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Vers la fin de la loi Evin?

Allons-nous vers la fin de la loi Evin? C’est en tout cas ce que tend à penser son promoteur, Claude Evin, dans une interview accordée au quotidien Le Parisien.

Un amendement examiné aujourd’hui à l’Assemblée revient sur la loi Evin de 1991, qui encadre la publicité pour l’alcool. Etes-vous inquiet ?

Très ! Même s’il semble technique, cet amendement libérera de facto la possibilité de faire de la publicité en faveur de l’alcool, et ce quasiment sans limite.

On pourra faire n’importe quoi en matière de pub. Ce sera la fin de la loi Evin, adoptée voilà vingt-cinq ans.

Que dit cet amendement ?

Une association (par exemple) qui attaquera une publicité pour l’alcool devant les tribunaux devra, pour obtenir gain de cause, à la fois prouver que la personne faisant la promotion (même indirecte ou subtile) du produit y a un intérêt, mais aussi que cette « opération de communication » est « susceptible d’être perçue comme un acte de promotion par un consommateur d’attention moyenne ».

Passons sur le fait que cette dernière phrase ne veut rien dire. Dans les faits, réunir ces deux critères sera impossible !

Du coup, les tribunaux se concentreront sur le fait de savoir s’il s’agissait, ou non, d’une publicité, sûrement sans parvenir à trancher, oubliant le vrai débat : le produit lui-même.

C’est-à-dire ?

Dès lors que l’on sait que l’alcool tue 50 000 personnes par an, peut-on en vanter les mérites comme s’il s’agissait d’un simple parfum ?

La réponse est, évidemment, non.

Pourtant, depuis vingt-cinq ans, la loi Evin a été progressivement détricotée. La partie de cette loi concernant la consommation des mineurs, notamment, a été remise en cause, puisqu’il est désormais possible de boire de l’alcool dans les buvettes sportives.

L’autre volet de votre loi concernait la publicité, y a-t-il aussi eu un recul ?

Oui. La loi de 1991 interdisait la publicité pour l’alcool à la télévision, au cinéma et par voie d’affichage.

C’est à nouveau autorisé pour les affiches depuis 1994. La loi de 1991 encadrait par ailleurs les « pubs », en précisant ce qui pouvait être dit : on ne pouvait alors que nommer le vin, dire le degré d’alcool, le nom et l’adresse de l’exploitation, etc.

A l’époque, quels types de publicité ont alors disparu ?

Par exemple, celle disant « ma chemise contre une bière ».

Et bien d’autres associant fêtes et bulles. Mais depuis 2005, la publicité peut comporter des références aux terroirs, aux AOC, à la couleur, à l’odeur…

Ce qui laisse la porte ouverte à des données très subjectives.

La partie tabac de la loi a-t-elle été rognée de la même façon ?

Au contraire ! En 1991, la protection du tabagisme incluait l’interdiction totale de faire de la publicité pour le tabac et celle de fumer dans les lieux publics.

Non seulement, cela n’a pas été remis en cause, mais les messages d’alerte sur les paquets (« le tabac tue », « fumer rend stérile »), comme l’imminente mise en place des paquets neutres (le nom de la marque sera caché) ont durci la législation. Et c’est une bonne chose.

Comment expliquer ce traitement différencié ?

La perception par l’opinion publique diffère, avec une image plus positive pour l’alcool.

Surtout, les lobbYs ne sont pas les mêmes. Le marché de la publicité pour l’alcool est énorme, notamment pour les bières et les alcools forts — les pertes de recettes ont été importantes en 1991.

Bien plus que les viticulteurs, qui exportent aujourd’hui une grande partie de leur production, c’est le puissant lobby des publicitaires qui est aujourd’hui à la manoeuvre.

L’alcool, c’est un vrai sujet de santé publique ?

Plus que jamais. Il y a un refus au sein de la population de voir les dangers réels, en matière de santé, d’une consommation excessive d’alcool, sans oublier les effets sociaux et économiques.

Et la consommation chez les jeunes est dramatique.

Chaque famille est désormais touchée, à un titre ou à un autre.

Quelles mesures d’urgence faudrait-il prendre ?

Faire appliquer la loi, déjà (non à la vente aux jeunes).

Dépassionner le sujet : l’alcoolisme est une pathologie comme une autre, qu’il faut détecter et soigner. Même si je ne suis pas contre une consommation modérée (y compris à titre personnel…), il ne faut pas permettre à la publicité de banaliser un produit dangereux.

18ème vegan mania à Vienne

Ces dernières années dans le monde, deux villes ont connu une puissante vague de véganisme : Tel Aviv et Vienne. La raison en est que leurs sociétés disposent d’une très grande ouverture culturelle au véganisme. Le véganisme peut y être dérangeant ou rejeté, mais il n’est jamais vu comme choquant ou absurde, et évidemment la question du rapport aux animaux en général y est considérée comme très importante.

Le véganisme atteint ainsi là-bas une dimension “mainstream” – grand public – tout à fait conséquent, comme en témoigne la 18ème “vegan mania” à Vienne. Elle s’est déroulée du mardi 3 au samedi 6 juin, en plein centre de la ville de Vienne dans le quartier des musées.

