“La planète a des ressources rares, il faut la consommer plus éthiquement”

Le problème du mot « viande » est bien entendu qu’on oublie les poissons. L’un des phénomènes connus liés à cela est que des gens se disent végétariens, tout en mangeant des poissons (voire même des poulets d’ailleurs).

En voici un exemple assez sidérant, avec un restaurant de luxe qui « surfe » justement sur toute cette ambiguité, le cuisinier prétendant faire un acte éthique en remplaçant la « viande » par des êtres vivants arrachés à l’océan !

C’est un extrait d’un article du Parisien, où on peut lire également que « le client est accueilli par un jus d’herbes-vodka versé sur un glaçon taillé en diamant servi dans un verre en cristal. »

Réouverture du palace Plaza Athénée: Ducasse retire la viande du menu

Alors que le palace parisien Plaza Athénée rouvre lundi, Alain Ducasse a décidé de supprimer la viande de la carte de son restaurant, trois étoiles jusqu’à sa fermeture, pour mettre à l’honneur un menu “naturalité” autour d’une trilogie poissons, légumes, céréales.

“La planète a des ressources rares, il faut la consommer plus éthiquement, plus équitablement”, explique Alain Ducasse à l’AFP.

Le chef surmédiatisé, qui prône la diminution des protéines animales depuis longtemps, ne parle plus que de “naturalité”, un mot qu’il a découvert récemment et qui reflète le virage radical pris par le nouveau Plaza: finie la viande, bienvenue pêche de ligne durable, céréales “bio, autant que faire se peut”, légumes “du jardin de la Reine” cultivés au Château de Versailles.

Le chef jongle avec les tendances végétariennes, locavores et environnementales dans son menu “jardin-marin”.

Riz noir cuit au four avec coquillages, calamars et poulpes, baudroie (lotte) de Méditerranée et boulghour en tajine, quinoa cultivé en Anjou racines et coquillages : le chef mise sur la rusticité des graines et des céréales alliées aux saveurs marines. Mais le menu conserve son prix palace: 380 euros hors boisson.

Pour celui qui se dit “l’interprète de l’air du temps”, “plus le produit est modeste, plus il faut lui donner de l’attention”. Pour une sardine débarrassée de ses chairs, arête et tête frites, croustillantes, il décrit un travail “au scalpel” pour faire du poisson “un portefeuille ouvert” : “c’est moins facile que de trancher le turbot (un poisson plus coûteux, ndlr). Là, il y a 15% de sardine, et 85% de travail”.

Authenticité et communion avec la nature, le restaurant a relégué les nappes au placard: chêne et cuir sur et sous les tables. Finis les couteaux à poisson remplacés par des couteaux à viande qui n’écrasent pas la chair du bar ou du turbot.

Côté vins, le sommelier Laurent Roucayrol prévient : “Il ne faut pas avoir peur du vin rouge avec le poisson” pour accompagner le terre-mer “lentilles vertes du Puy, caviar doré, gelée d’anguille”.

C’est vraiment hypocrite et très moche, autant de mensonges distillés en morale est ici une sorte de professionnalisme sordide. Mais à vrai dire, peut-on reprocher à ce grand « chef » de profiter ici d’une voie ouverte par des gens se prétendant amis des animaux et ayant obscurci, noirci, gommé la différence nette entre le véganisme et le non-véganisme ?

Comment échapper alors à des gens mélangeant consommation durable, éthique, végétarisme, végétalisme, etc? La planète a besoin de morale, d’un point de vue strict, sans négociations aucune… Pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre!