Trois (ou quatre) stratégies pour la libération animale

On nous a fait part d’une intéressante réflexion au sujet de ce qu’on peut appeler, de manière plus ou moins utopique, la “période de transition.” Utopique parce qu’évidemment, une société végane n’est pas à l’ordre du

jour, ni à court terme ni à moyen terme. Et à long terme… justement, y a-t-il un long terme?

Voici donc les différentes stratégies existantes pour le long terme, présentées bien évidemment sommairement. Mais connaître ces stratégies, au moins dans les grandes lignes, est nécessaire pour toute personne luttant pour la libération animale.

Le premier raisonnement logique: l’abolitionnisme

Quand on devient vegan, le premier raisonnement logique est le suivant: si je le suis devenu, pourquoi pas les autres? Le veganisme est une chose bonne, positive; n’importe qui peut, sans mauvaise foi, reconnaître qu’il s’agit d’une manière de vivre et une idéologie allant dans le bon sens.

Il suffit donc de mettre en avant le véganisme, de faire en sorte que ses principes puissent être aisément connus, et forcément, au fur et à mesure, toujours davantage de gens le deviendront. Les vegans doivent se montrer ouvertEs, disponibles, dans une perspective pacifique d’éducation.
Cette conception est celle de l’abolitionnisme, dont le principal théoricien est Gary Francione.

Deux problèmes se posent cependant, à nos yeux en tout cas. Tout d’abord, il est évident que le véganisme ne progresse pas de manière linéaire. Il y a des avancées… Mais aussi des reculs. Certaines personnes devenues veganes abandonnent et redeviennent végétariennes, ou même omnivores.

Accumuler mécaniquement des gens, pour construire une force morale de plus en plus forte… cela ne marche pas.

Ensuite, de puissantes forces non démocratiques s’opposent à la diffusion du véganisme. Les industries tirent un profit énorme de l’exploitation animale. Ces industries donnent naissance à de multiples associations, regroupements économiques, paient quantité de “chercheurs”, de “journalistes” afin de diffuser leur vision du monde.

L’abolitionnisme n’a, dans cette perspective, aucune chance de réussir, même si moralement il apparaît comme étant “idéal.”

En fait, cela a été très vite compris, dès les années 1970. L’abolitionnisme de Gary Francione possède des exigences très différentes des positions de Peter Singer, le premier théoricien de la libération animale.

Mais en pratique, la démarche éducative est la même, grosso modo. Et les frontières ont été très vites vues. Deux réponses principales ont été formulées: une visant à pénétrer les institutions, l’autre à les affronter.

La marche dans les institutions… et son échec!

L ‘exigence d’une prise de conscience de la condition animale a amené depuis les années 1970 la naissance dans chaque pays d’associations connues de l’opinion publique. Ces associations disposent d’une certaine reconnaissance institutionnelle, et en tout cas d’une claire couverture médiatique.

Ces associations n’ont rien contre le véganisme, parfois elles l’assument même comme objectif à long terme (comme PeTA) soit elles n’ont rien contre formellement (la SPA parisienne, la fondation Brigitte Bardot). Mais leur objectif est le mieux-être animal, la protection animale.

Il s’agit ici d’un courant nettement bourgeois, ne concevant même pas que l’on puisse refuser les institutions, qui leur paraissent sinon immuables, au moins totalement incontournables et toutes puissantes.

Bourgeois et donc impuissant: ces associations, malgré des moyens financiers très puissants (des permanents, des millions d’euros…) ne peuvent témoigner d’aucun résultat tangible. Toujours plus d’animaux sont tués dans les abattoirs, aucune progression n’a lieu dans le sens de la libération animale dans l’opinion publique…

Ces associations oscillent d’ailleurs perpétuellement entre un optimisme religieux (nos idées progressent, la civilisation progresse, etc.) et une misanthropie sordide (les gens sont monstrueux, l’humain est mauvais…).

L’ALF: un réformisme armé?

Dans les années 1970, les personnes les plus conscientes socialement ont choisi la voie opposée à celle de la protection animale. Cela a donné le front de libération des animaux.