L’autorisation d’une telle fête sur plusieurs jours en dit long sur la culture prévalant là-bas. Tous les médias nationaux en ont d’ailleurs parlé, sans aucune critique. Il y a également un concours d’organisé, en partenariat avec les universités de Vienne: celui du meilleur “discours” de quelques minutes en faveur des animaux, de l’environnement…

La boisson soda “nationale”, appelée Almdudler, a même été le partenaire officiel pour les boissons! On a là un degré d’intégration sociale sans commune mesure avec la France.

Il est intéressant sur ce plan de voir qu’en apparence, la “vegan mania” est une sorte d’équivalent du “Paris Vegan Days”, avec une multitude de stands et l’alimentation au centre des préoccupations. Cela ne se présente pas différemment… en apparence.

Car en réalité, les conditions sociales et culturelles sont totalement différentes. Le véganisme mis en avant en France par les partisans du “végéta*isme” ou d’un véganisme “chic et raffiné” correspond à une certaine approche pessimiste ou grande bourgeoise de la vie.

On retrouve ici des traits peu agréables: pas d’esprit positif, des gens habillés en noir, une grande porosité à la misanthropie, un certaine ouverture d’esprit à l’extrême-droite, etc.

Or, à Vienne, le véganisme est surtout alternatif étudiant. La “vegan mania” exprime une culture urbaine alternative, anti-terroirs, avec très logiquement de très nombreux DJs présents, tous ayant écrit quelques lignes sur la page de présentation pour présenter leur engagement.

Quand la quasi totalité des multiples glaciers de Vienne propose des versions vegans, et qu’une partie importante de la jeunesse urbaine devient végane, c’est l’expression d’un rejet moderne de restes culturels très réactionnaires. On a la même chose en Allemagne…

C’est très urbain, très étudiant, très classes moyennes, mais ce n’est donc pas vraiment bobo ni hipster. Cela se veut populaire, tourné vers les gens, résolument ancré dans une démarche positive de progrès.

Le véganisme n’est donc là-bas pas un prétexte au pessimisme, à l’esprit de dénonciation, aux poses élitistes…

La Commission Européenne rejette les signatures anti-vivisection

C’est une nouvelle triste, mais en même temps totalement prévisible : les institutions n’en ont rien à faire des pétitions, et finalement elles sont même très contentes de voir tant d’énergie gâchée vers quelque chose d’improductif.

La pétition livrée à la Commission Européenne s’est ainsi faite recalée aussi sec; tout est une question de rapport de force, de culture, d’idéologie dominante, et tant qu’on passe par les parties et pas par le tout, on ne peut arriver qu’à pas grand chose.

Voici quelques extraits de la “réponse” de la Commission Européenne sur l’initiative citoyenne européenne «Stop Vivisection». Les arguments sont on ne peut plus clairs de cynisme: si on ne le fait pas, d’autres le feront de toutes façons, et puis il y a la concurrence économique, etc.

Grâce à la vivisection, on préserverait la santé et l’environnement, donc en attendant un jour lointain où, “promis”, on fera mieux… D’ailleurs, sans aucune honte, la Commission dit qu’en attendant, plus de tests permettront d’abolir les tests demain!

«Stop vivisection!» est la troisième initiative citoyenne européenne à avoir été présentée à la Commission européenne, dans le cas présent le 3 mars 2015. Elle a été signée par 1,17 million de citoyens.

Cette initiative demande à la Commission: “d’abroger la directive 2010/63/UE relative à la protection des animaux utilisés à des fins scientifiques et de présenter une nouvelle proposition visant à renoncer progressivement à la pratique de l’expérimentation animale, rendant obligatoire l’utilisation – dans la recherche biomédicale et toxicologique – de données directement pertinentes pour l’espèce humaine.”

La Commission a reçu les organisateurs le 11 mai 2015, date à laquelle ceux-ci ont présenté leur initiative lors d’une audition publique organisée au Parlement européen, en fournissant à chaque fois à la Commission des précisions concernant leur demande. (…)

L’Union européenne attache une grande importance au bien-être animal et vise à réaliser cet objectif tout en s’efforçant aussi de protéger la santé humaine et l’environnement. L’Union partage la conviction qui est celle de l’initiative citoyenne, à savoir que les essais sur les animaux devraient être progressivement supprimés. Il s’agit bien de la finalité ultime de la législation de l’UE dans ce domaine. (…)

En dépit des progrès considérables accomplis dans le développement de solutions de remplacement, des problèmes scientifiques importants demeurent en ce qui concerne les points-limites les plus complexes dans la recherche fondamentale et appliquée, la mise au point de produits pharmaceutiques et les essais d’innocuité des substances. Lorsque les processus et mécanismes toxicologiques et physiologiques ne sont pas suffisamment connus ou sont très complexes, des solutions de remplacement sont rarement disponibles.

Ainsi, la substitution de tous les essais sur des animaux par d’autres méthodes n’est pas possible actuellement étant donné que l’on doit garantir un niveau élevé de protection de la santé humaine et animale et de l’environnement.

L’initiative citoyenne «Stop vivisection» intervient à un moment de transition. Les avancées technologiques permettent le traitement d’informations de plus en plus complexes fournies par la recherche animale et non animale, donnant ainsi la possibilité de combler progressivement les lacunes dans nos connaissances, lacunes qui retardent actuellement le remplacement de toutes les expérimentations animales.

