• "Une amende forfaitaire en cas d’usage de stupéfiant"

Ce qui a été décidé à Durban

Le titre de cet article est trompeur, car rien n’a été décidé en fait. Selon les ministres responsables de l’écologie dans les différents pays du monde, il y a eu une grande avancée, mais en réalité, il n’y a rien de tout cela.

Voici donc ce qui s’est passé pour comprendre cela, par l’intermédiaire de plusieurs points car sinon cela reste incompréhensible.

1. Avant : le protocole de Kyoto

Il n’y a qu’un seul traité international sur le climat et le réchauffement climatique, jusqu’à présent. C’est le fameux protocole de Kyoto, décidé en décembre 1997 lors d’une Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques et rentré en vigueur depuis 2005.

Ce traité a été ratifié par 168 pays et visait à réduire, entre 2008 et 2012, les émissions de gaz à effet de serre de 5,2% par rapport au niveau de 1990. Les États-Unis l’ont signé, mais non ratifié, ce qui a contribué au torpillage du protocole, et ce d’autant plus que des pays échappent aux exigences (l’Inde, le Brésil, la Chine par exemple).

2. L’idée de base : un Kyoto bis

L’idée mise en avant à la base à Durban était de refaire un protocole, avec donc des objectifs chiffrés. Une sorte de Kyoto 2, donc, intégrant cette fois tous les pays.

Le problème était alors simple : soit on intégrait justement tous les pays, mais les objectifs restaient faibles, soit on fixait de plus hauts objectifs, mais on mettait certains pays de côté.

Au pire des cas était donc prévu de rallonger la date de fin du protocole de Kyoto. Pour donner un exemple de la schizophrénie, c’est ce que la Chine a proposé… alors qu’elle n’a elle-même jamais signé le protocole de Kyoto!

3. Le résultat : pas de décision avant 2015, pour une application à partir de 2020

La réalisation d’un tel protocole s’est avérée impossible, sa réalisation a donc été repoussée. Ce qui va se passer, c’est que « un protocole, un autre instrument légal ou une solution concertée ayant une force légale » sera signé en… 2015 pour une entrée en vigueur en… 2020.

Il faut ici faire attention aux choix des termes. Il y aura des décisions ayant une force légale, mais elles ne seront pas juridiquement contraignantes! Car ce qui sera mis en place c’est bien une solution concertée, un protocole, bref quelque chose décidé par tout le monde avec un droit de veto.

Cela signifie qu’en 2015 – date lointaine à l’échelle d’une histoire qui va vite, très vite en ce moment – il y aura un refus possible par tel ou tel pays, comme les États-Unis, le Canada, la Russie, l’Inde ou le Japon (pour ne citer que les réfractaires les plus connus, mais cela est vrai pour n’importe qui d’autre).

4. Un hypothétique « Fonds Vert »

Les pays les plus pauvres, surtout en Afrique et en Asie du Sud, sont aux premières loges pour constater le réchauffement climatique.

Pour donner un exemple de comment ces pays sont traités, voici ce que raconte – sans honte aucune – la ministre française de l’Écologie Nathalie Kosciusko-Morizet, dans une interview au Figaro:

« L’accord intervient en effet plus de 30 heures après la date limite. Énormément de délégués étaient partis, dont un grand nombre des représentants d’Afrique qui n’avaient pas les moyens de changer leurs billets d’avion. »

Il s’agit de sauver la planète et l’ONU ne peut même pas modifier les réservations de billets d’avion ! Le gouvernement sud-africain a dû même – sans doute pour maintenir un quorum de votants suffisant – mettre en place un avion spécial pour permettre à des représentants de rester.

Telle est la situation des pays pauvres et de leurs représentants.

Afin de les « neutraliser » a été mis en place une aide à l’adaptation, appelée « fonds vert », qui les aidera à hauteur de 100 milliards de dollars par an, à partir de… 2015. Ce « fonds vert » sera mis en place en 2013.

Reste à décider… qui paiera ! Car cela n’a pas été décidé!

Voici une carte montrant les principaux points géographiques qui seront frappés par le réchauffement climatique, en cas de réchauffement de +4°c d’ici 2100.

5. Ce qui va se passer

Le sommet devait organiser la mise en place de mesures afin de faire en sorte que le réchauffement global de la planète ne dépasse pas +2°C en 2100.

Étant donné que les émissions de gaz à effet de serre continuent et qu’il n’y a aucune opinion publique globale en faveur de Gaïa, opinion publique avec un rapport de force conséquent, il y a à tabler que le réchauffement global de la planète sera d’au moins +3°C en 2100… pour ce qu’on peut en voir aujourd’hui.

La situation pourra être pire, mais chaque jour qui passe rend quasi impossible un ralentissement de la hausse à moins de +2°C.

6. Pourquoi un tel accord ?

Du côté des écologistes liés aux ministères des États, un tel accord est bon à prendre, pensent-ils, car il intègre tous les pays du monde. Si une prise de conscience arrive, alors aucun pays ne pourra échapper à un accord « fort. » Du moins, c’est qu’ils « espèrent. »

Du côté des écologistes institutionnels du côté des associations, des ONG, etc., la déception est énorme ; de par ce qu’ils ont eux-même mit en avant, ils ne peuvent pas dire autre chose que repousser à 2020 est une catastrophe. Leur position est désormais intenable.

