“Des Animaux de Compagnie aux Espèces Compagnes”

LTD a attiré 450 000 visiteurs uniques l’année dernière, mais a une ligne de conduite extrêmement claire : la cause avant tout. Il n’y aura pas de publicité sur LTD, ni de personnes se mettant en avant afin de profiter d’une quelconque aura permettant une éventuelle corruption, etc. Il s’agit d’être strict et inébranlable, et d’affirmer : pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre !

Parmi les deux écueils qui menacent, il y a bien sûr les multiples délires « ultras » de gens se moquant des animaux mais les prenant en otage afin de former une idéologie soi-disant ultra radicale et libératrice, etc. Ce qui intéresse ces gens ce n’est surtout pas le contenu, mais seulement la forme.

Mais il y a aussi les universitaires qui ont un plan de carrière bien défini et tentent de transformer la question animale en discours incompréhensible et parfaitement imbriqué dans les institutions. On a ici des gens, le plus souvent non végans évidemment, qui prétendent arriver avec un discours sérieux et construit, alors qu’ils aident l’exploitation animale à se moderniser.

On a ainsi quelqu’un comme Enrique Utria qui prône un véganisme institutionnel (historiquement c’est l’option de l’association Droit des Animaux après avoir donc siphonné et gaspillé plein d’énergies militantes). On a aussi les sociologues Sébastien Mouret et Jérôme Michalon, qui organisent à partir du 12 janvier à Paris des séminaires pour aider à ce que la question animale soit uniquement analysée par les « élites » au moyen de discours incompréhensibles (et sans fondements), afin bien entendu de torpiller la libération animale.
Voici le programme du séminaire, qui vise surtout à ce qu’il y ait en France une section des « animal studies » dans l’esprit des « gender studies » aux Etats-Unis, afin de permettre à des bobos pseudos-progressistes de faire carrière en proposant des perspectives « radicales » totalement fictives.

Séminaire « Des Animaux de Compagnie aux Espèces Compagnes »

1. Responsables scientifiques

–   Sébastien Mouret (Sociologue, INRA, UMR Innovation, Montpellier SupAgro)
– Jérôme Michalon (Sociologue, Environnement, Ville, Sociétés (UMR 5600)/Centre Max Weber (UMR 5283)) Contacts : mouret_s@hotmail.com ; jerome.michalon@gmail.com
Entités organisatrices : Association « Imaginaires et Pratiques des Relations » AnthropoZoologiques » IPRAZ et le groupe de recherche Animal’s Lab. Partenaires : Fondation Adrienne & Pierre Sommer et l’Observatoire CNIEL des Habitudes Alimentaires.

2. Enjeux et objectifs du séminaire

Comment vivre ensemble entre humains et animaux ? La question de savoir comment changer nos rapports aux animaux de manière à ce que ceux-ci ne soient plus  seulement considérés comme de simples moyens mais aussi comme des fins, suscite un intérêt croissant tant de la part de la communauté scientifique, que du grand public.

Les réponses à cette question éthique et politique peuvent se formuler au travers d’un travail empirique d’exploration et de compréhension des relations que les humains entretiennent avec des animaux, afin de rendre compte de leur histoire, leur diversité et leur complexité. Si celles-ci sont marquées par la violence, l’indifférence, le mépris et l’abandon, elles sont aussi faites de plaisir, d’épanouissement, d’amour, de confiance, de respect et d’intelligence pour les humains comme pour les animaux. En ce sens, elles représentent donc une ressource pour penser les modalités d’un monde commun entre humains et animaux, et clarifier les conditions qui rendent possible ou empêchent son existence.

Longtemps appréciée pour son « exotisme », l’étude des relations entre humains et animaux fait aujourd’hui place à un intérêt sérieux et fécond de la part de sociologues. Leurs travaux se sont appuyés, entre autres, sur le renouvellement de la division ontologique classique personnes/objets par celle d’humains/non humains, initié par la sociologie pragmatiste. Ces recherches contribuent au développement, en France, d’un champ de recherches en sciences humaines et sociales encore balbutiant, à la différence de ce que les Anglo-saxons nomment Animal Studies, dont les recherches sont structurées sous la forme d’une communauté pluridisciplinaire où le souci éthique vis-à-vis de l’animal occupe une place centrale.

Il nous semble aujourd’hui nécessaire et important, d’une part, d’éclairer le peu d’intérêt porté par la sociologie à la présence d’animaux dans la vie sociale des humains et, d’autre part, de proposer de nouvelles distinctions théoriques et nouveaux outils conceptuels et méthodologiques permettant de saisir le sens et l’importance de la socialité entre humains et animaux. Sur ces deux points, la notion « d’animaux de compagnie » appelle une attention particulière.

Le séminaire aura un double objectif : (1) dresser un état des lieux des recherches sociologiques et historiques autour de l’animal de compagnie, mais également autour de la notion même d’animal de compagnie ; (2) déplier les perspectives que nous offrent différents travaux sur les relations entre humains et animaux pour mieux penser le terme de « compagnie », voire le redéfinir.
2.1  Qu’est ce qu’un « animal de compagnie » ?