Cependant, une interdiction prématurée dans l’Union de toute recherche reposant sur l’utilisation d’animaux risquerait de faire sortir de l’UE la recherche et l’expérimentation biomédicales, au profit de pays dans lesquels les normes relatives au bien-être animal peuvent être moins strictes que dans l’Union mais aussi dans lesquels un plus grand nombre d’animaux peut être nécessaires pour atteindre le même résultat scientifique. (…)

Les études expérimentales sur les animaux ont toujours été indispensables pour mettre au point des méthodes de prévention et de limitation des maladies humaines et animales. Elles ont contribué à améliorer la santé publique et la qualité de la vie et à allonger l’espérance de vie.

Il existe aujourd’hui des traitements efficaces pour de nombreuses maladies infectieuses, certaines formes de cancer et diverses maladies chroniques telles que le diabète. Ces progrès auraient été irréalisables sans les connaissances acquises au moyen d’études expérimentales sur des animaux. La législation impose la réalisation de telles études avant toute autorisation d’essais cliniques sur l’homme; le but est de protéger la santé et l’environnement. (…)

Plusieurs projets de recherche «Horizon 2020» visant à mettre au point et à valider des méthodes ne recourant pas à l’utilisation d’animaux dans le cadre de l’évaluation de la sécurité des produits chimiques, des contaminants alimentaires et des nanomatériaux ont été autorisés ou sont en cours d’autorisation. (…)

La Commission partage la conviction de l’initiative citoyenne que les essais sur les animaux devraient être progressivement supprimés. Il s’agit bien de la finalité ultime de la législation de l’UE dans ce domaine. (…)

L’utilisation d’animaux dans le cadre des activités de recherche apporte en effet une compréhension des mécanismes biologiques des animaux et des êtres humains, ce qui permet de mettre au point des méthodes de substitution plus éthiques, d’un meilleur rapport coût/efficacité, plus prédictives et plus rapides. (…)

La Commission se félicite de la mobilisation des citoyens en faveur du bien-être animal. L’initiative citoyenne a fourni l’occasion d’examiner de façon critique la manière dont l’UE pouvait intensifier ses efforts en vue de passer d’activités de recherche et d’expérimentation basées sur les animaux à des activités ne reposant pas sur l’expérimentation animale.

Pour présenter brièvement la campagne de signatures, on peut constater que les pays suivants ont le plus de signataires: l’Italie (690 325), l’Allemagne (164 304), la France (61 818), l’Espagne (47 194), pour un total de 1 173 130 signatures.

L’Église catholique et le réchauffement climatique

Voici un article tiré d’un site dont nous avons déjà parlé, consacré à la présentation “alternative” de la conférence sur le climat se tenant à Paris à la fin de l’année.

Lorsqu’il est question de réchauffement climatique et plus généralement d’écologie, on ne pense pas forcément à la religion. Pourtant, les initiatives religieuses qui abordent ces thématiques existent et sont loin d’être anecdotiques pour certaines.

Et pour être exact, il faut bien reconnaître que l’Église catholique, en France et dans d’autres pays, a pris les devants. En voici quelques-unes.

Jeûne pour le climat

Le jeûne pour le climat est une initiative de croyants soutenu par de nombreuses organisations plus ou moins explicitement religieuses et qui se présente ainsi:

Rejoignez les milliers de personnes qui jeûnent pour une action conséquente sur le changement climatique.

Un mouvement grandissant de jeunes, d’écologistes et de croyants montre son engagement en ne mangeant pas une fois par mois afin d’appeler les dirigeants du monde à résoudre la crise climatique. Rejoignez-nous !

Comme son nom l’indique, le but est de…jeûner pour le climat.

Assises chrétiennes de l’écologie

En France, les « assises chrétiennes de l’écologie » auront lieu à Saint-Étienne du 28 au 30 août. L’événement est organisé par le diocèse de Saint Etienne et L’hebdomadaire La Vie, en lien avec « le Service National Famille et Société » de la Conférence des évêques de France.

Ces assises comporteront des conférences, des ateliers, des spectacles et des moments plus spirituels.

Le nombre de sujets abordés dans les forums est grand: 80 en tout, allant de « Les animaux dans la Bible et la foi chrétienne » à « Soigner l’esprit, guérir la Terre 1: à la découverte de l’éco psychologie » en passant par « Le nucléaire : une énergie d’avenir ou une énergie mortifère qu’il faut abandonner rapidement ? ». Le programme est disponible sur le site du diocèse de Saint-Etienne.

Dans le numéro d’avril 2015 de la revue du diocèse de Saint-Étienne, il y a cette phrase qui résume clairement la vision de l’écologie qui est porté par cet événement:

comment les chrétiens prennent-t-ils soin de la Création ?
Ceci se retrouve logiquement dans un des objectifs de ces assises:
Souligner l’importance d’une mobilisation personnelle et collective pour permettre aux jeunes générations d’hériter d’une planète encore viable.
Pour ce faire, proposer à chacun des pistes concrètes d’action, tout en mettant un accent particulier sur la nécessité d’une conversion des individus et de la société.
Car la crise écologique est aussi ou plutôt d’abord une crise spirituelle.
Elle appelle de nouveaux modes de vie qui feront davantage place à la solidarité, aux échanges interpersonnels, à la richesse relationnelle, à l’imagination, à la contemplation, etc.
Sur tous ces aspects les chrétiens (et plus largement les croyants) ont des choses à dire et à proposer…
A noter également que de son côté le journal La Croix (quotidien catholique qui diffuse à plus de 100 000 exemplaires) consacre toute une page de son site au thème Religion et écologie avec de nombreux articles et dossiers. Ceci témoigne d’un intérêt global pour l’écologie du côté du catholicisme.