A moins d’être aveugle, quand on voit les crises économiques, les tensions entre les pays… impossible de ne pas voir que prévoir un accord en 2020, c’est le rejeter totalement. D’ailleurs, les médias ne considèrent même pas le sommet comme une réelle actualité par rapport à la crise économique, et celle de l’Euro qui va avec.

Construire une écologie radicale, servir Gaïa… n’est que notre actualité à nous, à ceux et celles qui ont conscience des destructions en cours. Les États ne pensent qu’à sauver leurs machines à profit. Et les seules préoccupation du sommet de l’ONU étaient d’ailleurs seulement anthropocentriques : seules les communautés humaines seraient à sauver, à maintenir tel quel.

Agir par rapport à Gaïa et pour Gaïa, tel doit être le mot d’ordre!

Pollution en Orissa à cause de l’exploitation de bauxite

En Inde, dans l’état de l’Orissa, la montagne est exploitée et meurtrit à cause de l’exploitation de bauxite par une filiale de la société Vedanta. Voici ici un résumé de la situation.

Mais, « heureusement » en octobre 2010 le gouvernement indien a décidé de rejeter le projet d’agrandissement (capacité 6 fois plus grande) d’une raffinerie d’alumine qui appartient à une filiale de Vedanta Resources. Comme nous l’avions mentionné dans l’article, le projet de Vedanta ne respecte pas les lois indiennes relatives à l’environnement.

Par ailleurs, le ministère de l’Environnement et des Forêts avait déjà rejeté en août un projet d’exploitation minière de bauxite dans les collines de Niyamgiri, projet proposé par une autre filiale de la société Vedanta Resources, Sterlite India. La raison est toujours la même, ce projet bafouerait les lois relatives à l’environnement et aux forêts, ainsi que les droits humains des adivasis, dont les Dongrias Kondhs dont nous faisions déjà référence.

Mais les problèmes existent et persistent à cause de ces bombes à retardement. En effet, en Inde va arriver la période de la mousson – où la pluie très abondante charrie les terres – et il y a déjà un problème de fuite sur le bassin contenant les toxiques boues rouges, menaçant ainsi les 12 villages alentours ainsi que la faune et la flore !

Le bassin posant des problèmes de fuite contient 92 milliards de résidus toxiques et radioactifs issus du raffinage de la bauxite.

Une campane urgente d’envois de mails de protestation a été mise en place par Amnesty International, dont l’appel est reproduit ci-dessous.

Afin de constater l’ampleur de la situation, et les mensonges donnés à la population locale, on peut lire ici (soit en HTML soit en PDF) un rapport témoignant de l’indifférence totale et de la négligence de la population, qu’elle soit humaine, végétale et animale…

Action urgente: Inde. Menace de fuites de déchets toxiques

AU 155/2011, ASA 20/021/2011, 26 mai 2011

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 7 JUILLET 2011.
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

En Inde, plus de 4 000 familles risquent fortement d’être touchées par des fuites du bassin à boue rouge de Vedanta au moment de la saison des pluies, qui commencera en juin. Des informations ont déjà fait état de deux fuites au cours des deux derniers mois ; le niveau de boue dans le bassin a déjà augmenté, menaçant la sécurité, la santé et les moyens de subsistance de la population.

Le 5 avril et le 16 mai 2011, à la suite de fortes averses, la population locale de l’État d’Orissa a signalé des fuites à travers la paroi du bassin à boue rouge de 28 hectares, qui appartient à Vedanta Aluminium et est géré par la même société, polluant ainsi les cours d’eau environnants et suscitant de vives inquiétudes chez les habitants des villages de Lanjigarh, de Bundel et de Basantpada, situés en aval.

À chaque fois, les employés de l’entreprise auraient réparé les brèches et nettoyé l’origine des fuites, mais à la connaissance de la population environnante, l’entreprise n’a jamais essayé d’évaluer et de nettoyer les dégâts éventuels causés par ces fuites, ni d’estimer le niveau de pollution des terres et de l’eau que cela aurait pu engendrer.

Vedanta Aluminium aurait nié tout débordement du bassin et affirmé que la pluie aurait entraîné de la terre de la paroi de 30 mètres de haut, que l’entreprise cherche à surélever. Le 11 mai, le Comité de contrôle de la pollution de l’État d’Orissa s’est rendu à Lanjigarh pour examiner le bassin mais il n’a pas rendu ses conclusions publiques.

Des témoins affirment que le niveau de résidus du bassin a augmenté de façon notable. De 2007 à 2009, le Comité de contrôle de la pollution de l’État d’Orissa a souligné les inquiétudes concernant la conception et l’entretien du bassin, notamment les questions portant sur la construction, ainsi que les preuves de fuite d’eaux usées alcalines (ph 11,06) du bassin. On ignore comment ces risques sont actuellement gérés. Amnesty International a consulté un expert international de l’environnement qui estime que ce bassin devrait être considéré comme une installation à haut risque étant donné les questions portant sur sa conception et sa construction, ainsi que les épisodes de pluie.

La population locale proteste contre le fait qu’elle n’ait pas été informée ni des mesures prises par l’entreprise et le gouvernement pour empêcher de nouvelles fissures, ni des implications que comporte l’augmentation de la capacité du bassin à boue rouge ou la surélévation de la paroi. Elle craint de devoir faire face à une grave situation en cas de fissure pendant les pluies de mousson, qui commence en juin.

