Résultat des élections internes d’EELV

Les 30 novembre et 1er décembre prochains aura lieu à Caen en Normandie le congrès d’EELV. 600 personnes y participeront, étant déléguées par des élections internes qui viennent de se dérouler.

EELV a officiellement 10 000 personnes adhérentes, et en pratique moins de la moitié aurait participé au vote. Le journal Le Parisien est par exemple allé assister à une réunion à Chelles en Seine-et-Marne : sur les 170 personnes adhérentes, 3 s’étaient déplacées pour la réunion pour ce vote, à côté des deux responsables du département et des représentants des sept motions…

Plus personne n’est dupe : EELV est un parti fictif, qui tient comme appendice du Parti Socialiste. Les résultats des motions sont significatives :

Motion A : « POUR UN CAP ÉCOLOGISTE » – 38,29%
Motion B : « LÀ OÙ VIT L’ÉCOLOGIE » – 8,76%
Motion C : « OBJECTIF TERRE » – 3,47%
Motion D : « VIA ECOLOGICA » – 17,07%
Motion E : « AVENIR ÉCOLO » – 6,30%
Motion F : « LA MOTION PARTICIPATIVE » – 20,58%
Motion G: « DÉTERMINÉ-E-S » – 4,14%

Ou pour un aperçu par classement:

Motion A : « POUR UN CAP ÉCOLOGISTE » – 38,29%
Motion F : « LA MOTION PARTICIPATIVE » – 20,58%
Motion D : « VIA ECOLOGICA » – 17,07%
Motion B : « LÀ OÙ VIT L’ÉCOLOGIE » – 8,76%
Motion E : « AVENIR ÉCOLO » – 6,30%
Motion G: « DÉTERMINÉ-E-S » – 4,14%
Motion C : « OBJECTIF TERRE » – 3,47%

La motion A qui fait un peu moins de 40 % est celle de la direction d’EELV. On y retrouve Cécile Duflot, Jean-Vincent Placé ou encore Pascal Canfin (ministre délégué au Développement) et Pascal Durand (le secrétaire national sortant). La tête de liste de cette motion était Emmanuelle Cosse, vice-présidente du conseil régional d’Ile-de-France en charge du logement, censée devenir la nouvelle responsable d’EELV.

En pratique, on voit donct que la direction qui participe au gouvernement n’a même pas la majorité dans sa propre organisation…

Derrière, à un peu plus de 20 % (donc tout de même finalement assez loin), on a « LMP – La Motion Participative – Pour une écologie autonome, radicale et responsable
. »

Y participent notamment Yves Cochet et Alain Lipietz, sur une base assez difficile à cerner, la motion expliquant en fin de compte que :

« Décolonisons les imaginaires à coup d’écologie joyeuse, créative et partagée. Soyons à la fois radicaux et responsables, idéalistes et pragmatiques. »

En gros, il s’agit de gens exprimant la ligne « bobo » au sein des parlementaires et des élus municipaux, avec l’Europe fédérale comme orientation, le fait de se tourner vers le peuple comme argument démocratique, etc.

« Via ecologica », qui a fait un peu plus de 17 %, est sur une ligne similaire, mais tournée vers les mouvements sociaux, en quelque sorte le Front de gauche, etc. ; on y retrouve le maire de Sevran Stéphane Gatignon, le député européen Karim Zéribi, Marie-Pierre Bresson qui est adjointe au maire de Lille, etc.

A côté de ces trois motions qui représentent la grande majorité, on retrouve :

* « Là où vit l’écologie » (love), qui fait moins de 9 % malgré la présence d’Eva Joly, qui a par ailleurs « oublié » de payer sa cotisation à EELV pour 2013, et n’a pas pu voter !

La ligne de cette motion est l’ouverture du gouvernement au Front de gauche.

* « Avenir écolo », avec un peu plus de 6 %, représente le courant « décroissant. »

* « Déterminé-e-s », qui fait un peu plus de 4 %, rassemble des élus qui ont peur pour leur place et prône donc l’autonomie d’EELV, sur une ligne d’Europe fédérale.

* « Objectif Terre », avec un peu plus de 3 %, est une autre liste décroissante, mais sur une ligne plus « dure. »

Maintenant, posons la question essentielle : y a-t-il une motion qui parle des animaux ? La réponse est non.

En fait, on ne peut même pas dire qu’une motion parle d’écologie, car ici l’écologie c’est toujours un fourre-tout où l’on trouve : l’Europe fédérale, une Europe sociale, les droits sociaux, la décroissance, la démocratie, la sixième République, la relance économique, etc. etc.

Protéger la Nature… n’est pas au programme d’aucune motion ; toutes les motions se posent comme des gestionnaires d’une sorte de crise écologique en arrière-plan.

Mais il n’y a ni nouvelle culture, ni morale. La Nature n’existe tout simplement pas. On chercherait en vain une urgence, un appel moral, une volonté de se confronter au réchauffement climatique.

Les motions d’EELV sont soit conforme au carriérisme, soit l’expression de bobos, soit une sorte de défouloir décroissant. Il n’y a aucune ambition, aucune fidélité à la Nature, aucune considération comme quoi l’écologie est la question essentielle du 21e siècle…

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