Une partie de ce séminaire sera consacrée à la recension et à l’analyse des travaux ayant traité de « l’animal de compagnie » en sociologie et en anthropologie. Il s’agira de voir quels propos ont été tenus sur la relation de compagnie entre les humains et les animaux, mais aussi et surtout de préciser les contours qui ont été retenus par les chercheurs pour définir cette relation « de compagnie ». Quelles espèces animales ont été désignées sous le vocable « de compagnie » ? A quels groupes sociaux a-t-on associé la relation de compagnie ? La notion « animal de compagnie » en elle-même fera l’objet d’une généalogie : à partir de quelle période ce terme est-il utilisé ?

Par qui ? Dans quels espaces linguistiques ? Est-ce que les sens qu’il revêt dans différentes langues sont équivalents ? Il faudra donc prendre en compte l’instabilité de la notion au niveau diachronique et au niveau synchronique : par exemple, pourquoi l’ « animal de compagnie » est-il préféré à l’ « animal familier » ? Outre ce travail sur les catégories, il sera question d’évoquer les postures de recherche qui ont été mobilisés pour appréhender l’objet « animal de compagnie ». Si, de prime abord, les approches critiques et/ou normatives semblent avoir dominé le champ, notamment dans le monde francophone, nous nous attacherons à identifier d’autres perspectives, peut être plus compréhensives. D’autre part, les méthodologies mises en œuvre pour appréhender la relation de compagnie seront examinées.

Dans ce premier axe, on cherchera ainsi à examiner de manière rétrospective la relation de compagnie : qu’est-ce qui a fait que cette relation a été identifiée, délimitée et souvent désignée comme un problème, le symptôme d’une certaine décadence du monde occidental ? Mais l’approche sera également prospective dans la mesure où on tentera de proposer d’autres terminologies, permettant de rendre mieux compte de certains enjeux de la relation de compagnie, occultées par les perspectives critiques.

2.2 Au-delà de la compagnie : vers les « espèces compagnes » ?

Le second axe de ce séminaire part de la proposition formulée par Donna Haraway dans son Manifeste des espèces de compagnie quant à la manière d’appréhender les relations anthropozoologiques dans nos sociétés contemporaines, et de répondre aux enjeux ontologiques, éthiques et politiques qui les traversent : comprendre la genèse, la transformation, la complexité et la richesse de ces relations sous la figure – et la catégorie – d’« espèce de compagnie ».

Ce traité de biosocialité et de biopouvoir nous invite à voir et penser les relations entre humains et animaux, comme une longue histoire biosociale de relations de compagnonnage. Pour Haraway, il est possible de déceler du « compagnonnage », plus que de la « compagnie », dans presque toutes les relations à l’animal, à condition d’y prêter attention.

Toutefois, il ne s’agit pas dans ce séminaire, et par les communications qui y seront présentées, de proclamer l’adoption ipso facto de cette proposition issue de la philosophie, et d’envisager de suite, sans examen et discussion préalables, la mobilisation dans une réflexion sociologique. Au contraire, ce séminaire a pour visée principale d’apprécier la valeur heuristique de la figure « d’espèces compagnes », dans une réflexion prenant à la fois comme unité d’analyse les relations, ainsi que les êtres qui en sont les principaux objets, à savoir les animaux et les humains. Autrement dit, il s’agit ici de mettre en évidence la fécondité et la portée de cette proposition sur le plan de l’analyse sociologique, tout en soulignant les difficultés que soulèvent sa traduction et sa déclinaison dans ce champ disciplinaire, et les impasses auxquelles son usage peut conduire.

Pour démarrer cette discussion, et définir les principales orientations de ce séminaire, il nous semble que la notion « d’espèces compagnes » opère bien plus qu’un redécoupage, voire une refonte des catégories courantes qui sont mobilisées pour classifier les espèces animales présentes dans la vie sociale des humains : les animaux « sauvages », « d’élevage », « de compagnie », « d’expérimentation » etc. Les « espèces de compagnie » peuvent être vues comme des formes particulières « naturecultures », autrement dit d’intrication et d’entrelacs de la « nature » et de la « culture ».

Fondée sur un refus du partage entre les catégories de « nature » et de «  culture », « l’espèce de compagnie » désigne et regroupe à la fois de multiples modalités d’association entre humains et animaux, qu’il convient de clarifier à travers différentes dimensions d’analyse : la coévolution, la cohabitation et la socialité interspécifique. Ces trois dimensions appellent selon nous à une attention particulière, car elles permettent d’interroger la pensée sociologique sur ses rapports avec la biologie et l’éthologie ; sa réflexion sur la morale ; et ses façons de définir et de reconnaître un lien social véritable. En ce sens, elle permet de clarifier comment la sociologie peut saisir la présence d’espèces animales dans la vie sociale des humains, et donc s’ouvrir plus largement à la « question animale » et pour peser dans ce débat.
3. Programmation du séminaire 2015

Le séminaire se déroulera sous la forme de séances mensuelles au cours de l’année universitaire 2015. Au cours de chaque séance, les communications des intervenants seront mises en discussion. Le séminaire suit une approche pluridisciplinaire. La plupart des intervenants choisis développent des approches scientifiques des relations entre humains et animaux qui se situent à la frontière entre sciences sociales (sociologie, anthropologie, philosophie) et sciences de la vie (biologie, éthologie).

