Il est temps de briser l’anthropocentrisme et de passer au biocentrisme

Il est toujours bon de réaffirmer ce qu’on croit juste, surtout dans des moments particuliers, comme là alors que le Front National a fait 26 % hier aux élections européennes, ce qui montre encore une fois de plus que les choses tournent de plus en plus mal en France.

Cependant, il faut savoir faire face à l’adversité et dire que ces gens qui idéalisent le passé ne pourront pas faire partir la roue de l’histoire dans l’autre sens : l’avenir appartient à une planète redevenue bleue et verte. Il faut savoir voir les choses sur le long terme !

Aussi, lorsque l’on veut la libération animale et la libération de la Terre, c’est un travail de longue haleine, qui demande de l’implication, du temps. Une nouvelle société et une nouvelle culture ne se construisent pas à coup de happenings avec des personnes nues ou avec des animaux morts exhibés sans aucun respect.

Cette nouvelle culture doit s’enraciner dans l’apprentissage et la connaissance des mondes végétaux et animaux. Avoir une théorie solide de ces mondes ne peut que permettre de crédibiliser son combat pour que la planète redevienne bleue et verte. Sans connaître ce que l’on défend, on ne peut pas bien le défendre, ni mettre en avant les fragilités, les beautés ni imposer les savoirs nécessaires à la préservation et à la défense. Il est courant d’entendre que l’on détruit ce que l’on ne connaît pas…

Par ailleurs, avoir une pratique (comme aider dans les refuges) est tout aussi indispensable pour les animaux qui ont un besoin ininterrompu d’aide. La pratique complète et renforce indubitablement la théorie, et inversement, l’un ne va pas sans l’autre.

C’est un travail de fond qui demande de la rigueur, du sérieux et de la constance, c’est pour cette raison que La Terre D’abord s’efforce de poster un texte chaque jour. Il s’agit d’informer et de réfléchir, de poser la problématique dans ce qu’elle a de régulier, de quotidien, mais aussi d’intense. Défendre les animaux doit toujours être une actualité.

Ce n’est donc pas avec de légères améliorations de l’exploitation animale ou avec un militantisme spectacle ou avec des informations données au compte-goutte que le véganisme triomphera. Tout cela se montre vite vain et dispersé, avec les mentalités aigries, déçues qui vont avec.

Non, il faut une vision à long terme, il faut de grands projets pour les années à venir ; le véganisme n’est pas un mode de vie individuel, mais bien une nouvelle culture qui doit être imposée sans aucun compromis avec l’exploitation des mondes animaux et végétaux. Imposée parce qu’il y a des gens qui sont contre par intérêt et par choix, parce qu’ils appartiennent au passé et ils veulent qu’on en reste là, alors qu’il faudrait que tout change.

Face à ces gens, il faut faire vivre l’utopie. Le véganisme doit se construire sur une base positive, où la Nature et les animaux sont (re)découverts, mis en avant avec leurs beautés, leurs ingéniosités, leurs particularités, leurs exigences. La planète où nous vivons est un tout et il faut arrêter le saccage, il faut arrêter la torture et le meurtre. Place à la vie du bleu et du vert, place au sentiment fondamental que ressent tout être vivant : l’envie de vivre, de partager.

Il est temps de briser l’anthropocentrisme et de passer au biocentrisme. Pas de compromis dans la défense de notre mère la Terre !

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