Encyclique du pape François

Une encyclique sur le thème de l’écologie est prévue pour la fin juin. Une encyclique est une lettre « circulaire » adressée aux évêques, elle est une étude théologique qui vise à clarifier un point précis de la doctrine de l’Église.

Une encyclique sur l’écologie est donc tout un symbole, surtout en 2015, année de la conférence sur le changement climatique. Pour le pape François, ce document est une contribution à la réflexion mondiale sur le changement climatique.

En avril avait déjà eu lieu une conférence sur le thème « Protéger la Terre, redonner sa dignité à l’humanité. Les dimensions morales du changement climatique et du développement durable » au Vatican à l’Académie pontificale des sciences. Voici la présentation:

Organisé par l’académie pontificale des sciences, l’académie pontificales des sciences humaines, le SDSN et Religions pour la paix, l’objectif de ce sommet et d’aider à renforcer le consensus sur l’importance du changement climatique dans le cadre du développement durable.

Le changement climatique a des répercussions sur tous les aspects de notre civilisation et doit donc être un sujet de préoccupation majeur pour toutes les religions du monde.

Ces effets sur les pauvres sont encore plus marqués. Nous souhaitons souligner l’importance de la dimension morale de protéger l’environnement en prévision de l’encyclique papale et construire un mouvement global pour faire face au changement climatique et soutenir le développement durable tout au long de 2015 et pour les années qui suivent.

Ces deux événements montrent l’importance qu’accorde en ce moment l’Église catholique à l’écologie. Elle n’investit pas ce thème de manière neutre, les thèmes de la place et du rôle de l’humanité sur Terre en témoignent.

La question est de savoir si cet engagement croissant avec l’arrivée de la conférence à la fin de l’année continuera et s’il sera plus qu’un moyen de redonner du poids et de l’influence à l’Église.

“Earth anthem” et “Never Turn Your Back on Mother Earth”

Voici deux chansons, très différentes, abordant le thème de la Terre.

La première est du groupe américain “The Turtles”, qui fut actif lors des dernières années de 1960. Leur chanson la plus connue est le très entraînant “Happy Together“.

Ici, il s’agit pas moins que de tenter de faire l’hymne de la Terre (“Earth anthem”).

And this is but an island in an ocean.
This is our home, third from the sun.
Let it be evergreen.
Let it be evergreen.
Et ce n’est pas simplement une île dans un océan.
C’est notre foyer, le troisième depuis le soleil.
Qu’il soit toujours vert.
Qu’il soit toujours vert.

And this is but an island in an ocean.
This is our home, third from the sun.
God, keep it evergreen.
To keep it evergreen I would lay my life down.
Et ce n’est pas simplement une île dans un océan.
C’est notre foyer, le troisième depuis le soleil.
Dieu, garde le toujours vert.
Pour le garder toujours vert je donnerais ma vie.

La seconde chanson est également d’un groupe américain, actif quant à lui depuis 1971 : “The sparks”. La chanson s’appelle “Never Turn Your Back on Mother Earth” (“Ne tourne jamais le dos à la Terre-mère”).

La chanson est ici plus cryptique, plus tourmentée et traite de la Terre comme une sorte de chaleureuse mère. La chanson est un “classique” dans son genre plutôt sombre et a été reprise notamment par Depeche Mode dans les années 1980 ou encore Nicolas Sirkis d’Indochine.

When She’s on Her Best Behaviour
Don’t be Tempted by Her Favours
Never Turn Your Back on Mother Earth
Quand elle est dans son meilleur comportement
Ne sois pas tenté par ses faveurs
Ne tourne jamais le dos à la Terre-mère

Towns are Hurled From A to B
By Hands That Looked So Smooth to Me
Never Turn Your Back on Mother Earth
Les villes sont lancées de A à B
Par des mains qui me semblaient si douces
Ne tourne jamais le dos à la Terre-mère

Grasp at Straws That Don’t Want Grasping
Gaze at Clouds That Come Down Crashing
Never Turn Your Back on Mother Earth
S’accrocher à quelque chose qui ne veut pas qu’on s’y accroche
Admire des nuages qui descendent s’écraser
Ne tourne jamais le dos à la Terre-mère

Three Days and Two Nights Away From My Friends
Amen to Anything That Brings a Quick Return
To My Friends
To My Friends
Trois jours et deux nuits loin de mes amis
Amen à quoi que ce soit qui amène un retour rapide
Auprès de mes amis
Auprès de mes amis

Never Turn Your Back on Mother Earth
Ne tourne jamais le dos à la Terre-mère

I’ll Admit I Was Unfaithful
But From Now on I’ll be More Faithful
Never Turn Your Back on Mother
Never Turn Your Back on Mother
Never Turn Your Back on Mother Earth
J’admettrai que j’ai été infidèle
Mais à partir de maintenant je serai davantage fidèle
Ne tourne jamais le dos à la mère
Ne tourne jamais le dos à la mère
Ne tourne jamais le dos à la Terre-mère

Au Maroc : “Justice pour Ray!”