Programme
– 12 Janvier 2015 : Introduction à la catégorie “animal de compagnie”
Intervenants : J.P. Digard (Anthropologue / CNRS) et J. Porcher (Sociologue / INRA)
14 h – 17 h Lieu : Salle Chopin/Debussy – CNIEL – 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

– 27 Février 2015 : Accompagner les humains : un travail de soin des animaux
Intervenants : J. Michalon (Sociologue / Centre Max Weber) et C. Mondémé (Linguiste / GEMASS)
14 h – 17 h Lieu : AgroParisTech, 16 rue Claude Bernard – Paris

– 13 Mars 2015 : L’animal de travail : un animal de compagnie ?
Intervenants : E. Baratay (Historien / Université de Lyon) et N. Lainé (Anthropologue / LESC)
14 h – 17 h Lieu : Salle Chopin/Debussy – CNIEL – 42 rue de Châteaudun 75314 Paris.

– 10 Avril 2015 : L’animal de compagnie : entre nature et culture
Intervenants : D. Guillo (Sociologue / CNRS) et M. Kreutzer (Éthologue / Université Paris 10)
14 h – 17 h Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement

– 22 Mai 2015 : Soins vétérinaires et « pathologies » de la compagnie
Intervenants : P. Fritsch (Sociologue) et T. Bedossa (Vétérinaire)
14 h – 17 h Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement.

– 19 Juin 2015 : L’agression et compagnie : une antinomie ?
Intervenants : S. Mouret (Sociologue / INRA) et Christophe Blanchard (Sociologue/Université Paris XIII) 14 h – 17 h.
Paris. Le lieu sera précisé ultérieurement.

François Hollande : “je dis il y a urgence”

Voici de nouveau un article du site ayant ouvert pour informer de manière (critique) sur la conférence sur le climat de Paris en décembre 2015, parce qu’il serait dommage de ne pas informer sur la continuité de la projection de poudre aux yeux qui est en train d’être faite (avec la complicité de Duflot et d’EELV comme on l’a vu hier).

François Hollande a déclaré ce matin, sur France Inter, vouloir instaurer d’ici 2017 une taxe sur les transactions financières européennes qui « devrait être mise au service du climat, de la lutte contre le réchauffement climatique » afin notamment de financer le « fond vert » qui a été fixé à 100 milliards de dollars pour 2020 lors de la dernière Conférence sur le climat, à Lima.

Une telle déclaration est d’autant plus étonnante qu’en décembre dernier s’est tenue une réunion des ministres des finances des 11 pays qui devaient s’entendre sur les bases d’une telle taxe (appelée taxe Tobin). Or, c’est le ministre français Michel Sapin qui a bloqué le processus en ne proposant qu’un accord a minima.

Il ne fait pas de doute que la Conférence Paris Climat 2015 en fin d’année est une date clef pour François Hollande qui décide donc de prendre un virage « écologique ». Notons que cela ne l’empêche d’ailleurs pas, dans la même matinée, de confirmer qu’une fois tous les recours en justice épuisés, le chantier de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes sera bel et bien lancé.

Voici la totalité des déclarations de François Hollande, au micro de France Inter, à propos du climat et de la Conférence Paris Climat 2015.

« Qu’est ce qu’on va faire de cette taxe [sur les transactions financières européennes, NDLR] ? C’est pas simplement pour récolter de l’argent. Moi je pense que cette taxe devrait être mise au service du climat, de la lutte contre le réchauffement climatique.

Vous savez que beaucoup de pays émergents ne sont prêt à signer un accord sur le climat parce qu’ils disent « nous on a pas les moyens d’investir pour notre transitions énergétique ». Il faut trouver 100 milliards de dollars sur un fond vert. Et bien une partie de la taxe, peut être même la totalité de la taxe sur les transactions financières devrait être mise au service de ce fond vert.

Selon quels critères la conférence sur le Climat de Paris 2015 sera un succès ?

Trois critères :
1- Est-ce qu’il y aura un accord général, contraignant, pays par pays, pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ? Contraignant c’est à dire avec surveillance et évaluation, et notamment pour les plus grands pays émetteurs (Chine, États-Unis, mais aussi pour d’autres).

2- Est-ce qu’on peut dégager ces 100 milliards de dollars pour le fond vert pour soutenir les investissements, les reconversions, les innovations, dans les pays émergents ?

3- Est-ce qu’on est capable de dégager des financements innovants ? Tout à l’heure on parlait de la taxe sur les transactions financières, est-ce qu’on est capable d’imaginer de nouvelles contributions, et notamment le prix du carbone qui pourrait justement permettre à tous les acteurs économiques de savoir que les ressources fossiles sont un prélèvement sur la planète.

Si ces trois critères sont réunis je pourrais dire « nous avons réussi ».

Et je pense que pour la France, ce n’est pas seulement un enjeu franco-français « est-ce que l’on va réussir ». C’est : est-ce que les devoirs de l’humanité, les devoirs qui sont les nôtres, vont pouvoir être fixés dans un texte contraignant pour les années qui viennent ?

On dit « est-ce que François n’est pas devenu écologiste comme ça, par circonstance ? ». Moi, depuis que je suis responsable, toutes les informations qui me sont données, toutes, tous les experts, c’est alarmant. Nous avons vécu les trois années les plus chaudes de notre siècle. À Paris il a gelé deux nuits en 2014, généralement c’était 25. Le niveau de la mer ne cesse de monter, des îles vont disparaître, la calotte polaire est en train de fondre.

Je ne suis pas là pour faire du catastrophisme, je dis il y a urgence.

