• « Balance ton porc »

Action de l’ELF au Mexique à l’occasion du sommet de Cancun

Les médias n’en ont bien entendu pas parlé, mais une action de l’ELF a eu lieu parallèlement au sommet de Cancun au Mexique, dont nous parlions il y a trois jours. Voici le communiqué (on peut lire l’original ici).

Dans la nuit du 7 décembre, nous, le Front de Libération de la Terre, avons de nouveau attaqué l’ordre social esclavagiste et monotone.

Au moyen d’un engin explosif composé de deux bouteilles de gaz butane, une bouteille d’essence et un tuyau de métal galvanisé rempli de dynamite, nous avons répondu aux institutions détruisant la planète et les complices de la dévastation environnementale ; nous avons répondu à la manipulation de l’écosystème en criant encore une fois :

Nous sommes la rage incendiaire d’une planète mourante et nous continuons la guerre!

Une de ces institutions sont les banques qui, s’il est vrai que les entreprises multinationales ont de si larges accords avec elles, pensent qu’elles possèdent la Terre.

C’est pourquoi elles sont notre cible. Pour cette raison, nous avons placé notre bombe artisanale à l’intérieur de la zone des distributeurs automatiques de billets de la BBVA Bancomer, dans la municipalité de Tlalnepantla, dans l’Etat de Mexico, sur l’avenue Gustavo Baz.

L’action a été rapide, la silhouette d’un individu habillé en noir avec son visage rendu méconnaissable a de nouveau été enregistré par les caméras de sécurité de la banque, montrant que nous continuons, à l’extérieur, qu’ils ne nous ont pas arrêtéEs et qu’ils ne nous stopperont pas même s’ils mettent en place des inquisitions du type italien ou chilien.
Une nouvelle fois l’action a été censurée par la police et les médias locaux et nationaux ; notre engin a fonctionné ce qui a été prouvé par l’intense mobilisation des polices locale et d’Etat dans la municipalité, quelques minutes après l’attaque.

Serait-il possible que le salopard de gouverneur Peña Nieto essaie de faire croire que l’Etat de Mexico est un endroit où il ne se passe rien, alors qu’il est candidat pour l’élection présidentielle mexicaine de 2012?

Ou serait-il possible que les coups que nous avons porté aient été menés sous le nez de ses poupées subordonnées, et que la démoralisation d’une nouvelle attaque éco-anarchiste est humiliante pour les membres dirigeants de la police, et contredit leurs systèmes de haute sécurité qui ont coûté des millions de pesos à la municipalité de Tlalnepantla?

Il serait possible que ces affirmations soient vraies et que cela montre que les yeux sont maintenant encore plus tournés vers le Mexique après le COP16 [la conférence de l’ONU sur le changement climatique] et une altercation comme celle-ci discréditerait à la fois le gouvernement de l’Etat comme le gouvernement fédéral.

Cela ne fait rien qu’ils censurent nos actions, nous savons les communiquer et les rendre publiques, ce que la police ne connaît que trop bien les dommages que nous avons causés.

Pour la Liberté Absolue des éco-prisonniers Abraham López, Adrian Magdaleno and Braulio Duran !

Solidarité directe avec ceux et celles emprisonnéEs au Chili le 14 août et le 1er novembre en Grèce !

Pour la libération animale et de la Terre !

Actions incendiaires et insurectionnelles contre la civilisation !

Agitant contre le COP16 [la conférence de l’ONU sur le changement climatique] à Cancun, bien qu’ils nous censurent : Frente de Liberación de la Tierra!

Campement contre une mine de charbon à ciel ouvert en Écosse

Demain et pour quatre jours aura lieu une conférence en Écosse, en résistance à l’industrie du charbon. Dans ce pays s’est organisé en effet à la mi-septembre un campement dans une forêt, afin de s’opposer à un projet de l’industrie du charbon, et une conférence de soutien se tiendra là-bas, pour une réunion de quatre jours.

Celle-ci entend établir une mine à ciel ouvert aux dépens de la forêt, tout en installant à côté un centre commercial, un grand hôtel, des bureaux, etc. Il y a déjà 12 mines à ciel ouvert dans la région, et l’Écosse s’oriente de manière importante dans la consommation du charbon comme source d’énergie.

L’initiative Coal Action Scotland – Action Charbon Écosse – est à l’origine du campement. A ses yeux, « les intérêts des entrepreneurs dans l’extraction de l’énergie fossile dans la quête de profits continue d’exploiter, de marginaliser et de détruire les travailleurs, les communautés, et l’environnement, au niveau international.

Les industries de l’extraction et les entreprises derrière elles sont responsables du déplacement des communautés indigènes, et la répression, l’emprisonnement, la torture et le meurtre de ceux qui défient le système dans le monde entier. »

Pour l’instant, le campement s’organise bien, même s’il y a deux jours le responsable de la « National Eviction Team » est passé dans la zone concernée. Il s’agit d’une équipe spécialisée dans l’évacuation des personnes, notamment des travellers et des campements de protestation, ou encore des squatts (comme par exemple la rue de St Agnes dans le sud de Londres, squattée pendant 30 ans et de culture rastafari).

L’esprit de la lutte est celui de la mobilisation populaire. Voici un extrait d’un document de la Coal Action Scotland :

« Cible les patrons, pas les ouvriers – Une transition juste

Les communautés de mineurs ont une longue histoire marqué par la mise de côté et les privations.

Le démantèlement des industries hautes en émission de CO2 doit se dérouler dans un processus de transition juste, afin d’assurer que les changements dans l’emploi et les activités soient équitables et non pas aux dépens de la santé, de la richesse ou des biens des ouvriers ou des communautés.

Un changement durable et significatif à ces industries polluantes ne peut venir que des gens menant campagne et des ouvriers, unis pour stopper ensemble le changement climatique et les dégradations environnementales.

Ce sont les ouvriers, pas les patrons, qui seront frappés le plus par les effets du changement climatique. Et ce sont les ouvriers qui devront payer pour les effets désastreux, par des salaires plus bas, des conditions de travail encore plus mauvaises, des prix plus hauts, et des taxes régressives.

Le travail organisé est en bonne position pour prévenir un désastre climatique, avec le pouvoir de prendre le contrôle des lieux de travail, par la grève, et en stoppant la production.

Nous devons faire en sorte que notre économie s’éloigne des énergies fossiles – mais nous devons le faire d’une manière équitable et juste. »

Voici quelques questions posées à un représentant de la Coal Action Scotland:

1.Un campement a été établi dans la forêt de Happendon, le 12 septembre 2010. En quoi consiste-t-il, et pourquoi a-t-il lieu?

Nous avons établi le campement de la forêt de Happendon pour de nombreuses raisons. La forêt de Happendon se situe dans le sud du Lanarkshire, dans une zone avec déjà de très nombreuses mines.

Coal Action Scotland avait déjà occupé un terrain pour résister à une mine, à seulement un kilomètre de Happendon, à Mainshill. Nous avons construit des liens solides avec la communauté là-bas et avons réussi à tenir le site et à stopper la mine pour sept mois.

Depuis cela, nous avons tenu un week-end d’atelier, afin de partager les aptitudes que nous avons acquises avec des activistes de tout le Royaume-Uni. Nous avons également organisé des initiatives communautaires.

Lors d’une de ces initiatives, dans le sud du Lanarkshire, il y avait quelqu’un habitant juste à côté de la forêt de Happendon et qui nous alerté quant à ce projet. Après cela, nous nous sommes impliqués dans une campagne, et avons décidé que nous devions occuper le site.

