent du principe de l’exploitation animale ; même le jaïnisme, la religion la plus favorable aux animaux et de grande valeur, ou encore les fabuleux Bishnoïs, se servent du lait.

En France, en raison du climat délétère et populiste qui prédomine, on entend très souvent parler de l’Islam par rapport aux animaux, c’est l’obsession de Brigitte Bardot par exemple.

Cependant, le catholicisme s’appuie sur les mêmes fondements que l’Islam ou les autres religions. Voici ce que dit l’actuel catéchisme de l’Eglise catholique, qui est explicite dans son affirmation de l’exploitation animale :

Le respect de l’intégrité de la création

2415 Le septième commandement demande le respect de l’intégrité de la création. Les animaux, comme les plantes et les êtres inanimés, sont naturellement destinés au bien commun de l’humanité passée, présente et future (cf. Gn 1, 28-31).

L’usage des ressources minérales, végétales et animales de l’univers, ne peut être détaché du respect des exigences morales. La domination accordée par le Créateur à l’homme sur les êtres inanimés et les autres vivants n’est pas absolue ; elle est mesurée par le souci de la qualité de la vie du prochain, y compris des générations à venir ; elle exige un respect religieux de l’intégrité de la création (cf. CA 37-38).

2416 Les animaux sont des créatures de Dieu. Celui-ci les entoure de sa sollicitude providentielle (cf. Mt 6, 26). Par leur simple existence, ils le bénissent et lui rendent gloire (cf. Dn 3, 57-58). Aussi les hommes leur doivent-ils bienveillance. On se rappellera avec quelle délicatesse les saints, comme S. François d’Assise ou S. Philippe Neri, traitaient les animaux.

2417 Dieu a confiés les animaux à la gérance de celui qu’Il a créé à son image (cf. Gn 2, 19-20 ; 9, 1-4). Il est donc légitime de se servir des animaux pour la nourriture et la confection des vêtements.

On peut les domestiquer pour qu’ils assistent l’homme dans ses travaux et dans ses loisirs. Les expérimentations médicales et scientifiques sur les animaux sont des pratiques moralement acceptables, pourvu qu’elles restent dans des limites raisonnables et contribuent a soigner ou sauver des vies humaines.

2418 Il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux et de gaspiller leurs vies. Il est également indigne de dépenser pour eux des sommes qui devraient en priorité soulager la misère des hommes. On peut aimer les animaux ; on ne saurait détourner vers eux l’affection due aux seules personnes.

“Loisir”, utilisation pour le travail, meurtre, expérimentations médicales : tous les différents aspects de l’exploitation sont assumés sans aucun problème.

Ce qui n’empêche pas l’hypocrisie – une tradition religieuse – d’exister le cas échéant. Sur le site de la radio Alpes – 1, on découvre ainsi comment un religieux prend les animaux en otage afin de diffuser sa religion.

Cela se passait donc il y a quelques jours :

Alpes de Haute-Provence – Saint-François d’Assise est surtout reconnu car il est le fondateur de l’ordre des Franciscains (XIIIe siècle) mais ce saint catholique, fêté le 4 octobre, est également le saint-patron des animaux. Depuis 2006, le curé de Barcelonnette, le Père François, bénit en plein air les animaux de compagnie ou de travail dans le plus vieux village de la vallée de l’Ubaye à Faucon-de-Barcelonnette, près de la commune de Jausiers.

« L’idée est venue d’un responsable de la SPA, qui m’a demandé ce que l’on pourrait faire dans un cadre religieux », explique le Père François. Une trentaine de personnes était réunie dimanche dernier, devant le couvent Saint-Jean de Matha.

« Nous avons invité les gens à venir se rassembler afin de bénir les animaux comme, cette année, les chiens de recherche de la gendarmerie du PGHM mais également les chiens guides d’aveugles », explique au micro d’Alpes 1, le Père François, de l’ordre des Franciscains. « Je crois qu’il existe une vérité profonde dans l’attachement de François d’Assise aux animaux. Il louait le Seigneur pour la création », précise-t-il.

« L’idée nous a plu, tout simplement. C’est une façon de faire parler et cette bénédiction religieuse apporte un certains symbole », réagit, le sourire aux lèvres, Jacques Leuci, président fondateur de l’association des Chiens-Guides d’Aveugles du Midi, basée à Aix-en-Provence. Jadis, le curé de campagne ou de montagne était sollicité afin de bénir les fermes et les troupeaux à l’occasion de la transhumance.

« Cette tradition s’est en effet perdue. Je ne me souviens pas avoir était invité une seule fois… Alors grâce à mon Saint-Patron, cette bénédiction rassemble les gens qui ne sont pas forcement des Chrétiens pratiquants », précise le Père François, prêtre depuis 35 ans.

Ce ne sont pas ici les animaux qui sont « bénis »… C’est l’exploitation animale qui est bénie !