Le bilan de la conférence de l’ONU au Qatar sur le climat

Voici donc un petit bilan de la conférence de l’ONU sur le climat, qui s’est déroulé au Qatar. Rappelons que nous en avons fait une petite présentation (Qatar 2012: la conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique), et que le dernier jour a été marqué en France par la médiatique nomination de Nicolas Hulot comme ambassadeur français « écolo » (Hulot nommé «envoyé spécial pour la planète» au moment où…).

Il faut d’abord préciser qu’il est très difficile de trouver des informations réelles au sujet du résultat de la conférence. Tout a été fait pour le passer sous silence, tellement cela a été lamentable.

En fait, la seule information véritable de la conférence, fournie par de grandes institutions du monde capitaliste (comme la Banque Mondiale), a été que le réchauffement à l’horizon 2100 ne sera vraisemblablement pas de 2°C, mais d’au moins 3,5°C.

A côté de cela, l’information filtrant surtout dans les médias a été de dire qu’en 2015 il y aura une réunion, et qu’alors sera décidé ce qui sera décidé pour après 2020. Aucun financement d’aides aux pays « peu développés » n’a été décidé.

Le texte signé demande aux pays plus développés d’aller en ce sens « quand les circonstances financières le permettront » et de faire en sorte qu’à la prochaine conférence sur le climat, en 2013 à Varsovie, il y ait « les informations sur leurs stratégies pour mobiliser des fonds afin d’arriver à 100 milliards de dollars par an d’ici à 2020. »

En fait, ce qui s’est passé, c’est que les négociations se sont prolongées au delà de l’horaire fatidique et qu’alors le vice-Premier ministre qatari Abdallah al-Attiya a occupé la tribune de la conférence, faisant adopter en série et en quelque sorte par surprise une série de textes, ratifiant à l’arraché la prolongation du protocole de Kyoto pour ceux qui l’ont ratifié (l’Union européenne, l’Australie et une série d’autres pays, produisant 15 % des gaz à effet de serre).

A cela s’ajoute la promesse, la fausse promesse devrait-on dire, qu’en 2015 soit décidé « un protocole, un autre instrument juridique ou un accord ayant force juridique. »

C’est une terrible faillite de plus, dans le prolongement des autres conférences sur le réchauffement climatique (ou bien le développement durable). Voici un petit rappel de nos articles à ce sujet:

2012

La conférence de Rio+20 a commencé

Rio+20

Fin du sommet anthropocentriste de Rio+20

Rio+20 : le « développement durable » contre l’écologie

2011

« A la veille de Durban: pas d’accord climatique avant 2020! »

Conférence de Durban sur le réchauffement climatique: la honte!

2010

La supercherie du sommet de Cancún

Action de l’ELF au Mexique à l’occasion du sommet de Cancun

2009

Le lamentable fiasco de Copenhague!

Voici enfin quelques données scientifiques, pour bien saisir les enjeux du processus en cours.

Communiqué du comité NoTAV 69 : constat et appel à monter à la Zad

La lutte en solidarité avec la ZAD continue, avec des actions dans toute la France. Voici un communiqué au sujet de la lutte à Lyon contre le Train à haute vitesse, qui relie celle-ci à la question de la ZAD.

Communiqué du comité NoTAV 69 : constat et appel à monter à la Zad

Le 3 décembre, un millier de personnes en lutte contre le TAV s’est rassemblé à Lyon, en marge du sommet franco-italien destiné à finaliser le financement du projet.

12h : les stands se mettent en place : thé, café, soupe, tables de presse…

Les No TAV arrivent progressivement. Apparaissent dans les arbres des banderoles : « TAVoulu la guerre, ZAD’apprendra », « TAVu, on est là ! », « Si vous prenez la ZAD on executre les oTAV »… En face, il y a les grands classiques du maintien de l’ordre pour les contre-sommets. Il y a la zone rouge, les habituelles grilles anti-émeutes, le canon à eau, les hélicoptères, des policiers et des gendarmes aussi loin que les regards peuvent aller le long des 6 avenues donnant accès à la place.

Pour l’occasion, l’espace Schengen est suspendu. L’opération médiatique qui précède et annonce le dispositif policier agite l’épouvantail de « l’ultra-gauche », des « violents ».

Les bus des No TAV italiens sont arrêtés plus de cinq heures à la frontière. Il y a aussi la répression préventive : filatures, surveillances des lieux et maisons collectives, fouilles et arrestations en masse le matin du rassemblement.

Tout est sous contrôle, chef ! Il y aurait de quoi rire et trouver ridicule une telle mascarade s’il ne s’agissait pas en fait d’un parfait exemple du maintien de l’ordre.

Alors, la soupe et le café ont bien du mal à réchauffer l’ambiance du rassemblement où les quelques 500 français attendent impatiemment l’arrivée des 11 cars d’opposants italiens sous une pluie fine et continue, face à un dispositif qui se referme peu à peu. 15h : les bus arrivent enfin. Des feux d’artifices sont tirés depuis la place et aussi de l’autre coté des lignes de flics.

La place est bouclée afin d’empêcher tout départ en manifestation. Il n’y aura désormais plus moyen de sortir de là autrement que par 2, la tête basse, malgré les tentatives de sorties collectives et les vaines négociations avec les forces de l’ordre.

En solidarité les No TAV italiens refusent de partir sans que les No TAV français ne sortent aussi. Le temps passe. Les flics poussent pour contraindre les bus à partir. Gestion sans heurts ou presque. Les coups sont discrètement diffusés avec parcimonie. Ce jour-là, le maintien de l’ordre a des gants de velours. 20H : Les cars italiens sont escortés un à un, avec des flics à l’intérieur jusqu’au péage le plus proche : périph et autoroute vidés et bloqués pour l’occasion.

L’illusion selon laquelle la vie serait plus douce sous la gauche et que la gestion policière des conflits serait l’apanage d’une droite décomplexée tombe considérablement à l’eau. Ce rassemblement organisé par les mouvements No TAV français et italien, avec un repas chaud et des prises de parole, semblait porter un habit bien trop grand face au dispositif policier.

Pour autant, l’ampleur de ce dispositif répond à une menace bien réelle que font planer la lutte en Val Susa et celle de Notre Dame des Landes. Cette menace, c’est la constitution de territoires (ZAD, Libre République de la Maddalena), qui sont autant de réalités rejoignables où s’élabore pratiquement dans la lutte une vie hors-contrôle. Le tracé du TAV a eu la malchance d’avoir à traverser le Val Susa dans lequel il s’embourbe depuis plus de 20 ans.

Le « Grand Ouest », si cher à Jean-Marc Ayrault, entendait se déployer sereinement jusqu’à St Nazaire. Mais, là aussi, les aménageurs doivent désormais ressortir leur Sun Tzu et les opposants promettent déjà que Notre Dame des Landes sera leur Vietnam. La douceur apparente du développement métropolitain, caractérisée ici par la fluidité d’un déplacement en TGV ou encore le cocooning d’un aéroport, est sérieusement mise à mal quand il s’agit, pour le réaliser, de militariser une zone.

A Lyon ce jour-là, à la ZAD ou autour du chantier de la baïta en Val Susa, c’est la même militarisation, ce sont les mêmes grilles avec lesquelles ils tentent de venir à bout de toute opposition déterminée.

La lutte contre le projet d’aéroport de Notre Dame des Landes a longtemps pris la forme d’une guerre sourde, avant de devenir, depuis les expulsions, ce territoire au caractère sécessionniste. La zone d’aménagement est désormais un espace où les flux de la métropole ne circulent plus. Une zone qui s’autonomise avec ses propres réseaux de communications, ses complicités inédites où l’argent n’a plus d’importance.

Départementales bloquées par des barricades, mise en commun de terres agricoles, cantines collectives, radio pirate : ce sont mille réalités en puissance qui se dessinent. Les cartes sont brouillées. La géographie est devenue une affaire partisane. Ce qui semblerait être des alliances de circonstance face à un projet d’aéroport sont désormais des liens irréversibles.

Se battre contre le TAV, ce n’est pas combattre uniquement la construction d’une ligne TGV. C’est opposer une réalité à une autre. En cela, l’opposition au TAV en France comme celle a OL Land à Lyon doit nécessairement tirer sa force de ce qui se joue maintenant à la ZAD. Ces luttes ne peuvent que se répondre et se nourrir réciproquement comme des fronts ouverts dans une même guerre.

C’est d’ailleurs ce qu’ils craignent au plus haut point. C’est pourquoi, il faut se rendre à la Zad mais aussi, depuis là où nous sommes, répandre la conflictualité au coeur même des métropoles. Parce que la commune de la Zad appelle à se multiplier partout, NoTAV 69 est aussi le nom d’un des multiples fronts de notre époque. Toute victoire sera une victoire commune.

Lyon le 8 decembre 2012 Comité NoTAV 69

Peut-on manifester pour la libération animale?

Tout récemment, nous disions que faire une manifestation pour la libération animale, cela ne servait à rien et cela apportait de la confusion sur le plan des idées. On nous a demandé de préciser notre pensée, nous le faisons ici brièvement, aussi parce que nous en avons parlé dans Welfarisme, abolitionnisme, anti-spécisme, libération animale.

Dans l’idée c’est simple : le terme de « libération » signifie qu’on brise une oppression. Selon le wiktionnaire, cela donne :

1.Action de libérer, de rendre libre.

2. (Droit) Décharge d’une dette ou d’une servitude.

Dans le mouvement pour les animaux, l’expression « libération animale » vient à la fois du « Front de Libération Animale » (ALF) et de l’ouvrage de Peter Singer, « Libération animale. »

L’ALF reprenait son nom des mouvements de libération nationale (FLN algérien, FNL vietnamien), en référence à une lutte moralement juste malgré son illégalité ; Singer parlait de la question morale, et non pas de la question juridique, qu’il n’aborde pas.

Parler de « libération », c’est donc sous-entendre confrontation, affrontement, le fait de « briser » une oppression. Pour utiliser les grands mots, c’est une option « révolutionnaire. »

Or, on ne peut pas manifester en demandant au système de s’effondrer. Une manifestation, par définition, va de pair avec une exigence particulière : le retrait d’une réforme, d’une loi, ou au contraire la conquête de droits.

On ne peut pas manifester en demandant, par exemple, à qu’il n’y ait plus de propriété privée en France. Cela n’aurait pas de sens, à part pour un rassemblement international comme le 1er mai.

De la même manière, on ne peut pas demander à ce que la libération animale triomphe. Les bouchers ne vont pas fermer leurs boutiques, pas plus que les usines, parce qu’ils seraient « sensibilisés. » L’État ne va pas non plus céder aux demandes des manifestantEs, si d’ailleurs il y en a trop, il réprimera très violemment.

On est libre de penser le contraire : c’est ce que font les gens pour les droits des animaux, les « wellfaristes », qui entendent améliorer le bien-être animal et changer la situation par des réformes sur le (très) long terme.

D’où leur stratégie de gagner des positions de-ci de-là, notamment avec des thèmes ciblés comme la corrida, le cirque, la fourrure, etc.

On peut être « radical » dans cette perspective et considérer que l’objectif c’est l’égalité animale, à l’échelle de la société. Il y a des végans qui sont wellfaristes, bien entendu, et des organisations comme PeTA aux Etats-Unis et VGT en Autriche se situent dans cette perspective.

On peut être « radical » à la fois contre et pour cette perspective, comme le courant « abolitionniste », de Gary Francione (et vegan.fr en France), et considérer que la revendication doit immédiatement être l’abolition de l’oppression et de l’exploitation des animaux.

On est là dans un réformisme « maximaliste », demandant non pas de petites réformes, mais le maximum.

A la limite, et rien n’empêche cela théoriquement, on peut considérer que tout ce qui aide les animaux contribue à leur « libération. » Cependant, en pratique, le terme de « libération » veut dire autre chose.

Au sens strict, d’ailleurs, pour l’ALF la seule vraie « libération », c’est quand des libérations matérielles d’animaux ont lieu. Par la suite historiquement, il y a eu l’ALF comme mouvement, prônant la libération de tous les animaux par le sabotage généralisé, l’effondrement économique de l’industrie de l’exploitation animale.

Le terme de libération animale a par la suite été utilisé par toutes les personnes considérant, qu’au final, seule une révolution peut changer la situation. Des expressions sont nées, reflétant ce point de vue : « Animal Liberation Human Liberation one struggle one fight », ou bien encore « Libération Totale ! »

Il y a ici de très nombreuses stratégies, de très nombreuses cultures, depuis les insurrectionnalistes anarchistes posant des bombes en Amérique latine aux blacks blocks antispécistes en Allemagne.

Cela ne veut pas dire d’ailleurs que l’on soit sur la ligne de l’ALF, mais tout au moins que l’on refuse de s’en distancer. A LTD, nous avons ainsi toujours publié les communiqués des actions de l’ALF en France, et sommes d’ailleurs le seul média végan à le faire.

On peut bien sûr considérer que l’expression « libération animale » a perdu de ce sens, et qu’on peut le reprendre de plein de manières suivantes. Nous ne le pensons pas, et nous pensons que l’utilisation de ce terme à des fonctions de revendication pour « l’égalité animale » ajoute à la confusion existant déjà.

Il y a des différences de culture, de sensibilité, de valeurs, de morale, au sein des gens se disant végans. Il n’y a pas lieu de les gommer, de les effacer, mais de les reconnaître tel quel, de les dépasser de manière constructive, de les accepter parfois ainsi afin que la stratégie réellement correcte apparaisse au grand jour en tant que tel.

Mais donc, on ne peut pas manifester, à nos yeux, pour la libération animale. On ne peut pas manifester pour la révolution !

Hulot nommé «envoyé spécial pour la planète» au moment où…

Hulot nommé «envoyé spécial pour la planète» au moment où… la conférence de l’ONU sur le climat se termine, c’est incroyable.

Incroyable, parce que la nomination hier de Hulot a fait totalement passer sous silence la conférence, alors qu’on en parlait déjà à peine ! Hulot « remplace » la conférence dans les médias, ni plus ni moins !

Et Hulot a participé de plein pied à cet enfumage : c’est en sortant de l’Élysée qu’il a annoncé cela aux médias. C’est une terrible ironie, puisque la mission de Hulot est de sensibiliser à l’écologie, alors qu’il torpille les informations sur la conférence sur le climat !

Et ce n’est pas par hasard. Car la blague aussi est que la France veut accueillir la conférence de 2015, et c’est là que Hulot est tiré du chapeau magique du prestidigitateur Hollande, le président qui avait nommée une ministre de l’écologie (au… 9ème rang du protocole!) pour la débarquer dans la foulée pour avoir annoncé la suspension des forages pétroliers en Guyane (voir Nicole Bricq, débarquée du ministère de l’écologie par les industriels).

Voici le communiqué patriotique de la présidence de la République :

Communiqué – Entretien entre le Président de la République et M. Nicolas HULOT, Président de la Fondation pour la Nature et l’Homme

Le Président de la République a reçu ce matin à l’Elysée, M. Nicolas HULOT, Président de la Fondation pour la Nature et l’Homme auquel il a décidé de confier, en accord avec le Gouvernement, une mission internationale en faveur de la préservation de l’environnement.

Les objectifs de sa mission seront notamment de :

– sensibiliser, informer et mobiliser la communauté internationale sur la crise écologique mondiale et les moyens pour y faire face, notamment là où ces enjeux ne sont pas suffisamment pris en compte ;

– promouvoir les idées et les valeurs de la France en matière de développement durable et de protection de la planète ;

– relayer les propositions de la société civile (entreprises, associations, collectivités locales…) pour mieux préserver notre environnement et favoriser le développement humain.

Cette mission, en tant qu’envoyé spécial du Président de la République pour la préservation de la planète, est bénévole et bénéficiera de l’appui des ministères compétents.

La France fait de la transition écologique et énergétique une priorité de son action nationale et diplomatique. Au moment où elle s’implique résolument dans les négociations internationales pour l’environnement et le climat, et qu’elle exprime à Doha sa disponibilité pour accueillir la Conférence des Nations Unies sur le changement climatique en 2015, elle met en place une diplomatie environnementale renforcée et ouverte à la société civile.

Aux côtés des Ambassadeurs pour le climat et pour l’environnement, M. Nicolas Hulot mettra ainsi ses compétences et ses engagements au service de l’ambition de la France pour un développement durable qui concilie dynamisme économique, progrès social, et préservation de la planète.

Hulot devient donc un VRP de la politique du gouvernement, de l’Etat français ; il n’y aucun contenu à son poste !

Regardons ce qu’il en dit, dans un message à sa fondation :

Cher(e) ami(e),

Je tiens aujourd’hui à vous informer personnellement que je viens d’être nommé Envoyé spécial pour la préservation de la planète par le président de la République. J’ai accepté cette nomination pour donner une nouvelle ampleur à l’action que je mène, grâce à ma Fondation et à votre soutien, en faveur de la prise en compte des enjeux écologiques et climatiques. A partir du mois de janvier 2013, j’exercerai donc, en complément de ma fonction de président de la Fondation, cette mission d’envoyé spécial.

J’ai accepté cette mission à la condition expresse de l’exercer de manière bénévole, de conserver intact mon rôle de Président de la Fondation, ainsi que ma liberté de parole. Garant de l’interêt du long terme, je serai vigilant à l’actualité et aux décisions trop souvent prises dans l’instant, sans considération de leurs impacts et conséquences. Je m’attacherai à ce que cette mission s’accorde avec la vision de la transition écologique de la Fondation pour lui conférer la plus grande utilité possible.