Ce n’est pas la peine de souligner les innombrables actions menées par l’ALF de par le monde. De ce côté-là, sa démarche a été un succès indéniable. De plus, en libérant directement des animaux, l’ALF a acquis une posture morale impossible à critiquer.

Néanmoins, l’ALF s’est confronté à deux dilemmes, qui sont d’ailleurs encore au centre de ses préoccupations.

Le premier, c’est que finalement l’ALF s’adresse… à ses ennemis. Il s’agit de réformisme armé, de lobbying ultra musclé. Cela peut paraître surprenant dit ainsi, mais c’est une simple constatation et il n’y a pas d’arrière-pensée critique à dire cela.

En pratiquant le sabotage, l’ALF dit: il faut changer de business ou bien on continuera de frapper. Souvent les communiqués de l’ALF s’adressent d’ailleurs directement aux entreprises ou personnes concernées. Il s’agit d’une pression violente et l’ALF ne lutte pas pour la révolution, l’insurrection, le soulèvement populaire (sauf dans sa version sud-américaine).

D’ailleurs les Etats anglais et américain ne s’y sont pas trompés et ayant compris la démarche, ont criminalisé de nombreuses actions légales menées parallèlement à celles de l’ALF (les procès contre SHAC, la loi AETA…).

Puis, la criminalisation a porté sur l’ALF elle-même, et l’exemple des USA est parlant: il y a alors une fuite en avant (des actions de plus grande ampleur, nécessitant un niveau technique plus élevé…), éloignée de la démarche démocratique de l’ALF des origines…

Le second, c’est que les institutions sont solides, très solides. Il a fallu donc élargir le champ des mobilisations: l’ALF est en Amérique (du nord comme du Sud) très poreuse avec l’ELF (front de libération de la Terre). Il y a un esprit d’ouverture à toute la scène social-révolutionnaire, notamment afro-américaine aux USA. Mais tout cela n’en est qu’à ses débuts et en tout cas il n’y a pas d’initiative très large, de masse.

Que fait-on?

Il n’est pas difficile de comprendre que le mouvement pour la libération animale est à la croisée des chemins. Le développement exponentiel du mode de vie omnivore sur le mode “occidental” représente un défi terrible… et terriblement rapide.

Dans ce sens, on peut déjà considérer que la démarche “éducative” n’est pas un levier suffisant. Pour une personne “éduquée” l’exploitation animale en contre-éduque des milliers, avec dans la ligne de mire les gens en Inde et en Chine notamment.

Reste alors deux options. Ou bien on tente d’influer sur les institutions, ou bien on considère que c’est impossible. Il n’est pas un secret que nous considérons que c’est impossible. Les institutions sont clairement inféodées à l’ordre établi, et l’exploitation animale est une composante essentielle de cet ordre établi, de ses traditions… et de ses profits.

Que faut-il faire alors? De manière précise, ce n’est peut-être pas très précis, mais il y a des pistes.

Prenons La Terre d’abord! par exemple. Notre site, ou notre blog si l’on veut, a suscité de l’intérêt, y compris de gens qui ne sont pas d’accord sur tel ou tel point. Eh bien, alors pourquoi ne pas ouvrir d’autres blogs, du même type, un peu du même type, ou bien totalement différent?

Car nous n’avons rien contre les blogs qui parlent de recettes de cuisine, cela a son importance, mais pour autant les besoins culturels sont énormes… Et si le véganisme peut avancer, c’est avec un ancrage local, en se confrontant aux réalités locales. On ne peut pas lutter pour le véganisme totalement de la même manière dans toute la France, car sur le plan culturel il y a des différences parfois fortes.

Dans tel endroit la corrida sera un obstacle essentiel, dans tel autre endroit ce seront les chasseurs et leur hégémonie. Dans tel endroit la pollution de l’industrie agro-alimentaire sera un thème incontournable, dans tel autre la santé des habitantEs d’un quartier populaire.

