L’agrainage de sangliers organisé par les chasseurs pour tuer toujours plus

Les ennemis des animaux utilisent l’argument comme quoi sans intervention humaine, les animaux seraient trop nombreux et se poseraient en concurrents de l’humanité. Cet argument tout à fait mensonger est notamment utilisé pour justifier la chasse.

Voilà pourquoi il est certainement utile de connaître le principe de l’agrainage.

Si en effet le nombre de sangliers en France a littéralement explosé, c’est en raison des chasseurs qui ont organisé cette croissance numérique.

Pourquoi? Eh bien pour chasser plus facilement, tout simplement. Ainsi, 466 352 sangliers ont été officiellement tués rien qu’en France la saison 2006-2007…

Les chasseurs procèdent de la manière suivante: ils disposent des agrenoirs à sangliers. Il s’agit d’une sorte de « distributeur » qui, lorsqu’il est bougé, fait tomber du maïs pour les sangliers. Jusqu’à plusieurs kilos par jour et par sanglier!

Normalement ces agrenoirs visent en certaines saisons à cantonner les animaux sauvages dans certaines zones, afin de les empêcher d’aller dans les zones de récoltes.

Les chasseurs ont récupéré cette technique à leur profit, au grand dam des paysans d’ailleurs, qui voient justement les sangliers de plus en plus nombreux débarquer dans leurs champs.

Soit ils bricolent eux-même cet agrenoir, soit ils l’achètent tout prêt directement à l’une des nombreuses entreprises spécialisées dans la chasse.

En vocabulaire barbare, cela s’appelle la « gestion cynégétique. » Le tout sous supervision des chasseurs, car la loi du 26 juillet 2000 relative à la chasse donne la responsabilité aux fédérations départementales des chasseurs d’élaborer un Schéma Départemental de Gestion Cynégétique « en association avec les propriétaires, les gestionnaires et les usagers des territoires concernés. »

Quelle est la conséquence de cela, en plus des meurtres, de la destruction de la biodiversité, des champs saccagés et des accidents de circulation de plus en plus nombreux?

Eh bien, la transformation de la chasse de passe-temps meurtrier individuel à celui de meurtres de masse organisés en battue.

La figure du chasseur individuel tend à disparaître, en lieu et place on a droit à l’organisation d’équipée meurtrière rassemblant des hommes désireux de tuer le plus possible. Ces hommes avides de sang, sont souvent aisés pour ce permettre d’organiser ces « évènements. »

Et, dans cette barbarie, il y a même la raison: les chasseurs évitent de tuer les vieilles femelles! Car il s’agit pour eux d’avoir de plus en plus de sangliers à tuer…

Il faut savoir également que les chasseurs, lorsque les préfectures organisent des battues, font en sorte de déplacer les populations de sangliers!

Pour les personnes intéressées par cette question de l’agrainage, une émission (totalement lamentable, comme de bien entendu) est passée sur la chaîne Direct 8 et présente certains aspects de cette question.

Mais uniquement bien entendu par rapport à la polémique entre chasseurs et paysans (faisant que certaines préfectures tentent d’interdire ou de réguler l’agrainage, vu que la population de sangliers est désormais estimée à un million).

Extreme Measures: un film posant la question de la vivisection

« Mesures d’urgence » (« Extreme Measures » en anglais) est un film de 1996 qui n’a pas eu de succès. C’est pourtant un film très intéressant et très intelligent, et c’est sans nul doute son thème qui a fait qu’il est passé à la trappe.

Derrière la façade d’un thriller relativement bien fait, avec des acteurs connus entre autres (Hugh Grant et Gene Hackman dans les rôles principaux), le film aborde en effet le thème de la vivisection.

Non pas de la vivisection sur les animaux, mais sur les humains. Le docteur Myrick, prix nobel de médecine, mène en effet des opérations sur des SDF qui ont été kidnappés par ses hommes de main.

Mais un docteur d’un service d’urgence d’un grand hôpital tente de sauver un SDF arrivé à son service, et s’aperçoit qu’il a subi d’étranges opérations. Constatant que son dossier tout comme son corps disparaissent, il mène son enquête.

De la drogue est alors caché chez lui pour qu’il soit arrêté, mais au bout du thriller, il arrive évidemment à stopper le médecin fou.

Là où ce film est très intéressant, c’est qu’à la fin, avant le dénouement, le docteur fou (évidemment joué par Gene Hackman) fait croire au héros qu’il est paralysé en raison d’une blessure.

Celui-ci s’aperçoit de la supercherie, mais alors le médecin fou lui présente sa fille paralysée, et lui demande ce qu’il faut être prêt à donner pour la science.

Il explique alors qu’il faut sacrifier des vies pour faire avancer la science. La vivisection sur les animaux est selon lui compliquée et coûteuse: pourquoi n’aurait-il pas le droit de s’approprier la vie de quelques SDF, les sacrifiant pour que d’autres, plus nombreux, puissent vivre?

Tout cela est extrêmement intéressant, et le problème est posé de manière rationnelle, voilà pourquoi le film n’a pas marché.

Car la vivisection est une pratique tellement barbare, tellement anti-démocratique, qu’elle est cachée. Lorsqu’elle fait surface, lorsque le problème est posé, cela perturbe.

Et cela d’autant plus que si dans le film la question est posée de manière rationnelle, il est évident qu’il ne saurait d’y avoir de réponse personnelle, d’un ou plusieurs scientifiques à une question qui doit être posée de manière démocratique.

Mais il n’y aura évidemment jamais de référendum sur la vivisection dans un pays où les industriels dirigent et façonnent l’idéologie dominante!

Isère: un Center Parcs aux dépens de 200 hectares?!

Parmi les nombreux assassinats de notre planète, il y a les pseudos éco-tourisme. Un phénomène évidemment largement répandu en France – que l’on pense aux montagnes bétonnées pour que notamment les riches parisiens aillent skier.

Voilà pourquoi est hautement symbolique le projet de Center Parcs en Isère et l’opposition à ce projet, qui doit se généraliser!

Car ce projet, qui se situe dans la zone de Roybon, une commune d’un peu plus de 1.200 personnes, passe par la destruction de bois des Avenières. Gaïa doit perdre du terrain, au profit de la colonisation par le profit!

Center Parcs est en effet une entreprise organisant des “séjours” dans la nature, en fait une zone aménagée, avec par exemple, dans le projet en Isère, un lac artificiel chauffé à 29°C toute l’année…

Cette entreprise appartient à Pierre & Vacances, qui propose en tout 48 800 appartements et maisons (d’où le nom: “pierre” pour la pierre, la propriété, la location, et les “vacances”) et est le leader européen du secteur des résidences de tourisme.

Un mouvement d’opposition au projet s’est développé, son site étant: chambarans.unblog.fr.

Voici un article tiré de ce site et présentant la situation:

Center Parcs : la nature mise au service de la spéculation immobilière

Roybon, ses 1283 habitants, son bois communal des Avenières dans la forêt des Chambarans. Fin 2007, Marcel Bachasson, maire de Roybon annonce triomphalement l’installation d’un Center Parcs dans sa commune.