La Haute cour d’Orissa examine actuellement la proposition de Vedanta de multiplier la capacité de la raffinerie par cinq, après que le ministère indien de l’Environnement et des Forêts l’a rejetée en octobre 2010 après avoir conclu que ce projet bafoue les lois relatives à l’environnement du pays.

DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS, en anglais ou dans votre propre langue :

– appelez les autorités à prendre des mesures immédiates pour protéger la population locale de toute contamination de l’eau, des terres ou de l’air ayant déjà eu lieu, notamment en ordonnant que la zone soit nettoyée et en permettant à ces gens d’avoir accès à des solutions efficaces ;

– exhortez-les à cesser de déverser davantage de boue rouge dans le bassin et à veiller à ce que l’expansion de la raffinerie ne soit pas autorisée tant que des mesures n’auront pas été prises pour faire face aux problèmes actuels d’une manière respectueuse des droits humains ;

– priez-les instamment de diligenter immédiatement une enquête indépendante sur les risques de débordement ou de fuites du bassin à boue rouge ainsi que sur les informations faisant état d’une fuite le 16 mai 2011, de rendre les conclusions facilement accessibles pour la population locale et de communiquer toute autre information et rapport concernant ce sujet ;

– demandez-leur d’informer le public des mesures prises par l’entreprise et les autorités locales pour empêcher toute fuite ou débordement du bassin pendant la mousson, ainsi que des mesures de sécurité adoptées pour protéger la population locale et l’environnement en cas de fuite ou de débordement.

ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 7 JUILLET 2011 À :
Vérifiez auprès de votre section s’il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.

Ministre de l’Environnement et des Forêts
Jairam Ramesh
Paryavaran Bhavan, Lodhi Road,
New Delhi 110003,
Inde
Courriel : jairam54@gmail.com
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Chef du gouvernement de l’État d’Orissa
Naveen Patnaik
Naveen Nivas, Aerodrome Road
Bhubaneswar 751001,
Inde
Courriel : cmo@ori.nic.in
Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Chef du gouvernement,

Veuillez également envoyer des copies à : Ambassade de la République de l’Inde
Chaussée de Vleurgat 217, 1050 Bruxelles
eMail: admin@indembassy.be
eMail: info@indembassy.be
Fax 02.648.96.38

INFORMATIONS GÉNÉRALES

« Les autorités ne se soucient pas de la situation désespérée à laquelle sont confrontées les habitants locaux touchés par ces fuites engendrées par de brèves averses. Que nous arrivera-t-il lorsque ce sera la mousson et qui pourrons-nous croire ? »
Habitants du village de Lanjigarh

La boue rouge est un déchet toxique très alcalin produit lors du raffinage de bauxite pour fabriquer de l’aluminium et constitue un véritable danger pour la santé humaine et l’environnement. Une gestion prudente et une surveillance réglementaire rigoureuse sont nécessaires pour gérer efficacement les risques liées à la boue rouge.

En octobre 2010, plusieurs personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées à la suite d’une fuite du bassin à boue rouge d’une raffinerie d’alumine à Kolontar, en Hongrie, provoquant une coulée de boue rouge dans les villages alentour et contaminant l’environnement dans un large périmètre.

Vedanta Aluminium Limited, une filiale de Vedanta Resources plc, basée au Royaume-Uni, possède et gère la raffinerie et le bassin à boue rouge en Inde. Ces derniers sont installés dans un endroit risqué, à seulement un kilomètre du Vamsadhara, fleuve constituant la principale source d’eau de la région. Quatre villages se trouvent très près de la raffinerie et huit autres sont situés en aval.

La population locale, majoritairement composée d’indigènes Majhi Kondh et de Dalit, qui vivent de l’agriculture, fait régulièrement part de ses inquiétudes concernant les risques que posent le bassin à boue rouge de 28 hectares, actuellement opérationnel, et la construction d’un futur bassin du même type de 60 hectares. Elle lutte également contre la proposition de Vedanta de multiplier par cinq la capacité de la raffinerie, en avançant que cela polluerait davantage ses terres et son eau.

En septembre 2005, le Comité central de la Cour suprême indienne a souligné que « […] l’emplacement du bassin à boue rouge, mélange de produits chimiques alcalins très toxiques, qui contient plusieurs métaux lourds dont des éléments radioactifs, et du bassin de décantation des cendres sur le fleuve Vamsadhara pourraient provoquer une forte pollution de l’eau. La fissure de ces deux bassins pourrait engendrer d’importants dégâts en aval. La probabilité d’un tel événement n’est pas véritablement évaluée […] ».

Dans son rapport Ne détruisez pas nos vies pour produire du minerai. En Inde, des vies dévastées par une mine de bauxite et une raffinerie d’alumine, publié en février 2010, Amnesty International soulignait le fait que les témoignages d’habitants locaux ainsi que les informations rassemblées par le Comité de contrôle de la pollution de l’État d’Orissa soulèvent de vives inquiétudes concernant les conséquences négatives de la raffinerie sur les droits à l’eau, à la santé et à des moyens de subsistance de la population vivant à proximité de cette installation, auxquelles ni l’entreprise ni les autorités n’ont réagi de manière appropriée.

Amnesty International a appelé les autorités à prendre des mesures immédiates pour empêcher toute nouvelle contamination du fleuve et pour faire face aux problèmes existants.

L’organisation a également recommandé que Vedanta s’attaque aux conséquences négatives actuelles de la raffinerie de Lanjigarh sur l’environnement, la santé et les droits sociaux et humains, en précisant que cela devrait être fait en consultant véritablement et ouvertement la population concernée.