En France, nombreuses sont les personnes cherchant à nier l’universalisme, en prônant le repli sur soi, le retour à des communautés fermées, etc. Mais le sens de l’histoire rend tout cela vain: l’humanité assume de plus en plus sa compassion, même si elle est encore débordée par son anthropocentrisme et ses comportements incorrects.

Demain, l’humanité sera unie, pacifique, en harmonie avec l’ensemble des êtres vivants!

La mobilisation qui se développe au Maroc pour Ray est ainsi ici exemplaire dans ce qu’elle représente. Elle est historique dans ce qu’elle porte comme espoir, comme vérités.

C’est un élan de dignité: Ray a été trouvé récupéré à Casablanca, dans un état terrifiant: ses yeux ont été arrachés, sa bouche déchirée, ses parties génitales blessées… Et des voix se lèvent: justice pour Ray!

On trouvera la pétition, reproduite ci-dessous, ici, le Facebook là.


Justice pour Ray et tous les animaux maltraités au Maroc !

À l’attention : Du Chef du Gouvernement marocain M. Abdeililah Benkirane
Monsieur Le chef du Gouvernement

Nous, acteurs de la protection animale au Maroc et dans le monde, nous vous sollicitons aujourd’hui pour mettre fin à la souffrance, aux sévices et à la maltraitance subis tous les jours par les animaux errants du Royaume.

Aujourd’hui c’était au tour de Ray d’en être la victime.

Le 21ème siècle est déjà bien entamé et au Maroc vit Ray, un chien errant comme il y en a probablement tant chez nous.

Ray a été trouvé à Casablanca après avoir vécu un enfer tristement quotidien, banal, toléré. Ses yeux lui ont été arrachés, sa bouche a été cousue, son pénis entaillé.

Une minutie qui évoque des pratiques liées à des croyances en sorcellerie. Mais il pourrait tout aussi bien s’agir de jeunes désœuvrés qui passent ainsi le temps : en effet, au Maroc, ces pratiques sont très banales.

Ray a donc été recueilli et tenté d’être sauvé. Plusieurs associations de défense de la cause animale au Maroc, en France et bientôt ailleurs ne veulent plus se taire au prétexte de donner une mauvaise image du pays.

Au contraire, nous souhaitons que notre pays relève la tête et montre l’exemple en matière de défense des animaux. Une action comme celle-ci passe par beaucoup d’éducation mais aussi de la dissuasion.

En effet, des crimes comme celui-ci restent malheureusement toujours impunis, créant un sentiment d’impunité totale.

Monsieur Le chef du Gouvernement,

Le législateur marocain a consacré des termes déterminés, clairs et précis afin de protéger l’animal contre les actes nuisibles commis à son égard. Malheureusement les textes de loi sont rarement appliqués.

Quant aux animaux errants l’OMS préconise des campagnes de stérilisation et de vaccination comme seules solutions pour venir à bout de deux problèmes que nous rencontrons au Maroc : La surpopulation canine et féline et la rage.

Tuer les animaux errants est aussi inefficace que cruel. Un large tissu d’acteurs de la protection animale au Maroc œuvre déjà dans ce sens et avec l’appui du gouvernement nous pourrions, ensemble, mener à bien cette mission : protéger d’un même élan animaux et population civile.

Pour Ray, nous demandons aujourd’hui justement de donner l’exemple. Nous demandons tous qu’une enquête soit ouverte, que justice soit faite et que les consciences se réveillent.

Les Marocains ne devraient plus fermer les yeux face à de telles atrocités. A travers le cas de Ray c’est la maltraitance de tous les animaux que nous dénonçons. Les animaux blessés, maltraités, mutilés… Ce n’est pas digne d’un pays comme le Maroc.

Des avocats marocains se sont proposés pour porter le dépôt de plainte de plusieurs associations de protection animale au Maroc. Gandhi disait : On peut juger de la grandeur d’une nation par la façon dont les animaux y sont traités.

Pour plus d’information sur Ray :
• Une page est dédiée sur Facebook au cas de Ray : https://www.facebook.com/justicepourray
• Sur Twitter : #JusticePourRay

Aidez-nous, Monsieur le Chef du Gouvernement, à faire cesser ces agissements criminels.

Je vous prie d’agréer Monsieur le Chef du Gouvernement, l’expression de nos respectueuses et sincères salutations.

JUSTICE POUR RAY !!!



De nouveau, une battue anti-pigeons à Montastruc

Les notables ont vite fait de transformer leurs “fiefs” en zone de non droit où la loi est digne du far west. Le tout se passe, bien sûr, avec l’assentiment des préfets, ces responsables de l’ordre nommés par le président en dehors de toute légitimité démocratique.

Nous avions déjà parlé de Montastruc, l’année dernière (La haine des pigeons, de Roland-Garros à Montastruc-la-Conseillère – d’ailleurs pour l’anecdote un “panneau anti-pigeons” est tombé sur le public hier à Roland Garros, blessant légèrement quelques humains en plein match).