Sur 200 hectares, Pierre & Vacances construira plus de 1000 bungalows de 60 à 80 m2, une immense bulle chauffée toute l’année à 29°C avec piscine et équipements ludiques et un dôme où s’entasseront boutiques et restaurants, bref une ville de 5000 habitants au coeur du bois des Avenières. Des bombages et deux, trois banderoles « Non au Center Parcs » apparaissent rapidement au bord des routes.

Puis quelques opposants au Center Parcs distribuent des textes aux habitants de Roybon et environs, créent un blog(1) et questionnent en tout sens l’installation du parc de loisirs. Pourquoi un bois communal est-il privatisé pour l’intérêt de quelques-uns ? Que signifie passer des vacances dans un camp fermé ?

Pourquoi au nom du développement durable, soit-disant attentif à l’environnement, aseptise-t-on la nature ? Ces quelques opposants mettent sur leur blog une importante documentation trouvée sur internet, dans les journaux et bouquins où l’on apprend, entre autres, les dessous financiers du projet, soit comment l’argent public est utilisé pour des intérêts privés.

LES FINANCES PUBLIQUES VIENNENT À L’AIDE DE L’IMMOBILIER

Pierre & Vacances voulait installer son 5ème Center Parcs français dans la région Rhône-Alpes. Après hésitation, c’est finalement l’Isère qui est choisie. André Vallini président du Conseil général de l’Isère explique: « Nous étions en concurrence avec la Drôme et la Saône et Loire qui n’ont pas eu les moyens de subventionner la structures à notre hauteur ».

L’Isère a mis sur la table des négociations 15 millions d’euros, répartis entre la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement ce qui permettra au village vacances Center Parcs d’être raccordé (8 millions d’euros) et l’aide aux investisseurs en résidence de tourisme (7 millions d’euros). Cette dernière décision a provoqué des remous parmi les conseillers généraux isérois qui n’ont pas tous apprécié de soutenir des investisseurs fonciers privés.

Les conseillers généraux font l’impasse sur le financement d’un contournement routier qui devrait être construit spécialement pour la venue du Center Parcs. Le conseil municipal de Roybon a alors pris la maîtrise d’œuvre des travaux, pour la bagatelle de 4,5 millions d’euros, un investissement plutôt conséquent pour une petite commune.

D’autres collectivités publiques, comme la Communauté de Communes du Pays de Chambaran, mettent la main à la poche. La région Rhône-Alpes finance elle aussi ce projet.

Sept millions iront à l’insertion et la formation professionnelles de personnes peu qualifiées – soit en pratique pour des emplois aidés et des formations en cuisine et service -, à la maîtrise des impacts  environnementaux – pour mieux surfer sur la vague du développement durable et permettre la gestion des 1600 tonnes de déchets prévus, le soutien à la structuration de la filière bois -et oui, les bungalows du Center Parcs seront en bois!- et la promotion du tourisme local et régional. Après 40 ans de pratique, la société Pierre & Vacances sait comment soutirer les financements publics.

Il se murmure même dans les couloirs de l’Assemblée nationale que plusieurs amendements permettant la défiscalisation des biens immobiliers et autres déductions fiscales sont surnommés amendements Brémond, du nom du fondateur de Pierre & Vacances.

LES OFFRES D’EMPLOI À LA RESCOUSSE

L’attractivité du futur village vacances semble telle que les problèmes se dissolvent au fur et à mesure de leur apparition. Les ingénieurs découvrent que le bois est en zone humide au sol instable ? Pas grave, les bungalows pourraient être construits sur pilotis. Un grain d’exotisme cela ne fait pas de mal au marketing… Plus sérieusement, des mesures contraignantes devront être prises.

Enthousiaste, l’association écologique Frapna propose d’appliquer une méthodologie innovante, expérimentée en région PACA, pour garantir une définition et un contrôle de ces mesures contraignantes de façon optimale. C’est pas beau comme l’association marche main dans la main avec Center Parcs.

Espèrent-ils recueillir 200 000€ de Pierre & Vacances, comme leurs amis du WWF ?

Au-delà de la faisabilité des habitations de ce lotissement résidentiel, se pose le problème de l’utilisation de l’espace. Le bois des Avenières, où doit se construire le village, est communal. Les chasseurs qui y ont un droit de chasse pourraient s’énerver. Qu’à cela ne tienne, la mairie de Roybon leur trouve un nouveau terrain.

Et les terres vendues à Pierre & Vacances au prix du terrain agricole (30 centimes le m2) deviennent constructibles par la grâce d’une légère modification du PLU (plan local d’urbanisme) et du Schéma directeur. Mais cela ne semble rien pour la commune au vu des 700 emplois attendus. Pierre & Vacances ne choisit en effet pas son futur terrain commercial en fonction de la seule beauté des sites.

Il jette son dévolu sur des zones à fort taux de chômage, notamment les régions classées en Zones de revitalisation rurale, source d’avantages financiers, où il peut proposer comme une manne inespérée 700 emplois. Des jobs principalement dans le secteur du nettoyage, mais aussi des bars et points restauration, des activités de loisirs, encore une soixantaine dans l’administration et la sécurité, et une autre poignée dans les commerces et la maintenance.

Toutefois, les 700 emplois prévus correspondent en fait à 460 emplois équivalent temps plein, avec des propositions de CDI … à 9 heures par semaine. Ailleurs en France, des employés du Center Parcs et des « naufragés de la bulle »(2) manifestent et lancent des cris de détresse contre des salaires qui plafonnent sous le SMIC et des licenciements en cascade.

« Compression d’effectifs, toujours plus de rendement ! Nous faisons des bénéfices en France et pourtant Pierre & Vacances devenu 100 % actionnaire de Center Parcs est en train d’étouffer ce dernier et renvoie nos emplois en Hollande qui eux sont déficitaires. Certaines personnes concernées sont déjà fragilisées par leur vie personnelle et nous nous sentons isolés.

Faudra-t-il faire la Une des journaux avec « Premier suicide chez Center parcs » pour que cette course infernale, lancée par des financiers peu intéressés du sort de ces salariés qu’ils jettent à la rue avec des indemnités dérisoires, alors qu’eux seront grassement récompensés par une prime d’objectif atteint ? ».

Le président du Conseil général de l’Isère a d’ailleurs été interpellé par un syndicat au sujet des problèmes récurrents d’emplois dans cette usine à loisirs.

Mais, lui pense peut-être comme le président de Pierre & Vacances, Gérard Brémond, qu’en France « aujourd’hui, 20% du territoire hexagonal accueille 80% des touristes. Ce qui veut dire qu’il y a un or vert : l’intérieur du territoire offre des potentialités énormes.». Et ils ne vont pas se gêner pour l’exploiter.

(1) http://chambarans.unblog.fr
(2) Des salariés de Center Parcs visés par une procédure de licenciements économiques collectifs (certains ont plus de 20 ans d’ancienneté) ont écrit aux maires, à leur député et aux journaux locaux.