AU 155/2011, ASA 20/021/2011, 26 mai 2011

Reportage en français sur le peuple Bishnoi

Nous avons déjà parlé des Bishnois (se prononce Bishnoï) (ici, , et ) peuple du Rajasthan (en Inde) qui voue sa vie aux animaux et aux végétaux.

Les documentaires en français les concernant sont très rares, mais France 5 nous propose un documentaire tout frais de 2011, visionnable en ligne pendant quelques jours.

Le documentaire présente comment cette tribu religieuse récupère et sauve les animaux dans le besoin, mais aussi leur militantisme contre la destruction de la Nature, notamment à cause des sacs en plastique. Il est aussi évoqué dans ce documentaire le problème des chiens errants (on voit un refuge Bishnoi qui en accueille 1000) qui « envahissent » les régions périphériques des villes et blessent/tuent les animaux sauvages.

Voici la présentation de France 5 :

La sauvegarde de la planète est l’enjeu majeur de notre siècle. Un nombre de plus en plus grand d’organisations oeuvrent en ce sens. Certaines, comme Greenpeace, sont qualifiées d’  » éco-warriors « . En Inde, au coeur du désert du Thar, une communauté y travaille aussi depuis plus de 500 ans ! Les Bishnoïs vivent en complète symbiose avec la nature, allant jusqu’à sacrifier leur vie pour préserver la faune et les arbres.

Ainsi, ils offrent chaque année un dixième de leur récolte à la vie sauvage et les femmes allaitent les faons orphelins dont les mères ont été tuées par les braconniers ou les chiens errants. Quelle est la raison d’un tel dévouement ?

Dans un pays en pleine croissance économique, où l’environnement est loin d’être une priorité, comment sont-ils perçus ? Quel regard portent-ils en retour sur notre monde ? En suivant le destin croisé de plusieurs membres de la communauté Bishnoï, ce film interroge sur la place de l’homme au sein du vivant et sa responsabilité envers les générations futures.
(Programme sous-titré par télétexte pour les sourds et les malentendants)

 

Cinq éléphants tués en protégeant deux éléphanteaux

Voici une bien triste nouvelle qui nous vient d’Inde…

Un train de marchandises a tué, en les heurtant à grande vitesse, sept éléphants dans l’est de l’Inde, alors qu’ils tentaient de protéger deux d’entre eux, coincés dans les rails, ont annoncé aujourd’hui les autorités.

« Cinq éléphants ont été tués sur le coup hier et deux autres ont succombé à leurs blessures aujourd’hui dans la matinée, » a précisé par téléphone Atanu Rahal, conservateur en chef des forêts du Bengale occidental.

Deux éléphanteaux étaient restés coincés sur les rails hier soir au moment de traverser la voie ferrée dans une forêt très dense du district de Jalpaiguri, dans le nord de l’Etat du Bengale occidental.

Plusieurs adultes étaient venus entourer les deux petits pris au piège, dans le but de les protéger, quand le train les a heurtés, tuant notamment les deux éléphanteaux.

Le trafic ferroviaire a été stoppé pendant la nuit, et des éléphants ayant survécu étaient encore sur place jeudi matin, surveillant avec vigilance leurs congénères morts ou blessés, a raconté le conservateur.

Cette information est terrible, mais elle ne doit pas que nous renforcer dans la considération que le véganisme est une éthique absolument nécessaire… en défense des êtres sensibles!

Elle doit nous faire comprendre le sens de lutter pour Gaïa. Car notre planète abrite la vie, et les éléphants ont de moins en moins de place.

Il n’y a ainsi en Inde plus que 26 000 éléphants, avec dans certaines zones un mâle pour cent femelles, et 3500 de ces éléphants sont « utilisés » comme main d’oeuvre. Les éléphants se voient ainsi menacés dans leur existence même, au point qu’au début du mois de septembre l’Inde a donné à l’éléphant le statut d’animal du « patrimoine national. »

Que 7 éléphants soient tués, dont 2 petits coincés dans les rails, rappelle le peu de valeur des « droits », de ce statut de « patrimoine national » par rapport au profit.

Il faut impérativement contrer la tendance, et faire que la planète redevienne verte et bleue!

Trois (ou quatre) stratégies pour la libération animale

On nous a fait part d’une intéressante réflexion au sujet de ce qu’on peut appeler, de manière plus ou moins utopique, la « période de transition. » Utopique parce qu’évidemment, une société végane n’est pas à l’ordre du

jour, ni à court terme ni à moyen terme. Et à long terme… justement, y a-t-il un long terme?

Voici donc les différentes stratégies existantes pour le long terme, présentées bien évidemment sommairement. Mais connaître ces stratégies, au moins dans les grandes lignes, est nécessaire pour toute personne luttant pour la libération animale.

Le premier raisonnement logique: l’abolitionnisme

Quand on devient vegan, le premier raisonnement logique est le suivant: si je le suis devenu, pourquoi pas les autres? Le veganisme est une chose bonne, positive; n’importe qui peut, sans mauvaise foi, reconnaître qu’il s’agit d’une manière de vivre et une idéologie allant dans le bon sens.

Il suffit donc de mettre en avant le véganisme, de faire en sorte que ses principes puissent être aisément connus, et forcément, au fur et à mesure, toujours davantage de gens le deviendront. Les vegans doivent se montrer ouvertEs, disponibles, dans une perspective pacifique d’éducation.
Cette conception est celle de l’abolitionnisme, dont le principal théoricien est Gary Francione.