Cette année, en Haute-Garonne, une “battue” anti-pigeons y a de nouveau été menée. L’année dernière était censée être l’exception, mais les promesses n’engagent que ceux et celles y croyant… Deux “lieutenants de louveterie” ont donc encadré vingt chasseurs qui se sont baladés en tirant, en ville donc, tuant quatre-vingt pigeons.

L’association Nos Amis Les Oiseaux a, comme toujours pris l’initiative d’une plainte, présentée comme suit par La Dépêche:

La battue aux pigeons qui a eu lieu en centre-ville la semaine dernière continue à susciter des réactions.

Cette fois-ci, c’est l’association Nos amis les oiseaux (Nalo) qui monte au créneau en déposant une plainte, via internet, adressée au procureur de la République, contre la ville de Montastruc. Pour son président, Pascal Cousin, «il est manifeste que les oiseaux visés et tués sont des pigeons dits de clocher, nommés pigeons touriers, bisets, harets ou de ville.

Pour faire cette battue, un arrêté municipal a été pris ; or, pour des battues, et encore pas n’importe lesquelles, c’est à la préfecture de prendre un arrêté. En résumé, la ville se place dans l’illégalité sur deux points. D’abord il est interdit de tirer ainsi sur la voie publique, près des habitations, et ensuite de mettre à mort des pigeons domestiques par battue de chasse avec arme à feu.

C’est un acte de mauvais traitement envers un animal domestique puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 4e classe», assure le président de Nalo.

Ce dernier insiste sur le fait que cette plainte a aussi pour objet de montrer que la loi n’est pas respectée et que l’on ne peut faire n’importe quoi avec des animaux domestiques. «Nous constituons un dossier qui ira jusqu’à Bruxelles et espérons que notre demande sera entendue».

Si l’on en croit Pascal Cousin, en cas de condamnation, l’amende pourrait être salée. Très salée. «Ce serait une amende pour chaque pigeon tué. Si on prouve qu’il y en a eu 80 alors on estime à plus de 36 000 euros que devrait s’acquitter la ville si elle est condamnée» !».

Cette guérilla judiciaire a le mérite d’aider les pigeons, contre laquelle notre société totalement anthropocentriste est partie en guerre. Une guerre sanglante, cruelle, disposant d’une base idéologique et culturelle puissamment solide.

Il suffit de voir les regards ébahis des parents devant leurs jeunes enfants en train de courir derrière les pigeons pour les frapper..

Cependant, on se doute bien que le droit n’est qu’une abstraction, en raison justement du rapport de force et de l’idéologie dominante: le maire de Montastruc aura beau jeu d’affirmer que c’est une décision du conseil municipal, que la gendarmerie avait été prévenue, d’utiliser l’argument ridicule (car faux!) de la santé publique, etc.

Ce dont on a besoin, c’est de campagnes en faveur des pigeons, c’est d’un soutien culturel franc et massif, et cela passe nécessairement par la défens de la Terre comme ensemble du vivant, par le rejet de l’anthropocentrisme. Ce n’est pas pour rien que le pigeon est une telle cible, comme les rats: la prétention de l’humanité à vivre séparément de la Nature est ici clairement vaine, totalement vaine…

La “petite Jamaïque” au coeur de Paris

La page wikipédia présente ainsi la cité scolaire Montaigne, qui est en plein coeur de Paris et accueille 3000 jeunes:

Le lycée Montaigne de Paris, situé rue Auguste-Comte dans le 6e arrondissement de Paris, face au jardin du Luxembourg, est l’un des plus grands et anciens lycées de Paris.

C’est, en fait, le véritable bastion bobo, ou plus exactement de la bourgeoisie “rive gauche”, c’est-à-dire celle qui se veut de “gauche”. La page wikipédia souligne de ce fait cela:

Sa situation géographique, proche du Sénat a fait de ce lycée de la haute bourgeoisie une scène de la contestation adolescente aux gouvernements de droite.

De 1970 à 1974 il sera à la pointe des mobilisations contre la loi Debré, puis la loi Fontanet. Le lycée sera fermé plusieurs fois à la suite d’incidents, engins explosifs, cocktails Molotov. France Soir du 22/03/71 titrera : « Les 2500 élèves du lycée Montaigne à Paris ont perdu 17 jours de cours depuis la rentrée » et Gérard Vincent commencera son livre Le peuple Lycéen collection Témoins chez Gallimard par cette phrase : « Lorsque bouge le lycée Montaigne, la France s’inquiète ».

Le film “Le péril jeune” fut également tourné là-bas, comme “symbole” bobo. Pour la petite histoire, le lycée a également eu comme élève Jean-Paul Sartre et Frédéric Beigbeder… Mais ce qui nous intéresse ici plus précisément, même si cela va avec, c’est le “surnom” que possède le lycée Montaigne depuis plusieurs années, sans parvenir à s’en défaire: la “petite Jamaïque”.

Citons ici un blog, dans un article datant de 2008:

-et alors? Montaigne? Ca marche toujours?

