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Un fleuve souterrrain, sous l’Amazone

Les découvertes concernant Gaïa sont de plus en plus nombreuses, et tellement en contradiction avec les destructions !

Ainsi au Brésil, l’un des lieux où la destruction de la nature s’accélère le plus, on a découvert un nouveau fleuve, souterrain, à 4 kilomètres de profondeur.

Ce fleuve coule d’ouest en est, suivant le cours de l’Amazone mais en étant bien plus large : il fait entre 200 et 400 km de large, quand l’Amazone fait entre 1 et 100 km de large.

Par contre, il s’écoule quasiment verticalement sur deux kilomètres, pour ensuite suivre un cours presque à l’horizontal, ce qui fait qu’il a un débit vraiment lent comparé à l’Amazone : si ce dernier fleuve a un débit de 0,1 à 5 mètres par seconde (pour 133,000m3 d’eau!) le fleuve souterrain a lui un débit d’entre 10 à 100 mètres par an (ce qui fait un débit d’environ un millimètre par heure!).

Le fleuve souterrain a été découvert suite à l’étude de 241 puits forés par l’entreprise Petrobras dans les années 1970 et 1980, afin de trouver du pétrole.

Elizabeth Tavares Pimentel et Valiya Hamza, de l’institut brésilien de Géophysique, ont alors fait des calculs notamment en utilisant la température de l’eau (le fleuve a pris le nom de « Rio Hamza » en raison de son « découvreur »).

Toujours à propos de l’Amazone, il y a quelques jours Google a commencé à topographier le fleuve selon le même procédé que « Google Street View. » Un bateau suit le fleuve et photographie, comme s’il s’agissait d’une rue géante et maritime menant aux habitations, aux écoles, etc.

Le projet a été proposé par fondation  Amazonas Sustainable Foundation, dont le président Virgilio Viana a expliqué :

« Nous voulons que le monde voie que l’Amazone n’est pas qu’un endroit avec des plantes et des animaux. »

Google contribue ainsi clairement à la colonisation de la nature, d’un des derniers bastions naturels… Heureusement, Google ne pourra s’occuper que de 50 kilomètres, pour une période de trois ans. Mais des équipes locales seront formées…

Quand on pense que de l’autre côté, Google se la joue écolo: sur Google Earth des options permettent de constater la déforestation (en paramétrant les dates et en comparant, on peut voir un exemple vidéo ici).

C’est dire l’urgence qu’il y a à combattre cette tendance envahissante de l’être humain… La planète doit redevenir bleue et verte !