Deux problèmes se posent cependant, à nos yeux en tout cas. Tout d’abord, il est évident que le véganisme ne progresse pas de manière linéaire. Il y a des avancées… Mais aussi des reculs. Certaines personnes devenues veganes abandonnent et redeviennent végétariennes, ou même omnivores.

Accumuler mécaniquement des gens, pour construire une force morale de plus en plus forte… cela ne marche pas.

Ensuite, de puissantes forces non démocratiques s’opposent à la diffusion du véganisme. Les industries tirent un profit énorme de l’exploitation animale. Ces industries donnent naissance à de multiples associations, regroupements économiques, paient quantité de « chercheurs », de « journalistes » afin de diffuser leur vision du monde.

L’abolitionnisme n’a, dans cette perspective, aucune chance de réussir, même si moralement il apparaît comme étant « idéal. »

En fait, cela a été très vite compris, dès les années 1970. L’abolitionnisme de Gary Francione possède des exigences très différentes des positions de Peter Singer, le premier théoricien de la libération animale.

Mais en pratique, la démarche éducative est la même, grosso modo. Et les frontières ont été très vites vues. Deux réponses principales ont été formulées: une visant à pénétrer les institutions, l’autre à les affronter.

La marche dans les institutions… et son échec!

L ‘exigence d’une prise de conscience de la condition animale a amené depuis les années 1970 la naissance dans chaque pays d’associations connues de l’opinion publique. Ces associations disposent d’une certaine reconnaissance institutionnelle, et en tout cas d’une claire couverture médiatique.

Ces associations n’ont rien contre le véganisme, parfois elles l’assument même comme objectif à long terme (comme PeTA) soit elles n’ont rien contre formellement (la SPA parisienne, la fondation Brigitte Bardot). Mais leur objectif est le mieux-être animal, la protection animale.

Il s’agit ici d’un courant nettement bourgeois, ne concevant même pas que l’on puisse refuser les institutions, qui leur paraissent sinon immuables, au moins totalement incontournables et toutes puissantes.

Bourgeois et donc impuissant: ces associations, malgré des moyens financiers très puissants (des permanents, des millions d’euros…) ne peuvent témoigner d’aucun résultat tangible. Toujours plus d’animaux sont tués dans les abattoirs, aucune progression n’a lieu dans le sens de la libération animale dans l’opinion publique…

Ces associations oscillent d’ailleurs perpétuellement entre un optimisme religieux (nos idées progressent, la civilisation progresse, etc.) et une misanthropie sordide (les gens sont monstrueux, l’humain est mauvais…).

L’ALF: un réformisme armé?

Dans les années 1970, les personnes les plus conscientes socialement ont choisi la voie opposée à celle de la protection animale. Cela a donné le front de libération des animaux.

Ce n’est pas la peine de souligner les innombrables actions menées par l’ALF de par le monde. De ce côté-là, sa démarche a été un succès indéniable. De plus, en libérant directement des animaux, l’ALF a acquis une posture morale impossible à critiquer.

Néanmoins, l’ALF s’est confronté à deux dilemmes, qui sont d’ailleurs encore au centre de ses préoccupations.

Le premier, c’est que finalement l’ALF s’adresse… à ses ennemis. Il s’agit de réformisme armé, de lobbying ultra musclé. Cela peut paraître surprenant dit ainsi, mais c’est une simple constatation et il n’y a pas d’arrière-pensée critique à dire cela.

En pratiquant le sabotage, l’ALF dit: il faut changer de business ou bien on continuera de frapper. Souvent les communiqués de l’ALF s’adressent d’ailleurs directement aux entreprises ou personnes concernées. Il s’agit d’une pression violente et l’ALF ne lutte pas pour la révolution, l’insurrection, le soulèvement populaire (sauf dans sa version sud-américaine).

D’ailleurs les Etats anglais et américain ne s’y sont pas trompés et ayant compris la démarche, ont criminalisé de nombreuses actions légales menées parallèlement à celles de l’ALF (les procès contre SHAC, la loi AETA…).

Puis, la criminalisation a porté sur l’ALF elle-même, et l’exemple des USA est parlant: il y a alors une fuite en avant (des actions de plus grande ampleur, nécessitant un niveau technique plus élevé…), éloignée de la démarche démocratique de l’ALF des origines…

Le second, c’est que les institutions sont solides, très solides. Il a fallu donc élargir le champ des mobilisations: l’ALF est en Amérique (du nord comme du Sud) très poreuse avec l’ELF (front de libération de la Terre). Il y a un esprit d’ouverture à toute la scène social-révolutionnaire, notamment afro-américaine aux USA. Mais tout cela n’en est qu’à ses débuts et en tout cas il n’y a pas d’initiative très large, de masse.

Que fait-on?

Il n’est pas difficile de comprendre que le mouvement pour la libération animale est à la croisée des chemins. Le développement exponentiel du mode de vie omnivore sur le mode « occidental » représente un défi terrible… et terriblement rapide.

Dans ce sens, on peut déjà considérer que la démarche « éducative » n’est pas un levier suffisant. Pour une personne « éduquée » l’exploitation animale en contre-éduque des milliers, avec dans la ligne de mire les gens en Inde et en Chine notamment.