Le moment est venu de dépasser le cadre de l’Hexagone et celui du court terme en portant nos convictions auprès des instances et des décideurs internationaux ; cette mission d’envoyé spécial pour la préservation de la planète est une opportunité à saisir pour engager une nouvelle dynamique en faveur d’une cause d’intérêt général. A travers cette nomination et au-delà de ma personne, c’est la reconnaissance du rôle de la société civile comme partie prenante et contributrice à un avenir qui la concerne au premier chef.

Vous le savez, j’ai toujours agi guidé par la recherche de la plus grande efficacité. Quelle que soit la fonction ou son intitulé, ce qui compte pour moi, c’est de mettre toute mon énergie au service de la préservation de la planète. Je mettrai tout en œuvre pour convaincre les décideurs politiques, économiques et de la société civile, que je serai amené à rencontrer, que la crise écologique n’est pas une crise parmi d’autres, mais bien le dénominateur commun à toutes les crises (économique, financière et sociale). J’ai conscience des difficultés qui m’attendent, mais je suis et je resterai optimiste par nécessité.

En espérant compter sur votre soutien,

Nicolas Hulot

Tout cela, c’est du mensonge, car être vraiment écologiste c’est dénoncer le scandale de l’actuelle conférence sur le climat, au Qatar ! Or, Hulot ne le fait pas, il bascule dans la personnalisation et la soumission aux intérêts non pas universels, mais français, au point d’expliquer aux journalistes dans un grand tour de passe passe intellectuel:

« C’est une mission internationale diplomatique qui s’inscrit dans la tradition universaliste de la France. »

Le communiqué d’EELV est tout autant pathétique :

La nomination de Nicolas Hulot comme envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète constitue une excellente nouvelle, qui illustre positivement la volonté du Président de la République de faire de la question écologique un enjeu majeur de son mandat.

Militant reconnu et engagé, homme de terrain qui connaît parfaitement les questions écologiques et les menaces qui pèsent sur notre environnement et nos modes de vie, Nicolas Hulot saura mettre son expertise et sa détermination au service d’une action diplomatique renforcée de notre pays sur ces enjeux cruciaux.

Europe Écologie Les Verts exprime à Nicolas Hulot tous ses voeux de succès dans cette nouvelle mission  destinée à trouver des solutions concrètes et partagées pour lutter contre la crise écologique.

On a là un jeu de soutien mutuel sans aucun contenu. De la part de Hollande et de Hulot, mais aussi d’EELV, on a une campagne pour masquer la réalité de la conférence de l’ONU sur le climat, pour empêcher d’en comprendre les enjeux. Tout est fait pour faussement rassurer!

Qatar 2012: la conférence de l’ONU sur le réchauffement climatique

Aujourd’hui se termine la conférence de l’ONU sur le climat, et nous parlerons des décisions prises. Mais cela promet d’être quelque chose d’assez terrible quand on voit à quoi ressemble cette conférence…

Elle se déroule en effet au Qatar, pays de presque 2 millions de personnes où le taux d’émission de Co2 par personne est le plus haut du monde.

25 0000 personnes participent au congrès, venant de 194 pays. Voyageant par avion, cela signifie la production de 130 000 tonnes de Co2. Déjà, chacune des personnes produit individuellement rien qu’avec cela autant qu’une personne du Mali en cinq années.

A cela s’ajoute les taxis, bus, limousines, etc. Soit 200 tonnes de plus. Naturellement, il faut également de la lumière et surtout de la climatisation. On ajoute donc 3 500 tonnes de Co2.

On ajoute 800 tonnes de Co2 avec la nourriture, et 1800 autres tonnes pour les hôtels (douches, climatisation, rafraîchissements, etc.).

Cela donne 136 300 tonnes de Co2. En Europe de l’Ouest, chaque personne émet à peu près 8 tonnes par an.

Au Qatar, par contre, le chiffre par personne est de 38 tonnes… C’est un pays de limousines (20 cents le litre d’essence), de buildings et de centres commerciaux climatisés. Une catastrophe en lien direct avec notre mode de vie en Europe de l’Ouest, imposé par les grands producteurs d’énergie, mais également la société de consommation en général.

La conférence sur le climat au Qatar est donc une vaste blague, et ce ne sont pas les fauteuils et les tables en carton recyclé qui vont changer grand chose à cela !

On peut également se demander où est la crédibilité du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, qui a appelé à « gagner la course contre la montre et vaincre le réchauffement. » Surtout qu’on sait déjà que le réchauffement sera là (et est là), reste à savoir dans quelle mesure.

D’ailleurs Ban Ki-Moon a rappelé le problème, en disant : « Les pays développés doivent conduire la lutte contre le changement climatique. Ils ont l’argent, les technologies et portent une responsabilité historique. »

Car les pays les plus développés s’en moquent afin de ne pas remettre en cause leur modèle, et les pays se « développant » considèrent qu’ils ont le droit de se développer suivant ce même modèle, quitte à contribuer au réchauffement climatique, et quitte à subir de lourds problèmes : rien qu’en Chine, ce sont pas moins d’officiellement 340 millions de personnes qui ont été touchées par des événements climatiques extrêmes.

D’ailleurs, la conférence est censée organiser un protocole « Kyoto 2 », or sont seulement prêts à le signer des pays qui ne représentent que 15% des gaz à effet de serre globaux ! Rappelons qu’entre 2000 et 2011, la croissance de ces gaz a été de plus de 3 % par an…

On est bien parti pour avoir une hausse de la température qui pourrait excéder 5°C en 2100, alors que rien qu’une hausse de 2°C, qui est l’objectif de l’ONU, est déjà considérée comme le seuil maximum pour éviter de grosses catastrophes.

Le véritable problème à l’arrière-plan, c’est le modèle de développement, déséquilibré, fondé sur une production gigantesque et chaotique de marchandises juste pour satisfaire une course aux profits.

Dans ce panorama, les pays les plus actifs sont ceux qui vont être confrontés directement et à moyen terme, notamment ceux regroupés dans l’Alliance des petites îles, dont l’acronyme est AOSIS en anglais (Alliance of Small Island States).

L’AOSIS compte 43 membres et observateurs du monde entier, dont 37 sont membres des Nations unies, soit 28 % des pays en développement et 20 % de tous les pays membres de l’ONU, pour un peu moins de 1 % de la population mondiale.

Voici une liste des pays concernés, pour avoir un aperçu.

Les pays de l’AOSIS veulent par exemple que Kyoto 2 ne soit valable que cinq ans, afin de pouvoir relancer un processus d’exigences par la suite, alors que l’Union Européenne veut « figer » les choses pour huit ans.

C’est très révélateur, parce qu’ici en France on nous présente l’Union Européenne comme un « modèle » face aux « vilains » Américains, alors qu’en réalité l’Union Européenne essaie surtout de se moderniser et de pratiquer une sorte de protectionnisme « environnemental. » Les pays de l’AOSIS ne sont pas dupes de tout cela et même s’ils ne valent pas mieux, ils jouent leur survie et cela les empêche de faire semblant…

Récapitulons : une conférence dont personne ne parle, qui a lieu dans un pays symbole du grand n’importe quoi et de l’émission démesurée de Co2, avec seulement 15 % des émissions concernées par un accord éventuel, et encore cet accord n’ira pas loin…

Voilà la situation ; comprendre ce qu’elle exige n’est pas difficile !

Une réponse du Collectif de la Marche contre la fourrure

Le collectif organisateur de la « Marche contre la fourrure » a tenu à répondre quant à la question que nous abordions hier, concernant la présence d’ultra-nationalistes dans le cortège de la dernière marche.

Voici leur message qui, à ce qu’il nous semble, est très clair et n’est pas critiquable. Il pose les choses telles qu’elle sont, sans faux-semblants et il prend position.

Bien entendu, cela ne semblera pas une conception réaliste ni parfaitement juste pour beaucoup, dont nous. Il y a un refus de « l’extrémisme » et une volonté d’apolitisme qu’on est en droit de considérer comme insupportable, comme également irréaliste alors que les fachos sont à l’offensive depuis l’extérieur comme l’intérieur de très nombreux mouvements.

Cependant, ce qu’on doit pouvoir répondre alors, ce n’est pas la critique, mais une meilleure construction, différente. A chaque personne de prendre ses responsabilités et de s’engager selon ses valeurs.

Bonjour,

Après lecture de votre article, la MCLF se devait de réagir à vos prises de positions.

En effet, l’éthique de la Marche ne souffre d’aucune ambiguïté. Comme vous, nous œuvrons pour un monde meilleur, pour un monde plus solidaire et empathique. Comme vous, notre objectif est d’éveiller les cœurs, afin qu’humains et animaux soient également considérés, afin qu’aucun être sensible ne soit exclu du champ de la compassion, du champ du droit à la vie et à la liberté. Le Collectif de la MCLF est très uni, et très clair sur ce point.

L’organisation d’une telle Marche, vous ne l’ignorez pas, demande temps et énergie, et chacun des membres du Collectif n’a pas ménagé sa peine. Toute chose étant perfectible, la Marche l’est sans aucun doute ! Et chaque édition nous permet d’apprendre, afin que la suivante soit encore mieux.

Comme vous pouvez vous en douter, nous ne pouvons pas faire passer un examen de conscience à chaque personne qui se joint à la Marche.

Dès l’instant où le participant reprend les messages de la Marche, nous n’avons aucune raison de l’exclure, quel qu’en soit la raison. Le nombre de participants cette année nous a favorablement surpris, puisqu’il a doublé par rapport à l’édition précédente.

Sur le terrain, lorsqu’il a fallu mettre en place le cortège, l’affaire a été tout sauf simple. Et de facto, nous n’avons pas remarqué, concernant la banderole litigieuse, quoique ce soit : d’apparence neutre, elle comportait certes une adresse mail, mais celle-ci s’apparentait au premier abord à un site de protection animale.

Quant à ses porteurs, il faut avoir organisé un événement de cette ampleur pour savoir que lorsqu’on est responsable d’une telle chose, on ne « voit » pas les gens, on « voit » la sécurité, les parties du cortège, etc etc… Et personne parmi les militants, qui eux ont tout le loisir de se parler et de s’observer, n’est venu nous signaler quoique ce soit, ce jour-là.

C’est bien après que nous a été signalé, de façon d’ailleurs extrêmement agressive et accusatrice, la présence de cette entité lors de la Marche. Nous en tirons la leçon ! L’année prochaine, nous stipulerons TRES explicitement des règles à respecter pour toutes personnes qui souhaitent

déployer une banderole. Celle-ci devra être apolitique et n’avoir aucune mention qui permettrait de remonter vers un groupe politique de manière directe ou indirecte. Seuls les messages liés à la Fourrure seront admis.

Par contre, car il est essentiel d’être cohérent dans chaque démarche liée à notre éthique, nous nous autorisons à parler et dialoguer avec tout le monde, car chacun fait partie du monde que nous voulons rendre meilleur. Nous comprenons bien votre position qui consiste à simplement exclure, mais après avoir exclu que fait-on ?

Voilà pourquoi nous n’exclurons pas si nous pouvons nous retrouver sur un thème commun. Nous n’exclurons pas si le message partagé est le même. Nous ne demandons pas aux gens de venir avec

leur carte politique mais juste avec leur cœur. Si pendant cette Marche, nous pouvons aussi toucher les humains pour qu’ils abandonnent leur haine contre les autres humains, pourquoi ne pas le faire ? Nous menons un combat contre toutes les formes de haines.

Par contre, nous pouvons le certifier, aucune organisation ne pourra d’une quelconque manière revendiquer AUTRE CHOSE QUE NON A LA FOURRURE. Et en plus des consignes précises qui seront communiquées en amont de la MCLF 2012, un Service d’Ordre dédié sera mis en place.

Ne mélangeons donc pas tout, nous ne faisons aucune apologie de l’extrême droite, bien au contraire, et d’aucun extrémisme d’aucune sorte, d’ailleurs, nous œuvrons comme vous pour un monde meilleur et serions ravi de vous compter dans nos rangs à la prochaine marche contre la fourrure pour défendre cet idéal qui nous tient tant à cœur.

Sincères salutations militantes,

Le Collectif MCLF.

Des ultra-nationalistes à la manifestation parisienne contre la fourrure

A LTD, nous avons une ligne très stricte : tout ce qui est aide le fascisme, de quelque manière que ce soit, doit être réfuté. Le véganisme est une cause humaine en général, Gaïa est une réalité planétaire, il n’y a pas de place pour ce qui bloque la prise de conscience globale.

Par conséquent, nous avons toujours boycotté de la manière la plus complète la Fondation Brigitte Bardot, ainsi que tous ceux et toutes celles qui avaient un lien, aussi minime que ce soit, avec elle.

Et nous ne nous sommes pas contentéEs de cela, nous avons également prévenu : il y a une grande offensive sur le mouvement pour les animaux, composée de plein petits éléments, il n’y a pas que Brigitte Bardot. Depuis la « France en action » jusqu’à « ALF le film », il y a une tentative de « faire passer la pilule. »

Et malheureusement, elle passe, cette pilule, car vue la situation pour les animaux, beaucoup de gens s’imaginent qu’en acceptant tout et n’importe quoi, cela ferait avancer les choses.

Nous avons, pour notre refus clair et net, dû subir un contre-boycott que nous n’avons aucun problème à assumer. Tout comme d’autres nous ont soutenu et ont assumé, de leur côté, le refus clair du fascisme.

Et aujourd’hui, les dés sont jetés, les choses sont claires, le processus de phagocytage au service de l’extrême-droite commence de manière ouverte, avec la participation dans la « manifestation contre la fourrure » du 24 novembre 2012 d’un petit cortège ultra nationaliste.

Il s’agit de gens de l’organisation « Troisième Voie », fondée par Serge Ayoub, leader historique des “skinheads” des “jeunesses nationalistes révolutionnaires”, qui ont particulièrement défrayé la chronique dans les années 1980 pour leur ultra violence.

Voici une photographie des années 1980 pour illustrer.

Il y a deux réflexions principales à faire ici. Tout d’abord, il faut être clair : il n’y aura personne pour dégager ces gens. La « pilule » de l’union à tout prix sur n’importe quelle base, pour soi-disant aider les animaux, est passée.

Même s’il y avait le rapport de force face aux fascistes, et ce n’est pas un secret qu’il n’est pas là, les choses s’équilibrant peut-être, personne dans la manifestation ne comprendrait. L’extrême-droite peut remercier ici toutes les associations participant à la manifestation contre la fourrure, qui ont objectivement soutenu cette tendance, tous les gens qui ont affirmé que la Fondation Bardot était incontournable, etc.

Il y a une étape de franchie dans l’irruption du fascisme dans le mouvement pour les animaux ! Les gens voulant aider les animaux mais qui ont le moins conscience de la réalité sociale vont être pris au piège, leur bonne volonté va être utilisée pour contribuer à la mobilisation nationaliste!

Pour comprendre cette irruption, on peut faire une seconde réflexion. Cette tentative de former une « section défense animale », au sein de l’extrême-droite, n’a rien de nouveau. Tant à l’étranger, par exemple en Espagne il y a eu les « Patriotas Españoles contra La Tortura animal (P.E.C.T.A.) », qu’en France avec feu la mouvance « hardline. »

Rien de cela n’a duré parce que se prétendre pour les animaux est une chose facile, être végan en est une autre, tout aussi facile mais demandant un véritable engagement. Et nous ne parlons pas du travail de fond, depuis la réflexion jusqu’au soutien aux refuges, de l’adoption jusqu’au militantisme, etc.

Les gens de la mouvance hardline ont prétendu assumer le straight edge, voire le véganisme, cela n’a bien sûr pas duré, car il n’y avait pas de base sérieuse. Aussi, le plus souvent, l’extrême-droite ne tente que de récupérer l’image radicale. Les autres gens d’extrême-droite prétendent défendre les animaux, sans aller au véganisme, ni à la libération animale, comme si c’était une chose secondaire.

C’est exactement là qu’ont un rôle négatif des choses comme « ALF le film » ou des « manifestations » pour « demander » la libération animale, ou encore de « l’apolitisme » des associations. Cela fait le jeu du flou, de l’absence de définitions, de l’opportunisme, de la manipulation, etc. etc.

Cela donne l’illusion que la libération animale est une « affirmation » théorique, non pas une bataille contre l’idéologie dominante et sa société, sur une base « révolutionnaire », avec une pratique réelle.  Cela rejette le contenu, au profit de la forme.

Face à l’extrême-droite et pour faire vraiment avancer la libération animale, c’est le contenu qui compte, ce sont les animaux, reconnus dans toute leur réalité et toute leur dignité.

Cette réalité et cette dignité ne se négocient pas, le véganisme ne se négocie pas, et le véganisme est un appel universel !

Dire non aux fachos, ce n’est pas du « sectarisme », c’est l’affirmation du contenu de la libération animale : la morale universelle, valable quelle que soit la couleur de peau ou la nationalité, quel que soit le sexe, quel que soit l’âge. Le 21ème siècle sera universel ou ne sera pas !

Le come-back d’EELV par l’intermédiaire de Notre-Dame-des-Landes

Ce qu’il y a de vraiment très étonnant cette dernière semaine, c’est le véritable « come back » d’Europe écologie les verts, par l’intermédiaire de Notre-Dame-des-Landes. Il y a quinze jours, EELV était rétamé, l’opportunisme de ses cadres était tellement connu que c’en était fini.