Ce site n’est pas seulement occupé pour stopper cette mine-là, mais également pour mener une action contre l’infrastructure du charbon dans la zone, et de s’engager avec la communauté, d’où le nom.

2.Qui a mobilisé pour organiser le campement, et qu’est-ce que la Coal Action Scotland?

Coal Action Scotland est passé par de nombreuses étapes. Cela a été formé comme une sorte de réseau à la fin de 2008 et consistait surtout en de la recherche et d’une action dans un terminal charbonnier. Certaines personnes participantes ont décidé d’occuper les bois de Mainshill.

Nous avons été là-bas pendant sept mois et il y a plus de trente actions, avant que nous soyons évacués par la force. Depuis cela, nous nous impliquons dans les initiatives communautaires et organisons un atelier pour aider les autres activistes qui veulent occuper un terrain.

Coal Action Scotland a également fait en sorte de préparer à l’occupation de cette forêt pour un certain temps.

3.Quelle est la situation de l’environnement en Ecosse, et quel est votre but ? Quelles sont les valeurs que vous mettez en avant?

Les gens dans la Coal Action Scotland ont différents buts et différentes valeurs. Bien entendu, nous nous sentons tous concernés par l’environnement, et nous croyons également en l’auto-détermination communautaire. C’est une injustice massive que ces mines puissent continuer à exister, et il n’y a pas une seule chose que la communauté peut faire pour les stopper.


4.Que répondriez-vous à des gens qui diraient que le charbon est une question d’intérêt « national », et un moyen d’avoir des emplois ?

Il est vraiment clair que les seules personnes profitant de cela, les seules personnes ayant un intérêt à cela, ce sont les patrons, les politiciens corrompus et les classes aisées.

Le propriétaire de la forêt de Mainshill, qui se fait des millions grâce à la mine, est le président de la banque Coutts, la banque utilisée par la famille royale.

Il est le fils d’un ancien premier ministre et a eu certains des princes venant chasser sur ses terres. L’argument des emplois est évoqué, mais les mines amènent une perte en terme d’emplois, comme les autres industries souffrent.

Mini bilan du Camp climat

Début juillet nous annoncions la tenue d’un camp climat au Havre, du 22 juillet au 1er août. Voici quelques questions posées à une personne vegan straight edge qui y est allé.

Les réponses ne prétendent pas à l’exhausitivité, ni à un bilan global. Il s’agit juste d’un aperçu, mais qui a sa valeur de par son approche.

Après l’interview, nous reproduisons l’appel pour le blocage de la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher le 16 octobre 2010.

On notera toutefois que l’appel, mentionnant les victimes du business pétrolier, ne parle pas de la nature, ni même des animaux!

1. Tu as été au camp climat. Comment as-tu trouvé l’esprit de cette initiative? Où cela s’est-il déroulé?

Le camp a eu lieu en périphérie de la ville du Havre, sur les hauteurs de Harfleur, dans un champ avec vue sur l’immense et immonde zone industrielle du Havre !

Je partais avec un apriori très positif après avoir lu le texte d’appel et parcouru le site web. L’esprit semblait sans compromis avec le système capitaliste !

2. Quel était le principe? Les objectifs?

Le principe du camp action climat est de se regrouper afin d’échanger et d’agir contre le réchauffement climatique. Concrètement cela veut dire vivre sur le camp de manière la plus écologique possible, échanger des pratiques lors d’ateliers et de discussions, organiser des actions, etc.

Le premier camp action climat en France à eu lieu l’an dernier pour s’opposer à la construction de l’aéroport Notre-Dame-Des-Landes, entre Nantes et Rennes.

Cette année le camp s’est tenu au Havre, où il y a une raffinerie Total.

3. Avez-vous parlé de la réserve de l’estuaire de la Seine, qui touche le port du Havre? Il s’agit d’une réserve de 8500 hectares ouverte en 1997, sauf que… la chasse y est tolérée sur 75% de sa surface! Il y a près de 2000 chasseurs qui tirent depuis des abris cachés, attirant les canards au moyen d’autres canards enfermés dans des cages.

Des abris comme cela il y en a 203… La commission européenne a demandé qu’on en détruise 7, quatre ont été détruits et les chasseurs ont touché entre 15.000 et 25.000 euros pour chacun de ces abris détruits. Ce qui ne les a pas empêché d’en reconstruire deux de manière illégale (et tout à fait visibles) juste après…

La commission européenne bloque d’ailleurs en raison de cela 180 millions d’euros devant servir au doublement du port du Havre.

Je ne suis passé au camp que deux journées, je ne prétends donc pas avoir une vision d’ensemble. Mais cela m’a tout de même permis d’avoir un avis général sur ce camp climat.

Pour ce qui est de la question non il ne me semble pas que ce sujet ai été évoqué durant mon passage au camp et je ne crois pas qu’il été prévu qu’il soit abordé.

Malheureusement je n’ai pas l’impression que la question des animaux faisait partie des préoccupations principales du camp.

4. Parlons du mode de fonctionnement. Il y avait ainsi un fonctionnement en quartiers?

Oui, le camp était divisé en plusieurs quartiers. Chaque matin avait lieu une assemblée de quartier où il y était organisé la vie quotidienne (gestion des déchets, du bruit, de la cuisine, etc.).

Des délégués de chaque quartier se retrouvaient chaque jour en assemblée de campement qui permettait de centraliser les décisions concernant l’ensemble du camp (question des médias, de la police, de l’accueil des nouveaux arrivants, etc.).

Il y avait également des commissions concernant des points précis tels que les médias, l’électricité, la medical team, la legal team ou l’équipe de médiation. Chacun et chacune étaient libres d’intégrer les commissions.

Il faut préciser que des décisions importantes d’ordre générale avaient déjà été prise avant la tenu du camp, lors d’assemblée se regroupant chaque mois et où chacun et chacune pouvait se rendre.

Je pense que cela est indispensable pour le bon fonctionnement de ce genre de rendez-vous, cela permet de faire vivre une vraie démocratie au sein du camp.

5. La nourriture était-elle végétarienne? Végétalienne?

La nourriture était exclusivement végétalienne, mais plus par soucis écologique que pour les animaux.

Il m’a d’ailleurs semblé que très peu de personnes étaient vegan. J’ai même entendu des éleveurs s’exprimer dans certains débat sans que cela pose problème.

Mais la plupart des gens n’étaient pas non plus hostile au véganisme.

6. Le 16 octobre aura lieu le blocage de la raffinerie. Peux-tu nous en parler?

Il n’y a pas grand chose à dire. L’idée c’est que plusieurs groupes autonomes se constituent avec chacun leur stratégie et leurs modes d’actions.

Mais tout ça est encore en cours de discussion.

7. Tes impressions, finalement?

Mon avis est mitigé. Je trouve que l’initiative de base va vraiment dans le bon sens. Nous avons besoin de rassemblement entre personnes qui veulent vraiment agir pour la planète et qui ne se font aucune illusion sur le capitalisme.

C’est aussi important pour faire vivre une nouvelle culture, pour échanger et s’organiser afin d’agir concrètement au quotidien.

Cependant je trouve que l’esprit du camp était assez éloigné de la culture vegan straight edge, de l’engagement pour la libération animale et la libération de la Terre.

Par exemple j’ai été très déçu de voir qu’une très grande partie des gens fumait et picolait.

