A quand la fin des chevaux “de courses” ?!

Au Québec, l’industrie des courses hippiques est en déclin depuis quelques années, est devenue un gouffre financier, malgré les nombreuses subventions publiques destinées à le redresser. En 2006, le gouvernement avait privatisé ce secteur en confiant la gestion des hippodromes à une entreprise privée, Attractions Hippiques, qui cette fois dépose le bilan.

En 2006, lors de la privatisation du secteur par le gouvernement, l’entreprise avait obtenu la gestion de quatre hippodromes : Montréal, Trois-Rivières, Québec et Aylmer. Mais l’attrait des courses de chevaux a tant régressé qu’aucune course n’a été disputée dans l’hippodrome de Montréal depuis novembre 2008.

Telle n’est malheureusement pas la situation en France. Les chevaux élevés pour les courses, commencent à travailler à l’âge de 2 ans. Certains élevages accélèrent le processus de la croissance des chevaux de courses. Les chevaux « utilisés » majoritairement sont les pur-sang car ils seraient “précoces.”

Les chevaux qui ne sont pas assez forts, résistants ou qui sont blessés lors des courses connaîtront un sort sordide : ainsi 80 % des chevaux abattus en France sont des trotteurs âgés de moins de 10 ans. Quand ils ne sont pas envoyés à l’abattoir, ils sont euthanasiés, car blessés et donc « inutiles ». Ce n’est en aucun cas un acte empathique qui consisterait à abréger ses souffrances.

On ne répètera jamais assez qu’un cheval n’est pas un moyen de locomotion ni un sujet de “divertissement” – via ces courses hippiques.

Car telle la nouvelle mode actuelle qui consiste à faire croire que les animaux « de laboratoire » sont heureux et bien choyés, le monde des courses hippiques joue aussi sur les fausses apparence. Ce n’est donc pas pour rien si dorénavant les coups de cravaches sont réglementés… (France Galop a fait « réduire » les 10 coups autorisés lors d’une course à 8).

Et s’il s’avère que le cheval n’est pas remis à sa place avec des coups de cravache, c’est bien pour lui éviter tout stress avant la compétition, afin qu’il gagne !

Un petit moment sans angoisse et sans coups afin de rendre son propriétaire riche en gagnant une course, une vie de dure labeur au service des hommes, pour au final être récompensé par la mort à l’abattoir.

Voilà le sort des chevaux exploités pour les courses hippiques.