Et là d’un coup, de manière savamment adroite, EELV revient en force, feignant de « s’opposer » au Parti Socialiste… Tout en restant au gouvernement, avec deux ministères : le Logement avec Cécile Duflot, le Développement avec Pascal Canfin.

Sur le papier, il est vrai qu’EELV s’est toujours exprimé contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, cependant il n’y a jamais eu de bataille véritable de mener, comme en témoigne la participation au gouvernement.

S’il n’y avait pas les luttes actuelles sur la ZAD, EELV « regretterait » et l’histoire serait enterrée. Il est d’autant plus intéressant de voir comment EELV resurgit, et comment le PS fait semblant d’être particulièrement énervé de la situation, en proposant une « médiation » sur la construction de l’aéroport.

Sauf qu’à côté, les choses sont très claires: l’aéroport se fera ont rappelé tant la porte-parole du gouvernement (Najat Vallaud-Belkacem) que celle du Parti socialiste (Frédérique Espagnac)! Comment croire après que cette pseudo médiation ait un sens?

Tout cela est de la magouille pour se partager les « parts de marché. » Cela prend parfois des tours grossiers : voici comment le Canard enchaîné relate par exemple des propos de Jean-Marc Ayrault :

« Je les [Cécile Duflot et Pascal Canfin, ministres EELV] ai mis en garde. Je peux comprendre, à la rigueur, qu’ils ne soient pas d’accord avec le projet d’aéroport, puisque cela faisait partie des désaccords constatés entre le PS et les Verts [et reconnus officiellement dans l’accord PS-EELV].

Mais je ne peux pas accepter que des élus et des responsables de leur parti participent à des manifestations avec les anarcho-autonomes, surtout si elles dérapent.

Ils m’ont dit : « C’est notre base ». »

On est là dans de la magouille. Ce qui va se passer est très simple à comprendre : plutôt que de militariser la question en écrasant subitement la lutte sur la ZAD, le PS utilise EELV comme levier pour intégrer le mouvement dans ce qu’il a de populaire, et ainsi se renforcer lui-même. C’est la base de la social-démocratie.

La lutte sur la ZAD ayant des valeurs et des conceptions, mais pas de programme constitué, ne présentera pas de concurrence avec EELV et sera lentement mais sûrement asphyxié, par des répressions ciblées et une « séparation » du reste du mouvement qui sera savamment organisée.

L’aéroport sera alors construit, le PS passant pour des sortes de « salauds » auprès de gens soutenant EELV pour renforcer la bonne « tendance », alors que les « révolutionnaires » auront été isolés et écrasés.

C’est « gros comme une maison », comme on dit. Aussi gros que la même manière, dans Libération (du 23 novembre 2012), avec laquelle Daniel Cohn-Bendit a donné le point de vue suivant : « J’ai défendu la participation d’EELV et soutenu les initiatives de François Hollande pour réorienter l’Europe. Mais la manière dont cela se passe à Notre-Dame-des-Landes rend de plus en plus difficile le maintien des écologistes au gouvernement. »

A ceci près que Cohn-Bendit expliquait depuis quelques temps qu’il entendait prendre du champ avec EELV, et que pratiquement beaucoup le voient participer à autre chose pour les prochaines élections !

Tout cela est permis parce que la question fondamentale, celle de la Nature, n’est pas prise en compte. Oui ou non la Nature, dans ce qu’elle a de « sauvage », a-t-elle une valeur en soi ?

C’est cela la question de fond qui devrait être levée dans la question de la construction du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes, et cette question apparaît également en filigrane, même si de moins en moins.

Sans porter la question à ce niveau d’antagonisme avec l’idéologie dominante, inévitablement EELV phagocytera, asphyxiera, intégrera la lutte !

Élisabeth de Fontenay, “philosophe” pas militante!

Le véganisme est une chose simple, et comme c’est simple, cela pose problème à certains. Car le problème des choses simples, c’est qu’on peut les faire.

Imaginons, en effet, que l’on défende une grande utopie. Avec de la mauvaise foi, on peut toujours prétendre que son propre mode de vie n’est pas en contradiction avec l’utopie. On peut affirmer n’être qu’en train d’aménager sa propre vie, comme on peut.

Avec le véganisme, c’est déjà beaucoup plus compliqué. La libération animale, ou bien l’ALF, etc. etc. tout cela a son charme et forme un certain romantisme. Le problème est par contre… qu’il faut être végan, et là ça coince pour les opportunistes.

En voici un témoignage assez incroyable avec l’interview d’Élisabeth de Fontenay dans le dernier « ELLE », consacrée aux animaux, c’est-à-dire à leur utilité (notamment les chats) pour la vie quotidienne (contre le stress, etc. etc.).

Élisabeth de Fontenay est en effet utilisée comme principale « philosophe » par les médias lorsqu’il s’agit de parler des animaux. On la présente comme une grande moraliste pour son Le Silence des bêtes paru chez Fayard en 1998 ; elle est mise en avant comme « conscience morale » aussi pour l’émission de radio Vivre avec les bêtes sur France Inter, avec Allain Bougrain-Dubourg.

Tout cela c’est du vent, c’est du cinéma, cela ne veut rien dire, c’est de la poudre aux yeux…. Comme le montrent les propos de la « philosophe » dans « ELLE. »

Élisabeth de Fontenay n’a rien à dire, elle ne prône rien, elle n’appelle à rien, elle ne veut surtout pas rompre avec le mode de vie bourgeois qui est le sien. Et elle ne fait même pas semblant d’être « végéta*ienne » ou quelque chose du genre puisqu’elle mange de la « viande », et même pas assez à son goût car « malheureusement » elle ne sait pas assez la cuisiner, cette « viande » !

Le rapport aux animaux d’Élisabeth de Fontenay est démasqué par la pratique elle-même. Si elle aimait véritablement les animaux, elle assumerait leur défense, face à un ennemi social. Or, elle refuse de combattre, elle refuse de critiquer la société, cela serait trop « radical. »

Ce à quoi sert Élisabeth de Fontenay, c’est à temporiser, à amener sur des voies de garage, à induire en erreur, à faire croire qu’on peut être « pour » les animaux et ne rien assumer dans la pratique, dans la vie quotidienne. C’est du mensonge, du discours « bio » au servide de l’industrie de la mort !

ALF à la française: la marque, le facebook, le film

Nous ne sommes pas revenus sur tout ce qui a suivi la sortie de « ALF le film », et nous ne le ferons pas, à part pour exprimer notre dédain, une fois de plus, pour des démarches pathétiques. On est dans une grande foire au n’importe quoi qui, une fois de plus, ridiculise le mouvement en France.

Car il fallait tout de même une sacrée conception de la vie pour en arriver à déposer comme marque « animal liberation front » auprès de l’Institut National de Propriété industrielle! Il existait déjà un facebook français ALF, chose absurde en soi, et également folle par rapport à la répression généralisée qui ne manquera pas de frapper une structure légale appelant à l’illégalité. La police peut remercier les plus de 14 000 personnes qui ont cliqué « j’aime » pour leur naïveté.

Mais une marque « Animal Liberation Front », franchement, où va-t-on ? Il n’y a qu’en France qu’on voit tout cela. C’est comme cette personne (non vegan, nous tenons à le souligner) dans la mouvance punk hardcore depuis des lustres qui vient défendre la Fondation Bardot, « composante incontournable », qui serait à « la une des médias depuis 50 ans (?!) et qui n’aurait pas d’opinions politiques, et même des gens contre l’extrême-droite en son sein !

Là, on est plus dans le déni, on est dans la collaboration pure et dure, dans la capitulation pure et dure des idéaux progressistes. Car la Fondation Bardot n’a pas que produit des T-shirts « FBB végan » par pur opportunisme et sans y croire, il faut savoir, comme nous l’avons expliqué, que leur agence de communication est organisée par des gens qui feraient passer Marine Le Pen pour hippie.

Cela et le rôle de Bardot comme « passerelle » au camp de l’extrême-droite font que travailler avec la Fondation Bardot, de près ou de loin, est impossible pour une personne progressiste. Et cette Fondation n’a rien d’incontournable, elle est la plus riche après la SPA de Paris et brasse des millions d’euros, soit, mais des associations il y en a beaucoup.

Des gens qui font d’ALF une marque… une personne issue de la scène punk hardcore qui soutient la Fondation Bardot… Sérieusement, quelle honte !

Voici la liste de ce que la “marque” est censée “protéger”:

Classification de Nice :  16  ;  24  ;  25

Produits et services

  • 16  Produits de l’imprimerie ; articles pour reliures ; photographies ; articles de papeterie ; adhésifs (matières collantes) pour la papeterie ou le ménage ; matériel pour les artistes ; pinceaux ; machines à écrire et articles de bureau (à l’exception des meubles) ; matériel d’instruction ou d’enseignement (à l’exception des appareils) ; caractères d’imprimerie ; clichés ; papier ; carton ; boîtes en carton ou en papier ; affiches ; albums ; cartes ; livres ; journaux ; prospectus ; brochures ; calendriers ; instruments d’écriture ; objets d’art gravés ou lithographiés ; tableaux (peintures) encadrés ou non ; aquarelles ; patrons pour la couture ; dessins ; instruments de dessin ; mouchoirs de poche en papier ; serviettes de toilette en papier ; linge de table en papier ; papier hygiénique ; sacs et sachets (enveloppes, pochettes) en papier ou en matières plastiques pour l’emballage ; sacs à ordures en papier ou en matières plastiques ;
  • 24  Tissus ; couvertures de lit ; tissus à usage textile ; tissus élastiques ; velours ; linge de lit ; linge de maison ; linge de table non en papier ; linge de bain (à l’exception de l’habillement) ;
  • 25  Vêtements, chaussures, chapellerie ; chemises ; vêtements en cuir ou en imitation du cuir ; ceintures (habillement) ; fourrures (vêtements) ; gants (habillement) ; foulards ; cravates ; bonneterie ; chaussettes ; chaussons ; chaussures de plage, de ski ou de sport ; sous-vêtements.

Chronologie sans prétention des actions directes en solidarité avec la ZAD

Un PDF existe contenant une petite liste de la plupart des actions illégales menées en soutien à la lutte sur la ZAD. En voici le sommaire.

Une petite chronologie sans prétention des actions directes en solidarité avec la ZAD à Notre-Dame-Des-Landes. Juste pour le plaisir. Parce que le plaisir est politique, et que nous ne parviendrons pas à détruire le vieux monde sans joie. Cette chronologie n’est ni complète ni exhaustive.

Sommaire :

Appel à actions décentralisés Chronologie Mardi 16 octobre
[Cotentin] Dépylonage
[Montreuil] Vitres brisées
[Angers] action de solidarité avec les expulsées de la ZAD
[Poitiers] action de solidarité avec les expulsées de la ZAD
[Vienne] Banderole sur l’autoroute
[Bruxelles] purin chez Vinci Mercredi 17 octobre
[Saint-Affrique] Manifestation spontanée contre les expulsions
[Grenoble]Petite action de solidarité avec la résistance de la ZAD Jeudi 18 octobre 6
[Nantes] Manif spontanée
[Millau] : la permanence PS à la machette en solidarité avec la ZAD
[Toulouse] VINCI visé en soutien à la lutte contre l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes Vendredi 19 octobre
[Dijon] huile de vidange Samedi 20 octobre
[Rennes] Manifestation décorative
[Nantes] Manifestation
[Couëron/Rezé] vengeance contre les expulsions à Notre Dames des Landes
[Paris] Rassemblement de solidarité devant l’assemblée nationale Dimanche 21 octobre
[Paris] Tags et vitres de la permanence PS rue de la Cour des Noues
[Limoges] : la façade de la fédération du PS dégradée dans la nuit de dimanche à lundi Lundi 22 octobre
[Grenoble] Banderoles
[Metz] Parking gratuit Mardi 23 octobre
[Paris] Quelques gestes solidaires
[Arles]Dégradation de la permanence PS Mercredi 24 octobre
[Paris] Perturbation d’une émission de radio
[Carcassonne] : Rassemblement de soutien à la ZAD devant le tribunal, en parallèle de l’audience de Nantes.
[Saint-Nazaire] Manifestation de soutien aux habitants de la ZAD et contre l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes (70 personnes…).
[Poitiers] Rassemblement de solidarité avec les habitant-e-s de la ZAD et contre le nouvel aéroport, devant le parvis de Notre-Dame. Jeudi 25 octobre
[Nantes] Klaxon et banderole Vendredi 26 octobre
[Mayenne]Sabotage de grue et de pylône en solidarité avec la ZAD.
[Rennes] Manif d’une centaine de personnes, avec quelques traces laissées en ville…
[Châteaubriant] Rassemblement devant la mairie. [Strasbourg] Manif contre l’aéroport. Samedi 27 octobre
[Tours]Une banderole sur la mairie de Tours
[Nantes]Deux manifs convergent et réunissent plus d’un millier de personnes.
[Vannes] Rassemblement devant la Poste, en soutien aux anti-aéroports de Notre-Dame-des-Landes et contre les expulsions.
[Paris]Rassemblement en solidarité avec la ZAD, à la station de métro Notre-Dame-des-Champs. Mardi 30 octobre
[Besançon] La permanence du PS attaquée en solidarité avec la ZAD
[Brest]Banderoles et tags
[Lyon] A chaque flic son boulon
[Paris] Fédération du PS du XIème « vandalisée »
[Redon] Rassemblement devant la Communauté de communes du pays de Redon.
[Lille]Rassemblement, place de la République Mercredi 31 octobre
[Bruxelles] Tags solidaires
[Paris] Rassemblement en solidarité avec la ZAD, au siège du PS. 10 Vendredi 2 Novembre 10
[Tulle] : des tags sur la fédération du PS
[Paris]Tractage au salon Marjolaine
[St-Brieuc] Rassemblement de solidarité avec la ZAD
[Rennes] Rassemblement de solidarité contre les expulsions sur la ZAD et contre l’aéroport et son monde 10 Samedi 3 novembre
[Chateaubriand]Banderoles
[Saint-Brieuc] Présence au marché (tracts et banderoles..) et déambulation au centre-ville via le siège du PS
[Nîmes/Nancy/Evreux/Rouen/Sarzeau/Saint-Nicolas-de-Redon] Rassemblements de solidarité Dimanche 4 Novembre
[Nantes/châteaubriant] Chantier attaqué au feu
[Paris] Tags sur le local du PS du Vème
[Nancy] Collage de serrures Lundi 5 Novembre
[Bordeaux] Tags sur la fédération du parti socialiste de la Gironde
[Douarnenez] La permanence du Parti socialiste vandalisée
[La rochelle] Tags sur la fédération du parti socialiste de la Charente-Maritime 11 Mardi 6 Novembre
[Rochefort] Action Tag/antipub
[Paris] Banderoles et tract sur la seine au-dessus des actionnaires Vinci 12 Mercredi 7 Novembre
[Paris]Banderole au siège national du PS
[Lille/Troyes/Saint-Nazaire] Rassemblement et ou soirée de solidarité 12 Jeudi 8 novembre
[Saint-Malo] : Rassemblement de soutien à la ZAD.
[Paris] action tag et pochoirs Vendredi 9 novembre
[Châteaubriant] Rassemblement contre le projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Samedi 10 novembre
[Marseille] Action péage gratuit
[Fontenay le conte] Ponts tagués
[Caen/Chateauroux/Guingamp/Lannion/Nîmes/Saint-Brieuc/Saint-florent-des-bois/La Rochelle/Saint-Affrique/Marcillac/ Rennes/Paris …] Dimanche 11 novembre
[Grenoble] Pelleteuse hors d’état de nuire
[ZAD] Incendies des engins de chantier
[Périgueux] Fédération du Parti socialiste de la Dordogne taguée Lundi 12 novembre
[la Pointe]Incendie d’un véhicule de la police privée d’AGO  Mardi 13 novembre
[ZAD] Molotovs sur un camion benne Mercredi novembre
[Rennes] Occupation d’un chantier Vinci
[Nantes] la permanence du député Vert taguée et couverte d’excréments
[Lyon] Action clown au siège départemental de Vinci construction
[Hautes-Alpes] Attaque de la permanence de la député durant une manif Jeudi 15 novembre
[Carhaix] pelleteuse Vinci incendiée
[Paris] Banderole Vendredi 16 novembre
[Lons-le-Saunier] Manif et Murage du local PS
[Lyon] le local PS tagué en solidarité
[Bordeaux] Sabotage de parking Samedi 17 Novembre
Rassemblements et manif un peu partout en France, 40000 sur la ZAD 15 Dimanche 18 Novembre
[Reims] tags solidaires sur un local du PS
[Vierzon] Tags
[Les Lilas] Nik tous les pouvoirs : vitres local PS explosées Mardi 20 Novembre
[Epinal] Manifestation Vendredi 23 Novembre
[Niort] Façade du PS taguée
[Lille] Sortie tag
[Toulouse]Rassemblement
[Niort] Rassemblement et occupation
[Nantes] Manif sauvage, Vinci dégage
[Brest] Manif et occupation
[Bordeaux] manif sauvage
[Cherbourg] Tags sur le PS
[Angoulême/Angers…] Rassemblements Samedi 24 Novembre
[Nantes]Manifestation solidaire et révoltée contre l’ayraultporc [sic] et son monde
[Lons le Saunier] 2ème murage de la permanence PS
[Niort] Siège du PS graffité
[Perpignan/Privas/Pontivy/Pontarlier/Quimper/Crest/Grenoble/Guingamp/Laval/Marseille/Bordeaux/Paris/Bayonne/Audierne/auch…] Manifestations, Rassemblements
[Morlaix] Rassemblement devant le PS et parking Vinci gratuit
[Saint affrique] occupation de la mairie Dimanche 25 Novembre
[Toulouse] Vinci reçoit de nos nouvelles, le Ps aussi
[La Gravelle] Péage Gratuit Lundi 26 Novembre
[Montreuil] collage Mardi 27 novembre
[Belgique] Parcmètres sabotés
[Suisse] Tags
[Millau/Rodez] Occupation de la mairie

La police infiltre et réprime sur la ZAD!