L’esprit dominant était très pacifiste, un peu « mou »… je pense par exemple à un rassemblement de clown ou a de nombreux symbole de paix. Comment prôner le pacifisme alors que les animaux sont
exploités et assassinés et que la planète toute entière est à l’agonie ?!

Je pense aussi au fait que malgré qu’il était clairement précisé que les voitures étaient strictement interdites sur le camp il a fallu cinq jours pour que cela soit respecté.

Et puis il y a aussi eu une banderole de très mauvais goût, déployé en grand sur une des cuisines, où il y était représenté Ronald Mc Donald avec la moustache de Hitler !

Quel est le rapport entre les fast food et le régime nazi? Les auteurs de cette banderole ne se
justifiaient même pas en parlant des abattoirs industriels. Ils et elles critiquaient le « totalitarisme de Mc donald » qui « imposerait » par diverses « manipulations » ses sandwichs.

Bref une histoire lamentable mais qui révèle bien un certain esprit plus porté sur l’anti-américanisme chauvin que sur une véritable remise en cause du capitalisme.

Pour finir donc je dirai que l’idée de base est vraiment bonne, mais il faut que la culture suive.

Je ne suis d’ailleurs pas hostile à l’idée d’y retourner l’année prochaine et de m’impliquer dans l’organisation, car il y avait quand même un certain nombre de personnes intéressantes, notamment dans les organisatrices et les organisateurs.

Action directe de masse : LE 16 OCTOBRE ARRÊT TOTAL !

Pour sortir de la crise climatique, il est urgent de laisser les énergies fossiles dans les sols. Pour ça, nous devons sortir du pétrole et changer radicalement les modes de production et de consommation qui en dépendent. Comme nos dirigeants sont trop liés au business du pétrole pour faire quoi que ce soit qui entrave son développement, c’est à nous d’agir ! Le 16 octobre, on commence en bloquant la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher !

Du 12 au 16 octobre, les réseaux internationaux Global Minga et Climate Justice Action appellent à des journées d’actions directes pour la justice climatique. Ce n’est pas le moment de faire un défilé ou une pétition, c’est le moment de faire exister concrètement les changements nécessaires pour un monde durable et juste. C’est le moment d’arrêter l’exploitation des combustibles fossiles qui pourrissent les conditions de vie de touTEs sur terre.

Destructions, migrations forcées, exploitation des travailleuSEs, guerres pour s’approprier les ressources, confiscation de terres, production d’engrais et de pesticides, crise énergétique, fausses solutions technologiques, néo-colonialisme, esclavage économique,… Total, c’est beaucoup plus que des émissions de CO2.

Nous allons stopper la plus grande raffinerie du pays, la raffinerie de Normandie, dirigée par le groupe aux mains sales, Total. Nous agirons en solidarité avec celles et ceux victimes du business du pétrole : ouvrierEs exploités, habitantEs intoxités, peuples autochtones anéantis, victimes des catastrophes climatiques et pétrolières. La sortie du pétrole est vitale pour touTEs. Nous devons dès aujourd’hui entamer cette transition sociétale.

Sortons du pétrole, reprenons le pouvoir, Arrêt Total !!!!

Comment est ce qu’on va s’y prendre ?

L’action de masse du 16 octobre vise à rassembler un maximum de gens aux cultures d’action diverses pour parvenir à notre objectif.

Différents groupes d’action seront constitués, en fonction des envies de chacunNE. On pense par exemple, mais ce n’est pas exhaustif, à : un groupe rose, pour une manif tranquillou où on pourra venir en famille avec grand-mère et son vieil oncle célibataire un groupe bleu, qui constituera une flotte pirate sur l’estuaire de la Seine un groupe vert, pour un assaut terrestre un « bike block », ou groupe à vélo, qui constituera notre brigade mobile plein de groupes autonomes qui définiront leur stratégie en petits groupes

Pendant le campement, nous élaborerons les différentes stratégies. Entre la fin du camp et le 16 octobre, ce sera le moment de motiver les potes et de construire des chevaux de Troie et des raffios pour partir à l’abordage.

Notre cible : Total – La société du pétrole

Voici le document diffusé par le Camp climat du Havre et qui explique le pourquoi de Total comme cible, par rapport à comme nous le disions l’appel pour le blocage de la raffinerie Total de Gonfreville l’Orcher le 16 octobre 2010.

Le monde moderne s’est construit sur une énergie gratuite, facile à produire et illimitée : le pétrole. Notre mode de vie n’a plus grand chose à voir avec celui de nos grands-parents. Nous avons tendance à prendre pour des droits la possibilité de se déplacer à grande vitesse, d’accéder à la haute technologie, de manger selon nos envies, de communiquer autant que désiré… de consommer, chacun, en moyenne dans le monde occidental, l’équivalent en travail humain de bien plus de 100 personnes. C’est la magie du pétrole.

Les inégalités augmentent, mais grâce à une augmentation permanente de la production d’énergies fossiles, les plus pauvres consomment malgré tout plus que leurs parents. C’est la magie du capitalisme.

Il existe un lien direct entre le niveau de vie d’une société et la quantité d’énergie fossile consommée. Mais il en existe un autre entre l’énergie consommée et la production de gaz à effet de serre.

Colonisant les pays du Sud, soutenant financièrement la junte militaire en Birmanie, investissant dans l’exploitation des sables bitumineux au Canada, ainsi que dans le nucléaire, développant l’industrie des agro carburants, menant des campagnes publicitaires pour repeindre son blason en vert, TOTAL est l’un des premiers émetteurs de gaz à effet de serre en France.

Si nous allons jusqu’au bout de la logique du pétrole, le réchauffement climatique aura largement dépassé les seuils d’irréversibilité. C’est la magie de la réalité.

La seule piste réaliste pour maintenir à coup sûr la possibilité d’une vie humaine sur Terre, c’est de sortir rapidement du productivisme. L’emprise du pétrole sur nos mode de vie est telle qu’aucun parti politique, rouge, vert ou autre, n’ose imaginer une politique énergétique qui puisse faire face à ces enjeux.

La seule piste réaliste pour sortir rapidement du productivisme, c’est de bloquer le système. Le mouvement mondial pour la Justice Climatique et le Camp Action Climat affirment que l’extraction des combustibles fossiles doit cesser maintenant et que nous devons entreprendre immédiatement une transition sociétale pour ne plus en dépendre. Des solutions de reconversion justes doivent être trouvées pour les travailleuSEs du secteur énergétique.

Sans un sursaut du peuple, l’humanité va bientôt se retrouver confronter à la plus grave crise qu’elle n’a jamais connue. Le PETROLE n’est pas un problème écologique, social et politique, c’est LE PROBLEME. Le PETROLE n’est pas une responsabilité de plus que nous laissons aux générations futures, ce sont NOS VIES qui sont en jeu.

TOTAL PRÉDATOR

Total est la caricature de la multinationale qui viole régulièrement les lois, collabore avec des régimes dictatoriaux ou illégitimes, investit dans des projets polluant et dangereux et …..qui dégage de gros bénéfices. Total, 13 milliards de bénéfice, et 13,6 millions de CO2 en 2008. Le PDG de Total, Christophe de Margerie, a touché en 2009 un salaire de 4,5 millions d’euros.

Total c’est :

• en Birmanie :
Soutiens financiers à la junte au pouvoir depuis 1962, « contribution à un haut niveau de corruption en Birmanie » et complicité de « travail forcé et d’exécutions » sur le site du gisement gazier de Yadana, dans le sud du pays.