Ah oui, Montaigne. J’avais oublié de le mentionner… Montaigne c’etait notre lycée, notre college, tout nos souvenirs. Ah le lycée montaigne, LE lycée qui avait perdu 100 places dans le palmares en 5 ans. Mais c’etait bon quand meme. Une sorte d’equivalent de Carnot. C’est tres respecté parce que c’est des lycées de bourges et de chales, mais c’etaient les lycées ou on s’eclatait. Dans mes demandes de lycée, je voulais montaigne ou carnot, ou Claude Monnet. Mais j’etais restée à Montaigne. Carnot etait hors zone et j’avais une assez bonne moyenne pour rester a montaigne. Donc voila, Montaigne, surnommé la petite jamaïque par les journalists tant le traffic de drogue etait present. Le pire, c’est que c’est vrai…

Pourtant, en 2002, Libération racontait déjà la tentative de réprimer les activités des enfants de la haute bourgeoisie…

Il y a un an, madame la proviseure a modifié le règlement intérieur de ce lycée qui longe le jardin du Luxembourg. Interdiction de fumer dans tout l’établissement et interdiction de sortir entre les cours pour en griller une sur le trottoir. Une application stricte de la loi Evin. Seule une petite pièce au fond de la salle des profs a été aménagée pour les enseignants tabagiques. «Quand on y rentre, on voit pas ses pieds tellement il y a de la fumée», dit Julia (1re économique et sociale).

Et seuls les «chouchous», élèves des classes préparatoires, échappent à la corvée. Mais pour les quelque 1 800 collégiens et lycéens, le rappel au règlement se veut sans volutes, de tabac comme de cannabis. «Ils nous ont aussi interdit les roulées (les cigarettes faites main, ndlr) parce qu’ils en avaient marre d’avoir à les ouvrir pour vérifier», raconte Fatima.

«Avant, ça sentait pas trop le bedo (le joint, ndlr) dans la cour : la plupart allaient dans les toilettes ou dans le Luxembourg. Mais ils ont envoyé de plus en plus de civils (policiers, ndlr) dans le jardin.» De son côté, la direction de l’établissement a motivé les surveillants pour faire la chasse au mégot.

«Les pions font des rondes pour nous coincer. Dans le journal du lycée, ils ont écrit qu’un bastion de fumeurs avait été repéré près du distributeur de cannettes. Ils nous observent par une petite fenêtre», raconte Angie, abonnée au «club des balayeuses»

Et pourtant, Le Parisien constatait en 2008…

A LA SONNERIE de 11 h 30, une nuée d’élèves s’échappent des portes du collège-lycée Montaigne, dans le VIe arrondissement de Paris. Visages poupins, voix fluettes, rires sous cape… Chez les 6e-5e, les conversations sont encore enfantines.

Mais en 4e, c’est déjà une autre histoire : dès la fin des cours, les cigarettes sont de sortie. Pendant que certains crapotent pour la forme, d’autres avalent la fumée avec un plaisir évident. Et le cannabis ? « S’en rouler un petit devant le bahut, on essaie d’éviter. Question deal et conso, c’est plutôt là-bas que ça se passe, derrière les autocars », sourit Camille, brunette de 15 ans, en désignant du regard les abords du jardin du Luxembourg, sur le trottoir d’en face. Look propret, Stéphane, 14 ans, n’a aucun mal à avouer son petit penchant pour le « pilon ».

« Ça tourne beaucoup au collège. Pas chez les 6e, mais en 3e, plus de la moitié fume plus ou moins régulièrement. » « Normal, poursuit son pote Cédric, chaussé de jolis mocassins : Montaigne, c’est bourge. L’argent de poche, ce n’est pas ce qui manque. »

Comme bon nombre de ses copains, Stéphane a tiré sa première « taffe de shit » en 5e, en suivant les pas de son demi-frère de 17 ans. « Je fume régulièrement, surtout le week-end ou la semaine quand les cours sautent. Ça ne m’a jamais empêché de ramener des bonnes notes, mais mon frangin, lui, est déscolarisé », avoue-t-il en relevant la mèche qui lui tombe sur les yeux. Lui et son petit groupe de copains – tous en 4e ou en 3e – en conviennent : « Trouver du splif (NDLR : un joint) à Montaigne, rien de plus facile. »

« J’en connais au moins cinq qui peuvent fournir au bahut… dont moi », glisse Antoine, qui fait dans les « petites commandes occasionnelles, pour dépanner ». « La dernière fois, je suis venu avec un vingt (une barrette de 20 €) dans un pochon caché dans le slip. Avec ça, tu peux rouler facile dix pétards, ou six en les chargeant bien », détaille l’expert, lui aussi en tête de classe.

Dans la cour de récréation, loin des oreilles familiales, certains collégiens n’hésitent pas à s’échanger les meilleures recettes de « bonne défonce ». « Bédaver (NDLR : fumer) avec une vodka-Martini, c’est cool », juge Céline, 15 ans. « Avec un jus d’orange, c’est le top, mais pas le matin. Une fois, j’en ai fumé un à 8 heures et j’ai vomi », grimace Stéphane, qui aimerait goûter à « tout sans devenir accro ».

Ces dernières années, Montaigne a hérité d’un surnom évocateur : la Petite Jamaïque. Chantale Collet, qui a pris les rênes du collège-lycée il y a deux ans, ne nie pas le problème, mais refuse de généraliser. « Je ne suis pas sûre que la situation soit plus grave qu’ailleurs.