La police infiltre et réprime sur la ZAD! Voici deux témoignages édifiants à ce sujet. Tout d’abord la lettre édifiante d’un médecin détaillant la brutalité policière.

Et ensuite un document racontant l’infiltration policière, avec des gendarmes déguisés en opposants pour les arrêter!

Hier en effet une personne passant en comparution immédiate (qu’il faut toujours refuser afin que la solidarité puisse se monter), pour avoir apparemment blessé, avec une masse reliée à une laisse, un gendarme déguisé en manifestant sur la ZAD!

Elle a été considérée coupable de violences avec usage ou menace d’une arme suivie d’incapacité inférieure 8 jours, port prohibé d’arme de sixième catégorie (une arme blanche), participation avec arme à un attroupement par une personne dissimulant volontairement son visage afin de ne pas être identifiée.

Elle a été condamnée à 10 mois de prison dont 5 avec sursis par le tribunal correctionnel de Nantes, ainsi que deux ans de mise à l’épreuve pendant lesquels cette personne est interdite de séjour en Loire-Atlantique sauf dans la commune où elle habite.

Pas difficile de voir le jeu que joue EELV avec les pseudos négociations, alors qu’à côté la gendarmerie infiltre et réprime!

Voici la lettre du médecin (rendue publique hier):

Lettre d’un médecin au préfet détaillant la gravité des blessures à Notre-Dame-des-Landes

Monsieur le préfet,En ma qualité de médecin, je suis intervenue à Notre-Dame-des-Landes samedi 24 et dimanche 25 novembre 2012. J’ai passé deux jours à soigner des blessés. Je tiens à porter à votre connaissance le nombre de blessés que nous avons eu à prendre en charge.Pour le samedi 24 novembre :11 blessures par flashball touchant :
– Le thorax pour 2 personnes avec un doute sur une lésion hépatique,
– La joue et la lèvre supérieure pour 1 personne avec probable lésion dentaire ou maxillaire,
– Le genou pour 2 personnes,
– Des doigts pour 2 personnes,
– La cuisse pour 2 personnes,
– Les côtes pour 1 personnes avec doute sur fracture de côtes,
– Le poignet pour 1 personne,

3 traumatismes de genoux,

2 traumatismes de poignets,

1 plaie tympanique,

1 choqué par gaz,

1 plaie de crâne suturée par 2 points,

1 plaie de crâne suturée par 15 points,

6 blessures par explosion de bombes assourdissantes dont :
– 3 impacts dans les cuisses de 3 personnes,
– 1 impact dans l’avant-bras d’1 personne,
– 1 impact dans la malléole d’1 personne,
– 10 impacts dans les jambes d’1 personne,
– 10 impacts dans les jambes d’1 personne avec probable lésion du nerf sciatique,
– 1 impact dans l’aine d’1 personne avec suspicion d’un corps étranger près de l’artère fémorale.

J’insiste sur la gravité de ces blessures par explosions. Les débris pénètrent profondément dans les chairs risquant de léser des artères, nerfs ou organes vitaux. Nous avons retiré des débris de 0,5 à 1 cm de diamètre, d’aspect métallique ou plastique très rigide et coupant. D’autres, très profondément enfouis, ont été laissés en place et nécessiteront des soins ultérieurs. Impossible de prévoir les lésions secondaires !

Les hospitalisations n’ont pas été simples. Mon collègue a contacté le SAMU et l’ambulance des pompiers a été retardée par les barrages des forces de l’ordre, ce qui est inadmissible ! J’ai donc amené moi-même un deuxième blessé devant être hospitalisé. J’ai ainsi pu avoir des nouvelles d’une troisième personne hospitalisée dans la journée.

Pour le dimanche 25 novembre :

Une blessure par bombe assourdissante avec ablation d’un débris dans le doigt,

1 réfection d’un pansement de cuisse,

1 fracture de cheville,

1 blessure de main,

1 impact de flashball au thorax avec suspicion de fracture de côte et lésion pulmonaire.

Je ne vous fais ici que la liste des patients les plus gravement blessés. Il semble que l’on dénombre une centaine de blessés durant ces deux jours. Je vous précise également que nous tenons à votre disposition les photos des lésions constatées.

En ma qualité de médecin, je souhaite attirer votre attention sur la gravité des blessures infligées par l’utilisation des armes des forces de l’ordre et cela en dehors de toute considération partisane.

Dans l’espoir que ma description permette un usage plus mesuré de la force, veuillez croire, monsieur le Préfet, en ma respectueuse considération.

Stéphanie L., le 26 novembre 2012

Copie aux parlementaires de Loire Atlantique

Voici le message de gens racontant l’infiltration et l’arrestation:

Des flics en civil s’infiltrent sur une barricade et arrêtent plusieurs de nos camarades

Hier [28 novembre 2012], sur la barricade-sud à hauteur du pré qui va au Far-Ouezt nous sommes une centaine à faire face aux forces du désordre afin de défendre un de nos derniers lieux-de-vie encore intact.Il est 16 heures. Une cinquantaine de Play-mobiles se mettent en formation d’attaque en moins d’un quart d’heure.6-7 personnes masquées passent la barricade, se rapprochent dangereusement des flics et incitent les autres camarades à se rapprocher aux aussi de la flicaille. À nouveau 7-8 potes passent la barricade ce qui surprend les résistant.e.s restés derrière. Du coup, ils se retrouvent à une quinzaine à faire face à la charge des forces de destruction de l’État saucialiste sans aucune protection.Alors qu’un nuage de lacrymos envahie la barricade, nous voyons subitement une scène hallucinante se dérouler sous nos yeux, nos camarades se battre entre eux.

Nous comprenons rapidement qu’il s’agit d’infiltrés.

Deux BAC-heuh (flics en civil ou gendarmes peu importe) déguisés en mode black-block jettent littéralement un des nôtres dans le fossé. Deux autres BAC-heuh défoncent un camarade et le plaquent au sol.

Tout va très vite, derrière la barricade, les nombreux tirs de lacrymos rendent d’un coup l’air irrespirable et obligent la résistance à reculer.

Alors que derrière le chaos est total, le mur de Play-Mobiles s’arrête à trois mètres de la barricade et nos potes disparaissent rapidement derrière eux.

Tout était calculé au millimètre. La flicaille vient pour la première fois depuis le début de l’opération César, initiée le 16 octobre dernier, d’arrêter au moins 4 de nos camarades sur une barricade. C’est en effet la première fois que des flics s’infiltrent parmi nous de la sorte.

Il est évident que les raclures mafieuses qui sont directement intervenues ont volontairement isolé nos potes, les incitant même à les suivre et à se rapprocher le plus possible des forces armées terroristes saucialistes afin de les défoncer et de les arrêter en soit disant flagrant délit alors que nos camarades ne font que défendre les derniers lieux de vie encore debout après 6 semaines de destruction systématique de la ZAD.

Alors que le Gouvernement, par la bouche du Préfet de Loire-Atlantique, ose parler d’apaisement, cette ultime provocation de l’État terroriste remet les pendules à l’heure et détruit, de fait, toute possibilité de dialogue en utilisant ce genre de procédés immondes.

La seule alternative qu’a le Gouvernement saucialiste est de retirer au plus tôt les agents provocateurs qu’il envoie sur les barricades et sur nos lieux de vie (flicaille en civil, indics, etc.) ainsi que toute présence militaire sur la ZAD.

Rien n’est à négocier. Le projet d’Ayraultporc doit être définitivement abandonné au plus vite à moins que le gouvernement n’ait pour unique désir de continuer à jeter de l’huile sur le feu en pariant sur un hypothétique pourrissement alors qu’il est le seul responsable de cette situation qui lui échappe totalement.

Que le gouvernement ne se fasse aucune illusion, il est aux abois et il n’arrivera jamais à entamer notre détermination malgré ses basses manœuvres.

Non à projet d’Aéroport et à la destruction de 2000 hectares de bocage et de lande !

Non aux provocations de la flicaille saucialiste !

Notre mode de vie autogéré, sans chef, sans aucune hiérarchie, qui refuse en bloc la société consumériste capitaliste que l’on veut nous imposer, n’est pas négociable.

Nous sommes ici chez nous et nous ne partirons pas.

La répression d’État ne passera pas !

Libération immédiate de nos camarades arrêtés hier !

Vinci dégage !

Des zadistes témoins oculaires directs des arrestations de nos camarades

De Tarnac à Notre-Dame-des-Landes

Nous n’en avons pas parlé, pas plus que d’autres s’intéressant à la lutte Notre-Dame-des-Landes, car c’est quelque chose de connu, mais en fait il faut en parler, car pour beaucoup de monde cela n’est sans doute pas connu.

L’idéologie qui existe en arrière-plan à Notre-Dame-des-Landes ne tombe en effet pas du ciel, elle est le fruit d’un long processus qui a à peu près 20 ans. Durant les années 1990, il y a une sorte de grand vide politique en France, et particulièrement à l’extrême-gauche, dans la foulée de la grande propagande sur la « fin de l’histoire » avec la chute du mur de Berlin.

Il y a alors eu tout un renouveau anarchiste anti-politique, certains prenant même le terme de « libertaires » pour ne pas utiliser le mot « anarchiste », trop politisé. C’est le moment de l’apparition de la CNT, syndicat de culture anarchiste mais ne se voulant pas « anarchiste » non plus, ou encore de toute la culture de masse des teknivals, d’esprit à moitié anarchiste à moitié auto-suffisant.

Dans le prolongement de cette tendance communautaire (également présent dans moult films récents : Braveheart, I am a Legend, etc. etc.), il y a toute une partie des gens qui se sont « émancipés » et sont partis dans une direction mélangeant « insurrectionalisme » et autosuffisance, avec une émigration vers « l’arrière-pays » comme expression du refus du « monde moderne. »

Le grand tintamarre autour des gens s’étant installés à Tarnac et ciblés par la police pour la tentative de sabotages de lignes de TGV ne doit pas masquer ce qui a été un phénomène relativement important, concernant des milliers de personnes.

Au même moment où les carriéristes bourgeois s’installaient à Londres, des milliers de jeunes en rupture s’installaient dans des villages ou à la campagne, dans un esprit alternatif ou post-alternatif, à la fois pour se « poser » et « lutter », en vivant de petits jobs ou bien des minimas sociaux, dans une logique de débrouille et d’entraide collective. On a un exemple très intéressant avec la Picharlerie dans les Cévennes.

Cela ne va cependant pas sans problèmes. Un des blogs du Monde a publié un article très intéressant, ZONES FRAGILES – Sumène, à maux couverts.

On y trouve présentée la contradiction entre « l’ancienne » et « la nouvelle » population de la manière suivante :

Un jour de juin, à Sumène, bourg charmant lové dans l’écrin des Cévennes, cité tranquille alignant ses vieilles maisons de guingois les pieds dans le lit du Rieutord, 288 habitants se rendirent aux urnes et déposèrent un bulletin du Front national lors du second tour des élections législatives. Comme un bon tiers des 1356 inscrits n’avaient pas trouvé de raisons suffisantes de se déplacer, Sybil Vergnes, candidate “bleu Marine”, se trouva nantie de 33% des suffrages exprimés, battue en duel par le député PS sortant, William Dumas.

“Ici, ce n’est pas un problème de délinquance, d’immigration, constate Ghislain Pallier, maire sans étiquette de la commune. Il faut chercher ailleurs la raison du ras-le-bol.” Il sourit, hésite, évoque une piste. “La population a bien changé.”

A la tête d’une entreprise de terrassement, Ghislain Pallier est né à Sumène (Gard). “J’ai connu la période où les gens partaient”, dit-il. Pendant des décennies, le déclin de l’agriculture montagnarde, la fermeture des mines de charbon, la décrépitude de l’industrie de la bonneterie ont saigné la région. On ne comptait plus les maisons, les mas ou les terres laissés à l’abandon ou confiés au gardiennage fatigué des anciens.

Sumène profite désormais de l’embellie démographique que connaissent les Cévennes depuis quelques années. Le bourg compte aujourd’hui 1650 habitants, gagnant 200 habitants en dix ans. Plus guère de maisons restent inhabitées et des pavillons neufs se construisent là où la pente le permet. Les façades de la vieille ville sont ravalées et retrouvent du lustre et de la vie.

(…)

Il y a les vacanciers parisiens ou nord-européens qui ont retapé à grands frais les vieilles pierres pour en faire d’avenantes villégiatures.  “Ils ont contribué à une lubéronisation des Cévennes”, explique l’universitaire. Ils portent chapeaux de paille et espadrilles mais avec trop d’affectation et suscitent parfois les jalousies, avec leurs belles piscines et leurs grosses voitures.

Ont débarqué aussi des jeunes en mal d’un mode de vie alternatif. “Des babas cool qui ne gagnent pas des mille et des cents”, résume Ghislain Pallier. Ils ont posé ici leur sac à dos et leur ordi, fils ou plutôt petits-fils spirituels des soixante-huitards qui s’installèrent naguère avec plus ou moins de succès. Ils gravitent dans le milieu associatif ou socioculturel, ouvrent des boutiques colorées ou bio, ont inauguré un centre d’art dans un local prêté par la mairie.

Ils sont en partie à l’origine des Transes cévenoles, un festival de musique et d’arts de la rue qui draine chaque fin de juillet, depuis quinze ans, des milliers de spectateurs. Ils animent aussi la vie sociale de Sumène. Ils se retrouvent le soir sur les bancs du Bar de la Place, restent jusqu’à des heures avancées à refaire le monde parfois en grand tapage.

“A cette immigration d’utopie s’ajoute une immigration de crise”, poursuit Patrick Cabanel. Des “investisseurs” ont racheté une bouchée de pain de vieilles bâtisses insalubres, les ont grossièrement retapées et divisées en appartement. Ils les louent entre 350 et 450 euros par mois à des populations qui vivent de l’aide sociale. “C’est la CAF qui paye directement le loyer”, explique Ghislain Pallier.

Nîmes, Montpellier ou d’autres grandes villes déversent ainsi dans ce coin de montagne leur trop-plein de misère. Le maire voit régulièrement arriver ces nouveaux administrés, pour la plupart d’origine européenne. Dernièrement, une femme a débarqué de Dieu sait où dans un camion aménagé et lui a demandé si elle pouvait s’installer sur un parking avec son chien, en attendant de trouver un vrai pied-à-terre. “Ils ne sont pas plus de cent à Sumène, relativise l’élu. Mais c’est une population qui apporte parfois des problèmes, d’alcool, de bagarre, de querelles de voisinage. Des gens seuls débarquent avec plusieurs chiens dans des appartements.”

Il est une dernière catégorie de nouveaux arrivants. Des salariés modestes fuient les grandes agglomérations, viennent chercher la tranquillité et des prix encore abordables. Faute d’emplois sur place, ils travaillent à Montpellier ou à Nîmes, à trois quarts d’heure en voiture, long trajet qu’ils font soir et matin comme un pensum. Ils partent à l’aube, reviennent à la nuit, se mêlent peu de la vie du bourg. “Ces nouvelles populations arrivent à l’écart des vieux villages, dans des lotissements banals, des clones de Carpentras ou de Saint-Gilles, constate Patrick Cabanel. Elles ont apporté avec elles le vote FN.”

Signe de ce bouleversement sociologique, un tiers des habitants des Cévennes y vivent depuis moins de dix ans.

(…)

Les frontistes accusent à demi-mot la “faune”, les “parasites sociaux” qui graviteraient autour des Transes cévenoles, mettant dans un même sac les punks à chien, les écologistes, les altermondialistes ou les jeunes d’origine immigrée de Ganges (Hérault), la ville voisine. (…)

En fait, ce « mouvement de population » se voulant alternatif a été le fruit de la crise, mais les gens ont pensé choisir. C’est pour cela que ça allait avec une toute une lecture (« L’insurrection qui vient », par exemple), toute une approche (l’ouverture d’une épicerie à Tarnac, etc.).

Seulement une fois la crise économique apparue de manière ouverte, tout cela ne tenait plus. Chez les gens « normaux » dans l’arrière-pays, c’est l’idéologie du Front National qui a gagné parallèlement en importance.

Ainsi, chez les « alternatifs », l’espoir d’une « insurrection » a été passé à la trappe et il reste une culture rebelle, dont la lutte à Notre-Dame-des-Landes est issue en partie significative. Il est important de voir cela, car sinon on ne peut pas comprendre le cœur de la lutte à Notre-Dame-des-Landes et… ses limites.