La conférence sur le climat c’est à Paris et c’est une responsabilité énorme pour la France et on va réussir. Et pour la France c’est aussi un bel enjeu, être capable de montrer que c’est à Paris, une fois encore, que les droits humains vont être prononcés. »

La “lettre ouverte” de Cécile Duflot

Cécile Duflot, c’est l’écologie en mode carriérisme bobo – difficile d’avoir un plus grand symbole que lors de la conférence de Copenhague sur le changement climatique: elle y était parti en train devant les médias, pour revenir en avion dès le lendemain en France pour passer à la télé.

Rien d’étonnant par conséquent à ce que son petit “manifeste” publié dans le Journal du Dimanche hier soit d’une nature très opportuniste. Tous les commentateurs politiques savent très bien qu’elle est très proche de François Hollande.

La stratégie en cours c’est de faire en sorte que Duflot et EELV aient l’air d’une opposition radicale, afin de siphonner à gauche, pour prôner comme par hasard le rassemblement dès le premier tour aux présidentielles de 2017, au nom de l’absence de proportionnelles aux élections parlementaires obligeant EELV à s’allier au Parti Socialiste…

De la magouille, de la tambouille, pour rien d’écologiste. Rien sur la Nature, rien sur les animaux, juste de la “transition écologiste”…

Le Parti Socialiste, par l’intermédiaire de la porte-parole Juliette Méadel, a bien sûr répondu, car tout est dans le savoir-faire politique de la construction d’une fausse opposition… qui s’empressera, devant “l’urgence”, d’être “constructive” comme il se doit…

Chère Cécile Duflot,

Je vous adresse mes meilleurs vœux pour 2015, individuellement et collectivement, mais aussi et surtout pour Europe Écologie Les Verts, le mouvement auquel vous appartenez.

Ce qu’il peut vous arriver de meilleur ? Mettre EELV au service de la France c’est-à-dire faire de la COP 21 le plus grand succès pour accélérer la transition énergétique en Europe et dans le monde. Ensemble avec EELV, unis, nous serons plus forts pour faire réussir la France.

Vous proposez de « mettre en échec la loi Macron », « de refuser ce qu’elle propose », je vous dis : agissez, construisez. Vous avez été associée à l’essentiel de l’action menée par François Hollande et sur un sujet qui est au cœur des préoccupations des Français : le logement. Le transport par car permettra justement à ceux qui vivent loin de leurs lieux de travail, faute de logements adaptés à leurs besoins, de s’y rendre plus facilement. Ce n’est pas l’idéal, mais c’est une mesure transitoire qui aidera bien des familles.

Ce projet de loi, qui n’est pas encore une loi, a pour ambition de déverrouiller l’activité économique et de libérer les énergies sans rien enlever à personne, à l’exception des notaires. C’est même une loi qui donne plus de droits à ceux qui travaillent le dimanche : ils seront mieux rémunérés qu’ils ne le sont actuellement.

Le projet de loi n’a pas été examiné au parlement, votre énergie et vos idées sont les bienvenues pour le faire progresser. A quoi cela vous servira de « mettre en échec et de refuser » ? Contribuez plutôt avec le groupe socialiste, à améliorer le texte, en l’amendant, en débattant sur le fond, en proposant plutôt qu’en détruisant… Cela sera plus constructif.
Bonne année 2015.

Tout cela est d’une profonde laideur. C’est un jeu politique sans aucun contenu, c’est du pur placement opportuniste en vue de la conférence sur le climat de décembre, où Hollande se posera en “réaliste” et Duflot en “aiguillon”. Tout cela aux dépens de la planète qui attend des changements complets, qui ne tolère plus l’anthropocentrisme, la destruction de la vie sauvage, la mise en esclavage de la vie animale !

Vers la conférence sur le climat de Paris…

Un site a ouvert pour informer au sujet de la conférence sur le climat à Paris en décembre 2015.

En voici l’éditorial et le bilan proposé de la dernière conférence de l’ONU, articles donnant le ton du site.

Édito du 1er janvier 2015

Encore une année de passée. Une année où le réchauffement climatique a non seulement pu être observé scientifiquement avec notamment le 5ème rapport du GIEC mais aussi avec les mesures d’une température annuelle moyenne planétaire record depuis le début des relevés de température en 1880.

Mais les conséquences du réchauffement on aussi pu être directement observées, évidemment dans la zone Arctique, qui est en première ligne, mais aussi plus proche de nous avec les graves intempéries qui ont touché le sud est de la France, directement liées aux hautes températures de l’année.

Le reste du monde n’a pas été épargné, comme l’est de l’Asie qui a été touché par de très nombreux et violents typhons jusque tard dans l’année.

Les effets du réchauffement climatique se font chaque année de plus en plus virulents, soulignant l’état d’urgence de la situation planétaire, pour les humains, pour les animaux, pour l’environnement.

Malheureusement 2014 n’aura toujours pas été l’année d’un vaste accord coopératif international pour prendre, enfin, les choses en main. La Conférence de Lima a même été un échec.

Difficile donc d’être optimiste en vue de la conférence Paris Climat 2015 qui aura lieu en décembre prochain. Pourtant il n’est plus possible de passer encore une année dans l’inaction, à repousser les échéances, à trouver l’accord minimum qui n’engage à rien. Il faut que les choses changent, pas demain, pas en 2020, mais maintenant !

Voici le bilan de la dernière conférence de l’ONU:

Bilan de la Conférence de Lima / COP20

L’objectif annoncé de la Conférence de Lima (COP20) qui s’est tenue en décembre dernier était de préparer la conférence de Paris 2015 censée elle déboucher sur un accord international visant à limiter les émissions de gaz à effet de serre afin de ne pas dépasser un réchauffement planétaire de plus de 2°C d’ici 2100.