L’exploitation aninale a créé une société à son image… A nous de savoir faire vivre les utopies et la libération animale!

Interview de Tonya Kay

Tonya Kay est une actrice et une danseuse américaine, qui a à la fois un pied dans un certain monde alternatif et artistique, et de l’autre commence une véritable carrière. Voici les réponses à nos questions de cette vegane qui associe sa manière d’être à sa personnalité.

Son site est http://www.tonyakay.com/, et a publié des documents (livres, DVD, ebook) sur le véganisme crudivore et le fitness (http://kayosmarket.com/).

A noter qu’elle joue dans le film Bold Native dont nous vous parlions récemment.

1. Stomp est une performance musicale physique, et tu en as fait partie pendant trois ans, en tant que danseuse professionnelle. Mais tu es aussi une actrice et une cascadeuse.

Toutes ces activités demandent beaucoup d’énergie… Beaucoup de gens plein de préjugés auraient du mal à croire que tu es végane. Peux-tu nous en parler?

Quand j’ai à l’origine rejoint la compagnie STOMP, qui fait des tournées, je me souviens que les personnes présentes avec moi dans la troupe se moquaient gentiment de moi, m’appelant « lapin » lors de la restauration collective.

En tant que végane crudivore, je traverse la table entière, pour aller directement à la salade préparée et aux fruits coupés, au bout de la ligne.

Mais après trois années de performance dans la troupe, mes collègues ont certainement un peu changé leurs opinions. Eux aussi ont commencé à davantage apprécier la nourriture fraîche, et m’ont même complimenté pour mon énergie et mon physique fort. La boucle se boucle de belle manière!

Les gens sont souvent surpris qu’une végane crudivore puisse être une athlète professionnelle, et témoigne de tellement de passion et de feu.

Mais, à mes yeux, cela va avec. Si je veux que ma voiture soit dans la meilleure condition pendant la durée de temps la plus longue, je mets le meilleur carburant. Je ne me serrerais jamais la ceinture ou mettrais de l’argent de côté aux dépens de santé personnelle ou bien de ma condition physique. Je mets le meilleur carburant et mon corps répond en fonction !

Mais je rappelle aux gens que ce n’est pas l’alimentation végane crudivore qui fait les muscles. C’est l’exercice seulement qui fait les muscles. Et si vous voulez être un vrai athlète, alors il faut utiliser son corps ! Si vous voulez être durablement un athlète, alors faites avec le carburant le plus sain possible.

2. La chorégraphie, les cascades, le jeu d’acteur… Toutes ces activités combinent le corps et l’esprit. Est-ce un aspect important pour toi ?

J’ai beaucoup de feu interne, donc le mouvement est impératif dans mon mode de vie. Je danse, je fais des performances avec des arts dangereux, je voyage de par le monde – je dois toujours être en mouvement.

Je suis également une femme intelligente, j’ai été major de ma promotion, je suis désormais dirigeante de deux entreprises, mon esprit doit être également stimulé dans mon travail. Si je peux combiner le mouvement et l’intelligence, alors je suis une femme heureuse !

Ce qui me pousse continuellement à être actrice, danseuse, à participer à des performances dangereuses, en tant que profession, c’est comment cela combine mon corps et mon esprit de manière si effective : les danseurs doivent répéter à 100% chaque jour pendant huit heures, afin de réaliser une bonne performance, les acteurs doivent être flexibles sur le moment et capables de faire ses preuves, de se rappeler du texte, de gérer la lumière et l’ombre, et de saisir le bon moment, et les artistes menant des activités dangereuses doivent tout le temps prendre en compte tout le public, les assistants, la direction du vent et l’équipement du film ou du théâtre, afin de s’occuper de la sécurité de chaque personne divertie.

Oui, la représentation intègre mon corps et mon esprit, mais cela va aussi dans un sens auquel aucune carrière ne peut correspondre à part l’interprétation : les émotions. Quand j’ai donné 110% de mon corps, de mon esprit ET de mon émotion, alors j’ai vraiment contact avec le divin.