Marketing de l’écologie et vivisection

Le phénomène de mode qui met en avant l’écologie prend des proportions assez hallucinantes, ce qui rend ce pseudo engagement lassant et insupportable. Tout et n’importe quoi se mélange au nom de “l’écologie.” Ce qui est honteux car l’engagement des marques se prétendant nouvellement “écolo” est inexistant et absolument pas crédible.

Les marques surfent sur cette nouvelle vague verte, le business qui en découle promet de larges bénéfices, le tout en se servant de l’urgence à sauver la Terre. L’effet de mode est tellement important qu’avec un rien, une simple apparence, on fait vendre des produits “respectueux” de l’environnement. Alors que ces produits ne le sont pas du tout !

Ainsi la marque de lessive Le Chat (groupe Henkel, qui pratique évidemment des vivisections) met en avant ses lessives de manière opportuniste et mensongère.

A l’aide de grandes tonalités vertes, on a droit au théâtral slogan « L’écologie c’est le moment d’en parler moins et d’en faire plus » avec des arguments (marketing) comme 100% des ingrédients d’origine végétale et tensio-actifs d’origine végétale.

Ceci étant, cette fameuse lessive “écolo” contient non seulement de l’huile de palme mais aussi plusieurs substances allergènes parfumantes telles que butylphenyl methylpropional, hexyl cinnamal, linalool, ainsi que des phosphonates, qui participent à l’eutrophisation des milieux aquatiques.

Mais la contagion est grande : comme le montre cet article, la marque de peinture Ripolin a également décidé de se mettre au vert et d’opter comme slogan « Ripolin. Plus de nature dans votre peinture ».

Or, les seules rares marques de peinture qui ne testent pas sur nos amiEs se trouvent en magasins bio et ont un eco-label. Idem pour les produits d’entretien.

Il est donc malheureusement évident que les grandes marques industrielles n’excluent pas les tests de vivisection pour certifier leurs produits dit « naturels ». Et ce, malgré le label “NF Environement” (reçu par Ripolin) qui distingue les produits dont l’impact sur l’environnement est réduit mais n’atteste pas d’une abscence totale de vivisection (comme le label de cosmétique BDIH).

Précisons bien que l’on ne peut prétendre respecter la Terre et tester des produits “respectueux” de l’environnement sur des animaux.

Les apparences et les beaux discours prennent le dessus, mais sachons voir clair et refusons cette manipulation qui tente de nous faire croire que des produits puissent être écologiques alors qu’ils restent issus de la torture animale.

Les apparences parfaites et “radicales” à propos de l’écologie se trouvent aussi dans le film “Solutions locales pour un désordre global” de la réalisatrice Coline Serreau, sorti ce jour dans les salles.

Le Nouvel Obs qualifie ce film de “Bio, radical et jubilatoire”.

Quant à la réalisatrice elle-même, elle déclare que “la nourriture humaine s’est toujours constitué sur 3 choses : le champ, la forêt, l’animal.”

Alors quand on a compris à quoi ressemble le militantisme écologique du moment, on comprend bien le sens du film : bio-bobo-écolo qui veut utiliser les animaux de manière “naturelle” et “respectueuse” (à savoir la viande bio par exemple).

Par ailleurs, la superficialité du combat écologique actuel ne semblerait se résumer qu’au refus de l’utilisation de pesticides et en la critique des grands groupes industriels qui dirigent tout, comme le montre ces quelques courts extraits d’interview des personnes ayant participé au film-documentaire.

Alors il est temps de stopper cette hypocrisie, les animaux et la terre n’ont pas besoin de double discours, ni de demi mesure, ni de personnes à moitié engagées. L’engagement pour l’écologie tient compte des animaux. L’engagement pour les animaux tient compte de l’écologie. Libération animale et libération de la Terre sont indissociables!

Occupation anti-MAT en Catalogne

« Comme les plantes et les arbres, nous brisons le béton et faisons face…. »

« Nous savons que, parmi les centaines de personnes qui sont venu “danser” dans les cordes d’escalade avec nous, certaines n’abandonneront pas Las Guilleries à la THT, certainEs continueront à lutter contre la destruction de la planète et des espaces libérés, certainEs continueront à lutter contre ceux qui enferment et exploitent animaux et humains. »

Entre le 30 octobre 2009 et le 24 mars 2010 a eu lieu une occupation d’arbres à Sant Hilari Sacalm en Catalogne, dans le Montseny, petit massif montagneux au nord, à 1.000 mètres d’altitude.

Cette occupation s’est déroulée à l’emplacement prévu d’un pylône de MAT (Molt Alta Tensió/Ligne de Très Haute Tension).

Ce pylône (numéro 114) était prévu comme ligne haute tension allant de la France au Maroc, devant notamment fournir davantage d’énergie aux villes touristiques catalanes et permettre à l’AVE de circuler (l’AVE est l’Alta Velocidad Española, le TGV d’Espagne en quelque sorte).

Ont vécu sur place une quinzaine de personnes, en permanence, avec des structures a terre et aérienne.

Le mouvement a eu un certain soutien local de la part de la ville la plus proche, Sant Hilari. Le 1er novembre s’était déroulée la traditionelle “castanyada” aux pieds des pins avec concert d’un groupe local. Soutien matériel par des donations de nourriture, matériaux, un permis légal pour faire du feu, mais aussi humain: visites quotidiennes, journées de boulot, activités détentes…

Le mouvement contre le MAT considère qu’il s’agit d’un projet rentrant dans les manoeuvres et infrastructures du capitalisme. Son objectif était d’éveiller les consciences, « invitant ceux et celles qui ne peuvent plus tolérer la progressive destruction des aires forestières, et attendant tous ceux et toutes celles qui n’en peuvent plus de la pollution de l’air des grandes zones urbaines et de ses périphéries condamnées. »

« Nous devons tous choisir de quel côté nous nous plaçons.

Ou nous restons de celui de la civilisation industrielle ou nous nous levons aux côtes de ceux qui luttent pour défendre la Terre.

Il est temps de passer à l’action. En squattant cette forêt nous tentons de construire une porte de sortie de secours vers un monde nouveau. Nous tentons de trouver des formes effectives et durables de lutte et de vie en commençant ici et maintenant.

Démarrer un processus de décolonisation interne et externe, nous reconnecter de nouveau avec la Terre, entre nous, et avec nous même.

En vivant ce que nous dicte notre instinct, en dérangeant l’empire, mettant la pression où se trouvent les fissures, dans le but de le rendre inefficace, nous devons tout démonter.

Quand nos assauts stoppent les machines, quand nos clefs détruisent les pelleteuses et que nos allumettes mettent le feu, nous sommes la Terre.

La nature respire en paix, abonde en temps et déborde de spontanéité. Comme les plantes et les arbres, nous brisons le béton et faisons face. Leur cauchemar, notre rêve, nos tribus grandiront par les fissures et les ombres, sans visage et sans nom. En se levant.. »

Voici le communiqué qui a suivi l’expulsion. A noter que des vidéos de l’occupation sont visibles sur un site qui lui consacré.