Il fallait ainsi absolument aboutir à un texte commun. Ce fut chose faite, comme souvent en jouant les prolongations (la conférence s’est conclu le 14 décembre au lieu du 12 initialement prévue), avec un accord a minima.

Beaucoup d’officiels se sont félicités de ce résultat.
Il est pourtant difficile de se réjouir d’un texte qui n’est là que pour sauver les apparences et repousser l’échéance à l’année prochaine.

La situation du changement climatique, de la planète, est bien trop urgente pour se réjouir d’un accord minimum.
Car tout ce qui en est ressorti est un engagement de tous les pays à transmettre courant 2015 (à une date qui a été repoussée à plusieurs reprises) leurs contributions (c’est à dire leurs intentions pour agir pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre) au secrétariat de la Convention.

On est loin des prétentions que beaucoup affichaient à l’ouverture de la conférence, début décembre.

Une avancée importante est censée être le « fond vert » qui doit passer à 100 milliards de dollars par an à partir de 2020. Sauf que comme pour le reste aucune précision n’a été donnée. D’où viendra cet argent ? Les canaux de financement reste un mystère.

De la même manière alors qu’à la base un « papier technique » devait analyser les différentes contributions afin de donner un avis sur leurs effets combinés, ce papier a été remplacé par un « rapport de synthèse » qui ne donnera pas de recommandations.

Et quand bien même on pourrait espérer qu’il en sera tenu compte, il sera rendu le 1 novembre 2015, une date bien tardif pour tirer les conséquences et améliorer conjointement les propositions.

Cela est assez révélateur de l’état d’esprit, bien loin d’un grand élan mondial pour lutter contre le réchauffement. Le minimum est fait, pour faire illusion, tant que c’est encore plus ou moins possible.

Puisque la conférence de Lima devait préparer la conférence de Paris il y a donc toute les raisons d’être pessimiste. Si la direction prise reste la même l’accord qui verra le jour sera un accord où chaque pays fera comme il le souhaite, sans réelle concertation ni coopération avec les autres et sans contrainte de tenir les objectifs fixés.

L’environnement et les animaux continuent, malgré les sonnettes d’alarmes tirées aussi bien par de nombreux scientifiques que par la planète elle-même, à passer après les intérêts des grands groupes économiques nationaux bloquant (ou au mieux limitant) toute coopération et action concrète et tangible au niveau mondial.

Il est plus que temps que cela change.

Hulot, Hollande, le pape et la conférence de Paris de 2015

La conférence sur le changement climatique qui aura lieu à Paris en décembre promet d’être un fiasco complet. Pour autant, François Hollande a donné une consigne interne très claire : il faut faire en sorte que la France en sorte avec une bonne image, celle du pays modéré qui veut aller de l’avant (c’est d’ailleurs un style diplomatique français traditionnel, comme c’est le cas avec la Palestine, la guerre en Irak, l’Afghanistan, etc.).

Adepte par conséquent de la fuite en avant, on a pu voir une entrée en la matière en deux temps. Tout d’abord, lors de ses vœux, François Hollande a souligné l’importance de la conférence (histoire qu’on ne lui reproche rien a posteriori sur ce plan) :

« 2015, mes chers compatriotes, ce sera une année essentielle aussi et j’allais dire avant tout pour la planète.

La France va accueillir la conférence sur le climat en décembre prochain. Elle rassemblera tous les chefs d’Etat et de gouvernement du monde entier.

C’est une magnifique opportunité pour nous rassembler d’abord nous-mêmes au-delà de nos différences, pour mettre en commun ce que nous avons de meilleur, pour redonner du sens au progrès. La France, elle doit être exemplaire – elle l’est – avec la loi sur la transition énergétique qui a déjà été votée par l’Assemblée nationale, avec la loi sur la biodiversité.

La France, elle a été capable il y a maintenant 70 ans, de réunir une grande conférence pour les droits universels de l’homme. Maintenant, nous devons entraîner le monde pour qu’il puisse adopter à son tour une déclaration pour les droits de l’humanité pour préserver la planète.

Et je ferai tout pour qu’à Paris, en 2015, la conférence soit un succès, parce que je veux que lorsque nos enfants nous interrogeront ou nos petits-enfants, sur ce que nous avons été capables de faire en 2015, nous puissions être fiers et leur dire que nous avons contribué à préserver la planète toute entière. »

La seconde étape fut hier « l’entretien avec Nicolas Hulot, envoyé spécial pour la protection de la planète », dont on n’a rien appris d’officiel à part deux photos.

Même le facebook officiel de Nicolas Hulot (« géré par son équipe ») ne dit rien. Les articles de ce facebook ont été arrêtés juste avant Noël, comme d’ailleurs son Tumblr officiel, où par contre il y a les photos de lui au Vatican, puisqu’il est allé négocier l’intervention du pape à Paris.

Comme cela tout le monde serait content : le pape continuerait d’avoir sa bonne image de brave gars qui veut changer les choses (mais les gens sont méchants seul Dieu est bon etc.), François Hollande aurait une conférence « réussie », etc.

Voici ce que dit là-dessus Nicolas Hulot sur son tumblr :

Entretien avec le Cardinal Parolin, Secrétaire d’État du Vatican

C’est avec le Cardinal Parolin qu’a été évoquée la question du déplacement du Pape en France, et la nécessité, s’il vient en 2015, que le Saint Père s’exprime fortement sur la question du Climat.

