“Animaux de compagnie” : 4,2 milliards d’euros par an

Voici un extrait d’un article des “Echos”, un journal orienté business:

Décryptage des tendances et opportunités du marché des animaux de compagnie.

Malgré la mauvaise conjoncture économique, les maîtres ne regardent pas à la dépense et celle-ci n’a cessé de croître d’année en année.

« Le marché des animaux de compagnie a été l’un des plus dynamiques en 2014 », confirme Chourouk Gorrab, analyste à Euromonitor International, un organisme spécialisé dans l’analyse et l’étude des marchés au niveau mondial.

Un marché qui, en France, pèserait déjà 4,2 milliards d’euros par an.

« Cet engouement est le fait d’une population surtout urbaine et de plus en plus jeune, qui ne voit plus l’animal comme faisant partie des meubles mais comme un membre à part entière de leur famille dont il faut prendre soin et lui offrir ce qu’il y a de meilleur », poursuit-il.

Dans ces dépenses, la nourriture arrive en tête avec 3 milliards d’euros. Les accessoires et la santé se positionnent juste derrière.

« Il faut savoir qu’un chien représente, en moyenne, une dépense annuelle de 800 euros et un chat 600 euros », souligne notre spécialiste.

Un secteur porteur et en pleine croissance, et qui a vu l’éclosion des offres et services qui correspondent à leurs besoins… et ceux de leurs propriétaires : le toilettage, les assurances santé et maladie, les consultations comportementales, les pompes funèbres, l’aide psychologique après leur décès…

Ce secteur recèle de nouvelles perspectives en terme de création d’entreprise.

Des exemples ? Le Café des chats à Paris ou le Café des félins à Besançon pour boire un verre ou manger un morceau en compagnie des félins, dans la lignée de la “ronron thérapie” censé calmer et redonner du tonus au moral des visiteurs.

Les réseaux sociaux s’y mettent également avec Pets-dating, le Meetic version animaux. Ou Yummypets, le Facebook des propriétaires d’animaux.

Sur le Net prolifèrent des services de garde en cas d’absence, se revendiquant comme une alternative aux pensions telles que les start-up Bibulu ou Gudog, sortes d’Airbnb canines, qui permettent de trouver des hôtes acceptant d’héberger votre chien contre rémunération.

Les chats bénéficient de la même attention avec ChaPacha, mais cette fois il faut se déplacer au domicile de leurs propriétaires, histoire de ne pas perturber leurs habitudes. Des hôtels comme Aristide leur sont également dédiés.

Le marché des animaux de compagnie en chiffres

Alimentation : 3 milliards d’euros par an (2,1 % des achats sont réalisés sur Internet)
Hygiène et soins : 580 millions d’euros (5,9 % des achats sont réalisés sur Internet)
Accessoires : 405 millions d’euros
En France, 4 % des animaux sont assurés
12 millions de chats
7,4 millions de chiens
35 millions de poissons

Au niveau mondial, le marché est actuellement évalué à 54 milliards d’euros (100 milliards dans les cinq ans à venir).

Ce qui est intéressant avec ce genre de point de vue, c’est que c’est franc puisque cela s’adresse aux entrepreneurs. Et que voit-on? Encore une fois, que l’exploitation animale est en expansion. Qu’en même temps, il existe un puissant besoin de Nature, mais que celui-ci est dévié, dévoyé, ramené vers le capitalisme afin de le servir.

On peut être frappé aussi par la faiblesse des achats par internet, alors que c’est bien moins cher et permet d’accéder à de la meilleure qualité. On devine facilement que cela s’explique par des achats effectués par les couches populaires, dans la “banalité” de la vie quotidienne, sans réflexion particulière à ce sujet.

C’est à la fois porteur d’espoir et particulièrement catastrophique.