• Au Nigeria :
70 millions de tonnes de CO2 sont rejetés lors du torchage, les torchères brûlent depuis 33 ans, 24 h sur 24 ; les terres, les rivières et les ruisseaux sont entièrement pollués ; retombées de pluie acide. Total est la compagnie qui émet le plus au monde de CO2 à cause des torchères.

• En France, le traumatisme de l’Erika et d’AZF :
30 morts, 400 km de cote souillée et 150 000 oiseaux mazoutés. Le rapport entre ces deux cauchemars ? La recherche du profit, toujours plus de profit, d’un côté en utilisant un navire poubelle ne répondant plus aux normes de sécurité, et d’un autre en utilisant la sous traitance et l’intérim, les travailleurs permanents ignorant l’activité des travailleurs sous-traitants et intérimaires. Les activités de travail sur le site classé « Sévéso » le matin et les jours précédant l’explosion, n’ont jamais pu être reconstituées, du fait de la sous-traitance.

• Au Canada, en Alberta :
Jusqu’à présent il n’était pas rentable de sortir le pétrole du sable. Mais le pétrole devenant rare, il devient donc rentable de l’extraire et plutôt que d’investir dans les énergies renouvelables, Total préfère investir dans les sables bitumineux (justement parce que le pétrole deviendra rare…il sera cher). 4000 km2 de forêt déjà détruits (soit la surface d’un département français). 200 000 km2 seront détruits (soit le quart de la France).

Il faut six barils d’eau pour produire un baril de pétrole, 25% de l’eau de l’Alberta est donc utilisé dans ce but. Autres conséquences : détournement de rivières, destruction de la biodiversité, rejet massif d’agents polluants, souffre et métaux lourds. Le ministre de l’environnement parle de tragédie inacceptable, l’Alberta est la province la plus polluée du Canada.

Total est un groupe archaïque et opaque qui sévit dans 130 pays. La liste de ses ravages est trop longue : enfouissement du CO2 à Laqc, « Pétrole contre nourriture » en Irak, sable bitumineux à Madagascar, corruption en Iran, etc.

En conclusion :
« Un prédateur est un organisme vivant qui met à mort des proies pour s’en nourrir ».

Total est un prédateur de notre planète.

Les stratégies de Total rappellent celles de la prédation :

1-Repérage des proies :
Total est organisé pour repérer ses proies : Pétrole birman, nigérien, kazakhstan, pétrole bitumineux… C’est le secteur amont de Total qui récupère un maximum d’informations. Il mène des activités d’exploration et de production dans plus de 40 pays pour 10 milliard d’euros d’investissement en 2008.

2-Mainmise sur la proie :
Total met en place les moyens les plus efficaces pour obtenir ce qu’il veut. L’efficacité seule est son objectif. Qu’il s’agisse de payer la junte militaire, de verser des dessous de table, de louer un bateau pourri pour transporter le pétrole, de prendre des sous-traitants pour l’usine AZF, tout est bon pour faire du profit.

3-Destruction :
Total n’a aucun respect de ses proies, il ne souhaite pas les garder en vie, il les exploite jusqu’à épuisement. Il ne faut pas lui prêter de sentiments humains, c’est une machine créée dans un seul but : le profit. Total exploite la nature et les hommes qui, pour lui, sont jetables. Quand l’exploitation sera terminée en Afrique, il se jettera sur le Canada. L’objectif de ce comportement prédateur est de favoriser la croissance du groupe.

La charité fait partie de la stratégie comme le green painting.

Ce système ne respecte aucune valeur ni aucune morale.

L’ALF aux USA: interview

La répression du FBI contre le site « Voice of the Voiceless » (la voix des sans voix) a comme but d’intimider… de comprimer la réflexion, la compréhension de ce qu’est la libération animale…

A ce titre, en mai, nous avions annoncé la publication aux Etats-Unis d’une liste des actions de l’ALF dans ce pays, par le site Voice of the voiceless.

Voici une interview à ce sujet.

1. La version finale de « A.L.F. Complete Diary of Actions » a été republiée. De quoi s’agit-il?

« Animal Liberation Front: Complete U.S. Diary of Actions » est le produit de nombreux mois de recherche dans l’histoire de l’ALF. Ce livre consiste en une chronologie de chaque action de l’ALF rapportée durant les 30 premières années de l’histoire de l’ALF aux Etats-Unis, de 1979 à 2008.

Il y a une grande histoire de l’action directe aux USA qui a été ignorée, oubliée, ou enlevée des livres d’histoire. Je voulais créer un document inaltérable qui répertorie cette histoire, qui est quelque chose dont les générations présente et future d’activistes pourront apprendre et qui pourra les inspirer.

J’ai essayé d’inclure autant de détail au sujet des actions que possible tout en conservant le format d’une chronologie, plutôt que de faire un historique avec un style narratif. Peut-être qu’un historique plus exhaustif sera le prochain ouvrage.

2. Est-ce que cela a été beaucoup de travail que de compiler toutes ces informations?

Le gros de la recherche a pris place durant deux intenses semaines lors d’un séjour à la campagne chez un ami dans l’Utah. Beaucoup plus de semaines ont été passés à vérifier les faits, et à organiser la chronologie alors que venaient toujours plus d’informations de différentes sources.

Quand cela a été fini, mon esprit était plein de peut-être le plus grand nombre de détails sur l’ALF qui aient jamais été rassemblés. Une année après avoir complétée ma recherche initiale, je peux probablement toujours réciter l’année et la ville de chaque action menée par l’ALF aux USA.

C’était un projet difficile. L’information a plusieurs sources, essentiellement de vieilles publications pour la libération animale. J’ai aussi tiré des informations de publications informatives de l’industrie maltraitant les animaux (qui souvent rapportent quant à des actions non rapportées sinon), des reportages de news grand public, et ailleurs pour les nombreuses actions non revendiquées, qui ont été incluses.

Il n’y a pas de doute que beaucoup d’actions ne sont jamais rapportées ou revendiquées par l’ALF, et si le livre rassemble toutes les actions rapportées au mouvement au sens large, il y a certainement beaucoup plus d’actions qui n’ont jamais été rapportées, et qui ne sont donc pas incluses.

3. Comment vois-tu l’évolution de l’ALF entre 1979 et 2008 ?

Comme la chronologie le montre, l’ALF a commencé aux USA par des raids dans les laboratoires, des raids à grande échelle et très bien exécutés. Cela inclut généralement la libération vivante des animaux, l’endommagement de l’équipement et / ou la confiscation de documents compromettants, et une forte composante tournée vers les médias (vidéo, communiqués de presse par des groupes légaux, etc.).

Les raids dans les laboratoires ont progressivement cessé à la fin de la décennie, avec actions de l’ALF à grande échelle visant à mettre un terme à l’industrie de la fourrure (après que celle-ci ait été presque détruire par le mouvement légal dans les années 1980).

Cela s’est refleté par l’Operation Bite Back, une campagne de l’ALF visant à paralyser l’industrie de la fourrure par des attaques à l’incendie contre des cibles cruciales à l’industrie de la fourrure, comme les fournisseurs d’aliments et les laboratoires de recherche. Au début des années 1990, il y avait également des incendies dans des magasins vendant de la fourrure, et des incendies contre beaucoup de cibles liées à l’industrie de la viande.

A partir de 1993, la tendance est allée descendante, et surtout contre des cibles de l’industrie de la viande, au niveau des distributeurs et des restaurants.