Liste de matériel qui peut être utile à Notre-Dame-des-Landes

Voici une liste du matériel qui peut être fourni aux personnes en lutte à Notre-Dame-des-Landes. On notera au passage qu’est demandée de la nourriture “végane” (bien que d’autres choses demandées ne le soient pas, comme le chocolat en poudre ou le lait). C’est une preuve, s’il en fallait une, que le véganisme, là-bas, on sait ce que c’est. Et que si sur le plan de l’alimentation peut-être que moralement le véganisme peut l’emporter dans une certaine limite, il y a pour autant le slogan “ayrault-porc” qui montre qu’on en est très loin et que les valeurs véganes ne sont pas intégrées, loin s’en faut.

Matériel qui peut nous être apporté :

URGENT

Des vélos !!!
Dne caravane
Des bottes et des chaussettes
Du chocolat et du tabac
Pisses-debouts

Appel

Faire des impressions de cartes, affiches et autocollants
On cherche un bon plan tirage photo moyen et grand format
bon plans sérigraphie/ impressions T-shirts

SLEEPING / HABITAT

Caravanes
Tente
Matelas
Sommiers
Couvertures
Oreillers
Structures d’accueil
Cabanes en kit
Gaz
Bois de chauffage
Bougies
Petit mobilier : étagères, tables, porte-manteaux, etc.
Plantes grimpantes (!!)

VÊTEMENTS

Bottes de pluie !
Chaussettes !
Caleçons longs, collants, sous pantalons
Caches-col
Gants chauds et type jardinage, écharpes, bonnets, cagoules, sacs à dos cirés/normaux, imperméables, etc. (à capuches !), ceintures, sous-vêtements, pulls, manteaux, pantalons, t-shirts

MATOS MEDIC

Ventoline
Maalox ou xolaam, serum physiologique, citrons ou jus de citron
Pansements, sparadrap, kit de suture, bandes garot
Couverture de survie
Medicaments contre les infections dentaires/urinaires
Compresses froides chimiques
Chauffes-main/pieds
Propolis, citro plus, médoc contre le rhume, pansements contre les empoules, boules Quies, plantes médicinales et huiles essentielles, argile verte, sel de mer propre,
Sacs à dos pour équipes medic, dsa/ambu, matelas coque, canule Goedel, urguettes, sacs congélations à zip étanches

PQ, serviettes hygiéniques, mooncup, tampons, pisses-debout

LES CUISINES NOUS RÉCLAMENT

nourriture

Chocolat
Fruits secs
Vinaigre d’alcool
Citron (jus)
Trucs qui se transportent (barres de céréales, fruits secs, chocolat, biscuits et biscuits sans gluten
Nourriture vegan, (tofu, B12, laits végétaux, levure de bière, beurres végétaux sans huiles de palme..)
Chocolat en poudre, céréales petits déjeuners
Ail et oignons, moutarde, huile d’olive, légumineuses (lentilles, pois cassés, pois chiches, haricots), céréales (boulgour, semoule…), épices (muscade, cumin, gingembre), , lait, sucre, miel, confitures, œufs

Croquettes chats/chiens

ustensils

Sacs poubelles
Sacs congélation
Gros contenants alimentaires, sceaux, couvercles
Caisses rangement gros format
Jerrycans
Bouteilles de 1 et 5 litres pour l’eau/jerricans
Matériel de cuisine gros volumes (restauration collective), poêles, assiettes,
Gros bruleurs à gaz
Bilig (crepes)
Couteaux de cuisine,
Pousse-pousse savon à main
Produit vaisselle
Des bouilloires, électriques ou pas,des thermos et des cafetières, cafetières italiennes
Des tupperware

COMMUNICATION

Ordinateurs supportant les données video, cartes video
Radios FM portatives et petites si possible
Talkies walkies
Stylos, jumelles, piles (AAA et AA), peinture (rose), marqueurs, feutres vélédas, pochettes plastiques pour protéger les cartes géographiques
Ramettes papier
Ralllonges / multiprises / enrouleurs
Chargeurs piles
Chargeurs divers (ordis, portables..)

* DÉPLACEMENT

Vélos et matos de réparation (rustines, pneus, chambres à air) // bikes and bike repair materials (tire patches, tires, inner tubes)
Essence

PROTECTION

Masques à gaz
Lampes
Lampes frontales
Lunettes plongée/ski
Protections physiques (bras, jambes..)
Enceintes
Des instruments kamikazes pour égayer les barricades

MATÉRIEL DE JARDINAGE

Outils (pelles,pioches etc..)
Serres
Baches

MATÉRIEL DE CONTRUCTION

Boulons / vis / écrous
Scotch résistant
Rubans (à tuyau électrique)
Echaffaudage
Outils : marteaux et masses, scies, tronçonneuse, haches, merlin, cordes
Baches (et baches thermiques)
Bombes de peinture
Pinceaux
Peinture en pot : noir, vert, rouge, ardoise
Essence
Isolants divers
Toles ondulées
Sangles
Gros élastiques / tendeurs
Chéneaux avec crochets (en gros, des gouttières)
Bidon de récupération d’eau : 200L, 500L, 1000L
Bois (poutres, planches, palettes),
Rallonges et multiprises
Paille

MATÉRIEL D’ESCALADE

Cordes, mousquetons, polypropylène de 4 et 10 mm, baudriers

Il y a toujours besoin de coups de main, et de matériel de construction.

N’hésitez pas à regarder dans votre grange, faire un tour à la déchetterie du coin, ….

un soutien financier est possible aussi en envoyant des chèques à l’association “Vivre sans aéroport”

“Vivre sans aéroport” :

La Primaudière

44130 NDDL

pour faire un virement :

La Banque postale

Etablissement 20041

n° de compte : 1162852D032

IBAN : FR83 2004 1010 1111 6285 2D03 236

BIC : PSSTFRPPNTE
Merci à vous

Encore une fois sur l’absurde jeu de mot “ayrault-porc”

Ce qui caractérise une lutte qui soit authentiquement « révolutionnaire », c’est qu’elle porte en elle la libération totale, la libération de tout le monde. Bien sûr, on peut discuter des modalités, de la manière de réaliser l’utopie, mais pour autant la démarche même est censée porter des valeurs systématiques de libération.

Et justement, si on regarde la lutte sur la ZAD ces derniers jours, le « début » de la fin dont nous parlions saute encore plus aux yeux.

Il y a ainsi le slogan « non à l’ayrault-porc » – que nous avons déjà critiqué (Les cochons ne sont pas des policiers et inversement) – qui est repris vraiment très souvent, voire systématiquement, sans aucun esprit critique.

Ce genre de choses se retrouve très souvent ; par exemple dans le lyrique article « De la barricade considérée comme un des beaux-arts », on a cette autre attaque anti-cochons :

Le spectacle valait le coup samedi 24 novembre en forêt de Rohanne, où la résistance collective a atteint des sommets d’intensité, de détermination, de cohérence. Bouteilles, cailloux, terre, fusées, feux d’artifices, cocktails Molotov, morceaux de bois et billes d’acier…les flics, c’est comme les cochons : ça mange de tout.

Voici également une image que l’on peut trouver sur le site de la ZAD :

 

Voici une autre image, allant avec l’appel d’une manifestation contre le TAV (train à haute vitesse) Lyon-Turin, à Lyon justement le 3 décembre :

 

Bien évidemment, pour certains, cela ne semblera qu’un détail. Mais nous, nous ne pensons pas que la libération animale soit un « détail. » Nous ne pensons pas non plus que la libération animale soit un petit « plus », quelque chose qui s’ajouterait… éventuellement.

Au 21ème siècle, en France, il est facile d’être vegan. Le fait de ne pas l’être, dans un mouvement de lutte, est un choix. Que la plupart des gens ne soient pas vegans est le fruit de la société qui bloque cette option, mais de la part de gens en rébellion, affirmant vouloir renverser le capitalisme, ne pas assumer le véganisme est un choix.

Et le fait d’utiliser des animaux pour critiquer quelque chose revient à « dénoncer », à « calomnier » ; c’est une démarche qui n’a sa tradition d’ailleurs qu’à l’extrême-droite, parce qu’il s’agit d’avoir l’air « radical » tout en se moquant du contenu.

Ceux qui appellent les policiers des « cochons » se croient donc très révolutionnaires, ils montrent surtout qu’en fait ils ne le sont pas, car ils reprennent la grille de lecture dominante, ils nient tout un pan de la réalité qu’ils prétendent changer, « révolutionner. »

Qualifier des humains de cochons, de rats, de cafards, de pieuvres, d’araignées, de serpents, etc., c’est avoir une vision social-darwiniste qui affirme qu’il faudrait « purger » la société des « nuisibles. »

Cela n’a rien à voir avec une critique progressiste de la société qui combat des valeurs, des attitudes, des comportements, des rapports sociaux, des guerres, l’exploitation, l’oppression, etc.

Le fait que des animaux soient dénoncés est la démonstration d’une orientation au sein de la lutte de la ZAD. Voici d’ailleurs une sorte de blague mise en avant, avec des éléments très parlant mis en gras :

En réponse à la proposition d’une commission de dialogue par le gouvernement

Ayant pris connaissance de la volonté du gouvernement d’ouvrir des négociations avec les différentes parties en présence dans la lutte, nous avons donc décidé de faire part des notres :

la fermeture de toutes les entreprises de plus de 12 salariéEs
une rente à vie pour les salariéEs
20h de soleil en hiver
multiplication par huit de tous les minimas sociaux
le RSA pour tous et toutes, attribué dès la naissance (et pour les avortéEs aussi)
le retrait des implants capillaires des présentateurs télé
le nucléaire remplacé par des ministres qui pédalent
l’Elysée transformé en zone humide
toutes les lettres au Père Noel seront reçues exaucées par le gouvernement
Manuel Valls ainsi que tous les corps de la Défense et de l’Intérieur se tatoueront “Nique la police” sur le front
que l’académie française accepte et utilise le langage sms
qu’après la mort de Jean Marc Ayrault soit gravé sur sa tombe ” la ZAD m’a tuer”
que la Terre tourne dans l’autre sens
repousser la fin du monde (bien après le 21 décembre)
le même temps à Lille qu’à Marseille, mais sans Mistral
La Marseillaise sera remplacée par une comptine pour enfant chantée à l’envers
les séances de spiritisme seront remboursées par la SECU
les pipelines seront exclusivement reservés à des transports de jus de fruits
pour chaque animal tué, un parlemantaire sera sacrifié (même quand on écrase une fourmi par erreur)
20 à 30 hectares de terres attribuées à tous les gens étant passés ou ayant habités sur la ZAD (plus un tracteur ou hélicoptère si souhaité)
que les négociations soient interdites

cette liste est ouverte et non exhaustive

Des habitantEs qui restent

Ce n’est pas à prendre au sérieux, et pourtant cela en dit très long. Le problème, en effet, est qu’il n’y a pas d’utopie, à part la petite production. Au lieu d’aller vers le véganisme, la lutte sur la ZAD, aussi courageuse qu’elle soit, a pris le choix de ne pas faire de choix. Sauf que cela ne peut pas marcher comme cela, et qu’il faut bien choisir !

Et qu’au 21ème siècle, la libération animale est une valeur de la plus haute importance, et qu’on ne peut pas s’imaginer affronter les valeurs dominantes en « oubliant » cette question – à moins inévitablement de se faire rattraper par la dite société.

Le 24 novembre sur la ZAD…

Voici la chronologie pour le 24 novembre sur la ZAD.

23h30 : un collectif d’occupantEs a réagi à la proposition d’ouverture de négociation en proposant une liste, non exhaustive, de revendications [NDLR: si la liste est une “déconnade” plus ou moins marrante, on notera ce très étrange : “pour chaque animal tué, un parlemantaire sera sacrifié (même quand on écrase une fourmi par erreur)”, étrange de la part de non vegans: s’agit-il d’humour noir?]

23h15 : les flics sont donc de retour, autant pour le dialogue… Ils sont au niveau de la deuxième barricade protégeant le chantier de réoccupation et gazent les personnes présentes sur place.

23h : on apprend que les gendarmes sont à nouveau en position sur la zone, au carrefour de la Saulce et sur le chemin de Suez. Ca laisse rêveur alors qu’on apprenait quasiment dans le même temps que

“En réaction à cette journée de manifestation et d’affrontement, le gouvernement va confier la semaine prochaine, « dans un souci d’apaisement », à une « commission du dialogue le soin d’exposer » le projet contesté d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes et d’entendre toutes les parties prenantes »

Ah ! ah !

20h40 : on apprend qu’à la manif de Nantes une personne a été interpellée et deux ont été blessées (coups de matraque sur la tête)

pour rire un peu : on nous soumet une nouvelle version du kiste de Valls : faut kist’aillent !!!!

reçu, on partage l’idée : si on peut pas entrer, on pourrait encercler les barrages bleus avec nos voitures…?

20h : Nantes : la manif s’est dispersée, la présence policière devenant vraiment importante… ( est ce que tous les flics d’ici seraient là-bas ?) la soirée se poursuit en musique à Bitche

19h30 : il semblerait que ça recommence à construire dans la forêt …

19h15 : les flics sont partis sous les huées , en faisant encore des blessé-e-s

19h10 : Nantes – Après une pause devant la préfecture et afin de déjouer une éventuelle charge des CRS la manifestation est repartie de plus belle dans l’autre sens. Quel bonheur. ON VA GAGNER !!!!!

encore INFO :NDDL Honte à Philippe Bataille, directeur de l’école d’architecture de Nantes, qui ce matin (samedi 24 novembre 2012) dans Ouest-France (édition Loire-Atlantique) a cru bon de faire savoir qu’il ignorait que des étudiants de son école avaient participé à la création de cabanes en bois pour les résistants de Notre-Dame-des-Landes, et que, si elle l’avait su, la direction de l’école « ne l’aurait en aucun cas autorisé » car les étudiants seraient tenus selon lui à « une stricte neutralité ».

INFO : Le Communiqué de presse du Ministère de l’écologie et agriculture

18h45 : les flics se sont replié et ont quitté les alentours de la forêt. Ils ne sont plus ni sur le chemin de Suez ni au moulin de Rohanne. Il y a toujours des barricades qui n’ont pas été passées par les flics de la journée qui protègent la Chataigneraie.

Par contre, 25 fourgons dont un fourgon cellulaire ont été vus en direction de la ZAD vers 18h20.

INFO : PARIS (AFP)– Les premiers travaux de défrichement du site de Notre-Dame-Des Landes devraient être repoussés d’environ 6 mois, trois ministres (Agriculture, Ecologie, Transports) ayant décidé de renforcer les procédures en faveur de l’environnement, tout en confirmant samedi “la nécessité de poursuivre le projet”.

18h37 : Selon l’organisation, il y a entre 8000 et 9000 personnes à Nantes qui crient “on a gagné” et Presse ici

INFO un comité de soutien se lance sur Lyon. On organise une réunion demain à 14h. Est-ce que vous pourriez relayer l’information de votre côté ? Le rendez-vous : Dimanche 25 novembre, 14h, Place Guichard, Lyon.

18h20 : il y a toujours quelques centaines de personnes devant la préfecture. Des gens font un sitting. Les flics bloquent la rue de Strasbourg, le cours 50 otages et la rue qui longe l’Erdre. Il y a des prises de paroles et une bonne ambiance avec des slogans “libérez ZAD” et “liberez nos camarades”.

18h07 : sur la D81, entre la Vach Rit et le carrefour de Fosses Noires/D81 en face de fôret, les gens sont très en colère contre les gendarmes après avoir vecu cette journée très violente, pour certaines le première fois une telle violence policière. Ils demandent aux flics de partir après avoir fait leur sale boulot. il y a environ 70 personnes qui mettent un peu la pression aux gendarmes qui ne sont visiblement pas très à l’aise.

Point légal à 18h : d’après nos informations, depuis 13h il y a eu 10 interpellations. 5 personnes ont été relâchées et au moins une est en garde à vue. Cela s’ajoute à au moins une garde à vue ce matin et plusieurs blessés.

17h51 : dans le forêt, les gendarmes et les machines se sont repliées, les gens sont partis aussi. Les flics sont en train de se replier sur la D81, ils se font charger, les tirs de grenades sont des tirs qu’ils mettent pour s’enfuir…

17h45 : à Nantes la manifestation est devant le préfecture. Les amiEs se font tirer dessus avec une canon a l’eau. Ici, ça tire encore de nombreuses grenades.

17h27 : les grenades vennent pas de la barricades de chemin de suez, mais du coup, de fôret. Sur les barricades il aura eu la dernière sommation a l’instant même. Bon courage les amiEs, tennez bon !!! on vous aime !!

17h18 : completement dingues les grenades, depuis 5 minutes au moins 40 grenades…ce dure de ne pas sentir beaucoup, beaucoup de la haine just en entendent et sachent que cette grenades ont déjà blessé au moins un dizaine des personnes aujourd’hui et tout ça pour le fric. Degoulasse…

INFO selon presse il y a 8000 personnes à la Manifestation à Nantes. Confirmé par les camarades sur place.

17h12 : plein des tires de grenades assourdissantes vers le chemin de suez, il nous semble que ca chauffe a la barricade vers la-bâs

16h39 : les gens sur le toit de Cha Teigne ont vu une machine avec bars telescopique, ils demande renforts aussi du coup, par contre par clair si machine est pour la-bâs ou le fôret, a voir….

16h18 : 10 fourgons de flics arrive a la barricade est sur le chemin de suez, demand de renforts

16h05 : Grimpeurs et gendarmes se replient dans la forêt de Rohanne pendant que des machines continuent à ramasser des débris des plate-formes détruites. Il n’y a plus de plate-formes, mais il reste des camarades dans les arbres et dans des filets.

