Marges des grandes et moyennes surfaces

Il est très difficile d’avoir un aperçu cohérent de l’économie de l’exploitation animale. C’est un système très opaque, comme par ailleurs toute l’économie des entreprises en général, sauf que là évidemment c’est d’autant plus masqué de par les opérations menées.

“Heureusement”, si l’on ose dire, on a des organismes de l’Etat donnant un petit aperçu, ceux-ci étant au service des entreprises et fournissant des informations “utiles”, des petits topos, des dossiers, etc.

A ce titre voici quelques informations intéressantes concernant les “grandes et moyennes surfaces” (“gms”).

Voici des marchandises relevant de l’exploitation animale, avec le panorama des marges qui sont celles des “gms”.

On comprendra aisément ici que ces marges en question sont énormes: l’exploitation animale ne concerne pas que la production, elle est quelque chose de très important pour la distribution également…

Les prix augmentent, car la bataille pour les marges fait évidemment qu’il y a tout intérêt à frapper les consommateurs au portefeuille. Surtout si l’on a savamment rendu les consommateurs dépendants de tel ou tel produit.

Là où cela devient difficile à saisir, c’est avec les informations en provenance des rayons de grandes et moyennes surfaces. Apparemment, la “théorie” veut que le rayon “boucherie” soit déficitaire, à l’opposé du rayon “charcuterie”, le tout formant au final un ensemble incontournable, amenant des bénéfices.

Voici deux exemples.

En quoi consiste les “autres charges” ici, on n’en saura pas plus… Cela peut très bien être fourni à des filiales, succursales, etc. permettant aux marges gagnées et apparemment perdues de revenir.

On voit mal les “gms” accepter d’avoir des rayons déficitaires, surtout quand on a vu les marges dans les schémas plus haut!

Voici d’ailleurs des chiffres plus récents, concernant le “foie gras”. On constate encore l’expansion, contrairement aux prétentions de certaines associations…

On notera pour le dernier schéma que les -2,9% ne représentent qu’une baisse d’un chiffre – désignant en réalité des êtres vivants – restreint en comparaison avec l’autre en augmentation.

Tout est ici question de volume, marge, bénéfice, le tout rentrant dans un système global unissant production et distribution. Si l’on veut – et on doit le faire – abolir l’exploitation animale, il est impossible de nier cette réalité.

On peut la nier et prétendre arriver un jour à changer les choses, mais alors c’est vain. On peut raisonner en terme de “spécisme”, mais alors on est dans la morale abstraite qui perd de vue qu’il s’agit de la forme économique régissant la vie quotidienne des humains.

On peut par contre voir les animaux réels, dans le cadre d’une économie réelle. Cela demande à la fois la reconnaissance des sens et l’utilisation de la raison.