En 1995, les USA ont connu leur premier raid contre une ferme à fourure. Cela va donner la tendance pour le reste des années 1990, avec à peu près 60 raids de ce type menés à la fin du siècle. La plus grande a eu lieu en 2000, avec 14 000 visons libérés d’une ferme de l’Iowa.

Le raid contre le laboratoire est revenu en 1999, avec le premier raid majeur en dix ans, mené à l’université du Minnesota. Plus de 100 animaux ont été libérés et au moins 4 millions de dollars de dégâts ont été causés, sans utilisation de l’incendie. Il y a eu plusieurs autres raids contre des laboratoires l’année d’après.

Au début des années 2000, la campagne d’actions de SHAC a dominé. Cette campagne a été probablement largement ou totalement responsable du désinvestissement et / ou de l’arrêt des liens de beaucoup d’entreprises avec HLS.

Aujourd’hui, nous voyons globalement moins d’actions, mais un pourcentage bien plus grand d’actions à grande échelle qui visent le maximum de dégâts.

L’incendie d’un fournisseur de primates pour les laboratoires non loin de Reno, en 2009, est un excellent exemple. Les campagnes clandestines reflétant généralement celles qui sont légales, nous voyons moins de focalisation sur les actions de l’ALF ces dernières années comme le mouvement légal a églement lutté pour trouver ses priorités.

Pour le futur, j’espérerais que l’ALF focalise son petit nombre sur des industries et des cibles petites et pouvant subir des défaites, qui peuvent être paralysées par un petit nombre d’actions de grand impact.

4. Durant toutes ces années, qu’est-ce qui a changé dans la perception de l’ALF pour l’opinion publique et la presse grand public?

En lisant les rapports des médias quant aux raids contre les laboratoires des années 1980, j’ai été surpris de voir à quel degré les médias soutenaient les raids de l’ALF. Les reportages étaient souvent glorificateurs, montrant l’ALF (et de manière juste) comme un groupe dans le style de Robin des bois, des commandos plein de compassion.

Il est difficile de diaboliser des raids contre des laboratoires quand les images diffusées par l’ALF sont celles d’animaux clairement torturés, et qui maintenant se voient secourus d’un destin horrible.

On pourrait argumenter (de manière sans doute correcte) que les médias ont cessé leur soutien à l’ALF avec l’introduction de la tactique de l’incendie, en 1987. A ce niveau, les enquêtes quant aux actions de l’ALF ont commencé à être menées par le FBI plutôt que par les agences locales.

L’utilisation du mot « terrorisme » (ou « éco-terrorisme ») a commencé à être appliquée de manière bien plus libérale après le 11 septembre. De manière intéressante, ces dernières années j’ai remarqué une diminution de l’utilisation de ce mot dans la couverture médiatique d’actions ne consistant pas en des incendies.

Pour la première fois en de nombreuses années, plus articles récents ont utilisé des termes comme « sabotage » au lieu de « terrorisme. » « Terrorisme » peut avoir perdu sa signification par un trop grand usage, ou bien les journalistes ont peut-êre découverts que vendre l’ouverture de cages comme du « terrorisme » au public en général est trop difficile.

5. Et qu’est-ce qui a changé dans la perception de l’ALF par les gens pour les droits des animaux, et dans l’opinion des gens progressistes ?

Nous avons vu une diminution d’une véritable compréhension du travail de l’ALF parallèlement à la diminution de la couverture médiatique des actions de l’ALF. Cela fait quelque temps maintenant qu’une action de l’ALF n’a pas reçu une attention au niveau national.

Cela serait un autre argument pour que l’ALF incorpore des vidéos et des photos avec les communiqués, afin d’amener un élément éducateur à chaque action, que ce soit un incendie ou une libération d’animaux.

6. Finalement, au bout de trente ans, quelle réponse devrait-être donné à quelqu’un affirmant que l’ALF est une organisation terroriste ?

L’ALF est un mouvement contre-terroriste, comme en témoigne le regard dans les yeux de tout animal torturé sauvé par l’ALF.

Internet, informatique et production de Co2

Comme vous le savez (sans doute), le serveur qui héberge La Terre d’abord ! fonctionne à l’énergie solaire. Il est vrai que ce genre d’hébergement est plus cher que les autres, mais il faut être cohérent et savoir s’engager dans les bonnes perspectives.

Cela a son importance car internet pompe énormément de ressources. A ce titre, il faut remarquer une bonne initiative comme ce forum et ce site de l’action antifasciste, qui non seulement tournent à l’énergie solaire, l’énergie hydroélectrique et la biomasse, mais dont en plus la production de Co2 est compensée.

Comme dit plus haut, ce genre d’initiatives a son prix, mais il y a matière à réflexion quand on sait que les centres de données liées à internet produisent déjà plus de Co2 que l’Argentine.

En 2020, l’existence d’internet amènera même davantage de Co2 que l’aviation !

En fait, c’est la climatisation des gigantesques centres qui posent un souci énorme. Un message de 140 caractères sur twitter équivaut par exemple à 0,02 grammes de C02 (il y a 50 millions de messages de ce type chaque jour).

On connaît le chiffre, largement critiqué et non vérifié, comme quoi deux recherches sur Google reviennent à une bouilloire en ébullition (on peut voir en ligne cette petite BD très rigolote à ce sujet, et on peut noter également celle-là qui va avec).

En fait, le prétexte de notre article est que Facebook, qui est en train de construire un nouveau centre de données à Prineville aux USA, a annoncé hier sa décision de doubler sa taille, avant même que les travaux n’aient commencé !

Le centre devait faire 13.500 m2 initialement, il en fera désormais 15.000 m2 de plus, et consommera ce que consomment 30.000 foyers, alors que le fournisseur d’électricité local produit en majorité à partir de centrales thermiques.

Or, cette tendance est significative : en 2020 la moitié de la consommation électrique aux USA concernera ces centres (et cette consommation est supérieure à celles réunies de la France, de l’Allemagne, du Canada et du Brésil).

Voici donc quelques conseils pratiques, aimablement fournis par le site Sur la toile. Certains points sont discutables mais il y a plein d’idées:

À l’achat d’un ordinateur :

Comparez la consommation d’énergie des modèles qui vous intéressent via le site d’Energy Star.

Préférez un portable, ils consomment beaucoup moins. À défaut, choisissez un écran LCD économique à base de diodes électroluminescentes (LED).

Si vos besoins se limitent à la bureautique, envisagez l’achat d’un Linutop: il ne consomme que 8W!

Choisissez une marque attentive aux problèmes environnementaux. Greenpeace classe régulièrement les compagnies.

À l’emploi:
Activez la mise en veille automatique de l’écran et des disques lorsque l’ordinateur est inactif pendant 15 minutes (ou moins), et l’hibernation après une demi-heure maximum. Éteignez le moniteur si vous ne l’utiliserez pas pendant plus de 20 minutes, et le PC au complet si vous ne l’utiliserez pas pendant deux heures. L’énergie nécessaire au redémarrage sera inférieure à l’économie ainsi réalisée.

Si vous avez besoin d’un autre type d’ordinateur, utilisez un logiciel de virtualisation ou d’émulation (VirtualPC, VMWare, Wine, CygWin, DosBox, …) pour éviter d’en acheter un second.

Vérifiez les réglages de luminosité de votre écran: la consommation du moniteur peut varier du simple au double entre la luminosité la plus faible et la plus forte. Sans aller dans les extrêmes, il suffit parfois de fermer les rideaux ou d’orienter l’ordinateur différemment pour bénéficier d’une vision très confortable avec une luminosité réduite. Nokia propose un logiciel de test pour régler votre moniteur de façon optimale.