“Communiqué post-expulsion de la forêt occupée par les anti-THT Le mercredi 24 mars à 7h, un dispositif massif des Mossos d’Esquadra (police catalane) a attaqué l’installation anti-THT avec différentes équipes spécialisées.

Pendant 8 heures, nous avons été délogéEs et nos maisons/cabanes ont été détruites, mais ce ne sont pas la soixantaine de “clowns” sur-armés qui nous enlèveront notre passion pour la liberté. La disproportion du dispositif policier montre à quel point l’État craint la moindre contestation pacifique.

Tout au long des 5 mois d’occupation, des individuEs avec différentes expériences et connaissances ont résisté à l’avancée de la THT sans construire aucun type d’organisation, simplement en partageant le plus possible jour après jour et en improvisant selon les nécessités et désirs des personnes qui ont donné vie à la partie de forêt libérée. Cet expulsion a mis fin à un lieu physique mais pas aux milliers d’idées que toutes les personnes qui sont passées par ici ont mises en commun, partageant complicité et formes de lutte.

Avec cette expulsion, l’État montre clairement les intérêts de ceux qu’il défend : le gestionnaire du réseau de transport électrique (REE, équivalent de RTE en Espagne) et les actionnaires de la THT. L’État crache sur les années de lutte contre la THT, il se moque de la destruction de la forêt et les problèmes sur la santé humaine que la THT occasionne lui importe peu. Cette occupation a été une des multiples formes de lutte.

Nous savons que, parmi les centaines de personnes qui sont venu “danser” dans les cordes d’escalade avec nous, certaines n’abandonneront pas Las Guilleries à la THT, certainEs continueront à lutter contre la destruction de la planète et des espaces libérés, certainEs continueront à lutter contre ceux qui enferment et exploitent animaux et humains.

Bien que le cauchemar du “développement industriel” continue à avancer, la lutte et la résistance aussi !”

Le site de la féria d’Arles piraté

Une féria est un évènement annuel qui se caractérise par des corridas, des lâchers de taureaux en pleine rue et des animations sur le monde de la tauromachie. Le tout bien arrosé d’alcool car les férias sont considérées comme des “festivités”.

Ces  férias se déroulent localement en Espagne et dans le sud de la France : à Alès, Arles, Béziers, Nîmes pour les plus connues.

Arles accueille 2 férias annuelles : mi-septembre a lieu la féria du riz et en ce moment se déroule la féria de Pâques.

Mais les corridas se heurtant à de plus en plus de réticences, la journée d’ouverture de la feria d’Arles, le 31 mars, s’est ainsi axée sur… les enfants afin de mieux les sensibiliser à cette “culture” qu’ils ne connaissent pas.

Et comme le montre cette vidéo, ce bourrage de crâne s’est étalé sur toute l’année, notamment dans les centres aérés!

En tout cas, ce lundi 5 avril le site de la féria d’Arles a été piraté, comme en témoignent les photos suivantes. On y retrouvait une citation de Gandhi, “On reconnaît le degré de civilisation d’un peuple à la manière dont il traite ses animaux”, des photos de taureaux assassinés ainsi que l’annonce comme quoi la féria allait définitivement cesser.

Le site “normal” a depuis rouvert (http://www.feriaarles.com/) et on y retrouve une section “humour.” Avec des chevaux et des taureaux se chamaillant pour savoir qui est le plus “dominé”, avec un taureau qui rêve de s’enfuir, d’autres qui terminent à l’abattoir après avoir affirmé être intelligents…

Cela montre bien la nullité de la prétention de la féria à être autre chose que barbare. La barbarie suinte inévitablement, et la mauvaise foi transparaît clairement dans cet “humour”…

Teddy Goldsmith: le Tao du milliardaire

Le nom de Teddy Goldsmith ne dira pas grand chose aux personnes véganes, ni souvent aux personnes intéressées par l’écologie. Issu d’une famille richissime et frère de James Goldsmith (ancien patron du très anticommuniste L’Express dans les années 1980 et député européen sur la liste “souverainiste” de Villiers de 1994 à 1999), il s’agit pourtant d’une figure très importante, dont les idées influencent grandement l’écologie “traditionnelle”, à coups de larges investissements tant dans des revues (comme “The Ecologist” qui a une version française) et de promotions de diverses personnalités mettant en avant les mêmes idées.

Et quelles sont ces idées? Celle du retour en arrière à des communautés “saines”, hiérarchisées, se fondant sur la famille, encadrées de manière ethnique… Des idées qui sont typiquement celles de l’extrême-droite, et qui forment une tentative assumée de refuser tant la libération animale que la libération de la Terre.

Teddy Goldsmith (1928-2009) avait de larges moyens, tout comme par ailleurs son frère le financier James Goldsmith. Il les a utilisés pour se poser en théoricien écologiste, entraînant à sa suite toute une série de personnes d’accord avec lui pour prôner un retour en arrière, à une société rurale totalement idéalisée.

Ce primitivisme de millionnaire est largement réputé et respecté dans les milieux intellectuels aisés: Teddy Goldsmith a ainsi été fait Chevalier de la Legion d’Honneur, Le Monde a salué sa mémoire à sa mort, etc. Il n’y a évidemment pas de hasard à cela…

Car Teddy Goldsmith associe deux idées très utiles aux grandes entreprises. Il ne critique en effet pas celles-ci, mais la “technique.” Il reprend directement (mais sans le dire!) le philosophe allemand pro-nazi Heidegger, qui explique que les individus perdent leurs “racines” en raison du développement de la technique partout dans le monde.

Face à cette “occidentalisation” du monde, il y a donc lieu de prôner le localisme et évidemment leur aspect ethnique. C’est la théorie typiquement d’extrême-droite qu’est “l’ethno-différentialisme”.

Chaque peuple est “parfaitement adapté” à son environnement et son esprit est différent des autres peuples. Teddy Goldsmith ne dit pas autre chose quand il explique “l’évolution sociale avait elle aussi mené à la formation d’une grande diversité des groupes sociaux et de communautés ethniques tout aussi complexes, chacun parfaitement adapté à son environnement particulier.”

Un peuple “adapté” à son environnement est “unique” et il faut donc le préserver, il ne doit pas se mélanger. C’est en ce sens qu’il faut comprendre que Goldsmith est l’un des fondateurs de l’association “Survival International” qui défend les “peuples indigènes”…

La seconde idée de Teddy Goldsmith est empruntée à Nietzsche. Bien évidemment, il ne le dit pas. Il s’agit du concept comme quoi “Dieu est mort.” Exactement comme l’extrême-droite, Teddy Goldsmith met en avant le retour aux vrais dieux, ceux d’avant le monothéisme, et parle d’une relation “tellurique” au monde “chtonien”.

Dans cette idéologie, seul l’homme traditionnel est “authentique”, car il est relié à la terre, “sa” terre. Celle-ci lui parle, par l’intermédiaire de dieux que l’être humain s’invente. Ces dieux sont faux mais ce qu’ils disent est vrai: ils permettent une relation au “cosmos”.