15h58 : La grande cabane dans la “Chat teigne” qui à été “blessé” hier est réparé :) Par contre, dans le fôret ils ont detruit la dernière cabane. Pas bien grave, on les réconstruit ! Ah et l’hélico est arrivé.

15h53 : il aura un point d’info ce soir 20 h a la vache rit…

Idée action, reçu par mail : “Ils” veulent bétonner la ZAD ? Alors allez bétonner le jardin d’un des acteur de ce projet d’aéroport !! Du ciment, la nuit pour vous couvrir, une bétonnière, et le tour est joué !

15h45 : les machines dans le fôret qui etaient embourbées recommence de travailler

15h35 : il aura environ 400 manifestantEs dans le forêt !

14h32 : l’Hélicoptère est là, il y a aussi encore beaucoup du monde qui arrive pour aller dans le forêt :)

=> finalement, vu leur comportement hyper violent dans le forêt aujourd’hui, ca nous confirme que défendre cette magnifique endroit deviens de plus en plus important !! Le deboisement est prévu pour bientôt, on ne laissera pas faire !

15h02 : ils sont en train de détruire la dernière plateforme dans les arbres, il y a des gens assis dans une filet plus bas, risque pour eux que la cabane leur tombe dessus. Il y a encore 15 personnes dans les arbres..

15h01 : les flics ont gazé et envoyé des grenades sur le champ du coté de la forêt ou il y a notre Team medicale et la bouffe pour les gens.

14h13 : ils ont detruit environ 7 cabanes dans les arbres, il en reste 3, il y a du monde en hauteur, du monde en bas, ca flash ball tire tendu sur le thorax, des grenades assourdissantes assez suivante, pas mal des blesséEs, bleus, blessures ouvertes par des éclats de grenades. Malgré cette info qui tourne, les gens continuent d’y arriver pour soutenir les amiEs dans le fôret !

14h04 : il est possible de venir sur la zone, il y a des barrages pour les voitures, donc pas l’acces en voiture, mais possible d’avancer à pied !!

Depuis ce matin, beaucoup de gens arrivent et continuent à arriver, des alentours et de plus loin, ça fait du bien, y en a besoin !

encore 3 blessé-e-s après des tirs tendus ou éclats de grenades, touchés à la paupière, au mollet, ouau foie on ne va pas s’indigner de tout ça, parce qu’on sait ce que sont les flics, mais ils sont vraiment graves !!

13h00 : quelques photos d’une action dans la forêt ce matin : http://pix.toile-libre.org/?img=135… http://pix.toile-libre.org/?img=135… http://pix.toile-libre.org/?img=135… http://pix.toile-libre.org/?img=135…

12h50 : point de la légal team : pour l’instant 5 arrestations connues, dont une personne relachée après avoir été matraquée. Une des personnes arrêtées l’a été après être tombée d’une cabane, matraquée puis emmenée. on nous signale aussi que les flics veulent arrêter toute personne sortant de la forêt avec un masque à gaz

point sur les arrestations pour l’instant : 1 fille arrêtée aux alentours de 11h20 lors d’une chaine humaine au sol devant les cabanes, une dizaine de minutes après 1mec s’est fait arrêté aussi. pas plus d’infos à ce propos les personnes continuent d’arriver, d’un peu partout.

on reçoit l’info suivante par mail et ça nous fait bien plaisir : le syndicat Sud-rural a officiellement rejoint le soutient à NDdlL, et s’est exposé à de graves sanctions en envoyant sur messagerie professionnelle à 5000 fonctionnaires des ministères d’une part de l’Agriculture et d’autre part de l’”Ecologie”, du Développement Durable et de l’énergie un mail pour leur expliquer ce qui se passe à Notre Dame.

11h47 : des infos en provenance de la barricade sur le chemin de suez au niveau de l’accès au chantier de reconstruction : ça résiste par là aussi ! mais on nous annonce trois blessés ( 2 par tirs de flash ball à la jambe et à la main, et 1 par grenade assourdissante à l’oreille )

Une bonne nouvelle : un conducteur de machine refuse de continuer à travailler parce qu’il y a trop de gaz …

11h30 : une personne arretée dans la forêt de Rohanne

11h20 : la cabane au sol de la forêt de Rohanne est en cours de destruction, quelques cabanes en hauteur qui n’étaient pas occupées aussi. ils montent vers les cabanes occupées les flics gazent énormément au sol, et gazent en tirs tendus

11h : les grimpeurs ont commencé à monté dans les arbres où il y a des cabanes, les personnes qui étaient dans les cabanes sont montées au dessus des cabanes attention : les flics cherchent à choper les personnes qui prennent des images et/ou à casser le matériel, faites gaffe à vous, et protégez vous !

10h58 : les flics ont gazé au poivre les personnes qui protégeaient nues les arbres dans lesquels sont les cabanes et les potes qui sont dedans Et pendant ce temps là … une soixantaine de personnes commencent à reconstruire du côté du chantier de rereconstruction : appel à matériaux, outils, verriers, ….

10h45 : des barricades montées sur le chemin d’accès aux cabanes tiennent et résistent, pour retarder une arrivée de machines par là, 150 flics sont au sol au pied de la cabane

10h25 : 2 pelleteuses et 2 manitous dans la forêt, une des pelleteuses a embourbé ses 80 tonnes…. mêmes les flics semblent se lasser et disent qu’ils en ont marrre

10h10 : on nous signale des barrages ou contrôles routiers au niveau des Ardillières, entre la Boissière et la Paquelais, à Vigneux et au Temple … vous êtes les bienvenu-e-s quand même ! à pied, ça doit encore passer

10h10 : une des machines s’est embourbée…

10h00 : des grimpeurs sont signalés dans la forêt de Rohanne

9h47 : Des machines entrent dans la forêt de Rohanne

9h36 : Entre 100 et 200 flics viennent d’entrer dans la Lande de Rohanne. Un cordon de flics assez serré du chemin de suez aux cabanes dans les arbres, et avancent vers les cabanes, en laissant des effectifs derrière eux pour protéger l’arrivée de machines. Infos traffic : Les flics bloquent le carrefour des Ardillères.

9h15 : 30 autres véhicules se dirigent de Vigneux vers la ZAD…

8h58 : Infos routières : entre le Temple et Vigneux tous les carrefours sont bloqués.

8h49 : Au moins 15 fourgons de mobiles sur le chemin de suez plus une dizaine entre le moulin de Rohanne et la Rollandière. Dans le forêt de Rohanne, les flics viennent d’entrer dans la cabane au sol. Des renforts seraient plus que bienvenus !

8h45 : Les flics sont entrain de se déployer vers la Saulce et entre la forêt et le Rollandière.

8h 41 : Une centaine de flics entrent dans la forêt de Rohanne, sans engins pour le moment.

À l’hôtel Pallatio (à Vigneux), plein de flics s’apprêtent à partir vers la ZAD avec une machine

8h15 : Aux cabanes de la Chat Teigne il y a du monde assez divers sur les toits ; dans la forêt de Rohanne il y a du monde dans les cabanes dans les arbres ; Les flics sont au moins sur les chemins avec des spots. Infos routières : Ça semble facile de circuler entre la ZAd et NDDL.

7h : Le carrefour du Moulin de Rohanne est bloqué par les flics ; à Atlantis, plus de 4 ca,ions de CRS ont été vus prendre la 4 voies en direction de Vannes (et la ZAD)

La répression du 23 novembre 2012 sur la zad

L’actualité, c’est bien sûr la tentative par l’État de liquider la résistance sur la ZAD, dans l’esprit de ce qu’a annoncé le premier ministre (dans Paris Match, voir notre article d’hier), alors que le ministre de l’intérieur, Valls, a annoncé qu’il ne tolérerait pas de “kyste”. Voici donc la chronologie de ce qui s’est passé hier.

23h45 : un peu de calme : c’est le moment de vous faire part de quelques idées d’action qu’on reçoit :

Si vous souhaitez dire votre façon de penser aux deux sous préfets qui coordonnent la lutte contre les opposants à NDDL, voici leurs mails

patrick.lapouze@loire-atlantique.gouv.fr ou patrick.lapouze@loire.atlantique.pref.gouv.fr

mikael.dore@loire.atlantique.pref.gouv.fr mikael.dore@loire.atlantique.gouv.fr

Demander aux agriculteurs (par l’intermédiaire de la conf’ par exemple, et des autres syndicats agricoles) de mettre panneaux, banderoles, etc dans les champs situés en bordure des champs situés le long des grandes routes partout en France. Une action qu’ils pourraient tous réaliser, même sans déplacer un tracteur à NDDL…

Le Comité de soutien du sud-Aveyron appelle à une extension de la ZAD et à une occupation des mairies PS et des locaux PS par les autres comités de soutien. Ici, le mairie est toujours occupée, on lâche rien. Solidarité !

23h40 : dernières nouvelles de Paris : 78 personnes ont été arrétées puis relachées (sauf 2 personnes gardées pour fiches de recherche)

22h26 : ça chauffe encore dans le fôret de Rohanne : tires tendues avec lacrymo, Flashballs pareille. Personne sait pourquoi ils traine encore dans le fôret….

HAHA :NDDL. “Ne me kyste pas” et autres réactions sur Twitter après les mots de Valls

INFO : L’arrêté préféctoral en vertu duquel les flics sont intervenus à la Chataigneraie.

Des vidéos de la journée

21h10 : le rassemblement à Paris a tourné à la manif sauvage, le cortège a été coupé en deux et une cinquantaine de personnes ont été “capturées”, mises dans des fourgons et emmenées dans un commissariat. Le reste de la manif suit les fourgons pour apporter son soutien.

20h45 :on nous signale des contrôles routiers sur la zone, et confirme que deux personnes sont hospitalisées ( éclats de grenades pour une)

20h10 : hé hé, c’est pas une journée comme ça qui va nous abattre… ça prend l’apéro autour de ce qu’il reste du Rosier en attendant de réparer les pneus, ça se remet à construire dans la forêt… notre détermination est intacte ! la route entre la Rolandière et la Paquelais est toujours encombrée de fourgons, ça s’agite au niveau de la Rolandière où des gens se font gazés

20h00 : AG sur la Zad depuis une heure, mais il semblerait que cela va se faire plus tard, car tout le monde encore vers le fôret et le Chataignière

reçu par mail : dans la mesure du possible , à chaque assaut de l’Etat contre la zad, organiser au plutôt le blocage des accès aux aéroports de france (et d’ailleurs)

19h45 : un blessé par tire tendu de gaz lacrymogéne sur la tête, blessure ouvert

19h33 : on attends des pelleteuses casser des choses vers le Chataignière, pas plus des infos, les gens étaient repoussé vers le fôret de Rohanne ou on attends encore des grenades assourdissantes

INFO : La mairie PS de Saint-Affrique est occupée, mais les occupants, 10 gendarmes et une poignée d’élus sont enfermés dedans. Sauf si certains se sont échappés par une porte dérobée, donnant dans une boucherie contigüe. Dehors on ne sait plus très bien qui bloque qui… A l’intérieur les squatters font une soirée frites. Venez nombreux, soutenir en bas, expulsion très probable !

19h25 les 200 flics attendu dans le fôret sont jamais venus, semble plutôt une mauvaise information

19h13 : des rumeurs disent que les flics vont rester tout la nuit…on a du mal a croire, mais du coup “bienvenue dans notre monde”, sauf que nous on aime bien d’y être dehors, pour eux ca va plutôt un peut moins comfortables que par l’habitude… :D

19h04 : rumeur qu’il aura 200 flics arrivé dans le fôret…des grenades vers la-bâs aussi…

19h03 : 500 personnes à Paris !! Merci les amiEs :)

bas, on se dit, on partage ce mail : salut companions, nous avons réçu les dernières nouvelles du ZAD et nous vous envoyons des numéros de téléphone qui peuvent vous intéresser : ife police nantes (cyril) : 0677078180 brigada local : 0622013416 otro cargo nantes : 0240182230

18h56 : ca crie partout sur la Zad : Vinci dégage ! Résistance et Sabotage !! C’est magnifique…

18h42 : au Rosièr, les flics se sont amuser de créver les pneus de deux tracteurs, ils ont coupé la valve et roulé avec ! Alors APPEL au soutien financière pour les amiEs Paysannes !!!!!

18h32 : on entends encore beaucoup de grenades vers la-bâs, des camarades nous ont raconter que ca chauffe a fond autour de Chataignièr. On lachera rien !!

18h28 : récap des infos depuis la panne – sur le Chataignière la machine de chantier est bloqué par le soutien, les outils ne sont pas encore parti de la-bâs, demand de renforts

18h26 : demolition de Rosièr terminé, reste qu’un camion benne sous escorte de GM

18h22 : quelqu’unE aurai vu des grimpeurs entrer dans le fôret, a confirmer

AU RETOUR : Non, la Site ne se faissait pas chopper, trop des visites !!

17h28 : encore des detonnations direction Chataignière

17h18 : Photos de la destruction de Rosièr

INFO : Vous etes trop forts les amiEs dehors la Zad : Depuis 16h, occupation de la mairie PS de Saint-Affrique. Nous invitons les sud-Aveyronnais motivés à nous rejoindre. Soutien à vous la ZAD, ne lâchez rien ! Des maisons expulsées, des mairies occupées !

17h11 : ce soir Réunion 19h a la vache rit, un enorme répas est en préparation !

INFO : Deux personnes (dont ma femme) se sont fait embarquer de la ZAD à la gendarmerie de Saint Etienne de Montluc vers 12h30 ce matin, les faits reprochés : Exhibitionnisme, ils étaient nus devant la charge des gendarmes… Les gendarmes se sont montrés compréhensifs et sont convoqués lundi à la brigade de Blain. On verra.

17h02 : ca tire et tire encore des grenades

17h01 : plusieurs blessés par des grenades assourdissantes, on essaye de auto-soigné que’est ce qu’on peut, certaine ont quand même besoin d’y aller au hôpital

Point sur la Mobilisation Confédération Paysanne : Pont d’Ancenis, de Nantes (Cheviré) et de St Nazaire bloqués (44) Action préfecture Rennes (35) à 17 h 30 Action à Nîmes (30) à 18 h Action Préfecture Mende (48) à 18 h 00 Action Lyon (locaux Parti socialiste) A Paris, devant l’Assemblée nationale à 18 h D’après Gérard Durand (SN, Loire-Atlantique), une pelleteuse brûle sur le site de la ZAD. Un communiqué de presse national va partir avant 16 h 00

16h56 : les flics sont en train de partir de fôret de Rohanne ! :)

16h45 : des gens nous ont prévenus qu’ils sont à trois km de l’endroit des grenades et leur canapé a vibré sous la déflagration !

16h44 : énorme brut de grenade assourdissante dans la forêt, quels tarés :/ ils sont dangereux…..

16h36 : renforts demandé au terrain de construction

POINT LEGAL TEAM : toujours pas des nouvelles de la personne menottée et embarquée ce matin – deux personnes Coëron pas arrêtées, mais bien bousculées – à 12h35 vu à Vigneux : deux personnes dans 2 voitures différentes, une personne torse nu (?) – 13h05 vers le terrain de construction, plusieurs arrestations, on en sais pas encore combien et où sont nos camarades

16h30 : beaucoup de gaz dans la forêt, énormément de solidarité entre les gens de tous les ages et genre, la medical team assure, vous êtes formidables les amiEs :)

16h26 : Rosièr, ils attaquent aux mures de première Maison occupé sur la Zad ! Quelle bande de laches….

16h21 : renfort demandé au Chataignière pour recuperer un groupe electrogéne qui les gendarmes ont embarqué et qu’on aimerai bien de garder, en fait

16h16 : 2 Pelleteuses et un camion benne travaillent sur place, ils sont en train d’arracher des arbres

16h08 : les machines les Chataignière travaillent, ils ramassent les affaires autour, tirs de lacrymo, affrontements a droit et a gauche, on en veut pas d’eux sur notre lieux de vie !!

Message : L’opération escargot est une très bonne idée : dans chaque département , au chef-lieu, il faudrait l’organiser !

15h45 : au Rosièr il y a encore beaucoup des gens, beaucoup des flics, les amiEs paysans et les tracteurs, bref, la situation n’a pas avancé a notre connaissance

15h41 : les machines au Chataignière retravaillent

INFO : Nantes, des individu-e-s commencent à se rassembler devant la préfecture, il n’ y a d’horaire, les gens viennent au fur et à mesure.

15h34 : Chataignière – plusieurs personnes sur le toit, des sommations, ca veut charger..Fôret : demand de renfort

15h28 : l’héli est au retour

Message reçu : “juste pour info, il y a beaucoup de fautes d’orthographe dans les flash infos. Vu les conditions, je pense que c’est dû au stress et à la rapidité de saisie.Vous voulez un coup de main pour corriger au fur et à mesure ? reponse : Je ne suis pas francais de l’origine, si vous voulez faire une correction, ce avec plaisir !!

