« Ce n’est pas un drame, même si j’ai perdu un veau. » Sauf qu’en l’occurrence, c’est la vache qui a perdu son petit, et c’est un drame. La position de l’éleveur, mais aussi du Courrier Picard dans l’article suivant, est vraiment terrible.
Elle est tellement insensible qu’on atteint un très haut niveau d’absurdité, avec un éleveur ayant perdu « son veau » et expliquant que la vache est sauvée, alors qu’elle va être exploitée à outrance, puis assassinée pour être transformée en « viande »…
Belle solidarité pour sauver une vache
La cohésion des hommes a permis de sauver Fleur, une vache laitière qui se noyait dans un étang de Brusle, alors qu’elle était en train d’y mettre bas.
Il est sept heures hier matin. Arnaud Cassel, un agriculteur du petit hameau de Brusle, près de Cartigny (est de la Somme), arrive dans son étable pour nourrir ses vaches.
Il se rend vite compte qu’il en manque une : « Fleur », une génisse laitière de race montbéliarde, âgée de 2 ans et demi. Pleine, à terme, elle a disparu. Très vite, il découvre qu’une partie des fils barbelés qui entourent la pâture où paissent ses 35 bêtes ont été décrochés. Derrière, dans le petit bois qui borde cette pâture, il découvre Fleur dans un petit étang, exténuée. Seule sa tête sort de l’eau.
Une opération de sauvetage inédite
« J’ai essayé de la sortir mais je n’y parvenais pas. J’ai appelé des voisins à l’aide mais j’ai hésité à appeler les pompiers. Je ne voulais pas les déranger, ils avaient peut-être plus urgent à faire. »
Les pompiers de Péronne sont alertés vers 9 h 15 et envoient 7 hommes dont deux plongeurs.
« Ce n’est pas courant ce genre d’opération, explique le lieutenant Gilles Leperlier. Surtout que la vache était en train de vêler. Elle était dans un étang, situé dans un bosquet difficile d’accès. Il a fallu tronçonner tous les arbres pour pouvoir accéder. »
Histoire aussi de pouvoir faire passer un engin tout terrain, équipé d’un bras télescopique.
Les opérations se font en présence d’un vétérinaire d’Épehy : « La vache était en état de choc. Elle a dû commencer à vêler une fois tombée dans l’eau. Le veau était déjà mort à mon arrivée mais on a réussi à sauver la vache, en la soulevant grâce à une « pince lève vache », un appareil spécifique qui se règle sur le bassin de l’animal. C’est la première fois que je réalisais ce type d’opération, et elle a été réussie grâce à une belle solidarité. »
« Il y a eu une excellente cohésion » se félicite de son côté le lieutenant Leperlier, une fois Fleur sortie de l’eau, un peu avant 11 heures.
Le temps pour elle de se faire administrer du glucose, du calcium et des antibiotiques, et de boire pour se réhydrater. « Normalement, dans quelques heures, elle sera sur pattes. Elle ira beaucoup mieux » explique le vétérinaire.
Des propos rassurants pour Arnaud Cassel, qui pousse un grand « ouf ! » de soulagement.
« Ce n’est pas un drame, même si j’ai perdu un veau. C’était la première fois que Fleur était pleine et cette aventure se termine bien car Fleur est sauvée. Elle n’a plus qu’à se reposer après ce qu’elle a vécu. »
Elle n’a plus qu’à se reposer: tenir de tels propos n’a aucun sens de la part d’un représentant de l’exploitation animale! Toutes ces paroles sont fausses, tous ces propos sur la solidarité sont de l’hypocrisie, une fausse joie servant à masquer l’exploitation animale!