Éteignez les périphériques que vous n’utilisez pas (imprimante, système de son, …).

Imprimez aussi peu que possible (p.ex sélectionnez les pages qui vous intéressent), de préférence sur du papier certifié FSC en fibres 100% recyclées, et employez les deux faces. Choisissez les modes de qualité économique, moyenne, ou supérieure en fonction des besoins. Utilisez aussi des cartouches d’encre recyclées. Sachez également que les imprimantes laser consomment 5 fois plus que les imprimantes à jet d’encre.

Optimisez les logiciels qui tournent sur votre ordinateur : n’installez pas de gadgets inutiles, faites des scan antispyware (on peut vous aider!) pour éliminer les parasites qui consomment de l’énergie via le processeur et ralentissent vos activités. [on peut également utiliser une distribution de Linux – NDLR]

Utilisez un réseau câblé si le Wifi n’est pas nécessaire.

N’utilisez pas de screen saver: ils sont inutiles avec les écrans actuels, et consomment de l’énergie via l’utilisation du processeur et de l’écran.

Utilisez un bloc multiprise pour couper l’alimentation de l’ordinateur, du modem, et des autres périphériques lorsque l’ordinateur est éteint. Même éteints, les appareils continuent à consommer de l’énergie s’ils ne sont pas débranchés. Si vous téléchargez fréquemment, l’idéal est d’avoir deux interrupteurs: un pour couper l’écran et les périphériques, l’autre pour le PC et le modem.

Les bienfaits:

L’informatique n’est pas forcément négative pour l’environnement, elle nous apporte aussi d’excellentes opportunités pour réduire notre empreinte écologique. L’ordinateur personnel pourrait même passer du statut d’objet polluant à celui d’outil écologique de premier ordre!

Les achats en ligne permettent de limiter vos déplacements en voiture. On doit toujours vous livrer votre commande, mais le trajet est alors optimisé pour faire un maximum de livraisons en une fois.

Évitez de vous rendre à la banque en faisant vos transactions en ligne.

Plutôt que de vous déplacer pour un rendez-vous d’affaires, utilisez un logiciel de vidéoconférence. (L’impact varie selon le type de déplacement évité: Avion / voiture / train)

À défaut, utilisez un service de covoiturage en ligne pour organiser vos déplacements.

Plutôt que d’importer, privilégiez les produits de votre région via des services comme Paysans.net.

De plus en plus de formalités administratives peuvent se faire de votre salon, consultez les sites des ministères appropriés.

L’organisation d’actions écologiques est également facilitée. Par exemple, RubbishBuster recense les sites pollués et autres décharges sauvages sur une carte interactive, et organise leur nettoyage.

Parfois, il est tout simplement impossible d’empêcher l’émission de CO2. Il reste néanmoins la possibilité de neutraliser vos émissions en sponsorisant des projets de développement durable qui éviteront la production de CO2 dans le Sud. Avec l’aide de CO2Solidaire, Sur-la-Toile vient de compenser les 27 tonnes de CO2 que les internautes ont généré en visitant le site en 2007.

« Le terrorisme végétarien » et un étrange droit de réponse…

Il est bien connu qu’il y a une criminalisation certaine de la cause vegan, ce qui est dans l’ordre des choses vu que l’Etat et les médias sont au service de ceux qui font le plus de profits.

Voici un petit exemple que nous avions raté et qui a amené en réaction une chose assez étrange… Cet article est tiré d’un blog lié au Nouvel Observateur et date du 30 mai 2009:

Le terrorisme végétarien

Les végétariens se targuent volontiers de leur non-violence. Ils prétendent que la consommation de produits animaux rend agressif, et affichent en guise de slogan cette phrase de Tolstoï: «Tant qu’il y aura des abattoirs, il y aura des champs de bataille».

Pourtant, c’est la nébuleuse des amis des bêtes, ennemis de la viande, et autres antispécistes qu’on soupçonne d’avoir, le 28 mai, ravagé par le feu l’important marché de la viande dit le Cadran d’Ussel, dans la Corrèze. Comprenne qui pourra.

Mais peut-être qu’à défaut de manger du bifteck, ces non-violents apprécient l’odeur du barbecue, finalement. Cela les rapprocherait presque des humains ordinaires, c’est-à-dire omnivores.

D’ailleurs les mêmes, dans un communiqué de presse, nous annoncent: «Le 6 juin, ça va saigner ». Il s’agit de promotionner la «Journée contre le spécisme», qui se déroulera samedi prochain dans une dizaine de villes de France, dont Paris bien sûr.

Clou de ces manifestations, destinées à nous dégoûter de la viande: des «opérations barquette», comme il disent. Des corps humains, nus et ensanglantés (mais avec du faux sang, nous rassure t-on), seront exhibés sous cellophane dans de gigantesques barquettes type supermarché. «De la chair humaine en barquettes!», proclament-ils avec gourmandise. C’est certain, ils vont nous dégoûter de la chair humaine. Promis, je n’en mangerai plus jamais!

En tout cas il y en a une qui apprécie la viande. C’est Madame la Gouverneure générale du Canada, représentante de la reine d’Angleterre en ces terres lointaines, et qui fait donc fonction de chef de l’Etat par délégation. Or cette personne très haut placée, en visite chez les Inuits et partageant de bon cœur l’un de leurs repas festifs traditionnels, a, sous les objectifs et les caméras, dégusté un morceau de cœur de phoque. Cru, et a peine extrait de la bête.

«Après la dégustation, Madame Jean a utilisé un mouchoir pour essuyer le sang sur ses doigts, et a expliqué son geste de solidarité envers les chasseurs inuits de la région», nous apprend l’agence Associated Press. On se demande ce que les végétariens du Canada vont en penser.

Comme on le voit, rien d’exceptionnel dans le ton, l’attitude, la mentalité. Non, si nous le publions c’est pour archiver et faire remarquer quant au « droit de réponse » qui a été fait.

En effet, le journaliste du Nouvel Obs, après avoir parlé de ce qui est en fait une action de l’ALF (dont nous avions parlé d’ailleurs), dit:

D’ailleurs les mêmes, dans un communiqué de presse, nous annoncent: «Le 6 juin, ça va saigner ». Il s’agit de promotionner la «Journée contre le spécisme»…

Normalement, dans ce genre de cas, la moindre des choses est de ne rien dire, ou alors on est condamné à considérer l’ALF comme « terroriste. » C’est d’ailleurs évidemment le but de la manoeuvre du journaliste et de son titre « le terrorisme végétarien » et de son assimilation ridicule entre « végétariens » et « anti-spécistes. »

Et pourtant… il y a une réponse des associations, expliquant justement que l’ALF est terroriste. Nous avons pensé qu’une telle chose méritait d’être mentionnée.

Voici donc le communiqué des « organisateurs » (les associations participantes étant: Droits des Animaux, PeTA France, Association Végétarienne de France, L214, CLEDA, Combactive, VegNord, VegLorraine, Dignité Animale, Croc Blanc, Animal Amnistie, AVIS, Action mutante, CLAM, collectif marseillais pour l’égalité, collectif Diois pour l’égalité, Collectif antispéciste de Besançon, Lausanimaliste, les Artichauts Mécontents, VegRouen).

Droit de réponse

Dans un article du 30 mai 2009, Fabien Gruhier, journaliste au service « Notre Époque » du Nouvel Observateur, assimile les associations participantes à la «Journée contre le spécisme» (discrimination exercée contre les animaux) aux auteurs d’incendies dirigés contre un marché de la viande.