On a reçu beaucoup des messages de gens qui ont voté pour la PS, donc, M. Hollande, cela est pour vous : “J’ai honte d’avoir voté PS ! Ouvrez les yeux, vous êtes en train de vous couper de vos électeurs. Je sais ce dont je parle, j’étais à NDL le 17 novembre, et j’ai vu les 6 Kms de foule dense, j’ai vu la solidarité, j’ai vu la cohérence, j’ai vu les échanges inter-générations, j’ai vu le peuple de gauche crier sa révolte au PS ! Je vois mes enfants (jeunes électeurs) sidérés. Je ne sais plus leur dire la différence avec la politique de Sarkozy. Vous êtes en train de tout perdre.”

15h21 : Il y a des cars de plusieurs villes en france qui parts pour nous rejoindre !!

15h06 : Rosière – l’electricité coupé. Chataignière – l’incendie sur une de cabanes sous contrôle, il y a encore des gens sur le toit !

15h01 : La Solidarité et des convictions nous permets des belles choses – les barricades et partout ou les amiEs resistent ont livraison de bouffe, boir et medics ! On est presque sure que les flics ont faim ! :)

14h52 : La pelleteuse dans le fôret fait demi-tour et parts, Ayrault et Hollande, ce un bonne example, faites pareille !!!

Petit point mi-journée : PAs si mal que ça, après la surprise de ce matin, on est pas si mal – au fôret il y a tellement du monde qu’ils arrive pas d’avancer les machines, la Chataignerie est reprise, les gens sur le toit. Le pretexte de intervention la-bâs était une Percisition sur un justification de deux balles, ils ont pas la droit de detruire ! Au Rosièr, on attends des nouvelles !

14h21 : les amiEs sont encore sur le toit de la cabane de reunion au “Chataignière”, les flics sont en bonne distance, faut mieux….

14h09 : LA MAISON A LA CHATAIGNERIE EST REPRISE, LES AMIeS SONT MONTEES SUR LE TOIT !!!!

14h05 : les machines dans le fôret sont bloquées par des manifestantes

14h04 : la personne blessé attends les pombiers…

14h : les amiEs sur les arbres au fôret de Rohanne sont encircles par des gendarmes, les dernières par contre sont encircle par des manifestantes !

13H57 : unE manifestantE grievement blessé par des grenades assourdissantes, il nous faut une voiture pour l’ammener a l’hôpital !!

13h55 : un camionette blanc se balade sur la Zone, immatriculation 6363 XH 72, flic dedans qui prennent des photos

13h52 : un grande voiture noir des riches, sans doute quelqu’un superhyperULTRAimportantetlegitime arrive au Rosièr, on attends savoir a qu’ils agit

13h45 : on entends de fôret/terrain de construction encore beaucoup des grenades assourdissantes, soyez vigilantes les amiEs dehors la !!

13h39 : l’equppe de grimpe viens d’y arriver au fôret

13h35 : les machines rentrent dans le fôret : RENFORT !

13h33 : ce encore possible à venir sur la Zone, sur le campement de recouperation, chemin de suez ou il avais le chap, rassamblement, la bouffe est en train d’y arriver la-bâs

APPEL : on en a besoin de recharge portable “ORTEL” si jamais quelqu’unE pense….

13h25 : entre la fôret et lieu de construction, ca chaufe pas mal, grenades, une machine enflammé, interpellation, mais on sais pas plus

13h20 : La Paquelais – barrage flic, continuez a pied, ce ne pas loin…

13h17 : dans le fôret il y a un centaine des gens et environ 50 flics, ils commencent de tire lacrymogene sur les gens, renfort besoin

de Twitter journaliste sur place : gendarmes pratiquement encerclés à la chataigneraie. voir ici

INFO : reunion, ce soir pour dechirer notre carte du ps drome ardèche , deja a cette heure 17 engagements a le faire + ce qui sont encore au boulot collectif drome- ardèche soutient ndnl

13h07 : la bouffe arrive au Rosièr :)

13h02 : il y a beaucoup des flics dans le fôret, au chantier ils tiens la situation, pour l’instance rien detruit, par contre plein tires au grenades

INFO : LE point de chevrie à Nantes est bloqué, deux BAC sur la Loir INDRE et PELLERIN sont bloquées aussi !

12h57 : des tirs de grenades assourdissantes vers le chantier/fôret

12h50 : camion de EDF derrière la pellteuse vers le Rosièr

12h45 : ERRATUM, les grenades viennent de fôret, les amiEs qui essaye de joindre la-bâs, ca tire auc lacrymo d’un coté vers le lieu de construcion/chantier/chataignier

12h40 : des grenades de assourdissantes niveau barricade nord de Rosier

12h33 : Rosièr ca gaze un peut, les conducteurs se sont mise sur le champs, ils ont pas la droit d’accesser leurs vehicules

pour suivre : un journaliste avec ses superutilsinformatique sur place : https://twitter.com/alexandraturcat

12h16 : Il y a plein des tractors arrivé sur la D81 en face de keufs qui tiens une barrage autour de fôret ! Ce splendide ! Vive la lutte !!

ILS PEUVENT DÉTRUIRE DES CABANES, MAIS PAS CETTE LUTTE ! ILS VIENNENT POUR DÉTRUIRE, MAIS ILS ONT PERDU SUR TOUT LES LIGNES !!

12h11 : à Vigneux c’est bloqué pour les vehicules, mais ca passe a pied ! ( On aurai besoin des cloppes las amiEs )

12h03 : sur le chantier, le proprio dit que les flics continuent de dire que ils veulent pas detruire la maison, les pelles et benne sont la pour tout qui est autour

11h57 : affrontements sur la barricade Nord du Rosièr

11h50 : 60 personnes dans le forêt, la situation est stable.

EXCELLENTE : opération escargot en soutien au “grand pont” à beauvoir sur mer ! Jusqu’au la tombé de nuit

11h43 : un enorme camion benne rentré dans le lieux de construction, ils veulent sûrement détruire, renfort a fond la-bâs !!!

11h42 : autour de fôret les gendarmes dans les champs, dis-donc, drôle d’image, on préfer des vaches….

11h34 : Ardillière vers ZAD, bloquage de voiture, mais ca passe a pied, groupe de 50 personnes qui viens d’y arriver, sur la route de Vignuex vers Rosièr 9 tracteur qui veulent joindre le Rosièr et qui se font gazer, besoin de soutien !! Barricade Nord de Rosièr besoin de renfort aussi pour aider les tracteurs

11h31 : Barrage filtrante Sautron direction ZAD !

11h30 : les pelleteuse sont rentré dans le chantier !!!

11h25 : 3 pelleteuse sont en train de dégager le chemin vers le terrain de construction. Le proprio avec huissier et avocat est arrivé au chantier

11h23 : dans le forêt il y a 60 amiEs, certaines sont grimpés sur les arbres, il y a un moyen encore de rentrer et monter des arbres ! La bouffe arrive chez ! courage les amiEs !!

APPEL : RDV 12h30 au BAC de Basse-Indre et/ou Pellerin pour converger et aller bloquer le point de Chevire sur la Périphérique de Nantes en tracteur, piétons, voitures, vélos….

11h12 : dans le forêt, il aura un 40 des amiEs et environ 20 flics, ca se cherche un peut, les amiEs aimerent d’y aller soutenir les camarades sur les arbres. Les flics ont sorti leurs matraques, 1 blessé

Excellent les amiEs dehors : “je viens de voir qu’on vous a confisqué vos outils, je suis pas tout près de chez vous mais j’aimerais vous en donner. ” ON VOUS AIME !! et bah oui on veut :)

11h04 : Rosier – la barricade sud été detruit et ils se sont servi comme entré, la barricade nord est encore tenu par nous

Info : Devant l’hôtel de ville 76000 Rouen Rassemblement devant l’hôtel de ville avec : le collectif de solidarité des Zones à Défendre – Rouen/Notre-DamesDes-Landes Entre 18h et 19h venez nombreux ! on ne lâche rien, jamais ! http://rouen.demosphere.eu/node/487

et rassemblement à Foix aujoiurd’hui à 16h Allées de villote

10h39 : on attends des tires de on se pas quoi comme arme vers le fôret

10h30 : dans le Fôret – 3 personnes interpellé et rélaché de suite, une personne menotte et amener, pas encore des nouvelles. Un ancien paysan de Coëron et un autre personne ont été en interpellation, les flics ont prise leur telephone penandant l’appel vers le Legal Team

INFO : Nous appelons à un rassemblement de soutien à la ZAD (Zone A Défendre) de NDDL, ce soir (vendredi 23), à 18 heures devant la Mairie de la Rochelle.

et un rassemblement de soutien est prévu aujourd’hui à 18h devant la préfecture de Saint Brieuc.

et

Rassemblement devant la Préfecture de Niort à 18H avec casseroles et autres objets “musicaux”… Covoiturage à partir de Parthenay : RV en bas de la Place de l’Ancien Champ de Foire (ici !) à 17H

et

Action aussi en Nord Deux-Sèvres proposé par la Confédération Paysanne : action symbolique à l’aérodrome de RORTHAIS 79 (qui ne sert pratiquement qu’à l’aéroclub) – Rendez-vous à la ferme de la GUIGNARDIERE de COMBRAND (proche de l’aérodrome) à 13 H 30 ce vendredi

INFO : ils laissent pas passer les journalistes non plus

10h20 : au Rosièr on attends les conducteurs de tracteur, ca bouge un peut.

10h19 : ca chauffe sur le champs coté nord du fôret, on est pas content et on veut aller au fôret pour etre sure que les expulsions sur les arbres se font sécurement. le team de grimpe n’est pas encore arrivé.

9h59 : L’avocat et proprio et Huissier de “chantier” sont en train d’y arriver pour constater sur place

INFO : une manifestation de soutiens à la zad est organisée ce soir à 18 heure à Lisieux en face de l’espace victor Hugo

Le Collectif de citoyen Angevin à l’aéroport de NDDL appel à un rassemblement à 17h30 Place du Ralliement, pour une montée vers la Préfecture ensuite.

9h43 :

9h39 : Fôret – il n’y a pas beaucoup des amiEs sur le sol, un peut autour dans le bois en train de voir. Nombreus-es gens dans les arbres parfois a 13 metres d’hauter. Le fôret est encircle, chaque 5 metre un keuf, interieure par contre que en vingtaine

9h35 : 10 Fourgon entre la Bossier et la Paquelais

9h32 : il y a une rassamblement sur le campement en face de fôret ou il avais des chapiteaux. Vennez nombeus-es, soyez vigilantes, passez travers champs…

Message : Un convoi de tracteur sont en train d’e s’organiser pour venir vous soutenir.

Info : Le comité de haute vienne organise un rassemblement aujourd’hui à 18h devant la préfecture de Limoges. Est-ce que les comités pourraient se coordonner pôur que nos actions aient lieu simultanément et aussi pour le covoiturage/afrêtment de cars, collecte et transport de materiaux etc. pour reconstruire. Autres idées. Amitiés

VENNEZ EN PLUS GRANDE NOMBRE SUR LA ZAD !!!

9h17 : au chantier, ils sont sur un champ, l’intervention doit durer jusqu’au find de matiné, après les gens peuvent recuperer leurs affaires. Par contre, pas le matos de travaille, cela est confisqué

9h16 : Rosièr ils commence de pousser les gens

9h14 : au Rosièr, les flics commencent de s’ennerver un peut que ca avance pas

9h07 : Il y a Lapouze avec un Hussier au liex de nouvelle construction, apparament ils sont depuis 1 semaine en train de voir juridiquement pour les liex la-bàs. Le proprio n’est pas encore la, il faut qu’il voir pour l’infraction de coté des gendarmes sur son terrain. Ils sont encore en train de saisir de materielle et ils ont mise des scelles aux portes

INFO : 23 novembre, Lorient : Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian doivent être en visite à Lorient ce vendredi pour rendre visite aux gendarmes (terre et maritime). D’après nos infos ils arriveraient sur les coups de 12h à la gendarmerie maritime. Rendez-vous à 11h devant la FNAC de Lorient (place Aristide Brian) avec le plus de monde possible et ramener drapeaux, pancartes et banderoles anti-ayraultport.

8h51 : il y a une personne a lieu de construction arreté et menotté

8h48 : ils sont pas beaucoup des flics dans le fôret, apparament ils attends les machines et empechent les gens de monter sur les arbres. PAr contre il y en a des gens déjà a l’hauter, on en sais pas encore combien

URGENT : Opération policière en cours à Notre-Dame-des-Landes autour du Rosier et des nouvelles cabanes Appel à rassemblement à 9h à La Vache Rit Si le passage est impossible, se rassembler au local syndical en face de la mairie de Notre Dame des Landes Pour les gens du Sud Loire, se rassembler à Vigneux de Bretagne, au parking du Miron (ancien Unico), en bas de l’église, route de Notre Dame des Landes

8h43 : barrage sur la route des Fosses noires vers la sécherie pour empecher les gens d’y aller vers le fôret et Rosièr

8h30 : dernière nouvelles dans le fôret, ils sont plein dedans, déjà vers les cabanes, 7 fourgons a l’hauteur du fôret sur la D81, sur le chémin de suez, on ne compte même plus..

Presse : Notre-Dame-des-Landes : une opération d’évacuation de squatteurs opposants est en cours

8h19 : ou Chataignerai ils sont en train de confisquer les materielles de travaux, ils ont pas la droit de detruire le lieux, mais expulser oui

8h18 : les proprios de tracteurs sont invité de venir pour enlever leur tracteurs pour partir tout ensemble…

8h10à la Curette, 2 tracto pelles protégé par plein des gendarmes

environ 25 flics a pied sont vers le fôret, le gens dans la cabane par terre. Access difficile

7h55 : au chantier vers 6h30 ils ont pété les vitres et rentrées, les gens se sont fait reveiller avec des gaz de lacrymogene

7h39 : chêmin de suez, ils sont en train d’enlever tout les voitures qui gene pour accesser le fôret

Info : Aux infos de 8 heures, annonce de 500 flics à NDDL pour virer trois lieux… conduit par Valls….

7h34 : Bon, les flics au Rosier, ils donnent 30 minutes pour partir. Ils ont tut autour de fôret. Aucune idée comment vont ça, ils devrient etre des milliers. Aux Ardillières, barrage flic, pas de moyen d’accesser la zone si pas carte residence. Probablement pareille a partir de Vigneux

7h : les flics sont au Rosier et aux nouvelles cabanes

Le premier ministre Ayrault donne son avis sur Notre-Dame-des-Landes

Dans le Paris Match de cette semaine et paru hier, il y a un reportage sur le premier ministre, Jean-Marc Ayrault, sur place à Matignon. Il accorde également une interview, et la question de la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes est posée.

Voici ce qu’il dit, dans un style très “Premier Ministre”:

Il y a deux aspects dans ce qu’il explique. Tout d’abord, Ayrault explique qu’il fera en sorte que la violence d’État primera dans tous les cas. Par la dureté de ses propos, il justifie par avance d’éventuelles brutalités, il donne un « feu vert » à la police, ou plutôt le confirme.

Quand en pleine bataille, un premier ministre nie la réalité d’une critique d’un projet et dit « Cela se fera », il passe en force et libère la répression de toutes limites.

C’est dire ce que Ayrault assume. Il n’y a pas de discussion possible, aucune ouverture, ce qui est clairement formulé, c’est l’écrasement de toute opposition à l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Dans la même interview, il critique la “droite dure”, mais on voit mal la différence sur le plan du style: Ayrault ne fait même pas semblant d’avoir l’air démocratique!

Ensuite, il y a cette phrase très importante : « Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre », qui suit le lyrique : « Nous avons choisi notre destin. »

Ce « nous », on ne sait pas trop qui c’est ; c’est sans doute Ayrault et la « région. » Ce qu’on voit ici, c’est la nature même du projet d’aéroport, sa substance : du développement à court terme sur un plan local.

Au lieu de partir de la planète dans sa réalité sur le long terme, ou au moins le moyen terme, on a une vision du développement sur du court terme. Et ce n’est pas le retour à la petite production qui changerait cela, puisqu’au lieu d’aller vers une perspective à long terme et d’insérer l’humanité « dans Gaïa », dans la réalité naturelle globale, cela ramènerait à une vision encore plus à court terme.

Mais en tout cas, Ayrault a compris la problématique, il a perçu la menace, il en a perçu les enjeux, c’est pourquoi il dit : « Nous ne nous laisserons donc pas dicter une vision du monde qui n’est pas la nôtre. »

C’est cela qu’a de formidable la lutte à Notre-Dame-des-Landes : elle a posé le problème. Reste à trouver les solutions, et comme déjà expliqué, rien n’est moins sûr quant à cet aspect essentiel. Car à ne pas comprendre la dimension universelle d’une lutte, à en rester au particulier, au local, sans voir la portée globale, on ne peut pas réussir.

Bien sûr, la lutte à Notre-Dame pense avoir trouvé la dimension: ce serait les “grands projets”, auxquels sont opposés les établissements communautaires autosuffisants. Mais on passe là à coté du vrai problème: la compréhension de la réalité écologiste globale, au niveau planétaire, et la base morale de cette compréhension: le véganisme!

Un ex du wwf “invente” la pêche “écolo”

Puisque nous parlons en ce moment de la petite production “locale”, voici un exemple particulièrement fort dans le genre, avec une personne ayant décidé de transformer sa vie privée pour assumer sa démarche bobo – durable – petit producteur.

L’article est tiré de Libération et est bien entendu très complaisant, puisque la société et le capitalisme n’ont aucun souci avec l’apologie des petits producteurs locaux, la seule chose qui les dérange c’est de revendiquer un changement total, supprimant toute exploitation animale, même “locale”!