Très au fait de l’avancée des négociations climatiques, le Cardinal a formulé le souhait que les Chefs d’État et de Gouvernement parviennent à un accord ambitieux et rappelé que la publication de l’Encyclique sur l’Écologie sera un moment important de l’année 2015.

«Nous sommes convaincus de l’importance du sujet et nous partageons votre préoccupation. Au fond, c’est une question spirituelle et éthique que nous avons tenté d’écarter mais elle revient » a-t-il conclu.

Ce n’est pas tout ! Il y a une « encyclique » sur l’écologie qui est prévue et qui ne devrait pas tarder à sortir. Il va de soi que nous étudierons cela en détail. On l’aura compris en tout cas , c’est une offensive tout azimut afin de renouveler l’Église catholique et de la rendre plus « dans son temps ».

Voici un exemple de ce à quoi il faut s’attendre, avec cette information officielle du Vatican, datant d’il y a un mois :

Cité du Vatican, 11 décembre 2014 (VIS).

Le Saint-Père a adressé un message au Ministre péruvien de l’environnement, qui préside à Lima la XX Conférence des Nations-Unies sur le climat (1 – 12 décembre), dans lequel il encourage les participants dans leurs débats sur un sujet “qui a une incidence sur l’humanité entière, et tout particulièrement sur les pauvres et les jeunes.

Il s’agit d’une grande responsabilité, également morale… Les changements climatiques font sentir leurs effets dans de nombreux pays, surtout côtiers et insulaires du Pacifique. Ceux-ci soulignent l’incurie et l’inaction alors que les délais se réduisent pour trouver des solutions. Or ces solutions ne peuvent se trouver qu’ensemble et dans la concorde…

Une lutte efficace contre le réchauffement ne peut être conduite que collectivement, après avoir surmonté les intérêts particuliers et écarté le poids des pressions politiques et économiques…

Il faut donc en passer par une culture de la solidarité et du dialogue, qui soit en mesure de prouver l’absolue nécessité de protéger la planète et l’humanité”. Les travaux de cette conférence doivent “se fonder sur la justice, l’équité et le respect”.

Un simple tweet (officiel, du pape) résume peut-être tout aussi bien:

Nicolas Hulot, dans une rapide interview donnée dans la rue à côté de l’Elysée, expliquait dans le même ordre d’idées qu’il en allait de la survie de l’humanité. Avec un tel anthropocentrisme, cette conférence a déjà une très mauvaise base…

“À dix semaines, le poids du veau doit être doublé”

Il faut bien penser que si les personnes qui défendent les animaux mènent la bataille pour changer les esprits, il y a des gens qui sont rémunérés pour organiser chaque jour de manière meilleure l’exploitation animale.

Voici un article, tiré du Revenu agricole, qui est à ce titre exemplaire. On y reconnaît toute la dimension technique-cynique de l’exploitation animale. On est ici dans un domaine où la vie n’existe plus, n’étant qu’une marchandise…

Santé animale : « À dix semaines, le poids du veau doit être doublé »

Par Erwan Le Duc – Grands TROUPEAUX Magazine –

Une journée technique organisée par la société Denkavit à Châteaugiron (Ille-et-Vilaine) a permis de faire le point sur l’élevage des veaux et des génisses. Moins performants que leurs congénères, les grands troupeaux ont une marge de progrès non négligeable.

sante-animale-poids-du-veauLa conduite alimentaire du veau et de la génisse laitière mérite sans doute quelques rappels. La surmortalité des jeunes bovins s’explique aussi dans ce cas précis. Les enjeux techniques se révèlent essentiels, car comme le souligne Jean-Marc Héliez, vétérinaire au cabinet du Chêne Vert, « le poids d’un veau doit être doublé à dix semaines. Dans le cas contraire, nous avons entamé la capacité laitière de l’animal ». Une croissance soutenue reste synonyme d’expression de la capacité laitière.

Vraie course contre la montre, l’élevage du veau débute par une prise colostrale dans les premières heures. « Au bout de 24 heures, l’absorption de l’intestin se réduit considérablement », prévient le vétérinaire. Le système immunitaire du veau ne sera mature qu’à l’âge de six mois. La buvée du colostrum va donc protéger le nouveau-né.

Attention toutefois, car la prise colostrale ne garantit pas tout : « La réussite des premiers jours repose sur un triptyque que j’appelle colostrum-hygiène-confort. Pour ne pas avoir de veaux malades, nous devons apporter une bonne immunité, mais aussi une faible pression infectieuse », explique le vétérinaire. Le jeune bovin doit ingurgiter environ 200 grammes d’IgG, soit pour une Holstein 4 litres de ce premier lait (le colostrum apportant en moyenne 50 à 55 gr d’IgG/l).

À l’inverse, la concentration en immunoglobulines peut atteindre 110 grammes d’IgG. « L’idéal reste donc deux buvées de 3-4 litres dans les six heures suivant la mise bas. Je ne suis pas très favorable à l’utilisation de sonde pour garantir la buvée. Le cas échéant, le colostrum se garde un an au congélateur, une semaine au réfrigérateur. Attention au prélèvement, il doit s’effectuer dans des conditions sanitaires très strictes. En distribuant un lait souillé, nous perdons les effets positifs de ce précieux liquide.

