L’autopsie des chiens asphyxiés

Voici du nouveau sur l’affaire des chiens asphyxiés lors d’un transport de la SPA de Paris (voir 24 chiens asphyxiés lors d’un transport de la SPA de Paris). Il faut lire le site de TF1 pour se tenir au courant, c’est une honte…

Chiens asphyxiés : le décès des animaux est bien lié à leur mode de transport

En raison des conclusions de l’autopsie réalisée dans le cadre de l’affaire sur les 24 chiens décédés lors d’un transfert en camion entre deux refuges, l’enquête vient d’être transférée au parquet d’Agen dont dépend le transporteur des animaux.

Changement de mains concernant l’enquête sur la mort récente de 24 chiens lors d’un transfert en camion entre le refuge de la SPA de Tarbes et la SPA de Paris. Initialement confiée au parquet de Tarbes, elle vient d’être transférée au parquet d’Agen, dont dépend le transporteur des animaux.

« Je me suis dessaisie mercredi au profit du procureur de la République d’Agen, compétent sur la zone où se trouve le siège du transporteur, car l’autopsie montre un lien direct entre le décès des animaux et leur mode de transport », a expliqué Chantal Firmigier-Michel, la procureure de Tarbes, sans préjuger de la suite qui sera donnée à l’affaire par son confrère.

Intoxication ou coup de chaleur ?

« Les résultats de l’autopsie ont montré que ces chiens sont morts d’une congestion pulmonaire qui peut-être dûe à une intoxication aux gaz d’échappement, au monoxyde de carbone, ou à un coup de chaleur » a précisé la magistrate, qui avait été saisie par une plainte du refuge de la SPA de Tarbes à l’annonce du décès des chiens.

Le 23 avril, vingt-quatre des 38 chiens transportés vers Paris à la demande des pouvoirs publics pour cause de surpopulation à Tarbes sont morts asphyxiés en cours de route. Le refuge de Tarbes a assuré que toute l’opération avait été coordonnée par la SPA de Paris. La SPA de Tarbes et celle de Paris mettent en cause le transporteur, la Sacpa (Société d’assistance pour le contrôle des populations animales), dont la mission principale est de mettre en fourrière les animaux perdus blessés ou dangereux.

La SPA poursuivra « tous ceux qui concluraient à sa culpabilité »

Jean-François Fonteneau, le PDG de la Sacpa a reconnu que le camion de 20 m3 qu’il avait loué pour l’occasion n’était « pas ventilé » à la différence de ses véhicules habituels, plus petits, mais a assuré que son chauffeur avait laissé le hayon entrouvert et s’était arrêté toutes les deux heures pour aérer les animaux. « On fait ce type de transport pour rendre service à la SPA 7 à 8 fois par an sans problème », a-t-il réaffirmé vendredi à l’AFP tout en reconnaissant une « possible négligence ».

Les responsables du refuge de Tarbes ainsi qu’un membre des services vétérinaires présents au départ du camion avaient émis des réserves sur les conditions du voyage, a indiqué la procureure de Tarbes, mais ils avaient été désarmés par les assurances du transporteur et d’une représentante de la SPA nationale.

En cas d’ouverture d’une procédure judiciaire, la SPA serait partie civile et menace de « poursuivre tous ceux qui concluraient à sa culpabilité dans cette affaire », a-t-elle assuré dans un communiqué.

Le communiqué en question de la SPA (de Paris), le voici…

Clarification sur le drame des chiens de Tarbes

La Société Protectrice des Animaux tient à clarifier les circonstances de la terrible affaire des chiens de Tarbes, qui n’est pas un refuge relevant de son autorité.

La Société Protectrice des Animaux a été appelée à l’aide afin de sauver des animaux dont la surpopulation dans ce refuge mettait en danger la santé.

Notre association qui sauve chaque année des milliers d’animaux maltraités a, comme elle le fait depuis des années, fait appel au transporteur avec lequel elle travaille depuis longtemps, sans avoir rencontré le moindre problème.

Dès que la nouvelle de la disparition des chiens a été connue de la Société Protectrice des Animaux, une plainte contre X a été déposée et des autopsies demandées afin de connaître les raisons précises de ces décès.

Le transporteur reconnaît une grave erreur qui a pu contribuer à la disparition des chiens.

Si les enquêtes en cours devaient aboutir à une procédure judiciaire, la Société Protectrice des Animaux se constituera partie civile aux côtés du Parquet.

Enfin, la Société Protectrice des Animaux se réserve le droit aujourd’hui de poursuivre tous ceux qui concluraient à sa culpabilité dans cette affaire.

Ces propos sont scandaleux et révoltants. Bien entendu que la SPA (de Paris) est coupable: c’est elle qui a commandé le transport, une personne les représentant était au départ de ce transport, par ailleurs validé par elle ainsi que les gens qui ont amené les chiens en question.

Ce qui serait logique c’est de faire son autocritique et d’appeler à une prise de conscience du chaos et des faiblesses des transports des animaux à adopter. Il y aurait le moyen de pousser à des covoiturages mieux organisés, avec des soutiens sur le plan national, en forçant l’Etat à participer.

Au lieu de cela, la SPA (de Paris) pratique la ligne typique des « associations » visant à nier la réalité si elle n’est pas belle, à faire appel aux entreprises pour les questions de logistique  et à menacer d’envoyer des avocats en cas de critique.

Bref: on a encore une question humaine au premier plan, alors qu’il faudrait que ce soit les animaux!