Non, l’écologie ce n’est pas une “aventure”  individuelle consistant à faire le petit marchand de produits du “terroirs”, c’est au contraire une exigence planétaire allant avec une exigence morale, le vrai projet universel de notre siècle!

Charles Braine veut réconcilier le vert et l’hameçon

Il est passé de l’autre côté de la barre. Lui qui vantait la pêche durable dans une ONG est devenu marin pour mettre les prêches écolo à l’épreuve des flots.
Personne ou presque ne connaît son passé, ici. Charles Braine a débarqué il y a neuf mois à Saint-Quay-Portrieux, dans la baie de Saint-Brieuc (Côtes-d’Armor).

Un Parisien, c’est tout ce que les gens savent. Un petit nouveau qui trime pour «apprendre à être un bon pêcheur». Les gars du port, ça les fait marrer. Ils le chambrent gentiment. Ça s’arrête là. Ici, on parle peu, encore moins de soi.

Charles Braine n’a tué personne. Il a fait pire. Il y a dix-huit mois, il pilotait encore le programme «pêche durable» au WWF, l’ONG au panda. Il a négocié le Grenelle de la mer face à des représentants des pêcheurs «éloignés du terrain», politiquement surpuissants, et à des ministères tétanisés, dont «le seul but est de préserver la paix sociale».

A WWF, Charles Braine a organisé les obsèques symboliques du thon rouge (voir la vidéo), menacé de disparition. Il a manqué de se faire casser la figure. «Les fantasmes», lâche-t-il devant sa coquille de noix bleue. «Certains accusent même les écologistes de vouloir virer les pêcheurs pour aider les pétroliers à mieux forer.» La barbe noisette sourit doucement.

«Les écolos, eux, gagneraient à mieux connaître le métier dont ils parlent. Les ONG font parfois des raccourcis incroyables, ne comprennent pas qu’il y a différentes pratiques de pêche.» Après quatre ans au WWF, il en a eu marre.

«Arts dormants». De là à enfiler une salopette jaune ! Un changement de cap inédit… «J’avais envie de soupeser ce qu’est une journée de travail, de revenir le soir avec trois caisses de poissons.» Il dit ça comme si ça tombait sous le sens.

«Et puis, après avoir raconté à tout le monde comment il faut faire pour pêcher en préservant la ressource, je voulais savoir si j’en étais capable.» Prouver qu’on peut être pêcheur et écolo à la fois. Rapprocher les deux mondes. Etre le trait d’union. Vaste défi : «Je ne voulais pas partir en croisade. Je sentais juste que ce que j’avais à faire à ce moment-là, c’était ça. Et avec les pêcheurs, les discours ne marchent pas, il faut qu’ils voient.»

Charles est pêcheur depuis mars, patron depuis juillet. Il privilégie les «arts dormants» (lignes, casiers, filets ou pièges), limite autant que possible les «arts traînants» (chaluts, dragues à coquillages) et cible différentes espèces, pour respecter leur rythme biologique.

La nuance n’est pas mince. Charles teste aussi des techniques originales : un voisin de quai lui a appris à tremper très peu de temps ses filets, pour remettre vivantes à l’eau les prises dont il ne veut pas.

Le métier est dangereux, physique. Il en bave. Le petit bide du trentenaire a fondu. «Je ne pensais pas que ce serait aussi dur. Surtout de se lever à une heure du matin.» L’ex-Parisien se casse les reins à trier les crépidules, ces coquillages du bout du monde qui gangrènent l’habitat de la Saint-Jacques. Financièrement, il est ric-rac.

Ça ne l’inquiète pas : «Quand je connaîtrai les bons coins, ça ira.» Son expérience lui paraît «de moins en moins dingue», il se dit «à sa place, heureux, privilégié». Charles découvre la sensualité de la mer, l’écoute des vagues, la nuit. La solitude, aussi. Savoure les «moments de folie», quand il ramène 220 kilos de mulets ou 800 kilos de coquilles. Le poids joyeux d’une nouvelle vie.

Ni lubie ni calcul. Charles rumine sa révolution depuis la prime enfance. Choc initiatique avec Gérard, marin taiseux du Pouldu, le village des vacances. Haut comme trois hameçons, il le regarde partir à l’aube sur l’onde, fasciné. Taquine le poisson dans le port. Futur pêcheur, lui ? Pas raccord dans une famille de médecins, d’architectes ou d’ingénieurs agronomes.

Alors l’élève brillant des beaux quartiers choisit l’école d’agro de Rennes, spécialisation halieutique. Suivent quelques galères, jusqu’à cette mission pour un bureau d’études spécialisé : casque «grand bleu», ou comment convaincre les marins d’accepter à bord des scientifiques pour compter les dauphins piégés dans les mailles. «J’ai commencé à réfléchir.» Ecolo «par bon sens», effrayé et agacé par le militantisme, il atterrit par hasard au WWF pour remplacer un pote de promo.

La suite se passe surtout derrière des ordinateurs. En soirée, avec ses amis, il refait la mer, mais n’ose se lancer. Sa compagne tchèque le pousse, prête à le suivre, quitte à faire la navette pour continuer de bosser à Paris. Déclic. «Elle m’a dit : “C’est facile, si tu as envie de le faire, tu le fais.” Elle, à 19 ans, a pris un aller simple en avion sans parler un mot de français.» Démission de l’ONG à l’été 2011. Lycée maritime de Paimpol. Achat de deux navires (le Bag Bihan, «petit bateau» en breton, et l’Even Mor, micromodèle de moins de sept mètres).

L’écolo-pêcheur, surfeur à ses heures, irradie de l’énergie des mordus. Il participe à la création d’une association de la petite pêche française, sorte de Confédération paysanne iodée, qui défend «la polyvalence comme art de vivre» face à la monopêche industrielle.

Il travaille à la conception d’un «navire du futur», éco-conçu, fonctionnant à l’hydrogène ou à l’électricité – les batteries étant de préférence alimentées à terre par une microcentrale hydrolienne installée le long d’une rivière – et prévoyant une place à bord pour un observateur, scientifique ou pêcheur.

Train de nuit. Il veut aussi relancer la vente directe, savoir qui préparera son bar ou son lieu jaune. «Les prix à la criée n’ont pas bougé depuis quinze ans. J’y vends mes coquilles à 2 euros le kilo. Quand je vois qu’elles sont à 11 euros à Belleville… Reconquérir les marchés, pour moi, c’est innovant. J’en vivrais mieux et le consommateur paierait moins cher.»

Il écoule une partie de sa pêche à Paris via Terroirs d’Avenir, qui fournit une centaine de restaurants, dont celui du Sénat. Il s’est offert une camionnette frigo pour livrer les particuliers et rêve d’ouvrir un jour un resto pédago pour expliquer la pêche aux profanes. Il aimerait aussi que soit recréé un train de nuit pour acheminer les produits : «Un kilo pêché au chalut nécessite un litre de gasoil, rajoutez le transport en camion et le bilan carbone est ahurissant.»

Charles veut lancer mille lignes, mais prend son temps. Pour être exemplaire, copiable, enviable, il faut réussir. Alors, en attendant de dévoiler son histoire aux gars du port, sur sa coquille de noix bleue, seul avec l’océan, il apprend.

ITINÉRAIRE
Né en 1980, il obtient son diplôme d’ingénieur halieute en 2003 avant d’oeuvrer comme mareyeur à Rungis, puis en Bretagne. De 2007 à 2011, il travaille chez WWF France en tant que chargé du programme «pêche durable». Il s’est installé cette année comme patron pêcheur dans les Côtes d’Armor et pilote le projet de navire de pêche du futur Alter Avel .

Du Red Bull comme drogue à combattre

Nous avions déjà parlé du Red Bull, et sur le papier, c’est une boisson végétalienne. Cependant, dans une explication un peu alambiquée, nous allons tenter d’expliquer en quoi elle n’est pas straight edge.

Il ne s’agit pas de la question de la chimie en soit. Le Red Bull a un goût chimique très prononcé, mais on peut très bien imaginer une humanité vivant sans aucunement toucher à aucun être vivant, pas même végétal donc (comme le formule avec humour la bande dessinée où deux personnes attendent que de la poussière spatiale arrive dans leur bouche!).

Laissons cela à la science-fiction et voyons où est le problème le plus frappant. En fait, c’est d’ailleurs très simple: une canette de Red Bull coûte 25 cents à la fabrication. Le revendeur empoche 25 cents, mais comme une canette coûte un peu moins de 1,5 euros, cela laisse deviner la marge de bénéfices!

Et c’est là qu’on ne peut que se dire que le Red Bull est une drogue. Pour avoir une marge pareille, il faut un marché vraiment « captif », comme on dit dans le monde de l’entreprise. Il faut une véritable dépendance pour avoir une marge de 75%!

Or, ce n’est pas comme si le Red Bull était si bon, si agréable, qu’on pouvait en boire souvent. Le Red Bull n’est utilisé dans la quasi totalité des cas comme moyen de se « booster » en soirée, avec l’alcool.

C’est la raison du succès, et on doit considérer que le Red Bull, avec sa taurine, sa caféine et ses autres ingrédients, est un excitant relevant des drogues, et c’est quelque chose à rejeter en général.

Il est d’ailleurs très parlant de regarder le marketing de Red Bull. On a droit qu’à des initiatives de type machos – cascades – dépassement de soi-même, c’est-à-dire quelque chose parfaitement dans l’esprit culturel des drogues!

Red Bull injecte ainsi 200 millions d’euros dans la formule 1. A cela s’ajoute 970 millions d’euros – un chiffre énorme – dans la publicité, l’organisation de festivals, comme du motocross devant les pyramides d’Égypte, concours de saut depuis des plate-formes pétrolières dans l’océan, etc.

Beaucoup de personnes sont sponsorisées, comme « Friend of Red Bull », mais plus particulièrement 600 qui sont de véritables partenaires commerciaux. Ce sont des personnes pratiquant des sports le plus souvent liés à la prise de risque, à la « performance », etc., (Mountain Bike, Snowboard, etc.), le tout bien sûr dans une grande « bataille » contre les forces de la Nature.

Le dernier exemple, qui a eu un énorme retentissement médiatique de fait totalement artificiel, est le projet « Red Bull Stratos », avec le sportif de l’extrême faisant un plongeon depuis presque l’espace.

Dans le langage de Red Bull, cette culture est résumée par la formule « Beyond the ordinary » (« au-delà de l’ordinaire »).

N’est-ce pas là exactement l’argumentation en faveur des drogues en général, ou en faveur de l’engagement dans l’armée?

Et dans une société où les drogues sont valorisées comme « fuite » par une population fuyant la crise ou bien tout simplement décadente, cela a un grand impact.

C’est cela permet à Red Bull d’être présent dans 164 pays, vendant pas moins de 4,63 milliards de canettes. Le chiffre d’affaires est passé de 1,15 milliards d’euros en 2002 à 2,15 en 2002, 3,32 en 2008 et 4,25 en 2011…

Red Bull est peut-être vegan, mais pas straight edge. On ne peut pas vouloir un monde plus naturel avec Red Bull, non pas car il s’agit de chimie, mais de par la fonction du Red Bull, de par sa nature.

Et le succès populaire du Red Bull n’est pas quelque chose qui peut non plus être pris à la légère: cela pousse à une culture de la force, du machisme, de « l’aventure », comme si un ajout était nécessaire à la vie humaine, comme s’il fallait quelque chose de plus au corps.

Ce qui revient encore une fois à l’idéologie des drogues. Pour savoir ce qu’est le Red Bull, finalement, cela suffit amplement. Et cela prouve l’absurdité de l’Etat français qui s’est cru plus intelligent que tout le monde et qui pour cela a torturé des animaux pour des « tests » quant à la nocivité du Red Bull, alors que des centaines de millions de canettes étaient déjà en circulation dans le monde… et sans voir l’aspect relevant de la drogue!

Bien entendu, le Red Bull n’est pas une drogue « dure » et relève des excitants, comme le café ou le thé, ou dans un autre registre le cacao. Avec parcimonie, il n’y a pas de dépendance véritable, ni de nocivité

Mais avec ce que véhicule le Red Bull, en boire publiquement revient à cautionner une démarche qui fait que cela revient au même que de boire de l’alcool. C’est une indication culturelle que la Nature ne suffit pas, qu’il faut chercher l’ivresse, qu’il faut se précipiter dans la fuite en avant.

Le Red Bull doit être critiqué, ce n’est pas un phénomène positif, c’est un produit commercial inventé jouant sur la dépendance, tout comme les cigarettes ou, comme modèle précèdent dans le même genre, le Coca Cola.

Localisme ou universalisme végan?

Localisme ou universalisme végan? C’est la grande question du moment. Bien sûr, il y a des gens qui considèrent que le véganisme est une question « abstraite » et n’ayant rien à voir avec l’écologie. Pourtant, il est facile de voir le rapport et les conséquences très importantes que cela a.

Car, il faut voir les choses objectivement. Si l’on considère qu’il faut absolument suivre un modèle d’autosuffisance locale, alors inévitablement il faut rejeter le véganisme. Pourquoi cela? Tout simplement en raison de la question de l’approvisionnement en énergie pour vivre.

Si l’humanité existe depuis 10 000 ans sans avoir pratiqué le véganisme, ce n’est pas par « méchanceté », mais simplement par nécessité. C’est là un aspect essentiel qui n’est pas du tout compris par la tradition « antispéciste », pour qui les humains pratiquent le « spécisme » en raison d’un choix subjectif.

En réalité, la base de l’exploitation animale est tout ce qu’il y a de plus objectif. Après l’épisode des chasseurs cueilleurs, les humains se sont établis de manière fixe le plus souvent, et là les paysans vivaient dans un territoire extrêmement restreint. Pour s’alimenter, il n’y avait pas d’autres recours que l’exploitation animale.

Même les courants historiques les plus progressistes concernant cette question, comme le jaïnisme et le bouddhisme, ont utilisé les vaches pour le lait. La volonté de « s’éteindre », afin de ne pas se réincarner et d’ainsi atteindre le « Nirvana », était une prise de conscience de l’impossibilité de changer la réalité du rapport aux êtres vivants de la part de l’humanité.

Seulement nous, nous sommes maintenant au 21ème siècle. Nous pouvons aller dans des magasins acheter des produits pour nous alimenter de manière végane, et ces produits ne viennent pas du tout d’une zone de 5, 10 ou 30 kilomètres autour de là où nous vivons.

Là est la grande hypocrisie des partisans du « local », et cela saute aux yeux quand on regarde le mouvement contre la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les partisans du « local » expliquent qu’ils veulent l’autosuffisance. En apparence, cela a l’air de la défense du potager (ce qui est une bonne chose par ailleurs).

Mais derrière cela, inévitablement, il y a l’exploitation animale, la mise à mort d’un être vivant. Le sang de l’innocent coule derrière le masque du « local. »

C’est inévitable, car « localement », on ne peut pas être vegan. Le véganisme implique une économie développée, avec des échanges nombreux de par le monde, afin de se procurer les produits qui sont nécessaires.

Il est tout à fait exact que sont terribles les transports polluants, une économie fondée sur l’urgence pour les profits, etc. C’est pourquoi il faut radicalement tout changer. Mais tout doit changer à l’échelle planétaire, l’esprit doit toujours se tourner vers le changement à la plus grande échelle possible.

Le culte du « local » comme démarche autosuffisante réclame l’autonomie complète. C’est un choix que l’on peut avoir. Mais il est en tout cas incompatible avec le véganisme. Le véganisme ne peut pas se contenter de l’échelle locale ou bien du troc, il y a besoin de céréales, de légumineuses, de vêtements produits de manière industrielle et profitant d’une technologie avancée.

Les partisans du local peuvent eux porter du cuir et manger de la « viande », gagnant leur autonomie aux dépens de l’exploitation animale, sans qui leur « autonomie » serait absolument impossible.

Les partisans de « gauche » du localisme, comme la décroissance, sont donc très hypocrites: au moins, les fachos avec leur célébration du « terroir » assument parfaitement la boucherie, le massacre d’animaux.

On comprend d’ailleurs ici pourquoi la décroissance ne parle jamais des animaux. Si elle peut critiquer l’exploitation animale moderne en théorie, sa seule pratique serait d’apprendre à comment affuter les couteaux pour assassiner des « bêtes » sur l’autel de l’autosuffisance et de l’autonomie.

C’est aussi pour cela que le localisme en général est obligé de tourner toujours plus facho. En prônant l’autonomie, il prône le relativisme, il justifie des manières de vivre « à part. » Il bascule de plus en plus, de manière inévitable, dans le repli, le tribalisme.

Inversement, le véganisme est l’affirmation de l’universalisme le plus complet. Le véganisme ne peut exister qu’avec une gestion rationnelle des ressources à l’échelle planétaire.

Et sur le plan moral, il ne connaît pas de frontières. Il veut la libération animale sans exceptions; il ne dit pas que des peuples sont mieux que d’autres, ou « différents », il pose l’universalisme de l’humanité.

Que ce soit au fond de la Laponie ou bien en Patagonie, à Paris ou à Tokyo, à Bombay ou à Alger, le véganisme est une tâche humaine universelle, une exigence morale, une nouvelle éthique, la base d’une nouvelle culture.

Et pour que justement tout le monde puisse devenir vegan, il faut l’universalisme de cette affirmation, l’universalisme des productions humaines, l’universalisme de la démarche de tous les humains, où que ce soit dans le monde, quel que soit le moment.