31 arbres abattus pour le passage d’un convoi exceptionnel

Dans la vie de tous les jours, nous utilisons des vies végétales. C’est regrettable, et forcément temporaire. Car toute vie doit être défendue, et l’humanité devra élargir toujours plus la compassion.

Un arbre vit, et veut vivre. C’est suffisant. Le véganisme ne saurait être considéré comme la fin, mais bien comme le commencement. Aussi, il est juste de défendre les végétaux comme étant des êtres vivants c’est en raison de cela que cette information très triste ne peut que susciter l’indignation : en début de semaine, 31 platanes (des tilleuls) ont été massacrés afin de laisser passer un convoi exceptionnel. Ce drame s’est déroulé près de Luçon, en Vendée, le convoi transportait 2 coques de bateau, de 10 mètres de long, reliant Fontenay-le-Comte aux Sables-d’Olonne.

Au départ, le convoi devait passer cette portion de route à travers un champ (ce qui détruit aussi de la végétation!), mais de fortes précipitations ont rendues le champ impraticable. Il faut savoir que ce transport était prévu depuis un an ce qui laissait largement le temps de prévoir d’autres solutions, et la présence de ces arbres était donc connue, il était donc facile et simple de gérer correctement ce transport.

L’autorisation d’abattage valait pour 5 arbres, ce qui est déjà honteux et inacceptable, mais ce sont 31 arbres qui ont été massacrés de manière illégale, décision manifestement prise par le transporteur qui préférait détruire des vies plutôt que d’attendre une demi-journée que le champ sèche et prendre cette voie de transport proposée alternativement.

Le maire de Luçon, Pierre-Guy Perrier , indigné par cet acte d’inconscience, a demandé que « 31 arbres centenaires soit replantés au même endroit et que l’on fasse le nécessaire pour que les auteurs soient mis en situation de ne jamais pouvoir recommencer une telle chose.  »

Avec ou sans autorisation, de manière légale ou non, l’abattage de ces tilleuls est honteux, impossible de se dire qu’on est arrivé à cette situation à cause d’un manque d’organisation. Non, c’est bien le déni de la Nature qui a primé ici, la volonté de ne pas attendre, de ne pas vouloir réfléchir pour préserver un tant soit peu la Nature.

Les commentaires qui se lisent sur le net vont bon train, certains sont anti-Nature :

Oui, enfin « acte odieux », c’est quand même un peu exagéré. C’est bien dommage, mais ce n’est que 32 arbres, et on peut en replanter. Il faudra bien sur attendre qu’ils repoussent pour que le coin retrouve la même physionomie qu’avant, et ça va être long, mais il faut avouer que ce n’est pas l’endroit le plus charmant de France.
Ce qui doit être condamné, c’est l’atteinte au bien public sans autorisation. Le paysage s’en remettra.

Les platanes au bord des routes sont dangereuses, la prévention de la sécurité routière consiste à les couper, toutes les supprimer, mais cette mesure heurte à une certaine protestation. Les vies ou ces platanes, il va falloir choisir.

Mais la plupart s’indigne de ce genre de comportement :

C’est assez déplorable dans les faits autant que dans le principe. Tout ça pour une coquille de noix qu’on eu peut-être pu transporter sur l’eau. Et il s’en trouve pour dire que c’est la faute à pas de chance !

Non ! C’est la faute à celui qui n’a pas calculer son coup correctement. C’est la faute à celui qui a autorisé à couper 5 arbres. C’est la faute à ceux qui les ont coupés et qui en ont coupé 27 de plus dans la foulée, parce que 5 ou 27, c’est un peu pareil quand on est une buche. Enfin bref, c’est la faute à quelques personnes bien précises et qui ne peuvent pas se défausser.

Et quand je lis dans les commentaires qu’un platane est dangereux, je m’interroge. Comment, les platanes attaquent les passants, renversent les cyclistes ?

Soyons juste, ce n’est pas l’arbre qui est dangereux, c’est l’automobile. Mais les années 70 sont loin à présent et il serait temps de réduire l’usage et la vitesse de ses engins.

Une belle route ombragée parcourue à vitesse réduite et en toute sérénité, avec une voiture entretenue et uniquement lorsque c’est nécessaire, ça vous réconcilie avec les platanes et vous fait regretter la disparition de ces 32 là.

Et si c’étaient des maisons, poteaux télécoms ou EDF, clôtures… qui s’étaient trouvés là, le transporteur les auraient fait raser avec autant de célérité? Avant d’engager son convoi sur cette route, n’aurait il pas été judicieux pour le transporteur de vérifier que l’itinéraire était praticable?
Visiblement quelqu’un n’a pas fait son boulot. Pas grave diront certains, ce ne sont que des arbres. Lamentable et pas qu’un petit peu.