“De la douceur, de la sérénité et la déconcertante maîtrise”

Pour continuer de parler de l’hypocrisie des religions monothéistes par rapport aux animaux – quelles que soient ces religions, toutes se valant – voici un nouvel exemple.

C’est un cas typique de mauvaise foi où la « prière » est censée avoir un effet « relaxant » sur un animal à qui on tranche la gorge. Il s’agir de vidéos faites par un éleveur américain, que nous ne mettons bien entendu pas en lien.

2 octobre 2014 | Mots-clés : abattage rituel > Aïd al-Adha > bien-être animal > Sam Kouka | 8 commentaires
Miséricorde de l’abattage islamique

La vidéo que vous allez voir est extraordinaire. Dès les premières secondes, le principal protagoniste le dit lui-même : c’est une vidéo « amazing », surprenante.

Vous ne devriez pas vous en remettre. Ou à tout le moins, ce que vous allez voir devrait quelque peu vous retourner. Rien de trash. Pas de sang, pas de souffrance, rien de tout cela. Bien au contraire.

De la douceur, de la sérénité et la déconcertante maîtrise par le verbe d’un éleveur d’animaux de ferme. Mais pas par n’importe quel verbe. Le verbe qui s’adresse à Dieu, qui évoque Dieu et qui, par Sa Grâce, pénètre la réalité pour l’emplir.

Le verbe qui permet à celui qui L’invoque d’appréhender de façon tangible la pleine remise en Dieu. Le mot et la chose, le langage et le réel, l’invocation et la vie.

Dans la vidéo suivante, vous verrez un homme, musulman, porter une chèvre, un mouton, un bélier. Avec douceur. Il s’en empare, les couche tout en invoquant Allah amenant la bête vers un état de quiétude déconcertant.

L’animal n’a pas peur, l’animal n’est pas stressé. Cet homme rappelle l’obligation canonique du musulman de respecter l’animal jusque dans ses derniers instants.

Les hadiths – faits et propos rapportés du Prophète (paix et bénédiction sur lui) – intimant aux musulmans de prendre le plus grand soin des bêtes, tout au long de leur vie comme au moment de la mise à mort, sont nombreux. Si, du reste, le musulman dit « bismi-Llah » (au nom d’Allah) quand il met à mort l’animal, c’est parce que prendre la vie d’une bête est un acte dérogatoire. Celui qui abat ne doit pas l’oublier.

Cette vidéo vous retourne. Elle retourne et elle rappelle la nécessité de repenser tout le halal, qui n’est ni une marchandise, ni une technique de mise à mort, mais une éthique. Accaparé par l’industrie agro-alimentaire, le halal a à certains égards perdu son âme.

Espérons que cette vidéo sera vue par le plus grand nombre et qu’elle réussira suffisamment à toucher – et bouleverser – cette infime minorité qui agira alors en conséquence et cherchera à rendre à l’animal ses droits, celui d’une vie agréable et d’une mort sereine.

[article publié initialement [sur al-Kanz] le 3 juin 2011, rediffusé le 2 octobre 2014, à la veille de l’aïd al-adha]

Le Halal n’est pas une « marchandise » ? C’est évidemment totalement romantique comme vision des choses. En réalité, c’est bien sûr une composante de l’économie de l’exploitation animale.

Mais afin de nier celle-ci, il est prétendu que le « véritable » halal relève d’un autre « esprit »… Et, dans le prolongement de cette idéalisation, il y a cette conclusion affirmée par toutes les religions d’ailleurs :

Espérons que cette vidéo sera vue par le plus grand nombre et qu’elle réussira suffisamment à toucher – et bouleverser – cette infime minorité qui agira alors en conséquence et cherchera à rendre à l’animal ses droits, celui d’une vie agréable et d’une mort sereine.

Pour comprendre le sens de ce faux véganisme ici mis en avant, il faut savoir que selon la religion islamique, à la fin des temps la majorité musulmane va « trahir » le vrai Islam, seule une minorité le défendra.

Cet appel au « bien-être » animal participe donc à une campagne de religiosité, sur le dos des animaux ; il s’agit de galvaniser les gens, en prenant comme prétexte la condition animale afin de renforcer la ferveur religieuse.

C’est un exemple de plus de démagogie sur le dos des animaux et de la Nature… Aucune religion ne peut prétendre être « juste » et ne pas avoir un large dispositif démagogique de ce côté…