Reste alors deux options. Ou bien on tente d’influer sur les institutions, ou bien on considère que c’est impossible. Il n’est pas un secret que nous considérons que c’est impossible. Les institutions sont clairement inféodées à l’ordre établi, et l’exploitation animale est une composante essentielle de cet ordre établi, de ses traditions… et de ses profits.

Que faut-il faire alors? De manière précise, ce n’est peut-être pas très précis, mais il y a des pistes.

Prenons La Terre d’abord! par exemple. Notre site, ou notre blog si l’on veut, a suscité de l’intérêt, y compris de gens qui ne sont pas d’accord sur tel ou tel point. Eh bien, alors pourquoi ne pas ouvrir d’autres blogs, du même type, un peu du même type, ou bien totalement différent?

Car nous n’avons rien contre les blogs qui parlent de recettes de cuisine, cela a son importance, mais pour autant les besoins culturels sont énormes… Et si le véganisme peut avancer, c’est avec un ancrage local, en se confrontant aux réalités locales. On ne peut pas lutter pour le véganisme totalement de la même manière dans toute la France, car sur le plan culturel il y a des différences parfois fortes.

Dans tel endroit la corrida sera un obstacle essentiel, dans tel autre endroit ce seront les chasseurs et leur hégémonie. Dans tel endroit la pollution de l’industrie agro-alimentaire sera un thème incontournable, dans tel autre la santé des habitantEs d’un quartier populaire.

L’exploitation aninale a créé une société à son image… A nous de savoir faire vivre les utopies et la libération animale!

La montagne Niyamgiri et son peuple sont menacés

L’Inde est un pays où il existe encore une vaste population de tribaux, qui ont un rapport différent et « respectueux » envers la nature. Rapport mystico-religieux où les éléments naturels sont sacrés et protégés.

En Inde dans l’état de l’Orissa, la montagne de Niyamgiri est ainsi sacrée pour le peuple Dongria Kondh qui y vit. Dongria signifie « peuple des collines » dans leur langue. Cette tribu se voit menacée d’expulsion car cette montagne est riche en bauxite, minerai utilisé pour faire de l’aluminium, et se bat contre ce projet depuis 1997.

En fait, l’exploitation de la montagne n’avait pas été autorisée à la société Vedanta par la Cour suprême…Mais comme par hasard, une de ses filiales a elle obtenu les droits pour celle-ci!

Ce qui est d’une triste ironie, car la Cour Suprême Indienne a accordé l’exploitation de cette mine, alors que fin 2009 elle avait rejeté le projet de Vedanta d’exploiter la bauxite de Niyamgiri, en raison « de sa mauvaise réputation en matière environnementale et de respect des droits de l’Homme. Un jugement du 23 novembre 2007 concédait en effet que Vedanta n’était pas une entreprise digne de confiance, compte tenu des diverses violations aux droits de l’Homme et de l’environnement dont elle s’était rendue coupable à travers le monde. »

Et pire encore dans cette ironie barbare, en 2004 la société Sterlite, qui appartient à Vedanta Ressources, a déjà commencé à piller la montagne Niyamgiri en y installant une raffinerie d’aluminium en aval.

Outre le pillage de la montagne, les populations locales avaient été mises dehors de chez elles, et diverses maladies des yeux et des poumons sont déjà apparues au sein de la population tribale…

Evidemment, dès cette époque, la société Sterlite fut l’objet de graves accusations telles que « des expansions de production illégales, une gestion irresponsable des déchets dangereux, la violation des droits des populations autochtones, des salaires indécents, de conditions de travail dangereuses dans les mines et les usines et des actes de corruption. »

Et d’ailleurs, comme le précise cette page consacrée aux Dongria Kondhs « l’office du contrôle de pollution du gouvernement d’Orissa a estimé que les émissions chimiques de la raffinerie étaient ‘alarmantes’ et ‘continuelles’. »

On peut voir également une vidéo en français ici, et un documentaire en anglais là.

Car il existe une mobilisation au sujet des Dongria Kondhs en Angleterre, en raison du caractère anglo-indien de l’entreprise concernée. Ainsi une page a été achetée dans la revue américaine du showbusiness « Variety », pour demander de l’aide à Cameron, le réalisateur d’Avatar, expliquant que les Dongria Kondhs sont les équivalents des Navi’s.

Bien peu de choses sont pourtant à attendre des médias ou des ONG, ou des personnalités. Car quels que soient les pays où se trouvent encore quelques rares indigènes, ceux-ci n’ont aucun droit face à ces géants de l’industrie où règne la corruption. La quête de profit aura toujours le dernier mot même si les destructions qui vont avec sont largement identifiées et prouvées.

On est soit une partie du problème, soit une partie de la solution, et le profit choisit toujours son propre camp.

La résistance des indigènes, souvent marquée par un grand activisme de la part des femmes, est donc quelque chose à valoriser, bien plus que les associations.

En effet, outre les pressions et les menaces que subissent les Dongria Kondhs – mais aussi les personnes voulant les soutenir ou simplement s’informer sur leur situation, comme le cas de ces enquêteurs menacés fin 2009 –  afin de lâcher leurs terres, les peuples indigènes sont des personnes aimant leur environnement et sont prêts à donner leur vie pour protéger la nature.

Tout comme les Bishnoïs ou les Chipko ont donné de leurs vies pour protéger des arbres menacés de destruction, les Dongria Kondhs n’hésiteront pas non plus à se sacrifier pour sauver la destruction de leur montagne.