3. Quel genre d’alimentation recommanderais-tu ? Peux-tu nous parler du véganisme crudivore?

Je ne recommande pas d’alimentation particulière ou de mode de vie à personne, parce que la vérité est que, même si cet acteur pourrait essayer, je ne sais pas ce que c’est que d’être une autre personne – d’avoir à vivre leurs vies et d’être responsable de chaque interaction et action après un changement de mode de vie.

Je ne fais également pas de recommandations parce que… eh bien, à mes yeux, avoir un esprit ouvert est la qualité la plus essentielle d’une santé véritable, et pour moi penser savoir ce qui est le meilleur pour quelqu’un d’autre ne serait pas sain de ma part, ce serait avoir un esprit obtus.

Si vous voulez savoir quel régime alimentaire marche pour moi, eh bien je le crierais depuis le sommet d’une montagne et j’espère sincèrement que toutes les personnes qui me lisent peuvent trouver la même joie que j’éprouve, si c’est d’un régime alimentaire similaire au mien, alors cela nous rend semblable !

Je suis une végane crudivore et ouverte d’esprit à ce sujet. Je m’imagine que la plupart des lecteurs ici sont familiers avec le végétarisme. Je suis végétarienne depuis 26 ans alors que j’écris cela. Quelqu’un de végan est comme quelqu’un de végétarien, multiplié par cinq.

Une personne végane, en plus de ne pas consommer de viande, ne consomme également aucun produit d’origine animale, y compris le lait et les oeufs et leurs sous-produits. Je suis végane depuis 16 ans alors que j’écris.

Vous remarquez que les régimes alimentaires végétarien et végan sont définis par des restrictions : je ne consomme pas de viande, de lait ou d’oeufs.

Mais le véganisme CRUDIVORE est un régime alimentaire défini par l’abondance. Au lieu de se focaliser sur ce que nous ne mangeons pas, les personnes véganes crudivores se définissent parce que nous mangeons EN PRATIQUE.

Nous mangeons des produits frais. Si vous cuisez un bien alimentaire, il n’est plus frais. Les nourritures cuisinées ne vivent plus (ils ne pouvaient pas porter davantage de vie).

Ainsi, en tant que crudivore, je cherche à manger des alimentations vivantes, afin de remplir mon corps de vie. J’ai une alimentation non cuisinée, biologique, locale, avec les fruits de saison, les légumes, les noix et les graines.

Il n’y a pas besoin de temps ou d’électricité pour les préparer. On ne les trouve pas avec un emballage qu’il faut jeter ou bien recycler. Ils n’ont pas besoin de casserole et de plats qu’il faut laver après. Et ils apportent toute la force de la pleine vie. Maintenant, quand il m’arrive de manger des plats vegans cuisinés, il me semble brun et ont un goût mort. Alors que les plats vegans crus ont des couleurs éclatantes et ont un goût comme s’ils étaient en vie!

Les gens qui mangent crus se considèrent par ce qu’ils mangent et pour cette raison utilisent souvent un système de pourcentage quand ils communiquent entre eux. Personnellement je mange à peu près 95% cru et 100% vegan.

Beaucoup de gens mangent 80% cru vegan et, dingue, même le carnivore de burger qui a accidentellement mangé de la laitue sur son sandwich mange cru à 5% ce jour-là.

Quand le régime alimentaire de quelqu’un contient au moins 70% de nourriture crue, alors on commence à sentir les effets d’être plus vivant. On se sent très bien. Ainsi, je considère les gens mangeant plus de 70% de nourriture végan crue comme étant la partie haute des crudivores. Personnellement, au lieu de dire comme je le faisais que je suis crudivore à 95%, je dis simplement que je suis très grandement crudivore (« high raw ») et cela dit tout. J’ai un niveau élevé de crudivorisme!

4. Tu as joué dans le film « Bold Native. » Comment en es-tu arrivé à jouer dans ce film, et quel est ton point de vue quant à la libération animale?