Un tel amalgame est indigne d’un journal d’information, qui ne se serait probablement pas permis une telle assimilation à l’égard d’autres catégories de la population. Les défenseurs des animaux ne méritent-ils pas d’être considérés avec objectivité ?

Ce ne sera que la seconde fois que Le Nouvel Observateur se livre à ce type de caricature à leur sujet. Un premier droit de réponse leur avait été accordé. Nous continuerons à réagir chaque fois que de tels manquements à la déontologie du journalisme seront constatés.

Véhiculer l’amalgame entre végétariens et terroristes n’est pas anodin. C’est empêcher le débat de fond en discréditant aux yeux du public ceux qui remettent en cause la légitimité de la viande. Il est des moyens plus nobles d’exprimer un désaccord dans une démocratie.

A l’heure où les lois antiterroristes sont utilisées en Autriche pour détruire le mouvement des droits des animaux, dans un mépris éclatant de la liberté d’expression et d’association, de la présomption d’innocence et des droits de la défense, il est profondément choquant de voir Le Nouvel Observateur participer à une stigmatisation qui facilite de telles opérations.

C’est pourquoi nous vous adressons cette protestation collective, comme droit de réponse, afin que soit soulignée clairement la distinction entre les auteurs des incendies et les associations engagées dans la remise en cause du spécisme le 6 juin prochain.

Les associations participantes à la Journée contre le spécisme.

En parlant d’assimilation caricaturale, le communiqué explique donc clairement que l’ALF n’a rien à voir avec le mouvement pour les animaux. C’est une position guère tenable, quel que soit le point de vue qu’on puisse avoir sur l’ALF.

Et on peut remarquer d’ailleurs que ce n’est pas du tout le point de vue des gens inculpés en Autriche. L’association VGT, la principale concernée, ne défend pas la libération animale mais le principe de réformes allant au véganisme; cela n’est pas pour autant qu’elle tient ce discours sur les « terroristes. »

Rappelons d’ailleurs comme nous l’avions dit que l’une des personnes passant au procès en Autriche est arrivée habillée d’un t-shirt avec sur le devant la photo d’une personne masquée tenant un chien Beagle, avec inscrit « Smash HLS » et au dos le slogan « I support the ALF. »

Il y a également durant ce même procès des ballons roses placées au niveau de la fenêtre de la salle, avec accroché en dessous un poster de l’extra-terrestre de la célèbre série télévisée ALF.

Bref, ce communiqué raconte absolument n’importe quoi et il est très révélateur que soit dit justement:

« Il est des moyens plus nobles d’exprimer un désaccord dans une démocratie. »

Démocratie? N’est-il pourtant pas clair que les grandes entreprises décident? N’est-il pas clair aussi qu’il ne s’agit en rien d’un « désaccord » mais d’une vision du monde, et que justement les grandes entreprises qui font des bénéfices se moquent bien des « désaccords »?

A l’opposé de tout cela, faisons-nous plaisir en revoyant les belles photos de la traditionnelle manifestation pour les animaux de la mi-mars à Francfort en Allemagne.

Encore et toujours la question du réveillon « vegan » ?!

Il est incroyable de voir l’intérêt que suscite la soirée du réveillon organisée à Paris et dont la DJ est « Lt Ripley. »

Il est incroyable de voir à quel point la naïveté prédomine.

Il est vrai qu’il y a en partie des raisons qui expliquent la situation: pendant des années, et ce jusqu’à aujourd’hui d’ailleurs, les personnes amies de la cause animale se sont vues souvent rejetées, critiquées, dénoncées, isolées, humiliées…

Toutefois, il y a des limites à l’expression de sa frustration. Car de quoi s’agit-il? Regardons les choses de manière simple, voyons comment les faits s’articulent d’eux-mêmes.

Une soirée est organisée par Végétariens magazine notamment. Cette revue s’affirme apolitique mais dans ses pages on trouve de nombreuses références très positives à un parti politique (« La France en action »).

Comme DJ de cette soirée, on trouve quelqu’un dont les liens vont vers des sites partisans de la théorie du complot.

C’est-à-dire des liens du type à affirmer que le réchauffement climatique est une mystification, que des reptiles déguisés en humains sont des banquiers qui contrôlent le monde, etc. A cela s’ajoute des liens vers des personnalités d’extrême-droite (Dieudonné, Soral).

Puis on s’aperçoit que la boucle se boucle: parmi les liens internet de la DJ, on a Christian Cotten, qui a été candidat aux élections législatives de 2007 sur la liste de « La France en action », et candidat pour les élections européennes du 7 juin 2009 sur la liste antisioniste de Dieudonné, en Île-de-France.

Mais ce n’est pas tout: sur la même liste de la « France en action » de 2007, on trouvait:

-Ahmed Moualek, proche de Dieudonné et animateur de La Banlieue s’exprime;

-Smaïn Bedrouni, qui (selon le site Réflexes) « prône un Islam radical de la pire espèce et développe des thèses antisémites » et « avait envoyé au président du MRAP une lettre de menaces avec une balle de 7,65 accompagnée d’un petit mot “la prochaine ne sera pas par la poste” et “Les juifs dehors”. »

Que se passe-t-il alors? Grand scandale, grand débat. Puis la pression, qui vient des fachos, qui vient des gens qui n’ont pas compris ce qu’est l’extrême-droite (et qui pensent que celle-ci n’a que la figure d’Hitler), qui vient évidemment de la rédaction de Végétariens magazine (cliquez sur lire la suite pour lire leur position visant à assimiler l’antifascisme à de la médisance et de l’agression…).

Conséquence logique, certains reculent, ainsi par exemple, le site « une lutte un combat » qui a modifié le titre du topic « Lt Ripley, DJ vegan… et fasciste » en « Lt Ripley, DJ vegan… et fasciste ? » ; son auteur considère désormais que la personne serait seulement…« louche » et non pas ouvertement d’extrême-droite (mais qu’il faut tout de même refuser une telle soirée)!

Autre conséquence logique: nous réaffirmons qu’il est nécessaire de boycotter cette soirée.

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Interview de BerTA

Voici une interview de BerTA – Berliner-Tierrechts-Aktion – l’Action pour les droits des animaux de Berlin. Elle est également en ligne à la section Culture vegane.

Le site de la Berliner-Tierrechts-Aktion (BerTA): berta-online.org.

1. Pouvez-vous présenter votre groupe?

En 1997, des gens ont fondé la Berliner-Tierrechts-Aktion (BerTA) (Action pour les droits des animaux de Berlin), afin de s’engager pour la libération des animaux des rapports de domination.

BerTA se comprend comme un groupe ouvert. Toutes les personnes qui veulent être actives contre la domination et l’exploitation animale sont la bienvenue chez nous. Nous voulons attirer l’attention de la société, par différentes formes d’action, sur ce que l’industrie de l’exploitation cache derrière ses portes, et contribuer à un changement de l’ordre social dominant.

Les intérêts et besoins des individus non-humains ne se voient rien accorder ou presque dans les rapports sociaux actuels. Que ce soit dans l’industrie alimentaire, dans la recherche scientifique, à la chasse, dans les zoos ou dans la branche du textile: les animaux sont gardés enfermés, sont exploités et tués.

Le fondement de leur oppression est la conception selon laquelle les animaux, en raison de leur appartenance à une espèce ou plus exactement en raison de leur non-appartenance à l’espèce humaine, sont considérés comme ayant moins de valeur et relevant de la domination.