Les dieux sont “chtoniens” (cachés dans les terres) et l’être humain a une relation par l’intermédiaire de la terre (d’où le “tellurique”): Dieu est mort mais les dieux, eux, rendus vivants par l’homme, parlent à l’homme et lui disent des “vérités”.

Cette idée est absolument typique de l’extrême-droite de la fin du 19ème siècle (c’est en ce sens qu’il faut comprendre le mot de Pétain: “La terre, elle, ne ment pas”).

C’est dans son livre “Le Tao de l’écologie” que Teddy Goldsmith explique ses grandes idées d’une liaison “cosmique” entre un individu et son peuple, et ce peuple et la planète. Il fantasme sur la liaison “véritable” au cosmos qu’auraient eu chaque peuple, selon son “génie” particulier bien entendu: le “R’ta” des Aryens en Inde, le “Rê” en Egypte, Thémis en Grèce, l’Asha en Perse antique, le Tao des Chinois etc.

Teddy Goldsmith explique même que “ces termes désignent fréquemment l’ordre cosmique, mais plus souvent encore la voie ou le Chemin que l’on doit suivre pour préserver cet ordre spécifique.”

Evidemment, si Teddy Goldsmith cherche à éviter la politique, il ne le peut pas tout le temps, et lorsqu’il le fait la cause est entendue: c’est l’extrême-droite qui est justifiée. Non pas l’extrême-droite en tant que nationalisme de type borné, brutal, etc., non: la véritable extrême-droite, celle qui veut retourner en arrière, à la pureté. Teddy Goldsmith donne ainsi son point de vue au sujet des fondamentalistes:

“L’incapacité de plus en plus patente de toutes les politiques fondées sur la conception moderniste du monde et ses paradigmes dérivés, scientifique et économique, à répondre aux besoins psychologiques les plus profonds, ou même à résoudre aucun des problèmes qui menacent notre survie sur cette planète, crée des conditions de plus en plus propices à l’émergence de mouvements revitalistes.

Il y a de grandes chances que ces mouvements soient touchés par les idées écologiques, qui sont dans l’air du temps et dont la pertinence est chaque jour davantage apparente, même aux plus aveugles d’entre nous.

Certains signes donnent à penser que ces mouvements pourraient prôner un retour à un mode de vie traditionnel. Ainsi, alors même que la montée du fondamentalisme dans les pays musulmans et en Inde apparaît comme une poussée très antipathique de chauvinisme, de fanatisme et d’intolérance, c’est aussi indéniablement une réaction contre l’impérialisme économique occidental et la dislocation des cultures et des traditions musulmanes et hindoues provoquée par le développement scientifique, technologique et industriel occidental.”

Comme on le voit les choses sont très claires: Teddy Goldsmith prône le retour en arrière. De la même manière que les Talibans veulent faire reculer la roue de l’histoire, afin de vivre de la même manière que les premiers musulmans à la période de Mahomet, Teddy Goldsmith veut lui faire comme Gandhi et en retourner aux petites sociétés communautaires, où tout est traditionnel.

Voilà pourquoi, selon Teddy Goldsmith, “‘l’écologie est une foi.” Ce qu’il veut dire par là, c’est que l’individu doit rentrer en contact avec les “forces telluriques.” Il doit atteindre le sacré, un sacré qui n’est pas divin parce que Dieu n’existe pas, mais un sacré qui serait la nature elle-même.

Teddy Goldsmith parle donc de “Gaïa” mais sa vision est en fait exactement celle du film Avatar: une sorte de monde ultra hiérarchisé, où tout reste à sa place, où tout est “prédestiné”, et donc serait par là “authentique”. Il y aurait des “lois naturelles” (Teddy Goldsmith célèbre la Grèce antique qui aurait soit disant obéi à ce principe):

“L’homme traditionnel savait que le monde est un, qu’il est vivant, organisé selon un certain ordre et une certaine hiérarchie, et que tous les êtres vivants qui l’habitent sont étroitement interdépendants et coopèrent pour lui conserver son intégrité et sa stabilité”.

Pas étonnant que dans cette logique “traditionnelle”, tous les théoriciens d’extrême-droite se précipitent sur l’idéologie de Goldsmith… Tout comme il n’est pas étonnant que jamais il ne soit parlé de véganisme.

Tout comme dans le film “Avatar” les hiérarchies sont justifiées: le projet de Goldsmith n’a rien à voir avec celui de la libération totale!

Hémoglobine de cochon dans les filtres de cigarette?!

Le Daily Telegraph, un quotidien australien, a il y a quelques jours rendu public l’avis d’un chercheur australien de la faculté de Sidney, Simon Chapman, au sujet d’une recherche scientifique néerlandaise.

En fait, cette recherche rendait compte de 185 utilisations industrielles des cadavres de cochons. Et le chercheur australien note que, parmi ces utilisations, on trouve de l’hémoglobine de cochon dans les filtres de cigarette.

Il prévient donc tant les communautés religieuses que les personnes refusant les produits d’origine animale.

Le chiffre de 185 utilisations industrielles est déjà assez impressionnant, mais le fait de retrouver de l’hémoglobine de cochon dans les filtres de cigarette est assez représentatif de la folie prétendument « scientifique. »

Car non seulement les filtres des cigarettes sont une sorte de « secret industriel » et leur contenu n’est donc pas révélé par les industriels. Ce qui n’empêche malheureusement pas encore beaucoup de gens de ne pas se poser de questions et de fumer, faisant confiance à ces mêmes industriels.

Mais on voit bien que le capitalisme mélange tout avec tout, avec une éthique tout simplement au degré zéro quand il s’agit de profits.

Et l’on voit également à quel point la vivisection est une fraude scientifique, puisque le tabac est testé sur les animaux (voir notre article à ce sujet) et que ces tests ont servi d’alibi aux industriels pour dire qu’il n’était pas « nocif. »

Sans compter que le tabac est inutile (comme toutes drogues) et que le fait de le tester sur des animaux montre bien que pour la vivisection, les animaux sont des esclaves, qu’ils sont comme des objets devant servir, peu importe l’utilité.

De par sa nature de drogues et donc de refus de la vie, de par son caractère nocif pour la santé, de par son identité (un produit industriel captivant le public par sa nature de drogue, et testé sur les animaux), il est catégoriquement nécessaire de savoir faire face et de rejeter le tabac.

Bien entendu, il est difficile pour les personnes accros de s’arracher à la dépendance. Pour autant, c’est un pas nécessaire dans le véganisme, car c’est un désengagement nécessaire par rapport à ce que la société du profit nous impose.

C’est d’ailleurs tout le sens de l’unité d’identité entre vegan et straight edge!

Numéros utiles

Être vegan se vit au quotidien, et comme le nous le disons régulièrement, cela ne se résume pas seulement en l’application de certaines « règles » qu’elles soient d’ordre alimentaires ou culturelles (comme le refus des cirques par exemple).

La pratique et l’idéologie véganes au fil des jours nous montrent que les animaux ont besoin de nous, tous les animaux.