D’autre part, je rappelle à certains éleveurs estimant ne pas percevoir la transmission du vaccin des mères à leur descendance que les effets de la vaccination se ressentent si le veau boit du colostrum, et donc les anticorps transmis par sa mère ! » Le vétérinaire perçoit les colostrums de synthèse comme un complément, mais pas la solution.

Les Dal [distributeur automatique de lait – LTD] ne font pas l’unanimité

Ensuite vient la phase lactée, avec souvent une mise à disposition trop tardive des aliments solides. « Les Dal présentent un risque de contamination entre veaux, je ne les conseille pas. Je préfère les dispositifs mobiles de distribution du lait », souligne le vétérinaire. Nos voisins allemands, pourtant précurseurs en matière de grands troupeaux, semblent également se désintéresser des Dal (distributeurs d’aliments liquides), avec de meilleurs résultats sur la mortalité des jeunes génisses. Spécialiste du lait au sein de la société Denkavit, Gert Van Tierum ne semble pas non plus convaincu par les Dal.

Dans tous les cas, cet appareil doit être étalonné régulièrement en fonction des conditions météorologiques, les caractéristiques physiques de la poudre de lait évoluent et l’humidité peut modifier sa masse volumique, provoquant le risque d’une mauvaise concentration.

Dans l’alimentation lactée, deux facteurs paraissent essentiels : la température du lait et les volumes. Choix du matériel, température de buvée et volume doivent permettre de se prémunir du « rumen drinking », afin d’empêcher le lait de se retrouver dans la panse du jeune bovin.

La gouttière oesophagienne doit être fermée pour empêcher le lait d’aller dans le rumen et l’obliger à se diriger uniquement vers la caillette. « Attention au volume de la caillette, il reste très restreint, 5 % du poids vif, prévient Gert Van Tierum. À la naissance, il ne peut contenir que 1,5 à 2 litres ; à 10 semaines,il atteint 5 litres. Si la quantité de lait apportée est trop importante, le surplus s’écoule dans le rumen, incapable de digérer ce liquide, qui va pourrir et avoir des effets néfastes sur la santé du veau. Visuellement, ce type de veau reste assez facilement détectable, il paraît ballonné.

Ses fèces se distinguent par une couleur grise caractéristique. Nous pensons que cet élément explique en partie la surmortalité des veaux de race Brune des Alpes. En effet, à la naissance, les préconisations d’apport de 4 litres de lait correspondent à un nouveau-né Holstein et pas à un animal de la race originaire des Alpes n’ayant pas du tout le même gabarit, et donc le même volume utile au niveau de la caillette. Globalement, les volumes de lait distribué aux veaux paraissent trop importants, provoquant du même coup des diarrhées. »

Pour réduire le risque de retrouver du lait dans la panse et assurer le bon fonctionnement de la gouttière oesophagienne, le lait doit être servi à une température entre 41 et 42 °C, pour un Dal un degré au-dessus : « Avant le mélange, l’eau doit donc être plus chaude, à au moins 45 °C. Attention à ne pas dépasser les 65 °C, sous peine de générer une destruction des vitamines, une dénaturation des protéines de la poudre de lait et une moins bonne émulsion des matières grasses. »

La tétine constitue le meilleur mode de buvée

En parallèle, l’éleveur doit veiller à développer le rumen et les papilles du futur ruminant dès sa naissance, lui mettant à disposition du concentré, des fibres et de l’eau. « La paille me paraît mieux adaptée grâce à son taux de matière azotée se situant autour de 4 %, le foin reste trop riche pour le système digestif du veau. Le besoin en eau atteint 10 % du poids vif », souligne le spécialiste. Dans les premiers jours de vie, les teneurs en fer, cuivre et vitamines A, B et C doivent être connues et suivies de près.

L’aliment laitier idéal doit contenir entre 65 et 75 % de lactosérum ou de poudre de lait écrémé, 16 à 22 % d’huile végétale ou animale, 5 à 15 % de produits végétaux, 1 à 2 % de vitamines. Lactosérum et poudre de lait écrémé se distinguent par la durée de prédigestion très différente : 2 à 5 heures pour le premier et 6 à 10 heures pour la seconde. Jean-Marc Héliez déconseille d’utiliser les laits anormaux chargés en leucocytes ou en antibiotiques, « le risque de morbidité reste important », assure-t-il.

Marie-Claire fait l’apologie du véganisme… c’est qu’il y a un problème…

Pour la nouvelle année, rien de tel que de rappeler un phénomène marquant ces dernières années en France : le hold up sur le mot vegan. Le terme de « vegan » signifie normalement le refus de tout produit d’origine animale, mais toujours dans un certain esprit militant.

Cette dimension morale et complète a disparu. De l’effondrement de « Droit des animaux » à l’émergence de L214, en passant par la propagande incessante des médias bobos, hype, etc., il y a une même logique de fond : vider au terme « vegan » tout son contenu, en faire une sorte d’idéal plus ou  vmoins inatteignable et en tout cas tout à fait relatif.

Désormais le terme de « vegan » désigne surtout une sorte de pratique autour de laquelle on tourne, sur laquelle on s’attarde, mais pour des thèmes comme la santé, l’écologie, la mode, la perte de poids, etc., et en ayant en tête que le véganisme, un peu comme une ascèse orientale, serait pratiquement impossible à part pour une petite minorité.