Ce rapport de domination, le spécisme, doit, selon notre point de vue, se terminer. Voilà pourquoi nous organisons des manifestations, des réunions d’informations, des discussions avec contenus, des concerts de solidarités et des actions de désobéissance civile.

Bien que nous ne fassions pas nous-mêmes d’actions autonomes de droits des animaux (par exemple des libérations d’animaux), nous nous affirmons solidaires de celles-ci.

2. Qu’est-ce que cela signifie qu’être vegan en RFA?

L’acceptation sociale vis-à-vis des gens mangeant vegan a fortement grandi ces dernières années. Contrairement à il y a ne serait-ce que quelques années, on trouve dans chaque supermarché des produits comme du lait de soja, des pâtés végétaux ou des soi-disant produits de remplacement de la viande.

On prend en compte les personnes veganes également dans les universités et dans les restaurants, et avant tout ce n’est pas rare de trouver des personnes veganes dans les milieux de gauche et alternatifs.

Les personnes veganes n’ont par contre une certaine acceptation que dans la mesure où il s’agit de leur décision personnelle. En cas de critique de l’exploitation des animaux dans la société, tout est différent. Elles font alors face aux vieux arguments bien connus, comme quoi les êtres humains mangent de la viande de manière naturelle, qu’il en a toujours été ainsi, qu’il ne s’agit « que » d’animaux ou que le veganisme est une question de luxe.

Les revendications en faveur de la libération des animaux sont considérées par la grande majorité des gens comme allant trop loin et utopiques.

3. La situation est-elle différente à Berlin? Il y a là-bas apparemment chaque jour plusieurs cuisines populaires veganes !

La situation à Berlin, et en général dans les grandes villes, est certainement différente des régions moins urbaines où les personnes veganes sont souvent considérées comme des « bizarres ». Il y a entretemps à Berlin plusieurs restaurants totalement vegan, un ou deux magasins ne proposant que des produits vegans et également beaucoup de gens vivant dans des colocations veganes.

C’est également valable pour les cuisines populaires, surnommées Vökus (=Volksküchen). Elles sont le plus souvent organisées par des groupes et des projets liés à des maisons, et s’adressent avant tout aux gens de la scène autonome et de gauche.

Les racines reposent dans l’autodéfense socialiste du mouvement ouvrier, et ne sont pas à confondre avec les dons pour les pauvres de la part de l’Eglise, ou bien avec les structures sociales publiques.

Même si la plupart des cuisines populaires sont veganes, cela ne signifie pas que la majorité des gens dans les mouvements de gauche soient vegans, c’est le contraire qui est vrai.

Mais nous saluons qu’il soit fait attention aux personnes veganes et aux revendications des personnes partisanes de la libération animale. Notre groupe organise également des cuisines populaires et des brunchs veganEs. Pour nous il s’agit de proposer des rendez-vous pour les activistes, de soutenir un quotidien culturel non commercial et enfin, chose tout aussi essentiel, de montrer que le veganisme ce n’est pas se nourrir exclusivement de céréales et de racines.

4. Dans un communiqué, vous dites:

« Nous n’agissons pas avec le mot d’ordre « Le principal, c’est pour les animaux. » Nous luttons pour une société libérée et nous dirigeons contre les rapports sociaux de domination. Nous ne travaillerons pas avec des groupes ou des gens qui mettent en avant des positions racistes, antisémites ou sexistes. De telles formes de pensée sont tout autant à combattre que le spécisme ancré dans la société. »

Pouvez-vous en dire plus à ce sujet?

Dans ce communiqué, nous nous sommes distancés de nazis qui entendaient participer à l’une de nos manifestations. Même si nous nous engageons de manière principale contre l’exploitation animale, cela ne veut pas dire que nous travaillons avec tout un chacun afin d’en arriver à nos objectifs. Les néo-nazis sont ici un exemple assez affreux.

Mais nous ne ferions pas non plus d’actions du type de la campagne de PeTA « plutôt à poil qu’en fourrure », parce qu’elle attire l’attention sur le thème de l’exploitation animale par l’intermédiaire de présentations sexistes.

Ici il en va seulement du principe « Le sexe fait vendre »; le problème est que les femmes ne sont montrées que comme objet, et cela n’a rien à voir avec nos conceptions d’une société raisonnable.

Comme nous l’avons dit, le but est pour nous d’en arriver à la fin des rapports d’oppression. Ceux-ci ne concernent pas seulement le rapport être humain – animal, mais le capitalisme, le racisme ou le sexisme sont également une partie du problème.

Ici notre tolérance à un travail en commun a des limites. Cela ne veut pas dire que nous excluons de prime abord toutes les autres personnes qui ne pensent pas comme nous, ou que nous les méprisions.

Nous voulons justement par nos réunions amener les gens à ces positions. Mais nous voyons comme une nécessité de nous confronter, et cela non pas de manière secondaire, aux pensées et aux actes discriminatoires, afin d’être cohérent avec nos affirmations.

5. Pouvez-vous nous-donner un exemple de comment vous tenter de réaliser vos objectifs?

Nous participons par exemple à la campagne internationale contre la grande entreprise de mode de luxe allemande ESCADA (www.antifur-campaign.org). Nous menons régulièrement des actions et participons à des manifestations reliant différentes régions.

Cette campagne sera menée jusqu’à ce que toutes les formes de fourrures travaillées soient enlevées des rayons d’ESCADA. Elle est reliée à des protestations réussies contre de nombreuses autres entreprises de l’habillement. Ces protestations sont organisées depuis 1999 et entretemps il n’y a en Allemagne quasiment plus de grands magasins vendant de la fourrure.

Les débouchés se réduisent avec chaque campagne réussie et l’industrie de la fourrure en Allemagne est proche de l’effondrement, ce qui signifie également, comme une conséquence, que toujours moins d’animaux sont tués pour la « fourrure ».

Il faut bien remarquer que ce sont des tout petits groupes comme la Berliner-Tierrechts-Aktion qui organisent ces campagnes, et non pas de grandes organisations ou de grands partis.

Avec ces actions, il ne s’agit pas pour nous d’exiger seulement des gens que ne soit plus achetée de la fourrure, et d’imposer de meilleures conditions carcérales.

Nous voulons au contraire apporter une contribution avec nos actions, pour qu’il en soit fini avec les rapports de domination. Les chances d’abolir l’industrie de la fourrure ne sont pas mauvaises.

Il en va pour l’instant autrement pour des thèmes comme la viande, la vivisection, la chasse ou les zoos.

Mais nous sommes confiant dans le fait que nous réussirons dans le futur à faire bouger les choses.

Pour mémoire: Communiqué concernant l’action antispéciste menée contre le KFC et le Mac Donald à la fontaine des innocents à Paris le Samedi 17 Mai 2008

A la fin de la traditionnelle Veggie Pride, manifestation de la « fierté végétarienne et végétalienne », une tentative d’occupation spontanée s’est produite tout d’abord devant et dans le restaurant « fast-food » KFC se trouvant sur le trajet du défilé, puis au MacDonald quelques mètres plus loin.

En tant qu’antispécistes et anticapitalistes, nous revendiquons l’entière responsabilité des faits précités qui se sont déroulés ce jour. Nous voulions affirmer notre volonté politique d’en finir avec l’hypocrisie de ces entreprises : reflets d’un système qui suppose l’exploitation humaine toujours renouvelée et le massacre organisé de millions d’animaux élevés dans des conditions insupportables.

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