Nous vous proposons donc une liste de numéros utiles, pratiques et indispensables. Nous l’étofferons au fur et à mesure.

ANIMAL PERDU

Dans le cas des chats et des chiens, rappelons qu’il faut les pucer car la puce est un moyen très important pour l’identifier!

Si l’animal est tatoué, contactez le Fichier National Canin au 01 49 37 54 54 et le Fichier National Félin au 01 55 01 08 08.

Si il est pucé contactez le SNVEL (syndicat National des Vétérinaires d’exercice libéral) au 01 44 93 30 00.

Pensez à signaler toute disparition à la fourrière ainsi qu’aux refuges de votre ville!

Il est également souhaitable de prévenir la gendarmerie, le commissariat de police et éventuellement les pompiers. Vous pouvez encore contacter le service de recherches de la SPA au 01 47 98 43 72.

Déposez des affiches avec photos et description complète de l’animal chez les commerçants du quartier, placardez les, faites passer un avis dans la presse locale et téléphonez chez les vétérinaires de votre ville.

Diffusez votre annonce sur internet, il existe de nombreux sites diffusant ce genre d’informations (par exemple Rescue, Chien perdu, Chat perdu, Chat-perdu, Chien-perdu, 30 millions d’amis – recherche animal…).

ANIMAL TROUVÉ

Si vous trouvez un animal, vérifiez d’abord si se trouve un tatouage à l’intérieur de son oreille et dans ce cas, contactez le fichier national canin/félin ou bien la SPA de votre région.

Les puces électroniques ne sont par contre lisibles qu’avec un appareil spécial, qu’ont les vétérinaires.

N’hésitez pas à largement poster les forums sur les animaux d’annonce. Attention aux personnes malveillantes qui peuvent prétendre qu’il s’agit de leur animal, alors qu’elles ne visent que les traffics!

Si par ailleurs vous trouvez un oiseau blessé, à Paris (ainsi que dans 15 autres départements), contactez la SPOV (Société Protectrice des Oiseaux des Villes) au 01.42.53.27.22, qui prendra en charge l’oiseau.

CIMETIERES ET CREMATORIUMS POUR ANIMAUX

Si vous n’avez pas la possibilité d’enterrer le corps de votre amiE (en l’absence de jardin privatif), voici donc une liste de cimetières et de crématoriums qui prennent en charge le corps de nos amiEs.

Nous tenons par ailleurs à rappeler notre article au sujet du décès.

Compagnie d’Incinération des Animaux Familiers
255 Rue Charles de gaulle
01500 CHATEAU GAILLARD
Tél : 04 74 38 72 20

Service d’incinération pour Animaux de Compagnie
Route de Lyon à Trévoux
01600 PARCIEUX
Tél : 04 78 98 05 52

La Colline des souvenirs
Les Calbats
03230 GARNAT-SUR-ENGIEVRE
Tél : 04 70 42 47 00

Secours Animaux Services
Cimetière moderne pour animaux d’agrément
Vallon des Vaux
06800 CAGNES SUR MER
Tél : 04 93 31 56 42 Fax : 04 93 95 17 73

Chemin Regagnades
06610 LA GAUDE
Tél : 04 93 31 56 42

Acine Vet
Chemin St Estève
13120 GARDANNE
Tél : 04 42 51 20 30

Assistance Phocéenne Animaux Crémation
2 Draille Tribales
13127 VITROLLES
Tél : 04 42 79 72 95

AFI Centre (Animaux Familiers Incinération)
ZAC Belle Aire
19 Rue Copernic
17440 AYTRÉ
Tél : 05 46 44 36 96

L’Enclos – Cimetière Animalier
29, Rue du Moulin à Huile
11120 ST NAZAIRE-D’AUDE
Tél : 04 68 93 46 23
Mail : lencloscimetiere@orange.fr

SAFIR
8 avenue Arthur-Mullot
11000 CARCASSONNE
Tél : 04 68 25 40 29

L’Enclos Cimetière Animalier
1 Rue des Fosses
11100 NARBONNE
Tél : 04 68 32 44 67

Cimetière pour petits animaux
Forêt de Grimbosq
14000 CAEN
Tél : 02 31 86 28 80

Incineris
ZI Champ d’Escure-Bourg
19190 LE PESCHER
Tél : 05 55 84 00 39

CIBAC
11 Rue Pierre Henri Spaak
21800 CHEVIGNY-SAINT-SAUVEUR
Tél : 03 80 46 81 33 Fax : 03 80 46 81 34

Crématorium et cimetière animalier
La croisée des chemins Farjanel
24220 BERBIGUIÈRES
Tél : 05 53 28 39 93

Cimetière animalier
Route de Huest
La Censurière
27000 EVREUX
Tél : 02 32 39 07 17

Cimetière animalier
Les Jardins du Souvenir
38 Route Vernon
27620 STE GENEVIEVE-LES-GASNY
Tél : 02 32 52 75 14

Tous Services Animaliers
Lieu dit “Graviers de Sausseux”
28240 LE THIEULIN
Tél : 02 37 49 87 83

Cimetière animalier régional
10 Rue Albert 1er
30100 ALES
Tél : 04 66 52 57 87

Cimetière animalier paysagé
60 Avenue de la Gare
30900 NIMES
tél : 04 66 23 78 44

Association du Cimetière des animaux
Chemin Buherle
31870 BEAUMONT-SUR-LEZE
Tél : 05 61 08 77 16

Crémanim
3214 Route de Montpellier
30900 NIMES
Tél : 04 66 84 57 80

Le nuage de Magellan
6 Rue Jean Vilar
34670 BAILLARGUES
Tél : 04 67 16 42 59

Les Carals
295 Rue de La République
34290 MONTBLANC

Tél : 04 67 98 63 85

Services Animaux domestiques
ZA Mijoulan
28 Rue Carrières
34680 ST GEORGES-D’ORQUES
Tél : 04 67 75 63 66

Sudcrema
335 Rue Georges-Bonnac
33000 BORDEAUX
Tél : 05 57 81 28 71

Crématorium et cimetière animalier
2780 Route de st médard-d’Eyrans
33140 CADAUJAC
Tél : 05 56 72 65 03

Cimetière animalier
Lieu-dit “Charlieu”
42390 VILLARS
Tél : 04 77 74 95 08

Animaux Accompagnement Crémation Incinération
Rue Pierre
44350 GUERANDE
Tél : 02 51 73 05 04

Service Incinération Animale
31 Rue Joubert
44310 SAINT COLOMBAN

Crématorium Animalier Centre-Ouest
ZI de Méron
49260 MONTREUIL-BELLAY
Tél : 05 57 81 28 71

Cimetière animalier de l’Ouest
Route de Baugé
49430 DURTAL
Tél : 02 41 77 17 03

NESTOR (Transports et Services animaliers)
99 Avenue Champ-Paveau
51430 TINQUEUX
Tél : 03 26 04 54 68

9 Rue Bitche
57720 BREIDENBACH
Tél : 03 87 96 67 18

Compagnie d’incinération des Animaux Familiers
Rue Tritteling
57380 FAULQUEMONT
Tél : 03 87 00 45 62