A l’origine, j’ai lu le script pour les deux rôles féminins principaux, et je n’ai pas eu de retour d’Open Road Films, l’entreprise qui produit Bold Native, avant un temps vraiment très long. Maintenant, je fais des auditions 5 ou 6 fois par semaine, alors dès que je sors du bureau du casting, je tente de voir de l’avant et je ne compte pas les jours avant que je n’entende éventuellement quelque en retour pour un certain rôle ou bien que la production pour laquelle j’ai auditionné commence.

C’est l’attitude correcte à avoir. Mais Bold Native était différent à mes yeux. Je me demandais pourquoi je n’avais pas eu de retour d’Open Road Films. Je voulais vraiment faire partie de ce film!

Sorti de nulle part, probablement 5 semaines après mon audition, Denis Hennelly, le metteur en scène, m’a appelé et m’a demandé si je voulais revenir et si je voulais auditionner pour le rôle de I Rock. J’ai répondu « bien entendu, mais le rôle n’était pas fait pour un homme? »

Il s’avère en fait que l’équipe de production a vu mon audition plusieurs fois et pensé que je représentais « l’inattendu. » C’est Jeff Bollman, le caméraman, qui a suggéré qu’il me voyait pour jouer I Rock, la force de la nature farfelu, chaotique, qui était à l’origine écrit pour être un homme.

Une partie de mon audition a en fait constitué en une interview où Open Road Films me posait des questions sur l’action à laquelle je prend part pour la protection animale.

Bien entendu, la première chose que n’importe qui peut faire est de changer son régime alimentaire, et bien sûr j’ai demandé: pourquoi s’arrêter à végan, quand vous pourriez être un des animaux dont vous vous occupez, et pourquoi alors ne pas aller directement au véganisme crudivore !

Puis j’ai régalé l’équipe du casting avec histoire sur histoire de mon travail de volontaire pour les éléphants en danger en Asie (http://elephantnaturepark.org) ou mon soutien énergique et financier aux animaux sauvages capturés et sauvés (http://pawsweb.org).

Je donne aussi à des projets de reforestation par l’intermédiaire de http://carbonfund.org parce que je pense que le manque d’environnement est le danger permanent le plus grand à toutes les espèces.

Je soutiens aussi également l’économie verte telle que mise en avant par http://norml.org, j’ai lancé des campagnes de lettres contre la participation d’animaux dans les zoos et les cirques, ma voiture roule à l’essence d’huile végétale tirée des déchets, et je vote à toutes les élections locales.

5. Comment vois-tu le futur, à la fois pour toi et le véganisme?

J’espère que dans le futur mon travail en tant qu’actrice, dans les films comme à la télévision, aura davantage de visibilité de par le monde.

Si les projets de film ou de télévision impliquent des questions de conscience proches de mon coeur, alors ma vie est complète, n’est-ce pas ?

Si les projets où je joue ne sont pas aussi conscients que l’est Bold Native, par exemple, je m’efforce d’utiliser ma popularité pour ces projets, de continuer quand même la révolution des consciences et de passer le mot par l’intermédiaire d’interviews comme celui-ci ou même simplement en partageant un repas vegan crudivore avec un collègue pendant le tournage.

Et de la même manière que je regarde de l’avant pour avoir une voix qui porte de par le monde, je vois le véganisme aller de l’avant pour avoir de même une voix qui porte de par le monde. Même maintenant, il y a davantage de végétariens, de vegans et de crudivores enthousiastes dans les tournages de films et de télévision qu’il n’y en avait auparavant.

Je suppose que c’est un microcosme pour le monde. Parfois je ne sais même pas pendant des semaines qu’il y a trois autres vegans dans mon école d’acteurs, parce que nous ne parlons pas tout de suite de ce que nous mangeons. Mais plus nous parlons, plus nous réalisons que des modes de vie conscients comme le véganisme et l’écologie gagnent en effet en popularité dans le monde, et plus nous parlons entre nous, plus nous devenons influents.

Il faut rester en mouvement, il faut continuer d’y croire et il faut garder un esprit ouvert. Nous avons une résolution et nous ne devons pas oublier à quel point chacun d’entre nous est important.