Les animaux ont disparu en tant que réalité sensible, tout comme le projet de véganisme à l’échelle de la société ; voici un article de cette semaine de Marie-Claire, tout à fait dans ce ton là. L’article est ici pour les personnes désireuses de voir les affligeantes photos de « stars ».

Le régime vegan, on s’y met ou pas ?

Supprimer les viandes et les produits laitiers de votre assiette pour passer au régime vegan, bonne ou mauvaise idée ? Pour toutes celles qui aimeraient se lancer, voici 5 conseils pour oser se mettre au végétalisme.

Il fut un temps, dans un passé pas si lointain, où dire à quelqu’un que vous suiviez un régime vegan, c’était comme s’entendre dire qu’une ancienne (et adorable) enfant star était montée sur scène en sous-vêtements en latex et avec un doigt en mousse géant, pour se trémousser lascivement. Oh, mais…

En ce temps-là, « être vegan » (ou végane) était synonyme d’avoir un « mode de vie sain » ou d’être difficile – gustativement parlant, tout dépend de votre point de vue.

Ce n’est plus le cas. Grâce à l’engouement des stars pour ce régime, qui en ont vanté les bienfaits et grâce à une meilleure disponibilité de nourriture végane, ce régime sans viande et sans produits laitiers est devenu presque banal. Le moment est venu de peser le pour et le contre. Allez-vous renoncer aux cheese-burgers et au chocolat et vous mettre à manger des végétaux ?

Vous pourriez ressembler à Beyoncé

Le végétalisme doit sa popularité à des stars comme Beyoncé et Jay-Z, qui ont pris le train en marche. L’an dernier, Jay-Z a suivi un régime vegan pendant un mois et sa femme Beyoncé l’avait soutenu en supprimant elle aussi la viande et les produits laitiers de son alimentation. Pourtant, alors qu’ils célébraient la fin de leurs habitudes alimentaires autour d’un repas de Noël composé de homard, Beyoncé semblait déjà vénérer le régime vegan.

Quiconque l’a vue se déhancher aux Grammy Awards avec rien d’autre qu’une paire de collants et un sourire sera d’accord pour dire qu’elle était resplendissante. Pour avoir la même silhouette que Beyoncé, commencer par adopter un mode de vie vegan pourrait être une bonne idée.

C’est bon pour la santé

Bill Clinton a lui aussi renoncé à la viande. Mais ses raisons de suivre un régime à base de plantes sont plus liées à sa santé qu’à ce à quoi sa cambrure pourrait bien ressembler sur scène. Ayant souffert de maladie cardiaque, l’ex-Président a décidé de devenir vegan après que de récentes études aient révélé que ce type de régime pouvait aider à guérir – ou à prévenir – les maladies cardiaques. Un régime végétalien peut aussi faire diminuer la pression sanguine, diminuer le taux de cholestérol et empêcher le diabète. Rien que ça !

Dis-moi ce que tu manges, je te dirai qui tu es

Surveiller sa santé est une priorité, mais préserver la planète, et les animaux qui y vivent, est aussi un devoir. Le scandale récent de la viande de cheval a suffi à de nombreuses personnes pour renoncer aux produits à base de viande, mais le problème est loin d’être résolu.

Des tests ont récemment montré qu’un tiers de la nourriture n’était pas correctement étiquetée. The Guardian a expliqué que le boeuf comportait du porc et que la mozzarella n’était composée de fromage qu’à moitié. Si vous voulez vraiment savoir ce que contient votre assiette, le meilleur moyen est peut-être de n’y mettre que des légumes !

Ca peut être délicieux

Imaginer un repas vegan savoureux, cela peut paraître difficile, surtout si vous n’en avez jamais mangé un ! Du tofu et du houmous avec des chips, cela peut vite devenir votre repas quotidien si vous vous laissez aller. Vous allez vite en avoir assez. Mais de nombreux restaurants vegans font leur apparition. Sur le site vegan-france, vous pourrez facilement repérer un restaurant à la carte savoureuse et végane! Être vegan ne veut pas forcément dire se contenter d’un verre d’eau et d’une poignée de noix quand vous sortez, il suffit de vous occuper vous-même de réserver le restaurant !

Allez-y progressivement

Si vous adorez les sandwichs au bacon et les plateaux de fromage, vous allez avoir du mal à vous sevrer. Mais vous n’avez pas à le faire brutalement, diminuez progressivement l’apport en viande. Natalie Portman a longtemps été végétalienne mais a recommencé à manger des produits laitiers pendant sa grossesse. Ecoutez votre corps et donnez-lui ce qu’il désire (sauf s’il s’agit d’une tablette entière de chocolat tous les soirs, bien sûr !)

Source : marieclaire.co.uk
Par marieclaire.fr

Il y a là un effet de mode, qui passera, bien entendu. Un tel « véganisme » ne peut pas se prolonger, c’est juste une démarche propre à des bobos qui s’ennuient et donnent un semblant de sens à leur vie à travers différentes hypes. La prochaine, on peut s’en douter, consistera en l’alimentation de type « paléo », ou bien encore le sans gluten en mode irrationnel.

Raison de plus de rester strict concernant les exigences qu’il faut avoir pour les animaux, et raison de plus de maintenir le cap de l’information et du débat culturel pour ne pas perdre le fil face à tous ces opportunismes, face à ces bobos, ces gens de la mode, ces petits entrepreneurs en quête de marchés captifs, etc. etc.
La libération animale, c’est une morale… qui n’est pas à négocier !