Ceci est parfaitement honorable et mérite d’être mis en avant. Les valeurs qui sont portées doivent se voir reconnues, et non pas le culte du profit, de l’accumulation de biens de consommation, le fétichisme du « dernier cri », etc.

Et cela ne signifie pas qu’il s’agit de nostalgie; bien plutôt s’agt-il de réalisme: la bauxite, qui est un élément naturel, joue un rôle de régulateur dans l’environnement car elle retient les eaux de la mousson pour les redistribuer ensuite de manière régulière.

Le profit ne se préoccupe pas de ce genre de choses: il pille, et voilà tout.

On saura d’ici quelques mois s’il y aura l’autorisation d’exploiter la mine et devant quelle pression cède l’Etat indien. Mais s’il cède devant le profit, ce qui est malheureusement bien probable, non seulement les populations locales seront chassées de leur lieu de vie (et de culte) mais en plus la nature sera détruite car à cet endroit se trouve aussi une forêt de 670 hectares où y coulent différents cours d’eau, sans compter les populations de faune et de flore…

Et c’est tout un symbole d’un processus en cours à l’échelle de la planète: la guerre contre Gaïa.

25 ans de Bhopal – tout un symbole

Nous évoquions récemment la catastrophe de Bhopal (en Inde), au moment du scandaleux résultat du procès de la catastrophe de l’AZF. Nous « célébrons » aujourd’hui les 25 ans de cette catastrophe, qui a fait plus de 20 000 morts et amené la contamination de plus de 100 000 personnes.

Troubles respiratoires, malformations congénitales, cancers, aujourd’hui encore la catastrophe a un impact terrible sur la population, car le site n’a toujours pas été nettoyé.

Tout cela parce que l’Etat indien a tenté de mener une « révolution verte » par en haut, donnant le champ libre aux industriels produisant du pesticide. L’usine de Bhopal a amené un phénomène d’exode rural, la naissance de bidonvilles, puis finalement à la catastrophe. La page wikipedia présente de manière assez approfondie la question.

On notera que selon le compte-rendu officiel en Inde, dont il faut nécessairement considérer que ces chiffres sont très largement vus à la baisse, la catastrophe de Bhopal a eu comme conséquence:

  • 3 828 morts (identifiés)
  • 40 incapacités totales définitives
  • 2 680 incapacités partielles définitives
  • 1 313 incapacités partielles temporaires avec invalidité définitive
  • 7 172 incapacités partielles temporaires avec invalidité temporaire
  • 18 922 invalidités définitives sans incapacité
  • 173 382 invalidités temporaires sans incapacité
  • 155 203 blessures temporaires sans invalidité

Sauf qu’aujourd’hui encore des dizaines de milliers de personnes continuent de se faire contaminer. On peut voir ici un reportage photo fait pour l’occasion, et consulter le site bhopal.org qui donne un compte-rendu exhaustif en anglais.

Et souvenons-nous qu’il n’y a pas que les humains: les animaux et la planète elle-même ont été frappées par cette catastrophe, une catastrophe qui montre bien la nécessité de faire les bons choix!

Les catastrophes en série

Le procès de Total concernant l’explosion de l’usine AZF en 2001 à Toulouse et qui causa de 31 morts, a il y a quelques jours consterné tout le monde avec sa décision honteuse et scandaleuse de relaxe.

Pendant le procès, les experts judiciaires, relayés par le parquet, ont soutenu que la catastrophe était due au déversement accidentel par une benne de quelques kilos d’une substance chlorée sur un tas de 300 tonnes de nitrate d’ammonium stocké dans un hangar qui a explosé.

Fort heureusement, la décision du parquet de Toulouse de faire appel de la relaxe générale prononcée jeudi lors du procès de l’explosion de l’usine AZF a été saluée vendredi 20 novembre par les parties civiles, les syndicats et le monde politique, ulcérés par le jugement du tribunal correctionnel.

Il faut dire, c’est tellement énorme que personne ne peut accepter cela. Même la page wikipédia parle d’une double explosion, la première ayant lieu dans une usine de la Société nationale des poudres et des explosifs située non loin (et produisant notamment les carburants des fusées et missiles!).

Mais de fait ce type de catastrophes nucléaires a toujours existé dans le cadre de la course au profit, comme le montre l’explosion qui a eu lieu en Inde à Bhopal (état du Madhya Pradesh) survenue la nuit du 3 décembre 1984. L’explosion d’une usine de pesticides a dégagé 40 tonnes d’isocyanate de méthyle dans l’atmosphère de la ville, tuant entre 16 000 et 30 000 personnes, dont 8 000 la première nuit. Aujourd’hui encore la pollution provoquée par l’explosion continue d’empoisonner (on peut voir des photos ici).

Et tout comme pour l’impunité de Total pour AZF, le PDG de l’usine de l’époque, Warren Anderson, est accusé d’homicides pour cette catastrophe et déclaré fugitif par le chef judiciaire de Bhopal le 1er février 1992 pour ne pas s’être présenté à la Cour lors d’un procès. Il vivrait actuellement paisiblement à Long Island dans l’état de New York.

Tout fonctionne en cercle fermé; tout ce qui concerne l’énergie est surveillé, contrôlé, inaccessible à tout souci démocratique. On nous a menti pour Tchernobyl prétextant que le nuage radioactif s’était arrêté juste aux frontières de la France, et on continue de mentir afin de vendre le nucléaire destructeur de la Nature.