Nuage Incinération
12 Bis Quai Foch
58400 LA CHARITÉ-SUR-LOIRE
Tél : 03 86 70 09 46

Chenil de Phalempin-Chemy
Rue du Château
59147 CHEMY
Tél/Fax : 03 20 90 31 20

Compagnie d’incinération des animaux familiers (CIAF)
5 Chemin de Boussières
59157 BEAUVOIS EN CAMBRESIS
Tél : 03 27 76 19 83

Cimetière des animaux de l’Oise
Avenue de la Commune de Paris
60340 SAINT-LEU-D’ESSERENT
Tél : 03 44 56 76 00

Compagnie d’incinération des animaux familiers
Rue des Sorbiers
61120 VIMOUTIERS
Tél : 02 33 39 38 20

Incinération Animale
77 Rue Henri Gulilaumet
62100 CALAIS
Tél : 03 21 97 94 33

Centre d’incinération animalier
ZI Blériot Plage
62231 COQUELLES
Tél : 03 21 34 49 93

Cimetière Animalier
Chemin Sanguinat
64000 BAYONNE
Tél : 05 59 55 84 71

Cimetière Animalier
Chemin Lapoudge
64160 BARINQUE
Tél : 05 59 68 92 22

Société d’Incinération pour animaux de compagnie
Zone artisanale route Hoerdt
67170 GEUDERTHEIM
Tél : 03 88 51 86 33

Brendlé (Ets) : Ambulance et incinération d’animaux
9 Rue de Belfort
68700 ASPACH-LE-BAS
Tél : 03 89 48 70 08

Cimetière pour animaux
Place du Marché
69690 BESSENAY
Tél : 04 74 70 80 09

SOCREPAC
8 rue de la Chapelle
71530 CRISSEY
Tél : 03 85 41 27 71

Assistance Animaux Service
Assistance Animaux Service
72500 LAVERNAT
Tél : 02 43 46 49 49

Compagnie d’incinération des animaus familiers
SINAC Zone Artisanale
76890 TOTES
Tél : 02 35 32 89 89

Crémadog crémation animale
Rue Jean Moulin
78280 GUYANCOURT
Tél : 01 30 57 31 29

Cimetière animalier
Chemin de Mal-Bâti
79000 NIORT
Tél : 05 49 73 02 81 Tél : 05 49 32 58 50

Animal Center
230 Allée Romarin
83160 LA VALETTE DU VAR
Tél : 04 94 08 20 71

Animal Multiservices
18 Bis Rue St Isidore
83200 TOULON
Mobile : 06 07 60 54 40

AVAC
Zac des Bousquets
19 Rue de la Création
83390 CUERS
Tél : 04 94 28 61 51

Cimetière des Fidèles Compagnons
1445 Chemin de la Seyne
Bastian
83500 LA SEYNE-SUR-MER
Tél : 04 94 06 74 70

EMV Incinération
Quai Pierres Blanches
83660 CARNOULES
Tél : 04 94 28 33 25

Europe Animal
Chemin Oiselay
84700 SORGUES
Tél : 04 90 39 61 24

Cimetière animalier
“La Guittuière”
85190 VENANSAULT
Tél : 02 51 07 32 50

Compagnie d’incinération des Animaux Familiers
ZA Les Trussots
85570 L’HERMENAULT
Tél : 02 51 87 69 99

GILARD
Les Grimaudières
85660 SAINT PHILBERT DE DOUAINE
Tél : 02 51 94 92 32

SOCREMA
Route des Brières-les-scelles
91150 ETAMPES
Tél : 01 64 94 11 30

Centre d’Incinération d’animaux domestiques
38 Rue Clos Montholon
92170 VANVES
Tél : 01 46 38 74 01

Cimetière pour chiens
4 Pont de Clichy
92600 ASNIERES
Tél : 01 40 86 21 11

Cimetière des animaux
18-24 route du Tremblay
93420 VILLEPINTE
Tél : 01 43 83 76 33

Service Incinération d’Animaux familiers
3 Rue du Fort
94130 NOGENT-SUR-MARNE
Tél : 01 48 76 68 18

Bold Native: interview

Nous parlions récemment du film américain Bold Native, à l’occasion de la mise en ligne du site de ce film produit de manière alternative. Voici ici une interview au sujet de ce film engagé.

1. Pouvez-nous parler de « Bold Native », comment en êtes-vous arrivé à réaliser ce projet cinématographique?

Nous avons d’abord commencé à travailler sur le script de Bold Native il y a dix ans de cela. Il a été conçu par moi-même et par Casey Suchan, mon partenaire chez Open Road Films.

Avec à nos côtés nos autres partenaires Jeff Bollman et Jessica Hagan, ainsi que beaucoup d’autres amis et collègues, nous avons revu le script de très nombreuses fois tout au long de la décennie.

Je suis été intéressé par le mouvement de libération animale depuis 18 ans maintenant, et c’était une manière pour moi de faire réunir mes deux passions: faire des films et les droits des animaux. Je dirais que la majorité des gens qui ont travaillé sur ce film, clairement plusieurs centaines jusqu’à présent, ont également une passion pour le message du film et ont travaillé pour quasiment rien ou pour rien du tout, afin qu’il puisse être fait.

Notre espoir était de faire un film qui pourrait attirer à la fois le noyau dur du public des droits des animaux et un public général qui ne connaît rien à ces questions. Cependant, nous ne l’avons pas fait dans l’esprit de réaliser un film mainstream.

Nous nous sommes engagés à faire un film honnête et affrontant le sujet. Nous voulions utiliser le cadre d’une fiction pour explorer les idées de la libération animale, des droits des animaux, et la nature du terrorisme et de la violence.

Notre espoir était que le film incite à des discussions et à faire que les gens y pensent à deux fois quand ils entendent quelqu’un qui, dans les médias, qualifie de terrorisme la libération, tout comme les droits des animaux.

Nous avons pendant plusieurs années essayé de trouver des financements pour le film, mais finalement nous avons décidé d’aller de l’avant et de le faire avec nos propres moyens. A la base notre activité, c’est de faire des films documentaires (notre dernier film est Rock The Bells, www.rockthebellsmovie.com).

Notre approche de Bold Native est ainsi très proche de celle que nous aurions pour un documentaire. Nous avons filmé avec une équipe de quatre personnes sur place, employant souvent des personnes réelles et incorporant une large part d’improvisation.

Cela a aidé, avec notre tout petit budget, à ce que le film soit réaliste et vivant. Mais si nous voulions maintenir l’authenticité par rapport au sujet, le film est clairement une fiction, et emploie les techniques cinématographiques de la fantaisie, de la comédie et de l’aventure, afin de raconter l’histoire.

Du début à la fin, le film a été un laboratoire d’amour pour les personnes impliquées. A partir du moment où nous avons décidé d’en faire le notre, nous avons commencé à amener au projet des gens enthousiastes, et ce magnétisme continue alors que nous passons au stade de la distribution. Nous avons déjà reçu de nombreuses offres pour nous aider à ce que le film soit vu ici, et nous remercions chaque volonté de nous aider!