Mais c’est vrai, il y a d’autres odeurs que le tabac devant l’établissement. On est très vigilants et sévères, mais on ne peut pas fouiller les poches de nos 2 000 élèves. Surtout qu’ils commencent de plus en plus tôt. Du coup, la prévention contre le tabac et les stupéfiants ne se fait plus en 4e, mais en 5e désormais. »

Et après on va accuser les cités, alors que les enfants des quartiers huppés se précipitent dans les drogues et en font toute une idéologie, y compris parfois soit disant de gauche… C’est tout simplement “l’oisiveté mère de tous les vices”….

C’est une belle preuve que la question des drogues – ou plus exactement leur refus – est une sacrée délimitation. Les jeunes des quartiers huppés prétendent ici certainement que ce serait facho que de vouloir interdire les drogues, mais ils sont simplement le pendant décadent des fachos en question…

Contre le centre de primatologie de l’Université de Strasbourg

Hier à Strasbourg, environ cinquante personnes sont venues encourager une grève de la faim de sept personnes, menée pour que ferme le centre de primatologie de l’Université de Strasbourg. Environ 500 personnes avaient manifesté il y a quinze jours en ce sens également.

Le réseau Animavie diffuse les informations à ce sujet; l’association Code animal a annoncé être en mesure de montrer des photos du centre dans deux jours.

Voici une présentation par le journal 20mn Strasbourg:

A l’abri des regards, protégé des hauts remparts du fort Foch à Niederhausbergen, se trouve le centre de primatologie de l’Université de Strasbourg. Un lieu hautement surveillé, discret auprès du grand public sur ses travaux et ses infrastructures pour des raisons de sécurité.

Le centre soulève régulièrement de vives contestations chez les défenseurs de la cause animale et les opposants aux méthodes d’expérimentations médicales sur les animaux.

Depuis l’annonce de l’extension du centre qui doublerait sa capacité d’accueil des singes, passant de 800 à 1600 (630 actuellement), le centre de primatologie s’est attiré une fois encore les foudres des militants, dont certains ont entamé une grève de la faim.

« Nous demandons dans l’immédiat que le préfet revienne sur sa décision d’autorisation de l’extension. Ils font essentiellement du commerce, un singe est vendu 5.000 euros pour des laboratoires qui font de la vivisection.

Nous prônons les méthodes de recherches médicales alternatives. Les études comportementales sont un prétexte. L’éthologie, dans ces conditions est impossible. Cela doit se faire en milieu naturel », reproche Christophe Lepretre, président de l’association Animavie, en grève de la faim depuis 15 jours.

« Les cages sont minuscules et le domaine ne dépasse pas les deux hectares, il suffit de faire le tour de la clôture pour s’en rendre compte. Ce n’est que pour le commerce », assure-t-il.

Des reproches que réfute catégoriquement le centre de primatologie, dédié à l’étude comportementale des primates et à la formation d’étudiants et de professionnels destinés à la recherche, aux soins ou à la protection des singes.

«La « vente » de certains singes à des laboratoires européens de recherches scientifiques permet de participer au financement du centre», expliquent ses responsables.

Le domaine qui s’étend sur sept hectares, avec huit parcs en semi-liberté s’étalant sur 200 à 500 mètres carrés chacun, répond à toutes les contraintes et contrôles européens de protections des animaux, selon la vétérinaire du centre.

« Il n’y pas d’études médicales ni chirurgicales sur les primates. Ici, on observe leur comportement en groupe et leurs interactions sociales, détaille la vétérinaire. Les singes sont prélevés dans des fermes d’élevages comme l’exige la loi.

Quand ils arrivent, ils sont mis en quarantaine de quatre à six semaines, dans une volière petite. Puis ils passent dans une volière plus grande. Elles sont toutes aux normes européennes. L’extension est en fait un réaménagement des volières pour que les animaux accueillis aient plus de place. Ce n’est pas parce que nous doublons la capacité d’accueil que nous aurons deux fois plus de singes. »

Le centre assure ne pas faire de négoce de singes : « 5.000 euros, ce n’est pas le prix de vente mais c’est un coût de revient de la recherche pour l’animal avec son hébergement, les analyses, la nourriture, les soins…

La recherche animale en semi-liberté est complémentaire de celles qui sont faites en milieux naturels. Le centre n’a pas vocation à faire du négoce d’animaux, explique la vétérinaire. »

Autre point de discorde, les contrôles. « Nous souhaitons qu’une commission de contrôle totalement indépendante puisse inspecter tous les installations car nous sommes certain qu’il y a de nombreuses irrégularités.

Cela nous a toujours été refusé. A terme, nous demandons la fermeture complète de ce centre », explique Christophe Lepretre.

« Nous n’avons pas eu de demande directe des associations. Ce lieu ne peut pas être ouvert au public car c’est un lieu de recherche et le sujet est sensible.

Et surtout nous répondons à toutes les normes très strictes de contrôles, de protection des animaux, d’hébergement, de recherches » rétorque la vétérinaire.

Les propos tentant de défendre le centre de “primatologie” reflètent à la fois une bien triste idéologie (dominante) et un sacré besoin anti-démocratique de cacher les choses…

En cliquant sur l’image en dessous, on peut aller signer la pétition lancée par des associations. On est libre bien entendu de penser que la grève de la faim et la pétition ne sont pas des formes adéquates à la lutte.