Par ailleurs, samedi aux Etats-Unis, à la centrale de Three Mile Island, en Pennsylvanie, une fuite radioactive s’est produite, sans causer de dommages sur les personnes travaillant dedans à ce moment.

Cette centrale fit déjà parler d’elle en faisant la « une » des journaux du monde entier en 1979, le coeur du réacteur ayant en partie fondu! L’accident à Three Mile Island devint synonyme des dangers de l’énergie atomique et contribua à freiner la progression de ce secteur industriel aux Etats-Unis.

Au moins les Etats-Unis tirent leçon de leurs erreurs et des dangers du nucléaire, contrairement à la France de Sarkozy qui affirme de manière irresponsable la primauté du nucléaire !

Refusons ces bombes à retardement destructrices de toutes formes de vie !

L’Inde, là où la compassion a su résister

La zone de la montagne bleue (neel-giri) en Inde se trouve dans le Sud, zone de l’Inde où les traditions matriarcales, pro-écologiques donc, sont très présentes, notamment portée par les tribaux. Le culte de la déesse-mère peut se retrouver au travers de nombreuses cultures en Inde, pays où le rapport différent à la nature, aux animaux en général, n’a pas été oublié, et vit dans de très nombreuses traditions.

Dans la section « les routes de la compassion » du site on trouve deux présentations à ce sujet:

-une sur le jaïnisme, première forme historique de compassion générale affirmée par l’humanité (pour une présentation des principes religieux il existe ce site) à l’époque antique (les formes précédentes ayant été anéanties par les invasions);

-une sur les bishnois, qui pratique la compassion envers les animaux mais également envers les végétaux (« La violence n’est acceptable que pour la défense d’un arbre, d’un animal ou de convictions ; il est bon de mourir pour cela », « Les femmes, sources de la vie, s’habilleront de vêtements rouge ou orange brillant, et les hommes de blanc, symbole de dévotion »).

Voici par exemple les 29 principes des bishnois (ce terme signifiant d’ailleurs « 29 »):

1° Observer une mise à l’écart de la mère et du nouveau-né pendant trente jours après l’accouchement (pour éviter des infections et à cause de l’éventuelle fatigue de la mère).
2° Ecarter la femme de toute activité pendant 5 jours lors du début de ses règles (pour ne pas la fatiguer et respecter une certaine hygiène).
3° Tôt, chaque matin, prendre un bain.
4° Maintenir la propreté externe du corps et interne de l’esprit (par un comportement et des sentiments humbles, sans animosité, etc.)
5° Méditer deux fois par jour, en matinée et en soirée, lorsque la nuit est encore séparée du jour.
6° Chanter la gloire du seigneur et exposer ses vertus chaque soirée.
7° Offrir l’oblation quotidienne au feu saint avec un coeur rempli de sentiments de bien-être pour tout être vivant, d’amour pour la nature et le monde entier et de dévotion au seigneur.
8° Employer l’eau filtrée, le lait et le bois de chauffage soigneusement nettoyé (pour éviter que des insectes soient tués ou brûlés).
9° Etre attentif et conscient de ses paroles.
10° Pardonner naturellement.
11° Être compatissant.
12° Ne pas voler.
13° Ne pas dénigrer, déprécier derrière le dos, quelqu’un.
14° Ne pas mentir.
15° Ne pas se livrer à l’opprobre.
16° Rapidement observer et méditer la nuit sur la nouvelle lune.
17° Réciter le nom de saint de Vishnou.
18° Être compatissant envers tous les êtres vivants.
19° Ne pas détruire les arbres verts (c’est-à-dire non morts).
20° Tuer les passions de convoitises, d’irritation, d’envie, d’avarice et d’attachement.
21° Se permettre de cuisiner soi-même, ou par un fidèle d’une autre religion, en étant pur de par le coeur et le travail.
22° Fournir un abri commun (Thhat) pour les chèvres et les moutons afin de leur éviter l’abattoir.
23° Ne pas castrer le taureau.
24° Ne pas consommer ou cultiver de l’opium.
25° Ne pas consommer ou cultiver du tabac et ses dérivés.
26° Ne pas consommer ou cultiver du cannabis.
27° Ne pas boire de boisson alcoolisée.
28° Ne pas manger de plats de viande ou non-végétariens (afin de protéger les animaux).
29° Ne pas utiliser de vêtements teints en bleu (en Inde antique, cette couleur était obtenue grâce à un arbre sauvage, l’indigo, et c’est aussi la couleur de la mort).

Le film Mission G

Le film G-Force vient de sortir aux USA et fait un tabac, il arrivera en France le 14 octobre (sous le nom « Mission G »). Ce film en 3D met en scène… des cochons d’Inde espions. La bande-annonce en français est ici, le site officiel en anglais . La vidéo du jeu sortant sur les consoles de jeu est .

C’est en fait le pendant logique des films d’extra-terrestres: l’humanité est incapable d’avoir un rapport correct avec les animaux. Donc soit elle en fait des monstres (du film Orca à Alien en passant par King Kong, des dents de la mer aux abeilles tueuses, etc.), soit elle établit un rapport infantile (et clairement décalé, c’est-à-dire inadapté).

Ces films sont des symptomes… Des preuves d’une quête, d’une exigence, d’une recherche d’un autre rapport avec les animaux. Si l’industrie du cinéma agit ainsi ce n’est pas pour rien, pour mobiliser les gens à aller voir les films (lamentables), il faut jouer sur des cordes authentiquement populaires…