2. Parlez-nous de l’histoire racontée dans le film. De quoi est-ce que cela parle?

Le film est au sujet de quelqu’un libérant des animaux, nommé Charlie Cranehill, et qui est recherché par le FBI pour terrorisme domestique.

Suivant la loi US actuelle (tel qu’établie par l’AETA, Animal Enterprise Terrorism Act), la libération animale et de nombreuses autres activités de protestation pour les droits des animaux sont maintenant considérées comme du terrorisme et ceux et celles qui sont accusés sont condamnés à de plus sévères sentences.

Charlie voyage à travers le pays avec une petit cellule, qui organise en commun la première libération coordonnée à l’échelle nationale.

Le père de Charlie, Richard, qui s’est brouillé avec son fils, est un directeur général d’une grande entreprise. Quand le FBI rend visite à Richard, pour perquisitionner sa maison et trouver des informations sur Charlie, Richard doit décider s’il continue à attendre que Charlie rentre à la maison, ou bien chercher son fils et le trouver avant que le gouvernement ne le fasse.

Le film suit également une jeune femme, appelée Jane, qui travaille dans une organisation qui négocie avec les entreprises en ce qui concerne un traitement plus humain des animaux.

Nous utilisons ces trois histoires comme une intersection pour explorer le débat entre l’abolitionnisme et la protection animale, la signification des mots terrorisme et violence, et d’essayer d’aller à l’intérieur des coeurs et des esprits des personnes qui risquent leur liberté pour les vies des animaux non humains.

3. Est-ce que le film traite également de la question de l’écologie, de la Terre?

Le film ne traite pas de manière explicite des questions environnementales. Notre opinion est que le véganisme est un pas nécessaire sur la voie d’une manière de vivre durable sur cette planète.

Cependant, Bold Native ne touche pas ce sujet. Il est centré sur la question des droits des animaux et des personnes qui luttent pour eux.

4. Aux USA, il y a déjà eu des films traitant d’importantes questions de notre époque, comme Koyaanisqatsi, Silent Running, The Sunchaser ou Earthlings. Quelle est selon vous l’importance de l’art, et particulièrement des films, dans le changement des esprits et le fait de forger une nouvelle culture?

Nous allons tout un chacun dans la vie avec une série de choses que nous pensons savoirs, comme par exemple « Les animaux sont là à notre service. »

Défier ces conceptions peut amener à une posture intellectuelle défensive lorsque quelqu’un essaie de maintenir son sens de soi-même et du monde. L’art peut dépasser une partie de cette posture défensive de l’ego, et communiquer avec les coeurs et les esprits des gens.

En ce sens, l’art a la capacité d’aller à l’intérieur des esprits des gens, et d’amener à reconsidérer des croyances tenues depuis longtemps.

Les films peuvent également nous relier émotionnellement avec des gens ou des personnages que nous considérerions normalement comme étranger pour nous. L’histoire a montré que la familiarité avec les autres est le meilleur moyen de supprimer le sens de la séparation entre nous et eux.

5. Comment est-il possible d’aider votre projet?

Restez connectés à www.boldnative.com ou bien la page facebook de Bold Native, pour les informations à venir. Nous allons vendre des marchandises par notre site internet, afin d’aider au financement de la distribution du film.

Et lorsque le film sera disponible, sans doute en juillet, regardez le et partagez le avec des amis! Et visitez la page Take Action sur le site internet (http://boldnative.com/take-action) pour des informations sur comment vous pouvez vous impliquer dans les campagnes pour les droits des animaux.

Cette page traite en ce moment davantage des organisations des USA, mais si quelqu’un a des suggestions pour des campagnes internationales, nous ajouterons une section pour cela!

6. Il y a aux USA une grande répression contre l’activisme pour la libération animale, comme avec l’AETA. Comment pensez-vous que votre film sera considéré dans ce contexte?

Nous espérons que notre film contribuera à la prise de conscience de ce qu’est l’AETA par davantage de gens. Beaucoup de gens, y compris des cercles progressistes, activistes, ne savent pas que cette législation existe et sont choqués lorsque nous leur en faisons la description.

L’AETA a été poussé par le congrès ici par les groupes de pression de l’industrie de la viande et l’industrie pharmaceutique, avec très peu de médiatisation ou d’information. Il y a un mouvement grandissant pour faire pression sur le congrès et abroger la loi.

Cependant, comme nous avons appris avec le Patriotic Act, il est très difficile de faire en sorte que les gouvernements abandonnent des pouvoirs une fois qu’ils ont été établis. Nous pensons que l’AETA est anti-constitutionnel et espérons qu’un appel d’un de ces cas arrivera finalement à la Cour suprême.

Marvin Gaye: Mercy Mercy Me (The Ecology)

Une catastrophe comme celle de l’Erika fait partie d’une longue série, et bien entendu la dimension de ce genre de catastrophe a été sentie dès les années 1960-1970.

Ainsi, l’un des albums qui a bouleversé l’histoire de la musique est “What’s Going on” de l’américain Marvin Gaye. Cet album a amené la soul sur de nouveaux terrains musicaux, mais est également le témoin d’une prise de conscience sociale comme elle a pu existé alors.

Les chansons parlent du problème des drogues, de la pauvreté, mais aussi de l’écologie, avec justement la chanson (très connue) Mercy Mercy Me (The Ecology).

Une chanson qui parle déjà du pétrole qui saccage l’océan! On peut écouter cette chanson ici.

Marvin Gaye a été élevé de manière religieuse, et le texte s’en ressent bien entendu. Malgré cela, vu d’aujourd’hui en 2010 il n’est pas bien difficile de voir la formidable valeur de cette chanson de 1971. Non seulement dans l’histoire de l’écologie, mais également par rapport à la dimension de la lutte pour la libération de la planète!

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
No, no
Where did all the blue sky go?
Poison is the wind that blows
From the north, east, south, and east
Oh, ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
non, non
Où est passé tout le ciel bleu ?
Le poison est le vent qui souffle du nord au sud et à l’est

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
No, no
Oil wasted on the oceans and upon our seas
Fish full of mercury
Oh, ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
non, non
Le pétrole a saccagé l’océan et dans nos mers, des poissons plein de mercure

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
No, no
Radiation in the ground and in the sky
Animals and birds who live nearby are dying
Ah oh ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
non, non
La radiation sous le sol et dans le ciel
Les animaux et les oiseaux qui vivent à proximité sont en train de mourir

Oh, mercy mercy me
Oh, things ain’t what they used to be
What about this overcrowded land?
How much more abuse from man can you stand?
My sweet Lord
My sweet Lord
My sweet Lord
Oh ai pitié, ai pitié de moi
Ah les choses ne sont plus ce qu’elles étaient autrefois
Qu’en est-il de cette terre surpeuplée
Combien d’abus de l’homme peut-elle encore supporter ?
Mon tendre Seigneur
Mon tendre Seigneur
Mon tendre Seigneur